La Gazette du parti socialiste -3- 23 sept.

Divorce entre Strauss-Kahn et Jospin…
Le NPS d’Henri Emanuelli déchiré…
Jakouille la Fripouille a découvert l’inspirateur de Ségolène Royal…

Divorce entre Strauss-Kahn et Jospin
« La détermination de DSK est totale… La question du retrait de Dominique Strauss-Khan ne se pose absolument pas… Ses analyses et le projet de DSK sont très différents de ceux de Lionel Jospin, » a déclaré le député PS de Paris Jean-Marie Le Guen, proche de Dominique Strauss-Kahn, dans un entretien au Parisien/Aujourd’hui en France du 23.09.2006.
Jean-Marie Le Guen regrette chez Jospin « une certaine acrimonie et même un certain mépris vis-à-vis des autres candidats, ce qui est injuste et improductif pour le parti socialiste ».
Une candidature Jospin serait, selon lui, « incongrue et correspondrait essentiellement à une démarche personnelle ».

Ainsi à écouter Lionel Jospin expliquer, jour après jour, qu’il y a « trop de candidats », Dominique Strauss-Kahn finit par voir rouge. Non, DSK ne se retirera pas de la course à l’investiture présidentielle du PS au profit de Jospin, et le fait savoir.

Dans les rangs « strauss-kahniens », où se retrouvent nombre d’anciens tenants de Lionel Jospin, dont Jean-Christophe Cambadélis et Jean-Marie Le Guen, la colère monte. Il n’est plus temps de prendre des gants, alors que la pression s’accroît et que l’hypothèse de la candidature Jospin prend forme.
« Si on partage une même culture avec Lionel Jospin, nous n’avons absolument pas la même analyse, ni le même projet. Nous pensons qu’il y a une aspiration au renouvellement de la gauche. Or, Lionel se fait le défenseur du statu quo, il ne perçoit pas cette aspiration… On a des regrets pour la personne, mais aucune nostalgie pour l’action politique, » déclare encore Le Guen.
Le divorce est consommé. Et il se fait dans la douleur.

«  On ne croit pas à la tentative de restauration d’un PS un peu mythique que Lionel essaie de mettre en oeuvre et qui correspond à celui des années 1980, pas à un socialisme de propositions que nous voulons promouvoir », lance Le Guen qui se dit « étonné et triste que Lionel ne se rende pas compte du décalage. Dans le genre défense de la tradition, Laurent Fabius est aujourd’hui plus convaincant ».

Le renouvellement du parti socialiste mis en avant par DSK et ses partisans est aussi le terrain Ségolène Royal qui en a fait le coeur de sa campagne. Mais, «  on s’en distingue puisque chez Ségolène, cela passe surtout par la forme et dans l’ambiguïté » assure-t-on dans le camp DSK…

Le courant NPS d’Henri Emanuelli déchiré
Le courant d’Henri Emmanuelli et de Vincent Peillon, réuni ce week-end à Saint-Nazaire, est très réservé sur la candidature de Ségolène Royal.
Il aura fort à faire pour préserver une unité qui ne soit pas que de façade.
Depuis un an en effet, le NPS a dû faire face à des restructurations successives: l’arrivée d’Henri Emmanuelli et ses amis il y a un an, le départ d’Arnaud Montebourg et des siens deux mois plus tard…
Une majorité des élus de poids du NPS (6 députés sur un total de 10) a signé un texte affirmant que la députée des Deux-Sèvres est au PS « la seule capable d’incarner le renouveau politique », sans attendre une position commune du courant.

De son côté, Henri Emmanuelli, héritier du mitterrandisme et issu de la vieille génération, a toujours incarné au PS une ligne de gauche et une culture politique qui est aux antipodes du recours aux « citoyens-experts » de Ségolène Royal comme planche de salut. Il serait plutôt favorable à une solution institutionnelle : à savoir, le premier secrétaire actuel, François Hollande.
Sans prendre position sur un nom, la direction du NPS travaille ces jours-ci à une synthèse autour d’un document exprimant les choix politiques qu’elle souhaite voir portés par le candidat socialiste.

Jakouille la Fripouille a découvert l’inspirateur de Ségolène Royal
Il s’agit ni plus ni moins que du sulfureux ministre polonais de l’éducation, Roman Giertych, leader du parti d’extrême droite, catholique intégriste, la Ligue des familles polonaises (LPR).
Son projet, afin d’améliorer la sécurité est de créer, d’ici deux ans, des établissements disciplinaires pour les élèves à problèmes, ces écoles étant placées sous la coupe de militaires à la retraite.
Ca ne vous rappelle rien ?

(Sources : Isabelle Mandraud, Le Monde du 24.09.2006 ; NouvelObs du 23.09.2006)

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