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Le scandale des dépenses pharaoniques au CHU de Caen

Que la Sécurité Sociale soit en déficit abyssal, qu’en conséquence un contrôle des dépenses et des réductions budgétaires devraient s’appliquer dans tous les secteurs de la santé et notamment les hôpitaux, ne semble pas avoir percuté l’esprit de Monsieur Joël Martinez, directeur général du centre hospitalier universitaire (CHU) de Caen. Celui-ci vient de démissionner suite a sa mise en cause dans le “Livre noir des hôpitaux “, de Philippe Houdart, François Malye et Jérôme Vincent, à paraître chez Calmann-Lévy.  pour les 836.997 euros qu’il à fait débourser au CHU pour la rénovation et la décoration de son logement de fonction.
Le CHU de Caen est pourtant en situation financière difficile avec un déficit de 9,4 millions d’euros pour 2008 et 24 millions d’euros de déficit cumulé.
Prévu pour coûter 284.200 euros hors taxes au départ, la rénovation du logement de Monsieur Martinez, est passée à 571.038 puis à 625.120 euros, sans compter la prestation de l’architecte d’intérieur d’un montant de 89.355 euros TTC.
A lire en détail sur LePoint.fr.

A l’Assemblée Nationale on jette l’argent par les fenêtre

Après le Sénat, c’est au tour de l’Assemblée nationale d’être critiquée pour ses dépenses pharaoniques et les lacunes béantes de sa gestion budgétaire, selon un rapport de la Cour des comptes dont le JDD vient de publier des extraits.

La Cour des comptes conclut que l’Assemblée dépense trop d’argent pour son fonctionnement, que ses frais de personnel sont les plus élevés d’Europe et qu’elle gère mal ses crédits et ses travaux.
Depuis dix ans, les dépenses totales de l’Assemblée ont progressé de 47%, presque 10 points de plus que le budget général de l’Etat et 30 points de plus que l’inflation. La Cour met en cause les frais de personnel et les dépenses des parlementaires en indemnités, frais de représentation, crédits pour les collaborateurs.
Les frais de personnel seraient les plus importants des parlements d’Europe selon la Cour, avec une rémunération des fonctionnaires supérieure de 75% à 150% à celle de la fonction publique française.
Les indemnités représentent 58% des traitements bruts et les 24 hauts fonctionnaires les mieux payés de l’Assemblée gagnent en moyenne 213.000 euros bruts par an, un salaire jugé dans le rapport “particulièrement élevé”.
Le rapport critique aussi les travaux de rénovation engagés par l’Assemblée en 2004 dans deux de ses immeubles, au 101 rue de l’Université et au 32, rue Saint-Dominique, en cours d’achèvement. Le coût de cette opération devrait dépasser 125 millions d’euros, soit le double du montant prévu à l’origine.

Et encore, la Cour des comptes eu la délicatesse de limiter son étude aux services administratifs, pour épargner la susceptibilité des élus…

La France loin derrière pour les dépenses de justice

La Commission européenne pour l’efficacité de la justice (CEPEJ), organisme du Conseil de l’Europe, a publié le 08.10 son rapport 2008 d’évaluation des systèmes judiciaires européens (données de 2006). Le rapport qui comprend des données pour 45 Etats européens, offre un instantané de la justice en Europe et présente des tableaux comparatifs ainsi que des commentaires pertinents dans des domaines essentiels.

La France se situe au 20e rang, au regard du budget public par habitant consacré au système judiciaire en 2006, avec 52€ par habitant, au dernier rang des pays d’Europe occidentale. L’Allemagne en dépense le double (106€), l’Angleterre comme les pays-Bas 99, l’Italie 79.

Budget public annuel total alloué au système judiciaire (tribunaux, ministère public et aide judiciaire) par habitant en 2006, en €

C’est la crise… Pas pour les sénateurs qui profitent du fromage et des jolies cagnottes

Gérard Larcher (UMP), qui sera élu, mercredi 1er octobre, à la présidence du Sénat, a déclaré vouloir une plus grande « transparence » des comptes du Sénat. Un audit des finances serait programmé. Il serait temps.

Son prédécesseur, Christian Poncelet, s’est vu attribuer depuis 2004, un appartement de 200 mètres carrés dans le très chic 6e arrondissement, dont « on » lui aurait promis la mise a disposition à vie. Le ministre, Xavier Bertrand, s’en est offusqué : « Il faut mettre un terme à cette idée aberrante d’avoir un appartement à vie pour le président du Sénat ». Poncelet a fait savoir depuis qu’il libérerait cet appartement à la fin de son mandat de sénateur, en 2014. Pourquoi pas à la fin de votre présidence Mr Poncelet?

Privilèges, opacité, cagnotte colossale, caisses noires, soupçons de favoritisme… Mr Larcher, s’il veut vraiment restaurer l’image du Sénat, a du pain sur la planche.

Il faut savoir que les finances du Sénat et leur gestion baignent dans l’ombre si ce n’est l’obscurité. Une loi fait pourtant obligation au Sénat, depuis 2001, de transmettre à la Cour des comptes l’ensemble des éléments utiles à la certification des comptes. A ce jour le Sénat s’y est refusé!
En 2007, le Sénat a reçu une dotation de l’état de plus de 340 millions d’euros, inscrits au budget de l’état. L’utilisation de ces fonds est « normalement » soumis à contrôle, or elle ne l’est pas.
Outre ces fonds publics le Sénat dispose d’un « trésor de guerre » qui s ‘élevait à fin 2006 à plus de 1,150 milliards d’€, et qui bien placé lui rapporte chaque année plus de 50 millions d’€ de résultats financiers.
En 1992 le gouvernement avait demandé le rapatriement au budget de l’Etat des excédents financiers des deux Assemblées. L’Assemblée nationale l’avait fait, reversant en deux fois près de 4 milliards de francs. Le Sénat, alors présidé par René Monory, s’y était refusé.

Le système permet de verser de belles retraites aux sénateurs : en moyenne 4250 € par mois en 2006, contre seulement 2880 € aux députés. Le Sénat est pourtant monté au créneau contre les régimes spéciaux de retraite, mais pas touche aux rentes des sénateurs.

Le « magot » du Sénat se monte donc à 1,5 milliard d’euros auquel se rajoute un patrimoine immobilier considérable: le Palais du Luxembourg, superbe monument, l’annexe du Petit-Luxembourg, où réside le président du Sénat, les 25 hectares du jardin du Luxembourg, mais il y a aussi les dépendances, moins connues du grand public. Les sénateurs ont toujours pris très à coeur leur propre confort, et ont fait régulièrement de nombreuses acquisitions immobilières dans le quartier du Luxembourg.
Un charmant hôtel particulier situé au 64, boulevard Saint-Michel est la résidence du le premier questeur du Sénat. Les deux autres questeurs résident profitent chacun d’un étage dans l’immeuble du 46, rue de Vaugirard, 1 724 mètres carrés acquis en 2002 pour la coquette somme de 8 millions d’euros, sans compter les importants travaux de rénovation qui y ont été engagés.

Le Sénat mène donc grand train. Ses 1 226 fonctionnaires comptent dans leurs rangs les salaires parmi les plus élevés de la fonction publique. Il s’y rajoutent plus d’un millier d’assistants parlementaires.

A Monsieur Larcher de mettre de l’ordre dans tout cela, s’il le veut vraiment…
Il est telps que contrôle budgétaire et réduction des dépenses et du train de vie de l’état s”applique aussi à nos vénérables sénateurs!

(Source: Patrick Roger, Le Monde)

L’Alask-onomie de Sarah Palin

De tous les 50 états des Etats-Unis, l’Alaska est No. 1 des taxes par habitant et No. 1 des dépenses publiques par habitant.
Son budget fiscal par habitant est 21/2 fois la moyenne nationale; ses dépenses publiques, plus du double.
Le truc c’est que le gouvernement de l’Alaska dépense pour ses propres citoyens, et pour cela taxe ceux du reste des Etats-Unis.
L’Alaska est, par essence, un membre associé de l’OPEP. Il a quatre différentes taxes sur le pétrole extrait, qui produisent 89% des revenus de l’état.
En moyenne 3/4 de la valeur d’un barril est prise par le gouvernement avant que le pétrole quitte l’état. Chaque habitant d’Alaska reçoit tous les ans 2.000$ de revenus pétroliers, plus un surplus de 1.200$ que Palin a fait voter l’an dernier pour tirer avantage de la hausse du pétrole. Toute la compassion que le gouverneur de l’Alaska exprime pour les gens sous le 48e parallèle qui souffrent de la hausse du carburant et n’arrivent plus à chauffer leur maison, ne sont que des larmes de crocodile.
Et, comme si cela ne suffisait pas, l’Alaska est aussi No. 1, année après année, en subventions reçues de Washington.
(Time)