Tsunami Royal au parti socialiste

Par Jakouiller le vendredi 17 novembre 2006 à 17:54

61 % des membres du parti socialiste l'ont suivie. Laurent Fabius subit un échec cuisant.  DSK est battu dans son fief. Analyse du scrutin…

Marie-Ségolène Royal a gagné haut la main l'investiture du PS à l'élection présidentielle de 2007. Le choix est net puisque seuls 0,6 % des suffrages exprimés ont été comptabilisés blancs ou nuls. La participation s'est révélée exceptionnelle à 82,3%.
La première femme candidate dans l'histoire du PS a recueilli 60,7 % des suffrages, loin devant ses rivaux. Dominique Strauss-Kahn arrive en deuxième position, avec 20,6 %, suivi de Laurent Fabius avec 18,7 %.

Hormis la Seine-Maritime, la Haute-Corse et Mayotte, restées fidèles à Fabius, Royal est arrivée en tête dans toutes les autres fédérations, y compris dans le Val-d'Oise, fief de DSJ. Malgré un bon score à Paris 37,25 %, DSK n'arrive premier dans aucun département.

Pour les deux rivaux de Royal le coup est rude. Il l'est particulièrement pour Fabius, qui avait tout misé sur une ligne « résolument à gauche » et s'était fait le champion du projet du PS. Dans des fédérations acquises de longue date à sa cause, comme la Gironde ou la Seine Saint-Denis, il s'est effondré.
La dernière polémique liée à la diffusion d'une vidéo montrant proposant 35h de présence effective des enseignants dans les collèges n'a donc eu aucun effet. Elle pourrait même s'être retournée contre les amis de DSK, qui l’ont diffusée. Nulle part, l'ancien ministre de l'économie n'a imposé sa vision d'une social-démocratie à la française. Lui aussi a perdu des bastions supposés acquis comme le Puy-de-Dôme ou les Yvelines.

Royal a réalisé ses plus gros scores à la Réunion, où elle s'était rendue pendant la campagne, et en Lozère, le département où elle avait prôné la suppression de la carte scolaire. La Corrèze, département cher à Jacques Chirac mais surtout attaché, côté socialiste, à François Hollande, constitue son troisième meilleur score devant son département électoral, les Deux-Sèvres.

Royal obtient de très bons résultats dans les sections des quartiers populaires, comme à Clichy-sous-Bois. Dans cette ville de Seine-Saint-Denis où avaient commencé les émeutes de banlieue, en novembre 2005, elle supplante le favori, Fabius.

Elle peut aussi se prévaloir de rassembler au-delà du oui et du non à la Consitution européenne. En Basse-Normandie, terre fabiusienne où le non l'avait emporté avec 55 % des voix lors du référendum interne du PS, personne n'avait imaginé que Mme Royal l'emporterait.
Enfin, la condamnation par Royal des propos racistes de Georges Frêche, figure dominante de l'Hérault ralliée à sa candidature, n'a pas eu de coût électoral. Dans cette fédération, près de trois socialistes sur quatre ont voté pour elle.

(Source : Isabelle Mandraud, Le Monde, 18.11.2006)
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Commentaires

  1. 1. Le vendredi 17 novembre 2006 à 18:32

    Etonnant non!

    GED

  2. 2. Le vendredi 17 novembre 2006 à 21:20

    A 5YL, nous avons décidé de sortir l'artillerie lourde. Profitons du fait qu'elle soit une femme. Nerveusement, elle ne tiendra jamais! Aux Armes!

    major tom

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