L’équipe de Barack Obama, et Obama lui-même, ont à faire face à un premier scandale d’importance, qui est bien sûr scruté par tous les médias du pays.
L’affaire est la suivante:
le gouverneur démocrate de l’Illinois, Rod Blagojevich, a été arrêté mardi, soupçonné d’avoir voulu vendre au plus offrant le siège de sénateur de l’Illinois laissé vacant par Barck Obama suite à son élection à la présidence. Il reste encore deux années à courir pour ce mandat de sénateur, et comme aux Etats-Unis le poste de suppléant n’existe pas, c’est le gouverneur de l’état qui désigne un remplaçant.
Lundi, les procureurs fédéraux avaient publié un épais document comprenant des transcriptions de conversations téléphoniques dans lesquelles le gouverneur projetait de s’enrichir en offrant de vendre le siège de sénateur d’Obama contre du cash pour sa campagne ou un job lucratif. Blagojevich, qui fêtait mercredi son 52e anniversaire, est inculpé de conspiration et sollicitation à la corruption, crimes punis respectivement de 20 et 10 ans d’emprisonnement.
24 heures après l’arrestation, Obama et de nombreux éminents démocrates de l’état ont appelé à la démission de Blagojevich, appel qu’il a ignoré jusqu’à présent.
L’affaire est sensible pour Obama, car Blagojevich est l’un de ses anciens amis, et ce sont tous les soupçons de fraude et de corruption en Illinois qui sont remis sur le tapis.
Bobby Jindal, c’est la nouvelle étoile du parti républicain selon le Washington Post.
Comme Barack Obam, le Gov. Bobby Jindal de Louisiane est jeune (37), crâne d’oeuf (Rhodes scholar) et, comme fils d’immigrants indiens, quelqu’un d’habitué à briser les barrières raciales et culturelles.
Jindal est avant tout une météore politique et partage avec Obama les talents précoces à atteindre en hâte les sommets. Ce n’est qu’il y a tout juste quatre ans, après avoir perdu une élection de gouverneur, qu’il fut élu au Congrès, et une année plus tard il fut élu gouverneur de Louisiane, le premier non-blanc à détenir ce mandat. Et maintenant, après 10 mois de son premier mandat de gouverneur, les bruits de candidature présidentielle se font se plus en plus sonores chez ses partisans.
Ils évoquent régulièrement le parallèle avec Reagan, alimenté par la confiance que la marque de conservatisme social et fiscal de leur héros, couplée avec an aspect de péquenaud ensoleillé an campagne, peuvent ranimer la flamme Reagan. Mais la comparaison s’arrête là. En 1981, Reagan est devenu président à 69 ans, dans le modèle du leader que le parti républicain favorisait alors, plus âgé et expérimenté. Petit garçon quand Reagan est entré dans le bureau ovale, Jindal à un look d’ado et a six ans de moins que John F. Kennedy quand il est devenu le plus jeune président.
Jindal est sa propre création, dans le moule d’un Obama. Né Piyush Jindal, en Louisiane, fis d’immigrants indiens très éduqués, il choisit encore enfant le surnom de « Bobby ». Elevé dans la religion hindoue, il s’est converti au catholicisme alors qu’il était au college et à écrit plus tard une longue histoire intime qui fournit une fenêtre sur son évolution religieuse, dans une manière qui rappelle les livres d’Obama au prise avec ses propres problèmes d’identité. Ses succès à Brown University et à Oxford durant ses années Rhodes ont conduit à l’attention des gens bien placés dans les corridors de Louisiane et de Washington.
La campagne de McCain met en branle la ‘Palin Truth Squad‘ (équipe ‘Vérité sur Palin’), afin de “contrer les récentes attaques contre le gouverneur Sarah Palin, sa famille, ses amis et ses états de service. La Palin ‘Truth Squad’ remettra les états de service dans le bon sens, contre les discrédits d’Internet et les calomnies libérales contre le gouverneur Palin.”
Le principal test de Palin aura lieu le 2 octobre à St. Louis, quand elle sera face à Joe Biden dans ce qui sera certainement le plus attendu et le plus regardé de tous les débats de candidats vice-presidents.
Biden espère décrire le gouverneur de l’Alaska comme un neo-Dan Quayle, un amateur venu du néant, incapable de servir comme président. Mais les périls abondent pour le verbeux, parfois cassant Biden, qui doit négocier le même terrain miné de sexisme que celui où Rick Lazio a fait bourde sur bourde durant son débat désastreux avec Hillary Rodham Clinton en 2000, pour l’élection de sénateur de New-York.
Michael Franc de la conservatrice Heritage Foundation, à propose de Biden: « Il faudra vraiment qu’ils lui apprenne à se maîtriser. »
(Politico)
Les américains ont des orateurs! Voici Brian Schweitzer (53 ans) le gouverneur du Montana qui impressionne et énergise. Il a actuellement l’un des taux d’approbation de gouverneur les plus élevés du pays, avec des opinions favorables atteignant fréquemment les 70%, dans son second mandat de gouverneur. Schweitzer a un futur en politique nationale et son discours à la Convention démocrate de Denver lui gagnera une place dans le coeur de nombreux démocrates. Le challenge pour Schweitzer: trouver les moyens de moduler son image de cheerleader en une image d’homme d’état. Et il pourrait aller loin, car il a des idées et du tempérament.
La campagne de McCain a diffusé ce matin un communiqué sur le processus de sélection de Sarah Palin, qui fait l’objet d’une couverture critique par toute la presse américaine ce mercredi matin:
“Le gouverneur Sarah Palin est un gouverneur d’exception, présentant un dossier de réalisations qui dépasse de loin les réalisations du sénateur Obama. Sa sélection a eu lieu après un processus de sélection rigoureux de 6 mois au cours duquel ces références extraordinaires et son exception devinrent claires.
La controverse sur sa sélection est un scandale médiatico-politique conçu pour détruire la première femme républicaine nominée pour devenir vice-présidente des Etats-Unis, elle qui n’a jamais fait partie du réseau qui domine l’information dans ce pays. Le sénateur McCain a choisi sa partenaire à l’issue d’un examen de sélection long et approfondi… La campagne McCain ne fera pas d’autre commentaire sur notre long et minutieux processus. Le temps des bêtises est révolu… Le peuple américain fera la sélection lui-même le jour des élections, le 4 novembre. »
Selon le Washington Post, journal sérieux, le sélectionneur en chef de l’équipe McCain n’a interrogé Palin en détail que deux jours avant l’annonce de sa sélection. McCain a discuté pour la première fois face à face avec elle de la vice-présidence, un jour avant l’annonce.
Dès samedi, des équipes d’agents démocrates spécialisés et de journalistes d’investigation sont montées en Alaska afin de fouiller les vies privée et publique de Sarah Palin, la colistière de John McCain, et de nouvelles questions se posent sur la minutie et le sérieux des examens préalables dont elle a dû faire l’objet de la part de la campagne de McCain… Poursuivre la lecture de «Sarah Palin sous les spotlights, et elle déguste…»
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