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Le quartier de Dallas où Bush va résider était interdit aux noirs jusqu’en 2000

Ainsi qu’il a été annoncé la semaine dernière, George Bush a acheté une nouvelle résidence dans un quartier huppé de Dallas appelé Preston Hollow, pour y vivre après avoir quitté ses fonctions présidentielles. Les propriétaires à Preston Hollow sont habitués aux voisins célèbres; le quartier abrite déjà les résidences de Marc Cuban propriétaire l’équipe de basket des Dallas Mavericks et de l’ancien candidat à la présidence Ross Perot. Et alors que de nombreux nouveaux voisins semblent très heureux d’accueillir l’ancien couple présidentielle, certains ont de sérieuses réserves, selon le Wall Street Journal, craignant que le quartier ne devienne une cible potentielle pour des attaques terroristes.
Mais les site therawstory rapporte que le quartier a une réputation sulfureuse qui date de bein avant l’achat du couple Bush.
Jusqu’en 2000, les statuts de l’association des résidents disait que seuls des blancs pouvait habiter à Preston Hollow, à l’exception des domestiques. Le document enregistré en 1956 dit: « les dites propriétés doivent être utilisées et occupées exclusivement par des personnes de race blanche; cet engagement ne fait pas obstacle à l’occupation par des domestiques de races différentes employés par un propriétaire. »

Barack Obama l’emporte sur John McCain 15 à 6

Barack Obama est sorti grand vainqueur de l’élection présidentielle à Dixville Notch et Hart’s Location, New Hampshire, où persiste la tradition d’avoir les premiers décomptes de bulletins le jour de l’élection présidentielle, rapporte The Huffington Post.
Barack Obama a battu John McCain par 15 à 6 à Dixville Notch. La ville de Hart’s Location a enregistré 17 votes pour Obama, 10 pour McCain et deux pour Ron Paul.
Avec 115 habitants au total, Dixville Notch et Hart’s Location amènent tous les électeurs au bureau de vote dès l’ouverture du bureau à minuit. Le scrutin peut être dépouillé dès que tous les électeurs ont voté. Les deux communes ont le statut de premier votants depuis 1948.
En 2000 c’est George Bush qui avait battu John Kerry 19 à 7, est depuis 1968 aucun démocréte ne l’avait emporté à Dixville Notch…

McCain peut-il encore l’emporter?

L’institut de sondages Gallup constate en consultant les données historiques des campagnes présidentielles depuis la seconde guerre mondiale, qu’en général le candidat qui est en tête à une semaine de l’élection, l’emporte. Mais il y a des exceptions:

En 1980 Jimmy Carter était en tête de 8 points une semaine avant l’élection sur Ronald Reagan. Il y a eu un débat dans la dernière semaine et reagan est revenu pour l’emporter très largement avec une avance de 10%.
En 1968, Richard Nixon devançait largement Hubert Humphrey dans les sondages avec 8 points d’avance. Il l’a finalement emporté mais avec une marge très ténue, inférieure à 1%.
En 2000, George Bush, alors gouverneur du Texas, menait dans les sondages devant Al Gore de 3 points. Au décompte final des voix, c’est Gore qui l’a emporté de 0,5%, mais c’est Bush qui fut élu président ayant obtenu le plus grand nombre de grands électeurs (Rappel sur le mode de scrutin aux USA).

Conclusion: un retour de McCain est possible, ça c’est déjà produit, mais peu probable…

Une nouvelle pub est dévastatrice pour McCain

La seule chose qui fait plus de mal à John McCain que l’économie selon Keating c’est l’économie selon Bush.
C’est l’idée derrière un nouveau spot publicitaire dévastateur que le Democratic National Committee a diffusé ce dimanche. Pour lancer cette dernière semaine pleine avant l’élection, les démocrates mettent l’accent sur le le soutien ferme de John McCain à la politique économique de George Bush avec une pub web présentant une kyrielle de collaborateurs seniors de McCain. Certains sont allés dans les studios TV pour vanter l’approche similaire de McCain et Bush sur les taxes et la croissance, alors que d’autres sont montrés acculés et confus, quand on leur demande de citer une seule question économique sur laquelle McCain a été en désaccord avec Bush. « Les propres collaborateurs de McCain ont répétés que John McCain continuerait la politique économique du Président Bush, » explique le DNC.
La fin du spot n’a pas de prix, lorsque le gouverneur de Caroline du Sud, Mark Sanford, s’évertue en vain à proposer une seule différence entre McCain et Bush sur l’économie.

Internet et la mort de la politique Rovienne

L’âge devient finalement une problème pour McCain. Mais le problème n’est pas les 72 ans du candidat; c’est l’approche ante-déluvienne de sa campagne.
McCain déroule un exemple type de campagne Rovienne (campagne sur le modèle de celles de George Bush, dirigées par Karl Rove): fondée sur la peur, la calomnie. Mais cela ne marche pas. Le problème de cette machine bien huilée, qui a déjà remporté deux élections présidentielles? Internet.
The Huffington Post analyse pourquoiPoursuivre la lecture de «Internet et la mort de la politique Rovienne»

Colin Powell soutient Barack Obama

Comme envisagé précédemment sur ce blog, le général Colin Powell, qui fut state secretary de George Bush de 2001 à 2005, a apporté son soutien à la candidature de Barack Obama, portant un nouveau coup au parti républicains.
Obama est un « personnage de transformation » a déclaré Powell, 71 ans, lors de l’émission Meet the Press. « Je pense qu’il nous faut un président qui incarne un changement de génération, et c’est pourquoi je soutiens Barack Obama. » Obama a gagné l’enthousiasme des jeunes américains, a ajouté Powell.

Obama est plus apte à traiter les problèmes économiques de la nation, aussi bien que d’améliorer son standing dans le monde.
Powell a dit qu’en ce moment de l’histoire de l’Amérique, il fallait un président qui ne fasse pas que continuer – même avec un nouveau visage et quelques aspects non-conformistes – « les politiques qui ont été poursuivies au cours des dernières années ».
Powell a été très critique avec le ton négatif de la campagne de John McCain, et a dit qu’il était inquiet du choix de Sarah Palin.
Powell a fait trois fois référence aux permanents du parti républicains qui répandent des rumeurs et des mensonges:
1) « Je suis aussi troublé par, non pas ce que dit le sénateur McCain, mais ce que des membres du parti disent. Et il est permis de dire des choses telles que « Eh bien, vous savez que Mr. Obama est un musulman. »
2) « j’ai entendu des membresde haut rang de mon propre parti suggérer, « Il est musulman et peut être associé à des terroristes. »
3) « John McCain est aussi opposé aux discriminations que quiconque que je connais. Mais je suis troublé par le fait que, à l’intérieur du parti, nous avons de telles expressions. »

Le puissant soutien du général quatre étoiles, qui a étroitement travaillé avec trois présidents républicains, est le plus gros qu’Obama ait réussi à assurer.

Pourquoi le soutien de Colin Powell pourrait-il avoir de l’importance?

La nouvelle de la participation du général à la retraite, ancien secrétaire d’état, Colin Powell, dimanche à « Meet the Press » a provoqué une frénésie de spéculations sur l’éventuelle annonce de son soutien à Barack Obama.
Powell n’a pas caché par le passé son admiration pour Obama, mais a toujours refusé d’apporter son soutien officiel.
Cela changera-t-il dimanche? Et si oui, que vaut vraiment le soutien de Powell? Voici l’analyse de Chris Cillizza du Washington Post.

Voici plusieurs raisons pour lesquelles un soutien de Powell aurait de l’importance:
1. retourner sa veste est Fair Play. Powell est connu pour son job récent au gouvernement de George W. Bush. L’idée qu’un membre de haut rang du cabinet dans une administration républicaine est simplement une histoire trop tentante pour être ignorée par les médias.
2. L’homme le plus populaire d’Amérique? Powell, contrairement à presque tous les autres personnalités ayant des liens avec l’administration Bush, a conservé une popularité remarquable. Selon un sondage Fox News/Opinion Dynamics en août dernier, 76% des électeurs avaient une opinion favorable de Powell, alors que seuls 13% avaient une opinion défavorable. L’attrait de Powell réside en grande partie dans la perception de non-partisan que l’opinion a de lui — un résultat direct de sa décision répétée de refuser d’être le candidat de droite à la présidence. Pour une part, non négligeable de l’électorat, quand Powell parle, on écoute. Le sondage Fox News/Opinion Dynamics renforce cela: plus d’un électeur sur trois a déclaré q’un soutien d’Obama par Powell les inclineraient à voter pour Obama.
3. Irak, tout faux. Powell, par son immense popularité, fut les choix de l’administration Bush pour porter le dossier de l’invasion de l’Irak devant les Nations Unies. Powell a depuis qualifié cet épisode de tache dans sa réputation, et dit clairement sa déception par la poursuite de la guerre. Un soutien d’Obama, qui a construit sa candidature sur son opposition au conflit depuis le début, serait une rupture claire avec l’administration Bush sur la guerre et ajouterait une force significative à l’argumentation d’Obama qu’il est le seul à avoir le jugement pour conduire les Etats-Unis dans un monde dangereux.

4. La dernière goutte. Avec des sondages — aussi bien dans les états clés qu’au niveau national — montrant que les électeurs font plus confiance à Obama qu’à McCain pour gérer la crise économique actuelle, l’un des derniers espoirs de McCain réside dans un recentrage de la campagne sur la politique étrangère. Si Powell soutient Obama, cela couperait l’herbe sous le pied de McCain. Il deviendrait difficile à McCain de contrer Obama sur la guerre, si le démocrate a le soutien de Powell dans la poche.

Nouveau trailer pour le film “W.” d’Oliver Stone

Le film sortira le 17.10 aux US, et Josh Brolin (No Country for Old Men) incarne George Bush…

The great schlep – Tous en Floride !

L’humoriste juive Sarah Silverman a appelé les jeunes juifs à convaincre leurs grands-parents de Floride à voter Obama. Elle explique que de nombreux retraités juifs sont sceptiques au sujet d’Obama, et que la Floride est un Etat décisif, qu’il a couté la victoire à Al Gore contre George Bush en 2000 pour 500 voix : « S’ils votent pour Obama, dites-leur que vous viendrez les voir cette année. Sinon, il faudra qu’ils attendent jusqu’à l’année prochaine… »

Voici le clip sponsorisé le Jewish council for education and research, qui circule sur le net… Chana Tova


The Great Schlep from The Great Schlep on Vimeo.

Barack Obama attaque McCain sur le terrain Latino

La campagne de Barack Obama a diffusé un nouveau spot TV et radio en espagnol qui relie John McCain à des propos anti-immigrants tenus par l’animateur de radio de droite Rush Limbaugh.

Le spot diffusé au Colorado, au Nevada et au Nouveau Mexique, suggère aussi que McCain a “dos caras” — “deux visages” — quand il s’agit de ses relations avec les électeurs latinos.

« Ils veulent nous faire oublier les insultes, l’intolérance, » dit le narrateur du spot en espagnol pendant qu’une photo de Rush Limbaugh est à l’écran avec de ses citations disant, « les mexicains sont stupides et incompétents » et « ta gueule ou casse toi. »
« Ils nous ont fait sentir que nous étions marginalisés dans un pays que nous aimons tant… John McCain et ses amis républicains ont deux visages. L’un qui ment juste pour avoir notre voix et l’autre, encore pire, qui poursuit la mauvaise politique de George Bush qui place les intérêts particuliers avant ceux des familles qui travaillent. »

Même Karl Rove trouve que les mensonges de McCain vont trop loin

La campagne d’Obama n’en croit pas ses oreilles…
Incroyable mais vrai, en réponse au tollé soulevé par les mensonges de McCain, Karl Rove lui-même, dont la cuisine aux odeurs de soufre à fait les victoires de George Bush, et peut-être de McCain, a déclaré dimanche sur Fox News, que les deux côtés « sont allés un pas trop loin » dans cette campagne présidentielle, dans le cas de McCain, « en attribuant à Obama des choses qui dépassent… le test de vérité à 100%. »

Obama, fait-il l’erreur de Ségolène Royal et des socialistes français en 2007?

Depuis la Convention républicaine de la semaine dernière, Barack Obama conteste vertement à John McCain le droit de s’attribuer l’appellation de candidat du changement: il a soutenu 90% des décisions de George Bush, son parti est au pouvoir depuis deux mandats…
Cela me remet en mémoire la campagne de l’élection présidentielle de 2007 en France: Ségolène Royal et le parti socialiste, ont utilisé les mêmes arguments contre Nicolas Sarkozy.
On connait la suite.
Mais la similitude s’arrête là.
Barack Obama est un vrai candidat, pas Bécassine, c’est un orateur charismatique, il n’ânonne pas, et l’appareil du parti démocrate est à fond derrière lui pas de trahison à prévoir.

Voici le discours de Barack Obama à Flint (ville natale sinistrée de Michael Moore), Michigan, le 08.09.2008, l’un de ceux où il conteste les aptitudes de John McCain à incarner le changement:

George Bush le lépreux de la Convention républicaine

Le nom de George Bush a été prononcé une fois, une seule fois, durant tous les discours de la Convention républicaine à St Paul. Slate a revu les transcriptions des discours des Conventions démocrate (DNC) et républicaine (RNC) pour comparer l’utilisation du nom du président en exercice.
Lors de la DNC, 184 fois les orateurs démocrates ont associé Bush à l’économie en retrait et à la guerre ratée en Irak. Mais dans plus de la moitié de ces mentions (95) il ont lié son nom, comme un ancrage politique, au sénateur John McCain.
Comme la RNC portait sur les tendances non-conformistes de McCain, la vieille garde de la Maison Blanche est passée en hibernation. Le nom de Dick Cheney a été passé sous silence total. Condoleezza Rice? Petitement, une mention. La RNC a donné au président ses huit minutes depuis la pelouse de Maison Blanche. Trois des quatre fois où le nom de Bush a été cité, ce fut pour Laura Bush. La seule mention de George Bush vint de Rudy Guiliani louant le président pour son empressement à utiliser le terme du « mal ». La stratégie était claire: la meilleure façon de convaincre l’électorat que John McCain n’est pas George W. Bush était de complètement ignorer Bush.

Voici les décomptes pour la Convention républicaine:
George Bush: 1 mention
Cheney: 0
Et voici ceux de la Convention démocrate:
Bush: 184 mentions (95 lliées à McCain)
Cheney: 20 (19 liées à Bush)

(Slate)

Les USA ont espionné les dirigeants irakiens

Bob Woodward est une légende du journalisme d’investigation. C’est lui, avec son collègue Carl Bernstein, qui a « sorti » le scandale du Watergate dans les années 70.
Bob Woodward reproche maintenant au gouvernement de George Bush, dans son nouveau livre, d’avoir espionné les dirigeants irakiens, dont le premier ministre Nuri al-Maliki .
« Nous savons tout ce qu’il dit, » dit un insider anonyme du gouvernement Bush. Au cours du temps Bush a eu de plus en plus confiance en le chef du gouvernement irakien, selon Woodward. Mais il considérait l’espionnage comme nécessaire, malgré les critiques de son entourage.
D’autres révélations concernent la gestion de la guerre en Irak par l’administration Bush… Poursuivre la lecture de «Les USA ont espionné les dirigeants irakiens»

Chaque camp sort un nouveau clip publicitaire

Le clip républicain attaque Obama sur ses présumés plans de dépenses de l’argent public et de nouvelles taxes.
« Enlever les foules, les chants », et « tout ce qui reste ce sont des mots qui coûtent cher, » selon la publicité républicaine qui sera diffusée dans 14 états clés à partir du 03.08.2008.
Des images d‘Obama, et de leaders démocrates au congrès défilent à l’écran.
« Des milliards de nouvelles dépenses gouvernementales. Des années de déficit. Pas de budget en équilibre. »

Dans leur publicité qui sera sur le câble national et dans les états clés, les démocrates suivent leur angle d’attaque habituel contre McCain, le définissant comme le successeur idéologique de George Bush.

Pour Barack Obama, “No Change”

Comme critiquer Sarah Palin donnerait un ton sexiste à la campagne d’Obama, les démocrates dans leur nouvelle publicité ont misé sur une meilleure tactique: l’ignorer, et continuer a suggérer que le véritable complice politique de McCain est George Bush, “No change”…