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La crise économique en Russie mettra ses dirigeants à l’épreuve

La crise financière a touché la Russie, beaucoup plus sévèrement que Poutine ne l’admettra publiquement selon un article paru dans The Telegraph. Le premier ministre a pavoisé devant les soucis des Etats Unis, proclamant la mort de Wall Street et promettant de racheter à bas prix les sociétés occidentales.
Mais le propre marché d’actions de la Russie a connu les pires performances du monde, avec la valeur des actions perdant 75% depuis l’été. Le rouble et sous forte pression, et la banque centrale a dépensé le cinquième de ses réserves de change pour stopper la chute en enfer de la monnaie.
Jusqu’à présent la crise a principalement touché les super-riches. En mai la valeur des actions détenues par les oligarques les plus fortunés se montait à $300 milliards. Aujourd’hui, elle n’est plus que de $70 milliards. En conséquence, l’élite russe semble en guerre avec elle-même.
Le Kremlin a toujours été fortement fractionné, avec des groupes rivaux se disputant le contrôle des entreprises lucratives de l’énergie et de la métallurgie. Mais, avec le plongeon des prix du pétrole et des commodités, il n’y a plus assez de gras pour tout le monde.
Les plus gros businessmen russes doivent plus de $500 milliards aux banques occidentales, empruntés sur la garantie de leurs actions. La baisse de la valeur de ces actions a provoqué une vague d’appels de marge, amenant de nombreuses banques à revoir leurs prêts. L’état a promis $50 milliards pour sauver les oligarques dans un plan de sauvetage de $200milliards – mais tous ne seront pas sauvés.

La crise offre de nombreuses opportunité à Poutine. Des actifs, privatisés dans les années 90, vont revenir sous le contrôle du Kremlin, et pourront être refilés à ses plus proches alliés. Les oligarques qui seront autorisés à survivre lui seront liés encore plus étroitement.
En même temps, le risque de guerres fratricides entre ces puissants individus est élevé et pourrait déstabiliser la Russie.
Poutine de retour à la présidence de la Russie, comme cela semble se dessiner, ne connaîtra vraisemblablement plus la même popularité que durant son premier mandat. Après le chaos des années 90, il a présidé à une ère aucours de laquelle l’économie a connu une croissance moyenne de 7% par an et les salaire ont augmenté de 15% par an. Mais ces années ont aussi connu une hausse du prix des métaux de 275% et du pétrole de 210%, tous deux majeurs produits d’exportation.
La semaine dernière, le prix du pétrole russe est tombé sous $50 le barril. A ce prix il devient impossible d’équilibrer le budget 2009? qui est établi sur la base d’un prix du pétrole de $95. Les officiels russes déclarent pouvoir puiser dans un fond de soutien et dans les réserves monétaires qui restent les troisièmes au monde. Mais la Russie ne peut faire cela indéfiniment, et gaspiller les réserves pourrait effrayer les investisseurs étrangers – qui ont déjà retiré plus de $150 milliards.

Il y a de plus en plus de preuves irréfutables que la crise a commencé à atteindre la population ordinnaire. La classe moyenne s’est réduite de 25% de la population à 18% au cours des derniers mois. De nombreuses entreprises licencient, et d’une manière rude qui va laisser des ressentiments.
Selon les prévisions le pire est à venir.

Poutine accuse Bush de complot en Géorgie pour favoriser McCain

Wladimir Poutine a accusé Georget Bush le 28.08.2008 d’avoir orchestré la guerre en Géorgie dans un complot afin de créer un climat de néo-guerre froide, pour favoriser l’élection à la Maison Blanche de John McCain, qui est un critique déclaré du Kremlin.

Mr Poutine a déclaré à CNN que ses officiels de la défense lui avaient dit que des américains étaient en opération dans la zone de conflit en Géorgie durant les combats.
Il a ajouté: « s’il agissait ainsi ce n’est que sur ordre directs de leurs leaders… Et le seul habilité à donner ce genre d’ordre est leur Président. »
De telles histoires de complot circulaient depuis la semaine dernière.
En ajoutant sa voix à ces affirmations, Poutine a augmenté la tension quelques jour avant que le vice-Président US Dick Cheney n’arrive à Tbilissi.