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Coup de gueule contre Mr Jean-Claude Juncker, premier ministre du Luxembourg

Le Premier ministre du Luxembourg, Jean-Claude Juncker, a qualifié d’”incompréhensible” vendredi le fait que son pays ait été inscrit la veille sur une liste “grise” de paradis fiscaux de l’OCDE, dans la foulée du G20. Quelle Hypocrisie!!! Poursuivre la lecture de «Coup de gueule contre Mr Jean-Claude Juncker, premier ministre du Luxembourg»

Réunion internationale sur les paradis fiscaux: de qui se moque-t-on?

A l’occasion de la crise financière qui secoue nos économies, le rôle joué par les paradis fiscaux a une fois de plus été mis en avant.
C’est en effet dans ces « paradis » que siègent la plupart de hedge-funds où autres fonds spéculatifs, afin de bénéficier du secret bancaire, d’absence de régulation et de contrôle, et de conditions fiscales avantageuses. Ce sont ces organismes qui sont à l’origine des opérations spéculatives de grande ampleur qui sont l’une des causes de la crise, et que nos banquiers « malins » de Dexia ou de la Caisse d’Epargne ont voulu imiter.
Donc aujourd’hui haro sur les paradis fiscaux, et il y a même une conférence internationale à Paris sur le sujet. convoquée à l’initiative de la France et de l’Allemagne.

Pourtant, étonnamment, personne ne clame cette évidence:
le président de l’Eurogroup (réunion des ministres des finances de la zone euro), Jean-Claude Juncker, est aussi le premier ministre de l’un des plus important de ces paradis fiscaux, le Luxembourg, au coeur des l’Union Européenne et de la zone euro… Toutes les grandes banques de la zone euro ont d’importantes filiales au Luxembourg, où discrètement elle conduisent leurs clients fortunés qui souhaitent échapper à leur fisc locaux.
Ces cris contre les paradis fiscaux ne sont donc qu’une mascarade pour amuser la galerie.

D’ailleurs le Luxembourg et la Suisse ont renoncé à venir à la conférence de Paris, car ils n’étaient pas d’accord avec les conclusions qui devraient y être adoptées, a indiqué lundi à l’AFP une source proche du dossier.
Selon l’AFP:
« Huit pays dépêcheront des ministres à cette rencontre présidée par le ministre français du Budget Eric Woerth et son homologue allemand des Finances Peer Steinbrück: le Royaume Uni, la Belgique, les Pays-Bas, la Norvège, la Suède, le Danemark, l’Irlande et l’Australie.
La Finlande, l’Islande, l’Italie, le Japon, la Corée du Sud, le Mexique, l’Espagne ont répondu présent, de même que le secrétaire général de l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE), Angel Gurria.
L’Autriche, critiquée pour son application restrictive de la directive européenne sur l’épargne, a décliné l’invitation, comme les Etats-Unis, en campagne électorale. »

Crise financière en Europe : les grands gagnants et les grands perdants

Arnaud Leparmentier, journaliste au “Monde”, a analysé les gagnants et les perdants:

Les grands gagnants
Jean-Claude Trichet, président de la Banque Centrale Européenne, a injecté liquidités depuis de mois dans le système bancaire européen , et l’a sauvé de la faillite
Gordon Brown, le premier ministre britannique, au plus mal sans son pays, a été le premier a avoir présenté un plan massif et complet en garantissant les prêts inter-bancaires, re-capitalisant les banques injectant des liquidités. C’est d’ailleurs en s’inspirant de ce plan que les européens ont bâti le leur.
Nicolas Sarkosy s’est employé pendant des jours et des nuits, sans relâche, avec sa ténacité habituelle, à trouver des solutions européenne malgré l’échec du G4 dû à Angela Merkel.

Les grands perdants
Angela Merkel, la chancelière allemande, a eu une vision provinciale de la crise, empêtrée dans ces Länder, ses banques, son chacun pour soi, elle a fait échouer le G4 et a retardé de 10 jours l’accord européen. Elle n’a pas vu l’ampleur de la crise.
Jean-Claude Juncker président de l’Eurogroupe (réunion des ministres des finances de la zonr euro), sensé faire des propositions, animer, a été absent.
José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne n’a pas fait de propositions de et a toujours semblé à la remorque de Nicolas Sarkosy