Congo : violentes critiques contre le général chef des forces de paix

Par Jakouiller le mercredi 30 août 2006 à 15:29

Au Congo, alors que la violence montait, le chef des forces de paix de l’Union Européenne, le général Allemand Karlheinz Viereck n’était pas sur place…

Il était en vacances chez son amie en Suède. Viereck est maintenant durement critiqué par d’anciens généraux Allemands.

Le général a.D. Helmut Harff n’en a pas cru ses yeux quand il a appris par la presse les vacances de Vierreck en période de crise : « Le comportement de Vierreck n’est pas convenable pour un général Allemand. »

Ce qui est reproché au général Viereck s’est passé il y a quelques jours. Quand le 21.08.2006, les troupes de l’Eufor au Congo eurent à faire face à une situation de crise, leur chef séjournait en Suède chez son amie. La crise fut résolue par une attaque des gardes du corps du président Joseph Kabila (largement entête du premier tour des élections) contre la maison de son challenger Jean-Pierre Bemba. Les soldats de l’Eufor durent porter secours à des diplomates étrangers qui était, à ce moment dans la maison de Bemba pour des discussions.

Il est totalement incompréhensible que, dans une telle situation, Viereck n’ait pas été sur place, dit le général a.D. Harff. Celui-ci est connu pour ne pas mâcher ses mots. Au Kosovo il s’était signalé par sa position sans compromis contre les troupes Serbes.
D’autres critiques virulentes contre Viereck émanent également d’un ex-général de haut rang, qui n’a pas voulu être nommé : « Il est absolument clair que la situation au Congo après le premier tour des élections deviendrait très critique. Prendre des vacances à un tel moment est inexcusable. »

Critiquer publiquement ainsi un camarade n’arrive que très exceptionnellement dans la Bundeswehr. Mais après tout ce qu’il a entendu, il ne pouvait agir autrement, dit Harff. « Même ultérieurement, Viereck ne voit pas sa faute. » Dans une interview au Bild-Zeitung, il avait dit : « Je ne me fais aucun reproche et ai agi de façon adaptée dans cette situation. » 

Viereck justifie que grâce au téléphone et à l’ordinateur portable, il avait à tout moment gardé le contrôle. Pour Harff et son camarade resté anonyme, la technique ne remplace pas la présence sur place et les échanges avec les officiers.

(Source : Christian Teevs, Der Spiegel du 30.08.2006)

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Fuzz

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