L’alcool pas besoin d’être ivre pour en mourir
Par Jakouiller le jeudi 7 décembre 2006 à 11:14
En baisse continue de consommation depuis quarante ans, l'alcool reste la substance psychoactive préférée des Français. Seulement 5 % déclarent n'en avoir jamais bu, 28 % en consomment régulièrement, 17 % tous les jours. 45.000 français meurent tous les ans de consommation excessive…Les consommateurs réguliers excessifs sont très nombreux : plus d'un homme sur cinq (20,2 %) et près d'une femme sur quinze (6,3 %) dépassent quotidiennement les seuils de consommation à risque. Cette proportion est d'autant plus inquiétante que l'usage de l'alcool se caractérise par un continuum entre la consommation à risque et la dépendance, et que le passage de l'un à l'autre est toujours insidieux. Selon mon médecin, on est dépendant lorsqu’on ne peut arrêter sa consommation d’alcool sans difficulté pendant 15 jours en continu.
En règle générale, les seuils de risque fixés par l'OMS (Organisation mondiale de la santé) de 3 verres d'alcool maximum par jour pour les hommes, 2 pour les femmes, sont peu connus.
Au-delà de cette limite, l’OMS estime que le consommateur prend des risques pour sa santé.
- Les risques de maladies suivantes sont augmentés :
- Cancers (bouche, gorge, œsophage, foie)
- Maladies cardiaques
- Cirrhoses du foie, pancréatites
- Maladies du système nerveux (névrites, atteintes de la mémoire)
- Troubles psychiques (irritabilité, anxiété, insomnie, dépression)
Les populations jugées vulnérables, comme les jeunes, suscitent les principales préoccupations. Bien que le binge drinking (ivresse de fin de semaine) soit moins répandu en France qu'en Grande-Bretagne ou dans les pays nordiques, nombre de parents s'alarment des fortes alcoolisations du week-end. Pour y remédier, les participants aux Etats généraux de l'alcool, qui se sont tenus du 7 octobre au 25 novembre dans les 26 régions de métropole et des DOM-TOM, ont souhaité que l'interdiction de vente d'alcool aux moins de 16 ans soit effectivement respectée par les débitants de boisson, et que les unités d'alcool contenues dans chaque bouteille soient clairement identifiées. Ils demandent également une régulation du marketing des alcooliers sur les fêtes étudiantes, certains y écoulant gratuitement d'importants stocks de bouteilles.
« La France vit un paradoxe hallucinant en matière d'alcool. Ce produit coûte la vie à 45 000 personnes par an, il affecte négativement la vie de près 5 millions de personnes et, pourtant, la question n'est quasiment jamais débattue publiquement. La révolution presque idéologique qui s'est opérée sur la question du tabac en France, je la rêve aujourd'hui sur l'alcool, » dénonce Philippe Batel, psychiatre alcoologue.
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et pas besoins de mourir pour être ivre non ??
plus sérieusement... on empèche déjà les gens de fumer ( je ne fume pas... ) ensuite on va nous empécher de boire...
bientot on nous empèchera de manger gras, puis salé, puis on devra s'habiller en blanc...
hmmmmmmmmm.... il faut faire attention avec ce genre de choses...
ce n'est pas à l'état de DECIDER pour nous...
chacun peut être libre de se tuer comme il veut non ? tant qu'il n'entraine personne avec lui... bah tant pis pour lui...
Luc
@luc muller, et le coût social? Faut-il alors ne plus rembouser les fumeurs ou les alcooliques?
Jakouiller