Jacques Attali, ancien conseiller le plus proche de François Mitterand, dans sa chronique dans L’Express du 24.08.2006, écrit qu’il faudra juger les candidats à la présidentielle sur leur capacité à dire la vérité sur les menaces qui pèsent sur la France (endettement, vieillissement, pays travaillant trop peu,…)
« Les actions à entreprendre sont claires, simples, mathématiquement indiscutables. Elles peuvent être résumées en quelques lignes terribles: il faudra, progressivement, réduire de moitié la dette publique, retarder de huit ans l’âge de la retraite, accueillir 500 000 travailleurs étrangers par an, permettre à ceux qui le voudront de travailler au-delà de 35 heures, doubler les dépenses publiques par étudiant à l’université et décider en conséquence d’économies budgétaires et de hausses d’impôts. »
Il estime que si ces réformes ne sont pas appliquées durant le prochain quinquennat, il ne sera plus possible de financer les retraites ni la charge de la dette.
« Il appartient aux électeurs d’exiger des candidats qu’ils parlent de ces sujets, qu’ils reconnaissent publiquement ce que tout le monde sait. »
Avec un tel programme on ne devient pas Président. Là est tout le problème mais alors qu’elle est la solution ?