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Les pays les plus conviviaux selon les expatriés: Canada, Allemagne, Australie

La banque britannique HSBC a fait réaliser en 2008, auprès de 2.155 expatriés de 48 pays, une étude sur les caractéristiques de convivialité des pays d’accueil. Les pays avec moins de trente réponses ont été considérés comme non significatifs. Les 14 pays restant ont été classés selon quatre catégories: capacité à se lier avec des locaux, nombre de ceux qui ont rejoint des groupes communautaires, nombre de ceux qui ont appris la langue et % de ceux qui ont acheté une propriété.

1. Canada, amis locaux: 1, groupes communautaires: 3, ont appris la langue: 10, ont acheté une propriété: 2
2. Allemagne, amis locaux: 2, groupes communautaires: 1, ont appris la langue: 1, ont acheté une propriété: 9
3. Australie, amis locaux: 3, groupes communautaires: 14, ont appris la langue: 14, ont acheté une propriété: 8
4. Royaume Unis, amis locaux: 4, groupes communautaires: 8, ont appris la langue: 12, ont acheté une propriété: 10
5. Inde, amis locaux: 5, groupes communautaires: 13, ont appris la langue: 7, ont acheté une propriété: 14
6. USA, amis locaux: 6, groupes communautaires: 3, ont appris la langue: 13, ont acheté une propriété: 4
7. Hong Kong, amis locaux: 6, groupes communautaires: 3, ont appris la langue: 13, ont acheté une propriété: 4
8. Espagne, amis locaux: 7, groupes communautaires: 10, ont appris la langue: 2, ont acheté une propriété: 3
9. France, amis locaux: 9, groupes communautaires: 8, ont appris la langue: 5, ont acheté une propriété: 1
10. Pays Bas, amis locaux: 10, groupes communautaires: 7, ont appris la langue: 4, ont acheté une propriété: 6
11. Chine, amis locaux: 11, groupes communautaires: 12, ont appris la langue: 6, ont acheté une propriété: 13
12. Belgique, amis locaux: 12, groupes communautaires: 6, ont appris la langue: 2, ont acheté une propriété: 5
13. Singapour, amis locaux: 13, groupes communautaires: 3, ont appris la langue: 9, ont acheté une propriété: 12
14. Emirats Arabes Unis, amis locaux: 14, groupes communautaires: 10, ont appris la langue: 11, ont acheté une propriété: 7

Le Taj Mahal Palace, âme luxueuse de Bombay

Refuge de luxe pour visiteurs fortunés: le Taj Mahal Palace de Bombay est l’un des plus célèbres hôtels du mondei. Depuis des semaines, un attentat était craint, mais les mesures de sécurité ne furent renforcées que plus tard que dans d’autres hôtels.
Lorsque Jamsetji Nusserwanji Tata s’est vu refuser il y a un siècle l’accès à un hôtel britannique, il n’a pas tergiversé: l’entrepreneur a fondé le 1er avril 1902 sa propre chaîne d’hôtels, la Indian Hotels Company, dont est issue l’une des plus importantes chaînes hôtelières d’Asie, les Taj Hotels.
Le rêve de Tata était d’ouvrir un véritable hôtel indien dans la métropole de l’océan indien. Les travaux débutèrent en 1898 et en décembre 1903, l’hôtel accueilli ses premiers hôtes. Tata avait investi une fortune dans les installations.

Symbole de l’entrée dans la modernité
Ce que le Taj Mahal était pour l’Inde, le Taj Mahal Hotel devait l’être pour Bombay, un exemple de culture et d’histoire indienne, connu et admiré dans le monde entier.
Les terroristes l’ont très consciemment choisi pour leur attaque, comme symbole.
« L’hôtel était très bien rempli, » dit un expert de la branche, « le remplissage connaissait une forte croissance. » il se situe en moyenne à 80%. 70% de la clientèle est étrangère.
A partir de 500 US-Dollar commencent les prix pour une nuit sans petit-déjeuner dans l’une des 287 chambres de la Heritage Wing, le palace historique. Déjà pour 350 à 370 Dollar on peut descendre dans le bâtiment Tower Wing construit en 1973, une horreur de 23 étages en béton avec 278 chambres.
Pour un total de 565 chambres il y a 1800 employés, un anachronisme même dans l’hôtellerie de luxe indienne.

En Inde, ingénieurs contre leur volonté

Les parents décident, les enfants obéissent: le choix du métier futur est souvent, en Inde, l’affaire de papa et de maman, et ils poussent de plus en plus leurs enfants à devenir dévelopeurs de software ou ingénieurs. Le secteur de l’informatique constate de plus en plus que nombre de diplômés ne sont pas motivés. C’est ce que rapporte Der Spiegel.

La volonté des parents compte plus que tout dans un pays où l’institution familiale façonne la société, où vivent souvent sous le même toit trois générations, plus oncles et tantes, où les parents choisissent le partenaire de leurs enfants, et justement leur métier.
Dans les années 50 et 60, une carrière de fonctionnaire ou de militaire étaient au sommet de la liste des parents, plus tard ce fut médecin. Depuis le développement de l’industrie informatique indienne dans les années 90, ce sont les métiers de programmeur et d’ingénieur qui sont au sommet.

Les sociétés d’informatique constatent de plus en plus qu’en Inde, les candidats ne sont pas vraiment enthousiastes ni motivés par le domaine. Chez SAP aussi, on voit qu’une majorité des jeunes indiens qui postulent aurait préféré s’orienter vers une autre branche.
Environ 90.000 jeunes diplômés universitaires indiens ont postulé dans l’entreprise en 2007. Environ 1.000 ont été embauchés.

Les jeunes embauchés dans l’industrie informatique sont, en Inde, sensiblement plus jeunes qu’en occident: à 24 ans de nombreux indiens ont terminé leurs études universitaires et cherchent un job. L’âge moyen des employés de SAP à Bengalore est de 27 ans, contre 37 ans pour l’entreprise dans le monde.
Pour les entreprises se pose de plus en plus le problème de trier dans ce flot de postulants ceux qui veulent vraiment le job, par passion, et non par la volonté de leurs parents.

Recrutement par co-optation

Les jeunes diplômés sont sous une énorme pression: ils doivent satisfaire les ambitions des parents, exister devant leurs amis, et pour cela décrocher un job dans un groupe de renom, mais aussi grimper vite dans la hiérarchie. La hiérarchie compte beaucoup en Inde.
Les sociétés d’informatique étrangères le savent bien, et ont développé pour leurs filiales en Inde de nouvelles appellations hiérarchiques. « Notre système de grille est le même dans le monde entier », dit Clas Neumann, chef de SAP Labs en Inde. « Les titres et les fonctions sont comparables au niveau mondial. Mais nous avons créé en Inde, dans le cadre de ce système, plusieurs échelons, pour que nos collaborateurs puissent avoir des promotions plus fréquentes, par exemple de dévelopeur à dévelopeur-sénior. » Cela n’a aucune incidence sur le travail. « Mais nos collaborateurs peuvent dire à leur famille et à leurs amis: ‘Voyez, je suis promu’. »
Le plus grand problème n’est pourtant pas que quelqu’un soit ingénieur contre sa volonté. C’est, malgré le grand nombre de diplômés, le manque de jeunes recrus.

Grilles de salaires dans le journal

Il arrive fréquemment qu’un nouvel embauché ne se présente pas, ayant trouvé un job mieux payé. SAP ne recrute plus par annonces dans le presse, ni directement dans les campus universitaires, comme dans les années 90, mais par co-optation par des salariés. Presque toutes les sociétés informatiques payent des primes pour cela à leurs employés. « Ces nouveaux collaborateurs ne quittent pas l’entreprise si rapidement, ils ont une responsabilité envers leur ami qui a servi d’intermédiaire. »
Garder les gens est une tâche importante des Ressources Humaines. « En ce qui concerne les salaires, c’est déjà très transparent en Inde - les journaux publient régulièrement les grilles de salaires de telle ou telle entreprise », dit Neumann. SAP paye dans la moyenne: un jeune ingénieur débutant touche entre 7000 et 9000 Euro par an. Beaucoup d’argent en Inde.
Mais le plus important sont les familles - les grosses entreprises indienne en informatique organisent régulièrement des journées des familles. Les employés montrent à leurs parents leur locaux de travail. Ce ne sont pas que les conjoints et enfants qui viennent, mais toujours aussi les parents.

Pakistan, attention danger!

Le général Pervez Musharraf vient d’annoncer qu’il quitterait prochainement la présidence du Pakistan. Cela semble une bonne nouvelle: un dictateur militaire, peu soucieux des droits de l’homme et de la démocratie, qui disparaît de la scène mondiale. Et maintenant? Poursuivre la lecture de «Pakistan, attention danger!»