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Les 12 choses à savoir sur l’aspirine

Elle offre une protection cardio-vasculaire, mais son emploi doit être plus nuancé que nous le pensons généralement, pour le meilleur et pour le pire.
L’Aspirine, ce vieux standard que tout le monde a dans son armoire à pharmacie, peut vraiment dépoter. Au point que l’American Heart Association recommande depuis longtemps l’aspirine pour ceux qui ont eu une attaque cardiaque, causée par un caillot sanguin, ou une angine de poitrine. L’AHA que des gens qui n’ont pas subi de tels événements mais qui ont un risque plus élevé de par leurs antécédents familiaux, peuvent aussi tirer bénéfice d’une prise d’aspirine.
A côté de ses bénéfices, l’aspirine a ses limites. US News a réalisé un tour d’horizon sur les conséquences d’une prise régulière d’aspirine… Poursuivre la lecture de «Les 12 choses à savoir sur l’aspirine»

L’air de l’Himalaya pollué

Le Monde du 26.10 rapporte que les mesures effectués au Népal à partir de la station de surveillance atmosphérique Nepal Climate Observatory, la plus haute du monde (5 079 m) témoignent de niveaux de pollution comparables à ceux de villes européennes, selon l’étude récemment publiées dans les “Comptes rendus de l’Académie des sciences américaine” (PNAS).
« L’étude met en évidence deux phénomènes inquiétants. Portée par les vents, la pollution des grandes métropoles d’Asie du Sud-Ouest peut parcourir des milliers de kilomètres et remonter jusqu’aux sommets élevés de l’Himalaya. Dans la zone de contact entre l’air propre issu des très hautes altitudes et les masses polluées venues des vallées, les chercheurs ont, de plus, recensé la formation de nouvelles particules de dimensions nanométriques qui amplifient la pollution. C’est, là aussi, la première fois qu’un tel phénomène est observé à cette altitude…
Le Groupe international d’experts sur le changement du climat (GIEC) estime que de nombreux glaciers himalayens pourraient avoir disparu d’ici à 2035, avec des conséquences considérables pour l’ensemble de l’Asie centrale, où vit 40 % de la population mondiale…
Près de 1,3 milliard de personnes pourraient être confrontées à des risques accrus de pénurie d’eau, selon le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE). »

David Servan-Schreiber nous incite à changer notre mode de vie afin de stopper l’épidémie de cancer

David Servan-Schreiber, éminent auteur et psychiatre, publie le 8.10 dans Le Monde un article qui complète celui paru sur ce blog il y a quelques jours sur notre mode de vie et le risque de développer un cancer.
Selon lui un Français sur quatre mourra de cancer. Et bien souvent avant l’âge de 65 ans. Il milite pour la mise en place de programmes préventifs qui seraient plus efficaces que les recherches sur le traitement de la maladie elle-même, rejoignant en cela Valerie Beral.

« Les études les plus récentes le montrent : 15 % au plus des cancers sont dus à des facteurs génétiques – et seulement partiellement. 85% ne le sont pas. Pourtant, le cancer frappe bien les familles : une étude marquante publiée dans le New England Journal of Medicine a montré que les enfants adoptés à leur naissance et nés de parents morts de cancer avant l’âge de 50 ans, présentaient autant de risques de cancer que leurs parents adoptifs, non leurs parents biologiques. Ce qui est transmis de génération en génération, ce sont des habitudes et des conditions environnementales. Non des gènes responsables du cancer»…

« Le Fonds international de recherche sur le cancer a conclu, dans son rapport de 2007, que “la plupart” des cas de cancer dans les sociétés occidentales pourraient être évités en changeant nos modes de vie :

- 40 % par des modifications de l’alimentation et de l’activité physique (consommer plus de légumes et de fruits, moins de sucre, moins de viande rouge ; marcher régulièrement ou faire 30 minutes d’exercice physique, six fois par semaine) ;

- 30 % par l’arrêt du tabac ;

- et 10 % par la réduction de la consommation d’alcool.

Il existe aussi maintenant des donnés précises montrant que certains aliments, comme le brocoli, les choux, l’ail, les oignons, le curcuma peuvent aider directement à tuer les cellules cancéreuses et réduire la croissance des nouveaux sanguins dont elles ont besoin pour se développer en tumeurs menaçantes. »

Notre mode de vie et le cancer

De nouvelles recherches explorent les interactions complexes qui causent la maladie que nous craignons le plus, le cancer. Newsweek propose quelques pistes que nous pouvons suivre afin de réduire notre risque.
Il est connu de longue date qu’un régime alimentaire comportant un taux élevé de graisses, que l’obésité et le manque d’exercice augmentent le risque de développer une maladie cardiaque et un diabète de type 2.
Ce qui s’avère maintenant est que c’est le mode de vie jouent également un rôle important dans le développement d’un cancer. Si nous maigrissons, évitons la viande rouge (la remplaçant par de la volaille, du poisson, des légumes riches en protéines) et mangeons des fruits et légumes, et arrêtons de fumer, nous préviendrions 70% de tous les cancers.

La meilleure preuve de l’importance du mode de vie pour le cancer et que les cancers les plus courants se comptent à des taux très différents dans les différentes parties du monde. Plusieurs cancers très fréquents aux Etats-Unis ou en Europe – colon, prostate, sein – sont relativement rares dans d’autres parties du monde, se rencontrant 10x ou 20x moins. Il est également frappant de constater, que lorsque des habitants d’autres parties du monde émigrent aux Etats Unis, après une génération, leurs taux de cancer s’approchent de ceux qui vivent dans le pays depuis longtemps.

Un exemple frappant de l’influence du régime alimentaire a été fourni cet été dans The Journal of the American Medical Association. Les médecins ont suivi les habitudes alimentaires des patients atteints d’un cancer du colon au cours des années suivant l’ablation chirurgicale du cancer. Au cours des cinq années suivantes, ceux qui ont suivi un régime « occidental » classique avaient un risque trois fois plus élevé de développer une récurrence du cancer que ceux qui ont adopté un régime prudent, riches en fruits et légumes, et ne comportant que peu de viande rouge.

L’obésité est le second facteur de développement d’un cancer, après le tabac. Une étude de l’American Cancer Society de 2003 que les personnes les plus lourdes avaient un risque significativement plus élevé de mourir d’un cancer que les maigres. L’exemple le plus extrême est le cancer du foie chez l’homme, (risque multiplié par cinq) et le cancer de l’utérus chez la femme (risque multiplié par six).

L’exercice physique joue également un rôle important de protection contre certains cancers. Nurses’ Health Study a rapporté que les femmes pratiquant une heure ou plus par jour d’exercice modéré avaient 30% de risque de moins de cancer du colon que celle qui ne pratiquaient pas. L’exercice protège également contre le cancer du sein.

Les études épidémiologiques sur le mode de vie nous donnent le pouvoir, aujourd’hui, de réduire notre risque de cancer.