Médicaments - 1. La faillite du système d'incitation aux progrès

Par Jakouiller le mardi 18 avril 2006 à 18:31

Le magazine médical Prescrire publie annuellement un palmarès des progrès thérapeutiques des nouveaux médicaments. Pendant les années 90, 35 à 40% des nouveautés ont apporté un réel progrès thérapeutique. Mais depuis plusieurs années, il montre l'absence persistante de tout progrès d'envergure...

Prescrire écrit dans son édition de février 2006 : "La faillite du système international d'incitation au progrès est flagrants. Cette faillite entraîne en même temps un déclin de la proportion de nouveautés apportant un progrès même modeste..."
Sur 231 nouveaux médicaments (dont 178 génériques), Prescrire constate le faible nombre de ceux qui apportent un réel progrès.



"Dans un système d'innovation en faillite, l'agitation commerciale des firmes s'accroît,"
relève la revue.
La plupart des innovations ne seraient en fait de simples "améliorations" de médicaments déjà existants.

« De nombreux traitements qui apportent un bénéfice infinitésimal dans des pathologies comme l'Alzheimer ou la sclérose en plaques sont quand même pris en charge par la collectivité sous la pression des familles et des proches qui veulent que l'on fasse quelque chose, » souligne Philippe Pignarre, auteur du Grand secret de l'industrie pharmaceutique.
Non seulement les innovations déclinent en nombre, mais aussi en parts de marché. Les découvertes sont rarement des futurs blockbusters (médicaments générant un chiffre d'affaire supérieur à un milliard de dollars), mais concernent des marchés de niche. Et la  se fait tous les jours plus rude.
Le temps durant lequel un produit innovant n'a pas de concurrent décroît de quatre mois
chaque année depuis 1970.
Pendant ce temps les budgets de Recherche et développements explosent, c'est "l'effet ciseau"!



(Source: Céline Deluzarche, L'Internaute "Sciences" ; Prescrire)

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Fuzz

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Commentaires

  1. 1. Le mardi 18 avril 2006 à 20:01

    Tout les médecins savent que la maladie n'est que le résultat d'un déséquilibre.
    Un être normal, correctement allimenté bien dans sa peau avec une bonne hygiène, n'est malade qu'accidentellement.
    Au lieu de dépenser des milliards à compenser les conséquences d'un monde qui nous rend déséquilibré, il serait bon de faire en sorte que nous nous y sentions mieux.

    idoine

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