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En Seine-Saint-Denis , les communistes eux-aussi se sont pris pour des traders géniaux

Le Monde rapporte le 21.10 que le cabinet d’audit Michel Klopfer, spécialisé en expertises financières locales, vient de révéler que la quasi-totalité de la dette de la Seine-Saint-Denis était constituée de « produits structurés », c’est à dire d’emprunts indexés sur des taux exotiques. Le président (PS) du conseil général de Seine-Saint-Denis, Claude Bartolone, demande une « opération vérité sur cette véritable bombe à retardement »… Poursuivre la lecture de «En Seine-Saint-Denis , les communistes eux-aussi se sont pris pour des traders géniaux»

Réunion internationale sur les paradis fiscaux: de qui se moque-t-on?

A l’occasion de la crise financière qui secoue nos économies, le rôle joué par les paradis fiscaux a une fois de plus été mis en avant.
C’est en effet dans ces « paradis » que siègent la plupart de hedge-funds où autres fonds spéculatifs, afin de bénéficier du secret bancaire, d’absence de régulation et de contrôle, et de conditions fiscales avantageuses. Ce sont ces organismes qui sont à l’origine des opérations spéculatives de grande ampleur qui sont l’une des causes de la crise, et que nos banquiers « malins » de Dexia ou de la Caisse d’Epargne ont voulu imiter.
Donc aujourd’hui haro sur les paradis fiscaux, et il y a même une conférence internationale à Paris sur le sujet. convoquée à l’initiative de la France et de l’Allemagne.

Pourtant, étonnamment, personne ne clame cette évidence:
le président de l’Eurogroup (réunion des ministres des finances de la zone euro), Jean-Claude Juncker, est aussi le premier ministre de l’un des plus important de ces paradis fiscaux, le Luxembourg, au coeur des l’Union Européenne et de la zone euro… Toutes les grandes banques de la zone euro ont d’importantes filiales au Luxembourg, où discrètement elle conduisent leurs clients fortunés qui souhaitent échapper à leur fisc locaux.
Ces cris contre les paradis fiscaux ne sont donc qu’une mascarade pour amuser la galerie.

D’ailleurs le Luxembourg et la Suisse ont renoncé à venir à la conférence de Paris, car ils n’étaient pas d’accord avec les conclusions qui devraient y être adoptées, a indiqué lundi à l’AFP une source proche du dossier.
Selon l’AFP:
« Huit pays dépêcheront des ministres à cette rencontre présidée par le ministre français du Budget Eric Woerth et son homologue allemand des Finances Peer Steinbrück: le Royaume Uni, la Belgique, les Pays-Bas, la Norvège, la Suède, le Danemark, l’Irlande et l’Australie.
La Finlande, l’Islande, l’Italie, le Japon, la Corée du Sud, le Mexique, l’Espagne ont répondu présent, de même que le secrétaire général de l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE), Angel Gurria.
L’Autriche, critiquée pour son application restrictive de la directive européenne sur l’épargne, a décliné l’invitation, comme les Etats-Unis, en campagne électorale. »

Roland Ries le maire socialiste de Strasbourg se fait régaler par la Caisse des dépôts

Backchich.info signale que le 7 octobre, en pleine crise financière – qui l’a obligée à injecter 2 milliards € pour sauver Dexia -, la Caisse des dépôts et consignations donnait un réception de grand luxe : gâteries « au caviar et au homard » servies à la louche, selon une participante. Augustin de Romanet, qui dirige la Caisse, et qui siège d’ailleurs au conseil de Dexia – ne pouvait-il raisonnablement savoir que cette vénérable institution était devenue un casino? – fêtait ce jour là à grands frais (du contribuable) le départ en retraite de l’un de ses collaborateurs.
Parmi les invités on notait plusieurs élus dont l’éminent maire de Strasbourg, Mr Roland Ries, ou des diplomates hollandais et australiens.
Avis aux amateurs qui n’étaient pas conviés : il y aura sûrement un bis, puisqu’il s’agissait d’un vrai-faux départ en retraite. La Caisse des dépôts vient en effet, selon Bakchich.info de prolonger le contrat du méritant serviteur qui devait s’en aller…

Scandale Dexia: 3 millions d’€ pour le dirigeant qui a foutu la merde

Le site trends.be écrit:
“Dans la foulée de sa démission, on a appris qu’Axel Miller devrait toucher une indemnité de 3 millions d’euros, soit l’équivalent de deux ans de salaire, dans le cadre de son départ. Un tel montant suscitera évidemment beaucoup de débats, notamment au sein de la classe politique. (…) Axel Miller a précisé que ce débat n’était pas sa préoccupation principale pour le moment, puisqu’il doit toujours assurer la gestion quotidienne de l’entreprise en attendant la désignation de son successeur. Il a par ailleurs estimé n’avoir commis aucune faute à la tête de Dexia. Traduction : si quelqu’un souhaite revoir l’indemnité de départ de l’ex-patron de Dexia, il devra prouver que ce dernier a commis une faute. Or, l’ancien patron de Dexia a été un redoutable avocat d’affaires dans sa précédente vie. Ce ne sera donc pas simple à prouver…”

Les banques ont pris des risques inconsidérés: les dirigeants doivent aller en prison

Voilà deux banques respectables et vénérables, Dexia et les Caisses d’Epargne, qui par le fait de dirigeants aventuriers et mégalomanes ont détourné leurs établissements de leur vocation première pour aller jouer dans le monde des grands de la finance internationale, et s’y brûler.
Ces aventuriers dont les folies vont coûter des milliards aux contribuables français doivent être sanctionnés et punis.

Dexia, c’est l’ancien Crédit local de France qui a fusionné avec son homologue belge le Crédit Communal de Belgique. Traditionnellement ces institutions ont pour vocation de financer les projets des collectivités locales. Et voilà que leurs dirigeants, par mégalomanie, par appât du gain, ont transformé Dexia en acteur important sur les marchés financiers nord-américains à hauts risques. Cette orientation n’apparaît nulle part sur le site du groupe Dexia, ni dans son profil, ni dans sa stratégie. Les dirigeants ont donc, en toute connaissance de cause, trompé l’actionnaire en lui vendant un véhicule d’investissement à haut risque sous couvert d’une banque de financement des collectivités locales.
Résultat, c’est à l’état français (sans compter le coût pour la Belgique et le Luxembourg), c’est à dire au contribuable de débourser 3 milliards € pour éviter la faillite de Dexia qui aurait des conséquences catastrophiques pour toute l’économie avec des faillites de banques en chaîne.
Si vous particuliers allez vous ruiner au casino ou aux courses, qui viendra vous sauver du naufrage. Personne et c’est l’huissier qui saisira vos bien et vous mettra à la rue.
Nicolas Sarkozy a déclaré la semaine dernière à New York, devant la fine fleur de la finance de Wall Street, que les responsables de cette débâcle devaient être punis. Eh bien il lui appartient maintenant de prouver qu’il ne s’agissait pas d’un effet de manche, en poursuivant Messieurs Pierre Richard, Axel Miller en justice.
Il faut préciser que le président de la Caisse des Dépôts et Consignation siège au Conseil d’administration de Dexia, et ne pouvait ignorer les dérives dont il est question ici.

Les Caisses d’Epargne, sont d’autres institutions financières historiques et vénérables dont la vocation est de collecter l’épargne des français via le fameux livret A afin de financer la construction de logements et l’investissement des PME/PMI. Les dirigeants de cet organisme se prennent depuis des années pour des cadors de la finance mondiale, menant des opérations à haut risque en toute impunité. Ce blog en a déjà fait état.
Ici se sont les filiales Nexity (immobilier), Natixys (financement et investissement) et CIFG (Etats Unis) qui posent aujourd’hui de sérieux problèmes.
Le Canard Enchaîné du 01/10 fait état d’un besoin de trésorerie urgentissime de 6,5 milliards €. En février dernier, déjà, les caisses régionales du groupe avaient dû renflouer leur organe central, la Caisse nationale des Caisses d’épargne (CNCE), à hauteur de 3,2 milliards €. Drôle d’Ecureuil.