L'implantation de micro-chips sur l'homme a de mutiples applications

Par Jakouiller le lundi 17 avril 2006 à 21:54

Au Baja Beach Club, discothèque de Rotterdam, certains clients n'ont pas besoin de passer à la caisse. Il leur suffit de faire signe à une hôtesse d'accueil, qui approche un scanner portatif de leur bras, et le nom, la photo et le numéro matricule s'affichent sur un écran mural. Ils ont un « Verichip » implanté dans le haut du bras : un micro-tube en verre de la taille d'un gros grain de riz, contenant une puce électronique, un émetteur récepteur et une antenne. Pour payer, il suffit d’approcher à nouveau le bras d'un scanner près du bar...

Le Verichip, fondé sur la technologie RFID (identification par fréquence radio), est fabriqué par la société américaine Verichip, qui a simplement amélioré un système couramment utilisé pour marquer le bétail et les animaux de compagnie.
En octobre 2004, le Verichip a obtenu de la FDA (Food and Drug Administration) le permis de mise sur le marché. Le produit a été élu dans le « Top 5 Innovative Product » approuvés par la FDA en 2005.

La société vise en priorité les applications médicales pour l’identification des patients qui arrivent aux urgences. Les urgentistes ont immédiatement accès aux dossiers médicaux stockés dans une base de données centralisée. Début 2006, 78 hôpitaux avaient accepté de participer à des projets pilotes.

La seconde application est le contrôle d’accès. Au Mexique, en  janvier 2006, plusieurs dizaines de fonctionnaires du ministère de la justice et du bureau du procureur de Mexico se sont fait implanter des Verichips aux frais de l'administration. Le procureur général en personne a convoqué la presse pour être pris en photo, manche retroussée, en train de se faire poser son implant.

Les autres applications visées sont le contrôle et le suivi des actifs.

Début 2006, plus de 2 000 personnes de par le monde avaient un Verichip dans le bras. Verichip est la seule société commerciale présente sur ce marché, mais elle subit depuis quelques mois une concurrence inattendue.
Des geeks (passionnés de high-tech) fabriquent artisanalement leurs propres systèmes. Ils se sont baptisés "The Tagged", les étiquetés.
Mikey Sklar, 28 ans, de New York  vit avec un chip RFID implanté dans la main gauche : "C'est un modèle bas de gamme, un peu gros, fabriqué en série pour le bétail. Je l'ai payé 2 dollars, et les lecteurs 40 dollars pièce. J'ai fait appel à un ami chirurgien pour le poser, mais il a quand même enfoncé le chip avec un pistolet conçu pour les vaches."
Les applications : "J'ai connecté un lecteur RFID à mon Macintosh. Il se met en marche dès que j'approche la main du clavier. J'ai aussi fabriqué un petit écran sans fil : quand je passe la main devant, il me reconnaît et affiche mes e-mails ou mes sites favoris."
 
(Source:  article d'Yves Eudes, Le Monde du 11.04.2006)

 

0
Fuzz

Voter

Commentaires

Trackbacks

Les trackbacks pour ce billet sont fermés.

Ajouter un commentaire

Les commentaires pour ce billet sont fermés.