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Oraison funèbre de McCain: les causes de l’échec

L’élection présidentielle américaine n’est dans 12 jours mais déjà, dimanche dans le New York Times Magazine, Robert Draper a publié l’oraison funèbre de la campagne de John McCain en analysant ce qui n’a pas marché, et qui est à blâmer.
Voici un résumé de l’article fleuve de Draper… Poursuivre la lecture de «Oraison funèbre de McCain: les causes de l’échec»

Selon les sondages, les attaques personnelles se retournent contre McCain

Le ton colérique de la campagne de McCain et les attaques personnelles agressives contre Barack Obama semblent avoir eu l’effet inverse que celui visé, et ternit l’image de John McCain, écrit le New York Times le 15.10.
C’est ce que montre le dernier sondage New York Times/CBS.

Le sondage montre que plus d’électeurs voient plus McCain comme menant une campagne négative, qu’Obama. 60% des électeurs disent que McCain a passé plus de temps à attaquer Obama qu’à expliques ce qu’il ferait s’il était élu; à peu près le même % disent qu’Obama a passé plus de son temps à expliquer qu’à attaquer.
Plus généralement, 53% de ceux qui sont déterminer à voter disent qu’ils voteront Obama et 39% qu’ils voteront McCain.

Les électeurs qui disent que leur opinion sur Obama a changé récemment sont deux fois plus nombreux à dire qu’ils lui sont plus favorables, que ceux qui disent qu’ils lui sont moins favorables. Et les électeurs qui disent que leur opinion sur McCain a changé récemment sont trois fois plus nombreux à dire qu’ils lui sont moins favorables, que ceux qui disent qu’ils lui sont plus favorables.
Les principales raisons citées par ceux qui ont dégradé leur opinion sur McCain, sont ses attaques récentes contre Obama, et son choix de Sarah Palin comme co-listière.

Sarah Palin va-t-elle coûter cher à McCain?

y a cinq semaines, le St. Petersburg Times réunissait un groupe d’électeurs indécis de Tampa Bay. Leur forte méfiance à l’égard de Barack Obama laissait à penser que ce groupe était prêt à être convaincu par John McCain.

Plus maintenant. Le groupe a complètement basculé, sans enthousiasme, vers Obama. Beaucoup d’entre eux citaient le même raison: Sarah Palin.

Sur les 11 indécis participants à la discussion – quatre républicains, cinq démocrates et deux indépendants – seuls deux hommes républicains applaudissent le choix de Palin.
Palin a généré de l’enthousiasme parmi les conservateurs, mais elle apparaît être aussi un obstacle au basculement vers McCain des démocrates déçus ou modérés.

La percée d’Obama n’est pas due à quelque chose qu’il aurait dit ou fait. C’est plus McCain qui a repoussé ces électeurs indécis dans les régions clés des états clés. Dans plusieurs cas, les électeurs qui avaient semblé avoir une bonne raison de voter McCain semblent maintenant résigner pour Obama.

Rappel: le mode de scrutin présidentiel aux USA, mode d’emploi

Les sondages d’intentions de votes sont une chose, qui donne un tendance, certes, mais le scutin est un peu plus compliqué.
Le 4 novembre (constitutionnellement le mardi qui suit le 1er lundi de novembre), les électeurs vont élire des Grands électeurs qui vont eux choisir le président et le vice-président.
Outre les candidats des deux grands partis, Obama Et McCain, il y a des candidats indépendants, ou représentant de petits partis, qui se présentent dans tous les états ou dans certains états seulement.

Chacun des cinquante États élit un nombre de « grands électeurs » égal au nombre de ses Représentants et Sénateurs soit un total de 538 (100 au titre du Sénat, 435 au titre de la Chambre des représentants, 3 pour le District fédéral de Columbia). L’État le plus peuplé, la Californie, dispose de 55 votes, alors que les huit États les moins peuplés n’en ont que 3 chacun.
De plus, dans tous les États sauf deux, le Maine et le Nebraska, le système électoral donne toutes les voix (selon le principe du « winner takes all » : le vainqueur prend tout) de l’État au candidat arrivé le premier. C’est ce qui explique la disparité entre les résultats populaires, qui, dans les dernières élections, étaient très proches entre Républicains et Démocrates, et les résultats des grands électeurs qui donnent une majorité souvent écrasante à l’un des candidats.
Une des critiques de ce système électoral est que le président élu peut ne pas être le candidat ayant recueilli le plus de suffrages populaires. Théoriquement au moins, un candidat pourrait être élu avec moins de 30 % du vote populaire.
Lors de l’élection présidentielle de 2000, le candidat démocrate Al Gore obtint 550 000 voix de plus que son adversaire républicain Georges Bush au niveau national, mais les 550 voix d’avance que Bush a officiellement obtenues en Floride lui permirent d’obtenir tous les grands électeurs de cet État et de remporter l’élection au niveau fédéral.
Les grands électeurs se réunissent ensuite dans chacun des États pour élire officiellement le président et le vice-président des États-Unis. Les voix sont ensuite comptées devant une session jointe du Congrès début janvier. Mais il s’agit là de pure forme le président et le vice-président étant déjà connus depuis novembre, bien que rein n’empêche un grand électeur de voter pour un autre candidat que celui sous la bannière duquel il a été elu.
(Wikipedia)

L’ultime stratégie des républicains: faire rester les jeunes à la maison le jour du scrutin

Les délégués républicains de Virginie ont entendu ce matin la stratégie la plus unique et la plus non-conventionelle pour propulser John McCain à la présidence.
Les républicains peuvent faire rester à la maison les jeunes électeurs qui supportent en masse Barack Obama, en leur offrant des cartes cadeaux iTunes et Starbucks valide le 4 novembre uniquement, jour de l’élection.
« Cest le seul moyen de les éloigner des urnes, » a déclaré Kellyanne Conway, presidente de The Polling Company, durant un petit-déjeuner avec les délégués à leur hôtel.
Mrs. Conway a dit aux délégués que McCain ne pouvait l’emporter que si les jeunes électeurs restaient à la maison, comme ils le font habituellement lors des élections. (The Washington Times)