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Aux Etats-Unis les clients reviennent au bon vieux paiement cash

Cash ou carte de crédit? Pour de nombreux américains qui ont déjà tiré le maximum de leur carte de crédit ou qui essayent simplement de mieux gérer leurs dépenses dans un environnement économique difficile; la réponse est de plus en plus l’ancienne manière, rapporte AP.
Des distributeurs comme Wal-Mart, Target et J.C. Penney Co. notent un déplacement au détriment des cartes de crédit en faveur du liquide et des cartes à débit immédiat. Un facteur majeur est la disponibilité du crédit alors que les grands émetteurs de cartes réduisent les limites de dépenses et augmentent les frais même pour les clients qui ont toujours payé à temps leurs relevés.
Ce changement marque la fin de la longue histoire d’amour des américains avec les cartes de crédit et est l’une des modifications de comportement des consommateurs depuis la crise financières.
Particulièrement durant les précédentes fêtes de fin d’année, les acheteurs pouvaient compter sur une pile de cartes pour leur apporter le financement supplémentaire nécessaire aux généreux cadeaux avant de recevoir les factures en janvier ou plus tard.

Mais selon les analystes, même lorsque l’économie se redressera et le crédit se détendra, les américains devrait en rester à n’acheter que ce qu’ils peuvent se permettre, simplement comme leurs parents et grands-parents l’ont fait après la Grande Dépression.
L’un des signes de consommateurs à court de crédit n’achetant que ce qu’ils qu’ils peuvent payer cash, est que pour la première fois de puis 17 ans, Penney a vu un transfert des achats vers les jours de paye au cours des trois derniers mois.
C’est habituel chez les discounters comme Wal-Mart, mais rare pour un grand magasin de centres commerciaux, indiquent que les clients des classes moyennes de Penney ont eux aussi de la peine à joindre les deux bouts.
Chez Wal-Mart, la volatilité des dépenses autour des jours de paye – une chute des dépenses les jours précédents, suivie de reprise juste après – est devenue plus prononcée depuis septembre. Tom Schoewe, Chief Financial Officer, a déclaré que les acheteurs sont maintenant incapable d’acheter même les premières nécessités quelques jours avant le jour de paye. Eduardo Castro-Wright, président de la division US de Wal-Mart a dit à des investisseurs le mois dernier que les achats par cartes de crédit en % du total des achats ont baissé de 7,4% pour l’année fiscale en cours. C’est un grand virage par rapport au solide taux de croissance à deux chiffres des cartes de crédits au cours des trois dernières années.

Les plus grands menteurs: les banquiers

La grande banque belge KBC a tenu, le vendredi 24.10, à « clarifier sa position et sa stratégie à la suite de la baisse du cours de l’action… Même par ces temps boursiers difficiles, KBC dispose d’une solide base de capital et de dépôts. Ces dernières semaines, cette situation n’a pas changé », explique la banque, afin de tenter d’enrayer la chute de son cours de bourse. « Au contraire, depuis quelques mois, nous enregistrons même une forte hausse des dépôts de clients. Tous les analystes financiers confirment d’ailleurs la forte position de KBC en termes de liquidités », assure la KBC, très implantée dans le secteur des PME en Flandre. « Tout va très bien Mme la marquise… »
Et puis hop, durant le week-end, l’état belge doit venir au secours en catastrophe de la KBC et le recapitaliser à hauteur de 3,5 milliards d’euros.

En France aussi tout va très bien. Le système bancaire « à la française » est sain et les banques se prortent bien, il n’y a rien à craindre, ne cesse-t-on d’entendre depuis le début de la crise financière de la part de nos banquiers. Bon d’accord, il y a eu Dexia, mais c’était à moitié belge, donc pas vraiment représentatif de notre fameux « modèle à la française », de banques universelles dotées d’une base de dépôts importante.
Et puis hop, voila que l’on a appris le 20 octobre que l’Etat français allait injecter 10,5 milliards d’euros dans six grandes banques. En vertu de ce plan, l’Etat s’engage à souscrire à des titres de dette subordonnée émis par les banques concernées avec un taux d’intérêt supérieur d’environ 400 points de base au taux utilisé pour des prêts “sans risque.
Toutes les grandes banques se sont précipitées (Le Crédit agricole reçoit la somme la plus importante, soit 3 milliards, BNP Paribas 2,55 milliards, la Société générale 1,7 milliard, Crédit Mutuel 1,2 milliard, les Caisses d’épargne 1,1 milliard et les Banques populaires 950 millions), pour recevoir cet argent au prix fort, lequel argent elles n’ont pas besoin puisqu’à les entendre « tout va très bien Mme la marquise… ». Y comprenez-vous quelquechose? : pourquoi irez-vous prendre un crédit cher, à un taux nettement supérieur au taux du marché, alors que vous n’avez pas besoin d’argent?
Mais ne voilà pas que l’on peut lire dans Le Monde du 22.10: « Grâce à cette injection de capital, le ratio des banques françaises participant à l’opération devraient ainsi être relevé d’environ 50 points de base et se situer de ce fait dans la moyenne européenne de 8,5 %. Les titres des banques françaises ont été vivement attaqués en Bourse au cours des derniers jours en raison de la faiblesse relative de leur ratio face à leurs homologues européennes… Ces mesures de recapitalisation pourraient ainsi contribuer à restaurer la confiance des marchés à l’égard des banques françaises assurées d’être recapitalisées. » Tient donc, les marchés n’auraient-ils pas confiance dans les grandes banques françaises?