Lors de sa conférence de presse devant le Conseil des relations étrangères, le 16 novembre dernier, le président russe Dmitri Medvedev s’est lancé dans une imitation de Nicolas Sarkozy…
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Le Times rapporte que Nicolas Sarkozy a sauvé le Président de Géorgie que Vladimir Poutine voulait pendre par les couilles, selon un compte-rendu qui est sorti de l’Elysée hier jeudi.
Le Premier ministre russe avait dévoilé ses plans de démettre Mr Saakashvili lorque Nicolas Sarkozy était à Moscou en août afin de négocier un cessez le feu en Géorgie.
Jean-David Levitte, le conseiller diplomatique de Sarkozy a rapporté l’échange avant le sommet Union Européenne – Russie du 14/11.
Avec les chars russes à 50 km de Tbilissi le 12 août, Sarkozy a dit à Poutine que le monde n’accepterait pas le renversement du gouvernement de Géorgie. Selon Levitte, Poutine semblait peu soucieux de la réaction internationale. « Je vais pendre Saakashvili par les couilles, » a déclaré Poutine.
Sarkozy a cru avoir mal entendu. « Le pendre? » – a-t-il demandé. « Pourquoi pas? » a répondu Poutine. « Les américains ont pendu Saddam Hussein. »
Sarkozy, utilisant le tutoiement, a essayé de le raisonner: « Oui, mais veux-tu finir comme Bush? » Poutine fut brièvement sans mots, puis dit: « Ah — tu as marqué un point là. »
Pas de chance pour les socialistes, les médias ont montré peu d’intérêt pour le « débat d’idées », si cher aux socialistes, autour des six motions, de même pour le vote sur les motions qui a lieu ce soir. Ségolène Royal a écrit aux militants; «On voudrait nous faire croire que le vote que nous allons faire jeudi est anodin, comme si les élections américaines devaient absorber tous les regards». Mais si chère Ségolène, c’est vraiment très anodin, et tout le monde s’en fout…
Mais voilà que pire se profile.
Ne voila-t-il pas que ce sournois de Sarkozy a planifié le G20, le sommet mondial de Washington sur l’économie, le 15 novembre, le deuxième jour du Congrès du PS à Reims. Et patatra, la veille, le jour même et les suivants, on ne parlera aux 20 heures que du sommet, et on ne verra que Nicolas avec les grands de ce monde.
Même l’ouverture du congrès, le 14 sera éclipsée par le sommet Euro-Russie de Nice au cours duquel Nicolas Sarkozy (toujours lui…) recevra Vladimir Poutine.
Seul point positif pour les socialistes, ils pourront cuisiner leurs habituelles magouilles de congrès à l’abri du regard des médias, sauf bien sûr de France Bleue Champagne-Ardenne…
“Les vengeurs masqués”, un duo de comiques québécois spécialisés dans les canulars téléphoniques ont piégé Sarah Palin, la convainquant qu’elle parlait à Nicolas Sarkozy.
Nicolas Sarkozy a convoqué le président de la Fédération française de football (FFF), Jean-Pierre Escalettes, mercredi 15 octobre, à la suite des “scandaleux incidents survenus mardi soir au Stade de France”, a annoncé l’Elysée. La Marseillaise a une nouvelle fois été sifflée, au Stade de France, lors du match amical de football France-Tunisie.
Il était évident avant le match, et attendu par tout le monde que La Marseillaise soit sifflée, comme elle l’avait été lors de France – Algérie et lors de France – Maroc. Alors pourquoi organiser ces matchs?
Tout cela n’est qu’une affaire de gros sous pour la FFF. L’équipe de France a vu son image se dégrader au point que lors du dernier match officiel (France – Serbie) le Stade de France était au tiers vide. Alors pour remplir les caisses, on fait un France – Tunisie, sans intérêt sportif, parce que l’on sait que le stade sera rempli par les supporters tunisiens. Il faut savoir que les frais fixes, locations du stade, personnel, entretien… sont les mêmes qu’il y ait 55.000 ou 80.000 spectateurs. La recette est disons de 45% supérieure, mais le bénéfice pour la FFF est multiplié par 10 ou 15. Voilà le fin mot de l’affaire.
Alors que Mr Escalettes et Mr Le Graet, ne fassent pas les étonnés. Ils savaient bien ce qui se passerait et l’on fait quand même. Ce sont eux les responsables.
Le Times de Londres rapporte que le Président Sarkozy a eu une liaison, il y a quatre ans, avec l’épouse de l’un des membres de son cabinet actuel, alors qu’il était ministre de l’Intérieur.
L’épisode évoqué est l’un des multiples secrets révélés hier à partir des carnets de notes privés de Yves Bertrand, ex chef des Renseignements généraux Yves Bertrand, démis de ses fonctions en 2004.
Yves Bertrand a également noté qu’en 2003: « Chirac s’est rendu au Canada pour un lifting du visage ».
Les carnets, remplis d’infos explosives telles que consommation de drogues, relations sexuelles, courriers anonymes et corruption, au sein de la classe politique française, ont été récemment saisis par les juges dans le cadre de l’affaire Clearstream. Ils ont été révélés par Le Point.
Mr Bertrand, 63 ans, a aussi enregistré des détails intimes sur la vie privée de Lionel Jospin.
« On pourrait en rire, si cet exercice en sous-main du travail de la police n’avait parfois brisé des carrières, déjoué la démocratie et parfois détruit des vies », écrit le magazine.
Le Point n’a pas cité de noms, mais le sommaire des carnets semble confirmer que les RG ont bien été utilisés après 2002 par Chirac, afin de détruire Nicolas Sarkozy.
Cécilia Sarkozy aurait ainsi été dénoncée pour son infidélité.
Sarkozy a révoqué Bertrand en 2004, suspectant son implication dans les tentatives de Dominique de Villepin de le salir. De Villepin a été envoyé en correctionnelle cette semaine dans l’affaire Clearstream.
Voilà deux banques respectables et vénérables, Dexia et les Caisses d’Epargne, qui par le fait de dirigeants aventuriers et mégalomanes ont détourné leurs établissements de leur vocation première pour aller jouer dans le monde des grands de la finance internationale, et s’y brûler.
Ces aventuriers dont les folies vont coûter des milliards aux contribuables français doivent être sanctionnés et punis.
Dexia, c’est l’ancien Crédit local de France qui a fusionné avec son homologue belge le Crédit Communal de Belgique. Traditionnellement ces institutions ont pour vocation de financer les projets des collectivités locales. Et voilà que leurs dirigeants, par mégalomanie, par appât du gain, ont transformé Dexia en acteur important sur les marchés financiers nord-américains à hauts risques. Cette orientation n’apparaît nulle part sur le site du groupe Dexia, ni dans son profil, ni dans sa stratégie. Les dirigeants ont donc, en toute connaissance de cause, trompé l’actionnaire en lui vendant un véhicule d’investissement à haut risque sous couvert d’une banque de financement des collectivités locales.
Résultat, c’est à l’état français (sans compter le coût pour la Belgique et le Luxembourg), c’est à dire au contribuable de débourser 3 milliards € pour éviter la faillite de Dexia qui aurait des conséquences catastrophiques pour toute l’économie avec des faillites de banques en chaîne.
Si vous particuliers allez vous ruiner au casino ou aux courses, qui viendra vous sauver du naufrage. Personne et c’est l’huissier qui saisira vos bien et vous mettra à la rue.
Nicolas Sarkozy a déclaré la semaine dernière à New York, devant la fine fleur de la finance de Wall Street, que les responsables de cette débâcle devaient être punis. Eh bien il lui appartient maintenant de prouver qu’il ne s’agissait pas d’un effet de manche, en poursuivant Messieurs Pierre Richard, Axel Miller en justice.
Il faut préciser que le président de la Caisse des Dépôts et Consignation siège au Conseil d’administration de Dexia, et ne pouvait ignorer les dérives dont il est question ici.
Les Caisses d’Epargne, sont d’autres institutions financières historiques et vénérables dont la vocation est de collecter l’épargne des français via le fameux livret A afin de financer la construction de logements et l’investissement des PME/PMI. Les dirigeants de cet organisme se prennent depuis des années pour des cadors de la finance mondiale, menant des opérations à haut risque en toute impunité. Ce blog en a déjà fait état.
Ici se sont les filiales Nexity (immobilier), Natixys (financement et investissement) et CIFG (Etats Unis) qui posent aujourd’hui de sérieux problèmes.
Le Canard Enchaîné du 01/10 fait état d’un besoin de trésorerie urgentissime de 6,5 milliards €. En février dernier, déjà, les caisses régionales du groupe avaient dû renflouer leur organe central, la Caisse nationale des Caisses d’épargne (CNCE), à hauteur de 3,2 milliards €. Drôle d’Ecureuil.
L’ambiance était quelque per tendue le 09.08.2008 sur RTL entre Jean-Michel Aphatie et Bernard Tapie, qui s’exprimait pour la première fois depuis qu’il a touché ses indemnités dans le litige qui l’oppose au Crédit Lyonnais. Rappelons que Bernard Tapie a été volé au coin du bois par les gangsters du Crédit Lyonnais lors de la vente d’Adidas à Roger Louis-Dreyfuss.
L’entretien commence d’une manière plutôt classique, le journaliste interroge Tapie sur son audition mercredi à l’Assemblée nationale, au sujet du jugement arbitral qui lui a attribué 285 millions d’euros d’indemnités. Tapie répond fort à propos aux critiques de François Bayrou, vous savez celui qui entend des voix, et parle de ses relations avec Nicolas Sarkozy. «Je ne suis pas ami avec Nicolas Sarkozy, j’aurais bien aimé, mais ce n’est pas le cas.»
Bras de fer entre les deux hommes
Le climat s’envenime lorsque Aphatie enchaîne sur une question démagogique. Il interroge son interlocteur sur les 330.000 euros qui auraient été touchés par les trois arbitres qui ont étudié le dossier de Bernard Tapie/Crédit Lyonnais et rendu leur arbitarge, question dont le sieur Apathie connait parfaitement la réponse. Tapie reproche alors vertement à Apathie.
«Non, ce n’est pas ça…» reprend-il. «C’est poser les questions pour laisser croire à ceux qui vous entendent que le fait de toucher des honoraires rend la sentence suspecte. Et voilà je ne suis pas plus con que vous, je comprends ce que vous voulez faire.» Le bras de fer est engagé entre les deux hommes, le journaliste essaye le repli en changeant de question et l’interview se termine dans une tension perceptible.
Jean-Michel Aphatie déclenche les foudres de Bernard Tapie
Sitôt l’entretien terminé, Jean-Michel Aphatie revient à la charge et poste un billet sur son blog, sous le titre «La colère de Bernard Tapie» pour expliquer à ses auditeurs sa version de l’histoire.
Selon le journaliste, l’affaire ne s’arrête pas là : «Aussitôt les micros coupés, il s’est levé de fort mauvaise humeur. Bernard Tapie peut être très chaleureux, drôle et séduisant. Il peut aussi se montrer méchant, presque menaçant. La sortie du studio a donc été vive. Il a usé d’un mot à mon égard dont il a assuré, dans le feu de la discussion, qu’il aurait pu le dire au micro. Je le répète donc. “Vous êtes un connard”, a-t-il lancé, rapporte Jean-Michel Aphatie. Ben oui cher Jean-Michel, c’est pas tous les jours qu’on a un devant soi un interlocuteur “sévèrement burné”. T’a pas fait le poids Jean-Mi.
Depuis la Convention républicaine de la semaine dernière, Barack Obama conteste vertement à John McCain le droit de s’attribuer l’appellation de candidat du changement: il a soutenu 90% des décisions de George Bush, son parti est au pouvoir depuis deux mandats…
Cela me remet en mémoire la campagne de l’élection présidentielle de 2007 en France: Ségolène Royal et le parti socialiste, ont utilisé les mêmes arguments contre Nicolas Sarkozy.
On connait la suite.
Mais la similitude s’arrête là.
Barack Obama est un vrai candidat, pas Bécassine, c’est un orateur charismatique, il n’ânonne pas, et l’appareil du parti démocrate est à fond derrière lui pas de trahison à prévoir.
Voici le discours de Barack Obama à Flint (ville natale sinistrée de Michael Moore), Michigan, le 08.09.2008, l’un de ceux où il conteste les aptitudes de John McCain à incarner le changement:
Mais qu’en est-il vraiment de l’affaire Tapie vs. Crédit Lyonnais?
Les mandataires de la liquidation des époux Tapie vont toucher aujourd’hui 197 millions d’€.
D’autres versements suivront. Au final, après paiement des dettes, les époux Tapie devraient toucher plus de 100 millions d’€.
Cette conclusion (pour l’instant…) fait suite à la décision de la cour arbitrale, la procédure arbitrale ayant été retenue pour dénouer le litige, comme il est fréquent dans les litiges commerciaux.
La cour était composée de l’ancien président du Conseil constitutionnel, Pierre Mazeaud ; l’avocat Jean-Denis Bredin, ancien associé de Robert Badinter, et l’ancien président de la cour d’appel de Paris, Pierre Estoup, trois personnalités dont la probité et les compétences sont indiscutables.
Depuis la publication de la décision arbitrale, les médias s’en donnent à coeur joie: magouille, intervention de Nicolas Sarkozy, procédure scandaleuse.
Le puceau de Pau, vous savez, celui auquel la vierge a annoncé un destin national, monte courageusement au créneau.
Mais qu’en est-il vraiment de l’affaire Tapie vs. Crédit Lyonnais?
En 1992, Bernard Tapie, nommé ministre de François Mitterrand, demande à la SDBO et à sa société mère, le Crédit lyonnais, de vendre Adidas à son profit.
Dans leur rapport, dont des extraits édifiants ont été publiés par l’Express, les arbitres sont accablants pour le Crédit Lyonnais et ses dirigeants de l’époque: “Il apparaît clairement que la banque a procédé à un montage occulte faisant échapper toutes les plus-values au groupe Tapie, mais également à l’impôt” ; “la banque a failli à ses obligations”. De plus, pour accorder “aux liquidateurs une indemnité de 45 millions d’euros en réparation d’un préjudice moral d’une très lourde gravité”, les arbitres détaillent “la violente campagne de presse conduite par la banque usant par tous les moyens du nom de Tapie [...] destinée à briser chez eux [NDLR : les époux Tapie] tout avenir professionnel et toute réputation”.
Le Crédit Lyonnais dont les dirigeants de l’époque étaient grands spécialistes en magouilles en tout genre, sur le dos du contribuable, puisque la banque était propriété de l’état, aurait donc monté une pyramide de sociétés écran et de portage afin de vendre Adidas à l’homme d’affaire Robert Louis-Dreyfuss et de spolier les époux Tapie; la vente s’est conclue à 4,4 milliards de francs, alors que les époux Tapie n’en ont vu que la moitié, et n’ont bien sûr jamais été informés du prix réel de la vente.
Tapie ou pas, tout client d’une banque à laquelle il confie ses intérêts, a le droit d’être traité honnêtement, de ne pas se faire voler au coin du bois, et si c’est en fait l’état actionnaire qui a couvert par incompétence et laxisme les agissements de la banque, c’est à lui de payer les dégâts, pas de quoi en faire un plat.
Les dirigeants du Crédit Lyonnais de l’époque devraient être traînés en justice.
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