Les élections présidentielles américaines 2008 (3), situation en novembre 2006

Chris Cillizza du NY Times reprend sa liste des cinq meilleures chances de nomination comme candidat à l’élection présidentielle Américaine en 2006, pour chacun des deux grands partis. Les candidats sont classés dans l’ordre décroissant de leur probabilité d’être désigné…
(Videos des Candidats)

Mais attention, beaucoup de choses peuvent encore changer d’ici les primaires, en 2008. Il y a un an, deux Virginiens, le George Allen (R) et l’ancien gouverneur ark Warner (D) étaient parmi les challengers les plus sérieux. Aujourd’hui, Allen a été battu aux élections sénatoriales et Warner s’est retiré pour des raisons familiales.
 
DEMOCRATES

1. Hillary Rodham Clinton: Pas de surprise. Clinton a remporté un second mandat de Sénateur de New York avec 66% des voix. Elle apparaît d’un point de vue organisation, comme presque comme imbattable dans les primaires démocrates. Elle sera la mieux dotée financièrement, ce qui lui permettra de constituer des équipes de campagne de haut niveau dans chacun des quatre états ou les élections débuteront, un luxe que ces opposants ne pourront se permettre. D’un point de vue politique, elle est vulnérable. Les déclarations sur la guerre en Irak sont en déphasage avec la base démocrate, et elle est clairement vulnérable contre un rival qui a été opposé à la guerre depuis le début.
Néanmoins, en dépit de cette apparenté vulnérabilité, personne n’est mieux plaxé en ce moment pour remporter la nomination.

2. Barack Obama: Obama a la place d’étoile montante du parti démocrate dans la course… qui a été contre la guerre depuis le début. Durant une récente apparition à « Meet the Press » sur NBC, Obama a confirmé qu’il réfléchissait à entrer dans la course à la présidence. Une décision finale dépendra de considérations familiales (il a deux jeunes enfants et personne ne sait ce que sa femme pense d’une candidature). Les forces d’Obama sont évidentes : un énorme buzz à et en-dehors de Washington, et la perception qu’il pourrait lever les $50 millions ou plus pour concurrencer Clinton. Ses points faibles ? Manque d’organisation dans les états de début de primaires et un relatif manque d’expérience au niveau national.

3. John Edwards: on peut soutenir qu’Edwards a eu la meilleure année de tous les candidats sérieux. Il s’est soigneusement repositionné comme voix forte contre la guerre en Irak, a courtise assidûment les syndicats, et montré qu’il avait gagné une bonne opinion chez les électeurs, particulièrement dans l’état clé de l’Iowa. La question The one persistante pour Edwards est de savoir s’il pourra récolter les dizaines de millions nécessaires pour concurrencer Clinton et peut-être Obama. Durant sa course en 2004 Edwards s’appuyait principalement sur les avocats pour financer sa campagne, et certaines personnes liées à d’autres campagnes potentielles disent qu’il ne recevra pas ce type de support unanime,  s’il devait concourir en 2008.


4. Evan Bayh:
l’un des vainqueurs méconnus des midterm elections fut le Sénateur de l’Indiana. Bayh a dépensé beaucoup de son capital politique en Indiana pour aider à faire élire des démocrates dans les 2e, 8e et 9e districts du Congrès. Cela a payé. Les trois sièges sont allés aux démocrates, fournissant à Bayh un joli sujet de conversation en Iowa, New Hampshire et au-delà, sur le succès de sa politique modérée. Mais, un message centriste peut-il attirer les activistes libéraux qui dominent les états les premiers à voter dans les primaires. La route est rude pour Bayh, mais il est aussi bien organisé que beaucoup d’autres candidats, et a réuni une équipe très impressionnante et expérimentée.

5. Bill Richardson: il a peut-être  le plus impressionnant CV de tous ceux sur la liste : deux mandats de gouverneur, membre du Congrès, ambassadeur, chef de cabinet. Il est Latino Américain, le groupe d’électeurs en plus forte croissance dans le pays. Ceci dit, Richardson n’est pas le plus discipliné des hommes politiques, un trait qui pourrait être à son détriment dans le vol long courrier d’une campagne présidentielle. Mais quel autre candidat potentiel aurait pu faire une telle pub ?


REPUBLICAINS

1. John McCain: personne n’a eu de meilleure année politique que McCain. Publiquement, il a fait campagne pour les législateurs du GOP en danger, en tant que seule figure nationale bienvenue dans tous les districts du pays. En privé, son équipe-en-attente a courtisé des figures de l’establishment et des officiels élus du parti, cherchant à répondre aux interrogations sur l’aptitude de McCain de guérir les divisions résultant de sa compétition avec George W. Bush en 2000. Au cours des deux derniers mois, McCain a méthodiquement révélé les noms de ses soutiens dans les états clés cherchant à construire un état d’esprit d’élan et de progrès. Quelques nouvelles personnalités importantes vont le rejoindre dans les prochaines semaines, qui montreront la profondeur de l’implantation de McCain dans l’establishment du parti.

2. Mitt Romney: Le gouverneur du Massachusetts a eu une bonne année, malheureusement couronnée par la lourde défaite des Républicains aux élections, y compris dans son propre état. Alors que McCain a révélé les noms de ses soutiens pour ‘08 au goutte à goutte, Romney a opté pour le choc et l’intimidation avec ses annonces des listes massives en Iowa, au New Hampshire et au Michigan remplies de noms impressionnants et influents. Romney est le meilleur candidat brut dans le camp Républicain et il est l’égal d’Obama et d’Edwards en termes de charisme. Il lui reste a répondre aux doutes des conservateurs sur son temps au Massachusetts et ses apparentes voltes-faces sur certaines questions sociales. Et ensuite il y a la question Mormone.

3. Rudy Giuliani: si Giuliani envisage réellement d’être candidat, il prend décidemment une approche non-orthodoxe. Giuliani n’a pas de staff dans les premiers états et ne semble pas faire grand-chose pour courtiser les donateurs clés et les activistes à travers le pays. Il est possible qu’il fasse tout cela en secret, mais c’est douteux. Giuliani a passé les derniers mois de 2006 a voyager à travers le pays pour les candidats Républicains, comme un homme intéressé à un poste national. S’il est candidat il devra modérer ou expliquer ses positions libérales sur l’avortement et le mariage gay.

4. Mike Huckabee: l’année ressemble à une opportunité gâchée pour le gouverneur sortant de l’Arkansas. Huckabee  a bien fait de nombreux voyages en Iowa, au New Hampshire et en Caroline du Sud. Mais l’attention qu’il a portée à ces états n’a pas résulté en un noyau de tacticiens dans chaque état pour être son avocat. Le profil de Huckabee, pasteur Baptiste, gouverneur du Sud, est très attractif et devrait en faire un candidat de choix. La question est de savoir si lui et son équipe de campagne sont prêts 

5. Newt Gingrich: Gingrich a passé l’année à se positionner comme un agent de changement dans le parti qu’il a aidé à conduire au pouvoir en 1994. Depuis sa démission de la Chambre après les élections de 1998, Gingrich a quelque peu retaillé son image, et même ses détracteurs admettent qu’il est l’un des meilleurs « homme à idées » du parti.  Gingrich, comme Giuliani, semble aimer plus être cité comme présidentiable, que faire campagne réellement.

(Source: Chris Cillizza, The NY Times, 10.11.2008)
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1 Réponse à “Les élections présidentielles américaines 2008 (3), situation en novembre 2006”


  1. 1 charles

    merci pour ce complémént. où trouvez vous toutes ces infos (en particulier sur les constitutions de staff électoraux locaux?
    encore bravo. c clair, sympa et impartial.

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