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Barack Obama l’emporte sur John McCain 15 à 6

Barack Obama est sorti grand vainqueur de l’élection présidentielle à Dixville Notch et Hart’s Location, New Hampshire, où persiste la tradition d’avoir les premiers décomptes de bulletins le jour de l’élection présidentielle, rapporte The Huffington Post.
Barack Obama a battu John McCain par 15 à 6 à Dixville Notch. La ville de Hart’s Location a enregistré 17 votes pour Obama, 10 pour McCain et deux pour Ron Paul.
Avec 115 habitants au total, Dixville Notch et Hart’s Location amènent tous les électeurs au bureau de vote dès l’ouverture du bureau à minuit. Le scrutin peut être dépouillé dès que tous les électeurs ont voté. Les deux communes ont le statut de premier votants depuis 1948.
En 2000 c’est George Bush qui avait battu John Kerry 19 à 7, est depuis 1968 aucun démocréte ne l’avait emporté à Dixville Notch…

Un groupe d’anciens Swift Boat prêt à lancer des attaques mensongères contre Obama

Le Washington Post rapporte le 14.09 qu’un nouveau groupe, The American Issues Project, financé par un milliardaire texan et dirigé par les agitateurs politiques qui furent derrière la campagne Swift Boat Veterans for Truth contre Sen. John F. Kerry en 2004 vont lancer une série d’attaques contre Barack Obama par des publicités télévisées.

Exemple de pub des Swift Boat en 1984; des vétérans du Vietnam sont filmés en rangs serrés et un commentaire indique qu’ils connaissent le « vrai » John Kerry, laissant entendre qu’il aurait eu un mauvais comportement aa Vietnam, en quoi, ce n’est pas précisé…

Cette opération pourrait marquer un tournant radical dans ce qui a jusqu’à présent été une année tranquille pour les groupes politiques extérieurs (les fameux 527, dont il a déjà été question sur ce blog). A ce point de la campagne présidentielle, en 2004, de tels groupes avaient déjà dépense $100 millions en pubs attaquant Kerry et Bush, alors que dans cette élection, ils n’ont dépensé que $8 millions.

Les attaques de la droite ne vont pas rester sans réponses. Le Syndicat international des employés des services va dévoiler une campagne de plusieurs millions de $ dès lundi, suivi par d’autres groupes libéraux et démocrates.

AIP est apparu sue la scène en août, lançant une pub anti-Obama controversée destinée à faire germer des interrogations sur les relations entre Obama et William Ayers, membre du groupe radiv-cal Weathermen. La pub a été totalement financée (plus de 2 millions de $) par Harold Simmons, un homme d’affaire de Dallas, classé 43e de la liste Forbes des plus riches américains, qui avait déjà participé au financement des Swift Boat en 2004.

Les 7 questions à suivre dans le final de l’élection américaine: 6. Le retour du pasteur Wright

Obama s’est plaint de ne pas avoir entendu beaucoup de solutions économiques à la Convention républicaine. Il y a autre chose qu’il n’a pas entendu, c’est le nom du Révérend Jeremiah Wright.
Ca ne va pas durer.
Peut-être est-ce McCain lui-même qui va attaquer Obama sur sa relation de longue date avec le sulfureux prédicateur, mais plus probablement, ce seront des groupes indépendants,les 527, qui financeront des messages publicitaires et des tirs de barrage par e-mails vers les milieux ouvriers blancs.
Et ces mêmes groupes n’hésiteront pas à s’apesantir sur les liens plus ténus entre Obama et l’ancien leader radical de Weatherman, Bill Ayers.
Ces mêmes groupes ont eu la peau de John Kerry en 2004, sur ses états de service au Vietnam.
(Politico)

Les 7 questions à suivre dans le final de l’élection américaine: 1. L’économie

Alors que Barack Obama et John McCain sont au coude à coude, les conseillers des deux hommes savent qu’une seule chose est certaine: rien n’est certain.
Plus que toute autre campagne présidentielle, celle-ci pourrait se jouer sur des événements hors du contrôle des candidats.
De combien le prix de l’immobilier va-t-il baisser? La violence en Irak va-t-elle effacer les gains obtenus par l’envoi de troupes supplémentaires? Israël va-t-il attaquer l’Iran? L’un des trois grands de l’automobile va-t-il faire faillite? Quel voisin la Russie va-t-elle attaquer? Quelle banque va tomber? Les terroristes vont-ils attaquer à nouveau les USA?
Il est impossible de prévoir l’issue de cette campagne, mais voici 7 questions à suivre attentivement…

1.Obama profitera-t-il de la souffrance des gens?
Les électeurs disent que l’économie est leur souci majeur, et dans chaque sondage Barack Obama a une avance substantielle, mais pas déterminante, 10 à 15% d’avance, sur les questions économiques.
Il fait mieux que John Kerry ou Al Gore, et s’en tire au mieux dans les états clés. Mais Obama n’a pas été capable de transformer cet avantage en avance décisive sur McCain dans les états les plus durement touchés par la récession. En fait, la compétition s’est resserrée en Ohio, Pennsylvanie et au Michigan — malgré le soutien de McCain aux impopulaires accords de libre-échange, son soutien aux expulsions, son propre aveu d’ignorance des questions économiques et ses connexions avec les majors de l’industrie pétrolière.
Les questions raciales et de classe sociale sapent probablement le soutien à Obama. Mais il est aussi atteint par des questions persistances sur son expérience et son leadership.
« Les deux choses immuables dans cette campagne sont que Bush porte la responsabilité de la situation économique et que l’économie est en faveur des démocrates, » dit Michael Dimock, directeur associé au Pew Research Center. « Mais cela remet sur le tapis la question du leadership et des capacités d’Obama… McCain n’a pas besoin de gagner sur les questions économiques, simplement atténuer leur impact, et recadrer le débat sur le leadership. »
Un sondeur démocrate ajoute: « Ne regardez pas le taux de chômage. Le chiffre clé est le % d’électeurs qui pensent qu’Obama est prêt à diriger. Jusqu’à présent ils sont 50 à 58% à le penser. Si ce chiffre se stabilise autour de 55, il gagnera. »
Mais il y a la pilulle amère. Obama a passé son adolescence avec des Food Stamps (programme d’aide alimentaire aux démunis), mais il a un réel problème a faire croire aux cols bleus démocrates qu’il ressent leur souffrance. Et les républicains n’ont pas l’intention de laisser les électeurs oublier ses déclaration sur la classe ouvrière, « si amère  qu’elle s’accroche à dieu et aux armes. »
(Politico)