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Bernard Tapie en grande forme chez Jean-Michel Apathie

L’ambiance était quelque per tendue le 09.08.2008 sur RTL entre Jean-Michel Aphatie et Bernard Tapie, qui s’exprimait pour la première fois depuis qu’il a touché ses indemnités dans le litige qui l’oppose au Crédit Lyonnais. Rappelons que Bernard Tapie a été volé au coin du bois par les gangsters du Crédit Lyonnais lors de la vente d’Adidas à Roger Louis-Dreyfuss.
L’entretien commence d’une manière plutôt classique, le journaliste interroge Tapie sur son audition mercredi à l’Assemblée nationale, au sujet du jugement arbitral qui lui a attribué 285 millions d’euros d’indemnités. Tapie répond fort à propos aux critiques de François Bayrou, vous savez celui qui entend des voix, et parle de ses relations avec Nicolas Sarkozy. «Je ne suis pas ami avec Nicolas Sarkozy, j’aurais bien aimé, mais ce n’est pas le cas.»

Bras de fer entre les deux hommes
Le climat s’envenime lorsque Aphatie enchaîne sur une question démagogique. Il interroge son interlocteur sur les 330.000 euros qui auraient été touchés par les trois arbitres qui ont étudié le dossier de Bernard Tapie/Crédit Lyonnais et rendu leur arbitarge, question dont le sieur Apathie connait parfaitement la réponse. Tapie reproche alors vertement à Apathie.
«Non, ce n’est pas ça…» reprend-il. «C’est poser les questions pour laisser croire à ceux qui vous entendent que le fait de toucher des honoraires rend la sentence suspecte. Et voilà je ne suis pas plus con que vous, je comprends ce que vous voulez faire.» Le bras de fer est engagé entre les deux hommes, le journaliste essaye le repli en changeant de question et l’interview se termine dans une tension perceptible.

Jean-Michel Aphatie déclenche les foudres de Bernard Tapie
Sitôt l’entretien terminé, Jean-Michel Aphatie revient à la charge et poste un billet sur son blog, sous le titre «La colère de Bernard Tapie» pour expliquer à ses auditeurs sa version de l’histoire.
Selon le journaliste, l’affaire ne s’arrête pas là : «Aussitôt les micros coupés, il s’est levé de fort mauvaise humeur. Bernard Tapie peut être très chaleureux, drôle et séduisant. Il peut aussi se montrer méchant, presque menaçant. La sortie du studio a donc été vive. Il a usé d’un mot à mon égard dont il a assuré, dans le feu de la discussion, qu’il aurait pu le dire au micro. Je le répète donc. “Vous êtes un connard”, a-t-il lancé, rapporte Jean-Michel Aphatie. Ben oui cher Jean-Michel, c’est pas tous les jours qu’on a un devant soi un interlocuteur “sévèrement burné”. T’a pas fait le poids Jean-Mi.

Tapie s’est fait voler honteusement par le Crédit Lyonnais, l’état propriétaire à l’époque de la banque doit payer, normal non?

Mais qu’en est-il vraiment de l’affaire Tapie vs. Crédit Lyonnais?
Les mandataires de la liquidation des époux Tapie vont toucher aujourd’hui 197 millions d’€.
D’autres versements suivront. Au final, après paiement des dettes, les époux Tapie devraient toucher plus de 100 millions d’€.
Cette conclusion (pour l’instant…) fait suite à la décision de la cour arbitrale, la procédure arbitrale ayant été retenue pour dénouer le litige, comme il est fréquent dans les litiges commerciaux.
La cour était composée de l’ancien président du Conseil constitutionnel, Pierre Mazeaud ; l’avocat Jean-Denis Bredin, ancien associé de Robert Badinter, et l’ancien président de la cour d’appel de Paris, Pierre Estoup, trois personnalités dont la probité et les compétences sont indiscutables.
Depuis la publication de la décision arbitrale, les médias s’en donnent à coeur joie: magouille, intervention de Nicolas Sarkozy, procédure scandaleuse.
Le puceau de Pau, vous savez, celui auquel la vierge a annoncé un destin national, monte courageusement au créneau.

Mais qu’en est-il vraiment de l’affaire Tapie vs. Crédit Lyonnais?

En 1992, Bernard Tapie, nommé ministre de François Mitterrand, demande à la SDBO et à sa société mère, le Crédit lyonnais, de vendre Adidas à son profit.
Dans leur rapport, dont des extraits édifiants ont été publiés par l’Express, les arbitres sont accablants pour le Crédit Lyonnais et ses dirigeants de l’époque: “Il apparaît clairement que la banque a procédé à un montage occulte faisant échapper toutes les plus-values au groupe Tapie, mais également à l’impôt” ; “la banque a failli à ses obligations”. De plus, pour accorder “aux liquidateurs une indemnité de 45 millions d’euros en réparation d’un préjudice moral d’une très lourde gravité”, les arbitres détaillent “la violente campagne de presse conduite par la banque usant par tous les moyens du nom de Tapie [...] destinée à briser chez eux [NDLR : les époux Tapie] tout avenir professionnel et toute réputation”.
Le Crédit Lyonnais dont les dirigeants de l’époque étaient grands spécialistes en magouilles en tout genre, sur le dos du contribuable, puisque la banque était propriété de l’état, aurait donc monté une pyramide de sociétés écran et de portage afin de vendre Adidas à l’homme d’affaire Robert Louis-Dreyfuss et de spolier les époux Tapie; la vente s’est conclue à 4,4 milliards de francs, alors que les époux Tapie n’en ont vu que la moitié, et n’ont bien sûr jamais été informés du prix réel de la vente.

Tapie ou pas, tout client d’une banque à laquelle il confie ses intérêts, a le droit d’être traité honnêtement, de ne pas se faire voler au coin du bois, et si c’est en fait l’état actionnaire qui a couvert par incompétence et laxisme les agissements de la banque, c’est à lui de payer les dégâts, pas de quoi en faire un plat.
Les dirigeants du Crédit Lyonnais de l’époque devraient être traînés en justice.

“Ambush marketing” aux jeux olympiques de Pékin 2008

Les marques qui ne sont pas sponsor officiel des jeux olympiques, s’organisent pour être présentes malgré tout et profiter sur le marché chinois de la vague jeux olympiques. Elles utilisent la technique de l’”ambush marketing”, qui consiste à rendre visible une marque lors d’un événement de façon détournée et sans verser l’argent pour devenir sponsor officiel et y associer son image. Voici quelques exemples…

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