Comment va s’y prendre le parti socialiste pour expliquer aux Français qu’il va relancer la croissance qui maintenant est déjà là, qu’il va réduire le chômage qui est déjà en forte baisse ?
Le PIB de la France a progressé d’au moins 1,1 % au deuxième trimestre, le meilleur score depuis six ans, et il est très peu probable que cette croissance retombe comme un soufflé.
Cette amélioration rapide du climat économique pourrait bien changer le débat de la prochaine élection présidentielle.
Le Parti socialiste va être dans l’obligation de trouver d’autres munitions que celles qu’il avait listées dans son programme « Réussir Ensemble » : [les expressions entre « » sont extraites du projet socialiste] généralisation des 35 heures (« Nous relancerons la négociation sur le temps de travail, pour étendre le bénéfice des 35 heures, avec création d’emplois, à tous les salariés »), renchérissement du coût du travail (« rééquilibrer le partage de la valeur ajoutée entre le travail et le capital et rénover les grilles de classification », « Smic à 1500€ »), impôts nouveaux notamment pour les cadres (« impôt citoyen sur le revenu en harmonisant les bases fiscales de l’impôt sur le revenu, qui seront élargies, avec celles de la CSG et en rendant celle-ci progressive »), renationalisation coûteuse d’EDF (« contrôle public à 100 % d’EDF et[nous] mettrons en place un pôle public de l’énergie entre EDF et GDF, dont nous refusons la privatisation »), j’en passe et des meilleures…
Le PS comptait argumenter sur l’incapacité de la droite à créer de la croissance, et convaincre les électeurs que lui saurait le faire. Le premier point du projet socialiste veut « relancer la croissance ». Mais si la croissance est toujours là début 2007, à quoi bon la relancer ?
De même Pour l’emploi. Le parti socialiste comptait attaquer la droite sur son incapacité à faire reculer le chômage. Or le taux de chômage pourrait bien, en fin 2006, descendre sous la barre des 8,6 %, le seuil sur lequel était venu buter Jospin. Que faire alors ?
Jusqu’à présent, le PS se moquait de la baisse du chômage « en trompe l’œil », biaisée par l’évolution démographique et la hausse des radiations. Or il n’y a rien de mystérieux à ce que le chômage reflue quand la croissance s’accélère, tout les Français le comprennent.
La croissance étant objectivement là, c’est alors sur la répartition de ses fruits que le PS va attaquer. Mais si l’on se fie aux recettes éculées et sommaires qu’il propose aux électeurs dans son projet, il aura du mal à convaincre les Français qu’il peut, mieux que la droite, doper leur pouvoir d’achat.
Il y a bien un sujet sur lequel le parti socialiste pourrait jouer son va-tout, c’est celui de la dette publique. Le bilan de la droite est catastrophique. La dette représentera environ 66 % du PIB fin 2006 contre 56,8 % fin 2001.
Mais le parti socialiste, qui propose un projet dont le coût est exorbitant (plus de 100 milliards d’euros) est mal placé pour tirer profit de cette faille, alors qu’il propose d’augmenter fortement les dépenses publiques. Ses dirigeants sont bien sûr convaincus de la nécessité de réduire les dépenses publiques, mais comme leurs électeurs sont d’un avis contraire, ils préfèrent la démagogie.
Jugent-ils les Français assez idiots pour ne pas comprendre que les 1 100 milliards d’euros de dette à rembourser va ruiner à l’avance leurs enfants et leurs petits-enfants.
Pour les socialistes français, keynésiens nostalgiques ou attardés pour lesquels le salut vient de l’état, une gauche digne de ce nom ne peut faire de lla réduction du train de vie de l’état un thème de campagne.
Pourtant, les exemples récents venus de l’étranger démontrent pourtant que la vertu budgétaire n’est guère de droite.
Le démocrate Clinton a mieux géré les finances de l’Etat que George Bush ou Ronald Reagan, Tony Blair mieux que John Major, Romano Prodi mieux que Silvio Berlusconi.
C’est ce qu’a bien compris le sénateur-maire PS de Mulhouse, Jean-Marie Bockel.
Pourquoi le parti socialiste reste-t-il à ce point archaïque ?
(Source : PIERRE-ANTOINE DELHOMMAIS, Le Monde du 20.08.2006)
Vous savez trés bien Monsieur Jakouille la fripouille que pendant six mois tout va aller bien, reprise de l’activité et de la consommation des ménages, baisse du chomage, etc….peut-être même on aura une baisse de l’essence, elle a tellement augmenté pour les vacances, mais aprés les élections tout sera dans le rouge, çà a été comme çà depuis la nuit des temps, alors on y croit plus …………………….
Non ben c’est pas faux c’est pas avec la gauche qu’on avancerait..
@wouaren : T’exagères un peu… tu peux ne pas être d’accord avec Jakouille (c’est mon cas par exemple) mais on ne peut quand même pas lui reprocher d’écrire un article pourri ! Je le trouve plutôt bien écrit et travaillé …
Moi c’est surtout le discours de Segolène Royal qui me fait sourir
"On va relancer la croissance !!" Ok, mais comment?
"Nous allons redonner aux jeunes la place qu’ils meritent" ok, mais comment? Et puis c’est un peu gonflé puisque ne paye t on pas la politique de Mitterand la?
Elle passe très bien à la télé mais à l’heure actuelle, elle n’a RIEN dit de concret.
Entre le guerrier Sarko et l’aphone Royal, j’ai bien peur. Clinton, tu veux pas devenir président de la France? J’aimais bien Clinton. Oh et puis non. Bernard Menez, allez ..
Salut,
Ségolène est pas super, mais c’est la moins pire de tous, enfin j’espère …
Moi c’est surtout le discours de Segolène Royal qui me fait sourir
"On va relancer la croissance !!" Ok, mais comment?
"Nous allons redonner aux jeunes la place qu’ils meritent" ok, mais comment? Et puis c’est un peu gonflé puisque ne paye t on pas la politique de Mitterand la?
Elle passe très bien à la télé mais à l’heure actuelle, elle n’a RIEN dit de concret.
Entre le guerrier Sarko et l’aphone Royal, j’ai bien peur. Clinton, tu veux pas devenir président de la France? J’aimais bien Clinton. Oh et puis non. Bernard Menez, allez ..
Bugmenot, je suis un peu en desaccord avec toi.
Le probleme avec Royal (c’est drole comme nom pour une socialiste, non?) est qu’on ne sait rien. Et dans son passé, elle n’a rien fait non plus qui soit particulierement positif (ni negatif non plus). Moi je veux surtout que ça change en France. Moins d’impots, moins d’etat, moins de lois debile (dadvsi, fiscalité assomante)et surtout moins de racisme … Bref .. En plus, j’ai lu dans une itw d’Arnaud de Montebourg qu’ils allaient augmenter les impots .. Je reve ..
L’avantage avec Sarko (c’est le seul
) c’est qu’on sait qu’avec lui, ca va bouger. Mais dans quel sens ??? La est la question …
Enfin bref, les elections de 2007 vont être chaudes.
> Redg : Et pourquoi pas Arnold Schwarzenegger ?? Il a eu 60 % d’opinion favorable de la part des Californiens et en plus il fini son mandat en 2007 !
Plus serieusement, c’est vrai que ça va être chaud y’en a pas un qui est vraiment capable. ça serait quand même bien qu’on est un gouvernement qui soit capable de redonner à la France sa puissance, de relancer la recherche, de developper l’industrie (surtout les hautes valeurs ajoutées, la technologie de pointe), de moderniser le pays (HD TV, Wifi en ville, fibre optique), de developper les voies de communications (les autoroutes à deux voies c’est un peu juste, créer de nouvelles liasons TGV, dynamiser le traffic aérien interieur,…)
La croissance française décolle au deuxième trimestre 2006
Coup dur pour les socialistes, la croissance et l’emploi repartent. Mais l’embellie conjoncturelle ne saurait faire oublier que sans réformes libérales de fond, la situation de la France ne changera pas. Elle s’accroche au train de la croissance…