La branche fret de la SNCF a perdu en moyenne depuis 10 ans 300 millions d’€ par ans, soit 30 % de son chiffre d’affaires, ou une perte de 43.000 € par an pour chacun des 7.000 salariés. Malgré plusieurs plans de relance et aucune amélioration, la SNCF s’apprête à lancer un nouvel appel de fonds publics pour tenter de sauver sa branche fret et, pire, l’audit commandé par la direction prévoit un doublement des pertes pour 2009 à 600 millions d’euros. Pourquoi ce gâchis? Poursuivre la lecture de «La faillite annoncée de la branche fret de la SNCF»
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Le drame de l’économie française, qui explique son déclin depuis des décennies, réside dans la faible proportion de Français directement créateurs de richesse, soit les travailleurs du secteur marchand, qui ne représentent que 29% de la population… Poursuivre la lecture de «Le secteur marchand en France est extrêmement faible»
A entendre braire les duettistes de la démagogie, Olivier Besancenot et Benoit Hamon, 10 points de PIB auraient été volés par une minorité de privilégiés, les actionnaires, à la majorité de la population au cours de ces trente dernières années.
Dans le partage de la valeur ajoutée, les salaires ont ils réellement été bradés au profit de la rémunération du capital ?
Non, une analyse simpliste des chiffres montre que la stagnation du niveau de vie et du pouvoir d’achat n’a pas pour responsables les entreprises ou les actionnaires, mais la faiblesse des gains de productivité de notre économie, et son incapacité à créer des richesses… Poursuivre la lecture de «Partage de la valeur ajoutée : non, les actionnaires ne s’en sont pas mis plein les poches»
L’évolution des chiffres du chômage n’est pas bonne et les perspectives pour 2009 sont sombres. Cette situation est difficile pour tous ceux qui sont touchés directement ou indirectement.
Néanmoins faut-il s’affoler? Poursuivre la lecture de «Chômage, les chiffres sont mauvais mais ça pourrait être pire»
Le Premier ministre du Luxembourg, Jean-Claude Juncker, a qualifié d’”incompréhensible” vendredi le fait que son pays ait été inscrit la veille sur une liste “grise” de paradis fiscaux de l’OCDE, dans la foulée du G20. Quelle Hypocrisie!!! Poursuivre la lecture de «Coup de gueule contre Mr Jean-Claude Juncker, premier ministre du Luxembourg»
Il est de bon ton aujourd’hui de s’offusquer de la distribution de bonus ou de stock-options aux dirigeants et à certains salariés des entreprises du secteur privé. Voici deux cas que je souhaite commenter… Poursuivre la lecture de «Coup de gueule en faveur de la rétribution du mérite»
Selon le FMI, les paradis fiscaux abritent 7 500 milliards de dollars. Les gouvernements voient là une cagnotte opportune pour financer leurs plans de relance, d’où la réapparition des paradis fiscaux sous le feu des projecteurs du G20 le 2 avril.
Depuis des décennies, toutes les grandes entreprises françaises, surtout les banques, sont fortement présentes dans les paradis fiscaux, avec quelque 1 500 filiales, au vu et au su du fisc, des gouvernements de droite comme de gauche. Hormis quelques cris d’orfraie épisodiques, rien n’a été fait… Poursuivre la lecture de «370 milliards d’euros de dépôts des banques françaises dans les paradis fiscaux»
Devant la levée de boucliers à forts relents populistes qui accompagne les récentes annonces d’attribution de stock-options à des dirigeants de grandes entreprises, il me paraît bon de rappeler certains faits dont les médias se font fort peu l’écho… Poursuivre la lecture de «Coup de gueule contre le haro général sur les stocks-options»
L’économie française se serait bien passée des grèves des 29 janvier et 19 mars.
Les syndicats ont appelé à manifester pour défendre l’emploi et le pouvoir d’achat. Selon l’Irfap ils peuvent déjà se féliciter de premiers résultats: amputation du pouvoir d’achat de chaque foyer d’environ 25 euros et destruction directe, au minimum, de 5 000 emplois, et sûrement beaucoup plus, selon l’Irfap. Et Ils prévoient de remettre ça… Poursuivre la lecture de «Les grèves réduisent le pouvoir d’achat des Français et détruisent des emplois»
Les investisseurs cherchant un peu de soulagement dans un flot sans fin de mauvaises nouvelles économiques ont trouvé des bribes d’espoir dans des informations qui, il y a quelques mois encore, auraient été considérées comme alarmantes. C’est ce que rapportent Steve Lohr et Jack Healy dans le New York Times du 12 mars.
General Electric, le blue chip, a été dépouillé de sa notation de crédit triple-A, un emblème de prouesses de bonne gestion, qu’il détenait fièrement depuis 1956. Mais sa notation a chuté d’un seul cran, moins que ne prédisaient certains analystes. Les actions GE ont grimpé de 13%.
Le Département du Commerce a annoncé une légère chute des ventes de détail en février – à nouveau moins que les prévisions (-0,1% contre -0,5%).
Et le chef de Bank of America, assiégée de toutes parts, a déclaré que l’établissement de crédit n’aurait probablement pas besoin à nouveau de fonds gouvernementaux, contrairement à d’autres banques.
Que la Sécurité Sociale soit en déficit abyssal, qu’en conséquence un contrôle des dépenses et des réductions budgétaires devraient s’appliquer dans tous les secteurs de la santé et notamment les hôpitaux, ne semble pas avoir percuté l’esprit de Monsieur Joël Martinez, directeur général du centre hospitalier universitaire (CHU) de Caen. Celui-ci vient de démissionner suite a sa mise en cause dans le “Livre noir des hôpitaux “, de Philippe Houdart, François Malye et Jérôme Vincent, à paraître chez Calmann-Lévy. pour les 836.997 euros qu’il à fait débourser au CHU pour la rénovation et la décoration de son logement de fonction.
Le CHU de Caen est pourtant en situation financière difficile avec un déficit de 9,4 millions d’euros pour 2008 et 24 millions d’euros de déficit cumulé.
Prévu pour coûter 284.200 euros hors taxes au départ, la rénovation du logement de Monsieur Martinez, est passée à 571.038 puis à 625.120 euros, sans compter la prestation de l’architecte d’intérieur d’un montant de 89.355 euros TTC.
A lire en détail sur LePoint.fr.
La création d’emploi et l’élévation du pouvoir d’achat sont deux données étroitement liées à la croissance du PIB (produit intérieur brut) qui reste le meilleur indicateur, même imparfait, de la richesse d’un pays. Ceci est aujourd’hui généralement admis par tous les économistes tant soient peu sérieux, de gauche comme de droite. Les méthodes pour y parvenir diffèrent.
Ainsi l’étude de la corrélation entre le poids des dépenses publiques et l’évolution du PIB porte des enseignements intéressants.
C’est ce que fait l’article intitulé « La croissance du PIB face aux dépenses publiques – Plus l’État dépense, moins la population s’enrichit » de Julien Lamon, publié par l’IRFAP le 9 mars 2009.
Il y est montré qu’une croissance supérieure à 3 % (généralement admise comme permettant le plein-emploi) est inatteignable avec un État consommant plus de 40 % de la richesse nationale (en France, la part des dépenses publiques était de 52,7% du PIB en 2006, contre 39,7% en moyenne pour les pays de l’OCDE).
Conclusion: La croissance du PIB français est bridée par des dépenses publiques beaucoup trop élevées. Le retour à la prospérité ne peut se faire que par le contrôle et la maîtrise des dépenses publiques.
La baisse de la TVA dans la restauration tant souhaitée depuis des années par la France coûtera environ 2 milliards d’euros aux finances publiques.
Si la totalité de cette baisse se répercute en totalité dans l’addition, ce qui est hautement improbable, le nombre d’emplois crées est estimé à 33.000, ce qui fait un coût de 60.000 euros par emploi. Cher, non?
Sans compter que ce sera bien au contribuable de payer, ou alors, selon nos bonnes habitudes, transférerons-nous cette charge vers la dette afin de la faire supporter aux générations futures?
(Entendu sur France-Info)
Je viens d’entendre sur France-Info un âne de dimension galactique, Monsieur Charles-Amédée du Buisson de Courson, député Nouveau Centre de la Marne et présenté comme un spécialiste des questions budgétaires.
Ce brave homme était censé expliquer pourquoi, alors que la plupart des banques françaises annoncent des bénéfices certes en baisse, mais des bénéfices tout de même, l’état avait du leur prêter en urgence 10 milliards d’euros fin octobre et s’apprête a remettre le couvert à la même hauteur.
Cet affligeant de Courson s’est emmêlé les pinceaux parvenant finalement à expliquer,
1. Que toutes les banques ne font pas de bénéfices (cf. Dexia). Mais alors pourquoi prêter aussi à celles qui font des bénéfices? Monsieur de Courson n’a pas trouvé d’explication.
2. Il a ensuite mis en avant qu’il fallait quand même verser un dividende aux actionnaires, qui sont souvent de « petites gens » qui ont besoin de cette rentrée d’argent. Grotesque, quoi?
La raison de ces prêts est fort simple.
Ils s’agit de permettre aux banques de continuer a fournir du crédit aux banques et aux particuliers. Pour prêter les banques doivent d’abord emprunter sur le marché. Or le marché est devenu plus prudent et il est admis aujourd’hui qu’il faut en fonds propres 9% des montants empruntés. Pour emprunter 100€ il en faut 9 en fonds propres. Les prêts accordés par l’état aux banques ( à des taux très chers pour celles-ci, ce qui en fait une très bonne affaire pour l’état donc pour les français) ont donc pour objet d’améliorer leur bilan pour leur permettre d’emprunter sur les marchés internationaux, et ensuite de financer les entreprises et la consommation.
Voilà, c’est tout simple, Monsieur de Courson…
Il y a tout juste un an, Gazprom, le géant russe du gaz naturel, aspirait a devenir la première société du monde. Boosté par le prix du pétrole et le soutien politique du Kremlin, il avait atteint le troisième rang, en capitalisation boursière, derrière Exxon Mobil et General Electric.
Aujourd’hui, Gazprom est criblé de dettes et négocie un plan de sauvetage avec le gouvernement russe. Sa capitalisation boursière a chuté de 76% depuis le début de 2008. Au lieu de devenir la première compagnie de monde, il a dégringolé à la 35e place. Alors que les sauvetages de géants industriels sont devenus courants, aucun des grands concurrents de Gazprom dans le secteur de l’énergie n’en a demandé.
La plus importante compagnie russe du secteur énergétique nécessite un plan de sauvetage si tôt après que le pétrole ait atteint les sommets l’été dernier. Il y a peu, emblème de la fierté d’une Russie renaissante, Gazprom est devenu le symbole du déclin rapide de l’économie de cet état pétrolier.
Durant les temps de croissance, Gazprom et l’autre compagnie d’état de l’énergie en Russie, Rosneft, devinrent les véhicules d‘une renationalisation rampante.
Quand le prix du pétrole augmentait, la valeur des actions augmentaient aussi. Mais au lieu d’investir suffisamment en nouveaux forages et en exploration, le président russe de l’époque, Vladimir Poutine, a utilisé ces excédents pour poursuivre son programme et reprendre le contrôle des champs pétrolifères par l’état, et au delà, de beaucoup de l’industrie privée.
En conséquence, lorsque la récession arriva, les géants russes de l’énergie se trouvèrent lourdement endettés et avec un retard en investissements.
Les investisseurs fuient maintenant les actions Gazprom dont la valeur a chuté beaucoup plus rapidement que celle de ses concurrents. La dette de la compagnie en est l’une des raisons.
Après cinq années de prix records pour le gaz naturel, Gazprom a $49.5milliards de dettes. En comparaison la dette totale, publique et privée, de l’Inde, de la Chine et du Brésil en 2009 et de $56 milliards, selon la Commerzbank.
Poutine a utilisé Gazprom pour acheter des entreprises privées. Parmi ses grosses acquisitions, il a acheté la compagnie pétrolière Sibneft à l’oligarque Roman A. Abramovich, pour $13 milliards. En 2006 il a acheté la moitié des parts de Shell dans le projet pétrolier et gazier Sakhalin II pour $7 milliards. Et en 2007 il a dépensé d’autres milliards pour acquérir des parts de Yukos, la compagnie pétrolière privée en faillite empêtrée dans une affaire politique de fraude et d’évasion fiscale.
Rosneft est également fortement endetté. Il doit $18.1 milliards après des achats d’actifs de Yukos.
Sous Poutine, plus du tiers de l’industrie pétrolière russe a été effectivement renationalisé par de tels accords. Mais contrairement à Hugo Chávez au Venezuela ou Evo Morales en Bolivia, qui ont envoyé l’armée pour saisir des champs gaziers, le Kremlin a utilisé des moyens plus sophistiqués.
Des pressions réglementaires ont été exercées sur les propriétaires privés afin de les encourager à vendre à des sociétés d’état. Les actifs ont été cédés à des prix inférieurs au prix du marché, même si les sociétés d’état ont payé des milliards, pour la plupart empruntés aux banques occidentales.
Selon le journal « Iswestija » du 23.12 le total des pertes de ces oligarques atteint $111 milliards. Cette perte est due à la baisse en bourse de la valeur de leurs entreprises et à la baisse du cours des matières premières. Le russe le plus riche, Oleg Deripaska, a vu sa fortune passer de plus de $28 Milliards à 7,2 Milliards.
C’est pire pour le propriétaire du club de football Chelsea FC, Roman Abramowitsch. Selon le rapport, sa fortune et passée de $23,5 Milliards à 3,3 Milliards. Wladimir Lissin du complexe sidérurgique Nowolipezk et le mogul de Severstal Alexej Mordaschow pouvaient encore, mi-2008, contempler leurs fortunes respectives respectives de 22,2 et 22,1 Milliards de dollars. Aujourd’hui ils n’ont plus que 4,3 et 4,7 Milliards de dollars.
Le chef de Norilsk Nickel, Michail Prochorow, a lui aussi du subir la fonte de sa fortune de $21,5 milliards à 6 milliards.
Les oligarques russes avaient financé leur ascension des années passées par des dettes massives auprès des banques. Cela conduit aujourd’hui à une situation où celui qui fut l’homme le plus riche de Russie, Oleg Deripaska, a non seulement perdu sa fortune. Compte tenu des crédits à hauteur de 14 Milliards de $, il a aujourd’hui une dette de près de 7 milliards de $.
L’AFP publie le tableau suivant.

RelationBlog publie une vidéo qui décortique de façon claire et compréhensible le mécanisme des subprimes qui ont été l’élément déclencheur de la crise économique actuelle.
La débâcle Madoff touche la communauté juive des Californie, selon The Los Angeles Time.
L’effondrement du système de cavalerie mis au pont par le financier Bernard L. Madoff touche profondément les organisations charitables de la communauté juive de Californie du Sud, avec des pertes de plusieurs dizaines de millions de $ comptabilisées lundi. Sont notamment touchées les fondations de Jeffrey Katzenberg et Steven Spielberg.
Il semble que Madoff ait ciblé la communauté juive américaine dont il était un membre éminent.
« En un mot, c’est une catastrophe – de loin la plus grosse histoire juive de l’année, » dit Rob Eshman, rédacteur en chef du Jewish Journal, de Los Angeles.
La Jewish Federation of Greater Los Angeles a perdu $6.4 millions — environ 11% de ses capitaux.
Les gens sont choqués et tentent de comprendre ce qui s’est passé.
« Il n’y a pas de plus grande shanda que de voler ses amis et ceux qui lui ont fait confiance, » a déclaré Richard Ziman, promoteur immobilier de Los Angeles, utilisant une expression Yiddish indiquant la honte. L’organisation qui finance des programmes humanitaires, sociaux et éducatifs aux Etats-Unis, en Israël et dans d’autres pays n’avait pas de relation directe avec Madoff. Elle investissait ses $60 millions de dons au travers de la Jewish Community Foundation de Los Angeles, un gestionnaire d’actifs à but non lucratif pour les organisations caritatives et philanthropes locaux. « Personne ne connaissait Madoff, » dit R. Fischel le président de la Fédération.
Les pertes de la Fédération représentent plus du tiers des $18-million des pertes liées à Madoff par la Jewish Community Foundation. L’investissement était détenu dans un portefeuille communs à un certain nombre d’organisations de charité et de synagogues.
Parmi les victimes locales les plus connues se trouve Katzenberg et la Wunderkinder Foundation, une fondation caritative fondée par Spielberg.
Cette année le groupe à financé une variété de projets éducatifs, médicaux et artistiques. La donation la plus importante était de $3.4 millions au Cedars-Sinai Medical Center.
Wunderkinder a été présenté à Madoff par le business manager de Spienberg, Gerald Breslauer.
La Chais Family Foundation a été forcée de cesser ses opérations.
Une industrie qui n’a pas souffert, à ce jour, de la crise économique mondiale, c’est l’industrie de la bicyclette.
Shimano annonce que son segment bicyclette maintient la compagnie la tête hors de l’eau. Grand exportateur de vélo, Taiwan voit les bicyclettes et les produits pharmaceutiques maintenir tout le pays à flot. Et les fabricants de bicyclettes espèrent maintenir ces succès en 2009.
Le marché florissant de e-bikes (velos électriques) aux Etats-Unis s’attend à une année faste en 2009, avec Wal-Mart comme l’un des distributeurs majeurs. Bien sûr c’est facile quand vous partez de presque rien, mais 170.000 sont prévus en vente aux US l’an prochain. Le Japon, premier marché pour les e-bike, a ajouté le double de ce chiffre en nouveaux vélos électriques l’an dernier. La Chine augmente ses subventions à l’export pour l’industrie du cycle afin de la stimuler durant la récession.
Selon Time magazine:
1. L’introduction en bourse de VISA
Une société financière entre en bourse, en mars 2008, et en décembre la valeur de l’action est toujours légèrement supérieure aux $44 du prix d’introduction. Etonnant, compte tenu de ce que l’ensemble du marché a été laminé? Non, car la clé est que Visa ne prête pas d’argent, la société collecte des commissions de transactions chaque fois que vous achetez quelque chose avec votre carte Visa. Cela signifie qu’elle n’est pas affectée par le problème des créances douteuses qui anéanti le reste du monde de la finance, bien que le ralentissement des achats des consommateurs ralentisse la croissance.
2. Candy is dandy
Mars Inc., le secret confiseur, propriété de la famille Mars, qui fabrique quelques unes des des marques de confiseries les plus mondialement connues, comme M&M et Snickers, a acheté Wrigley, la société côtée en bourse et dirigée par la famille, qui fabrique certaines des marques les plus connues de chewing-gums, pour $23 milliards en octobre. Résultat: le premier fabricant de confiseries au monde. Warren Buffett a alimenté son goût des sucreries en aidant à financer l’opération. Même dans la pire des récessions, cela devrait marcher: ceux qui ne peuvent plus rien acheter d’autre, achètent encore de confiseries.
3. Le jackpot de Porsche
Dans une manoeuvre compliquée destinée à faciliter la reprise de Volkswagen, Porsche a gagné $8.8 milliards en achetant et revendant des options d’actions VW au cours de 2008 — neuf fois le profit venant de ses ventes de voitures.
4. Le pari de Rainwater sur le pétrole
L’investisseur Richard Rainwater vend ses milliards de $ en actions de compagnies pétrolières en mai, quand le prix du brut était à $129 le baril.
Ce n’est pas une blague: les gens se mettent vraiment à boire dans cette crise économique rapporte clusterstock. Brown Forman le fabricant du whiskey Jack Daniels, du Southern Comfort et de Finlandia Vodka annonce le 5 décembre un trimestre grandiose.
Brown-Forman Corporation annonce un bénéfice par action en hausse de 13%. Le CEO Paul Varga, commentant les résultats du premier semestre (terminé au 31 octobre) de l’exercice fiscal, a déclaré, « Nous sommes satisfaits de nos résultats, particulièrement du second trimestre ou nous avons bien progressé dnas un environnement économique difficile… ».
La crise économique va nous toucher de façon bien pire que ce qui est annoncé.
Cette opinion est celle du chef économiste de la Deutsche-Bank, Prof. Norbert Walter, qui annonce à Bild que l’économie allemande pourrait décroître de 4% en 2009! Ce serait la plus forte crise depuis la seconde guerre mondiale.
Avec ses pronostics dramatiques Walter va plus loin que toutes les prévisions actuelles, qui annoncent une décroissance du PIB de 0,8% au maximum.
Walter cite comme causes d’un tel effondrement, entre autres la dégradation de la situation économique en Russie et au Proche-Orient.
Les citoyens allemands eux aussi sont très pessimistes pour la conjoncture et pour leur avenir.
Près de 75% d’entre eux sont, selon le sondage « ARD-Deutschland Trend », de l’avis que « le pire de la crise est devant nous ». Ils sont 10% de plus que le mois dernier. La moitié des sondés se fait du souci pour son avenir économique personnel.
La crise des fonds immobiliers ouverts met des dizaines de milliers de retraités allemands dans la difficulté financière. Selon le Financial Times Deutschland, le BaFin (Office fédéral de surveillance des services financiers) a invité onze gros fonds publiques à stopper les plans de remboursement, dont bénéficient essentiellement des clients âgés.
Ce sont surtout d’anciens indépendants ou professions libérales, qui ne touchent souvent rien des caisses de retraite légales.
Les onze fonds de fournisseurs comme Credit Suisse, UBS, Kan Am ou Degi avaient été fermés en octobre, après que des participants paniqués avaient retirés leurs parts. Les sociétés voulaient néanmoins exclure de la fermeture les épargnants ayant des plans de remboursement – ces remboursements étant prévus de longue date. Le BaFin avertit maintenant que ce privilège « n’est pas conforme au principe d’égalité de traitement de tous les déposants », selon sa porte-parole.
L’annonce du Bafin est un coup pour le secteur financiers de fonds déjà bien secoué. « Les déposants âgés à plans de remboursement vont maintenant retirer leur capital des fonds qui ne sont pas encore touchés, » déclare un manager de fond. « Certains de nos clients dépendent des remboursements mensuels pour couvrir leur budget personnel. »
Les fonds immobiliers ouverts sont particulièrement appréciés par les petits épargnants prudents, parce qu’il sont réputés être moins fluctuants que les fonds en actions par exemple. Devant la crise financière la panique générale avait aussi atteint ce type de placement plutôt conservateur: en octobre seul, les investisseurs avait retirés plus de 5 milliards d’euros.
Les onze fonds fermés gèrent en tout 34 Milliards d’euros. Environ deux millions d’épargnants n’ont plus accès actuellement à leur argent.
Les hard-discounters comme Lidl font fabriquer leur assortiment textile essentiellement au Bangladesh – et se soucient peu des conditions de travail. Celles-ci enfreignent massivement les standards sociaux internationaux, selon un enquête que publie Der Spiegel.
Le Bangladesh comporte 4500 usines textiles. Le poste de travail va de 8h à 22h et il n’y a pratiquement pas de journées libres, les heures supplémentaires ne sont que partiellement payé. Le salaire mensuel est de 15 à 30€.
En Allemagne, les pantalons fabriqués dans ces ateliers sont vendus par Lidl à 9,99 Euros. On y trouve actuellement des jeans enfants à 5,99 Euros, et même des joggings pour garçons à 2,99 Euros.
« Des atteintes massives aux standards sociaux »
« Parce qu’ils veulent proposer leurs produits en Allemagne à des prix très bas, les Discounters exercent une énorme pression sur les fabricants. Et cela amène les ouvriers dans les pays producteurs à travailler dans des conditions incroyables, » dit Gisela Burckhardt de la « Clean Clothes Campaign » (CCC).
CCC a enquêté sur les conditions de travail chez six fournisseurs de Lidl au Bangladesh et interrogé 140 ouvrières.
Le résultat ne donne pas une bonne image des discounters: de façon générale les standards sociaux internationaux ne sont de loin pas respectés, seules six ouvrières interrogées avaient un contrat de travail, le temps de travail allait de 9 à 14 heures par jour, la semaine de six jours n’était respectée que dans deux fabriques, les heures supplémentaires sont imposées mais ne sont payées qu’irrégulièrement, plus de 90% des ouvrières gagnent entre 14,30 Euros et 29,70 Euros par mois.
En plus: en cas de maladie il n’y a aucune protection, le malade doit prendre un congé sans solde.
Selon Gisela Burckhardt se sont les donneurs d’ordres qui sont les premiers responsables: « les entreprises de la grande distribution comme Lidl utilisent leur énorme puissance d’achat pour contraindre leurs fournisseurs à produire plus vite, moins cher et avec plus de flexibilité. » Ils dictent les prix. « Ce sont les grands groupes internationaux qui sont les premiers gagnants, au détriment des ouvriers. »
Lidl: « Ces rapports nous touchent »
Selon CCC dans la décomposition du prix de vente d’un T-Shirt, les salaires du producteur ne représentent qu’un %. 11% sont pour le transport et les taxes, 13% sont des coûts de fabrication et 25% vont à la publicité. Mais 50% sont les coûts et le bénéfice du distributeur.
« Que les discounter agissent comme si des conditions de travail honnêtes leur importaient, et simplement un mensonge », dit Burckhardt.
Effectivement Lidl écrit à Der Spiegel, « les rapports sur les mauvaises conditions de travail, aussi dans les fabriques de nos fournisseurs, nous touchent beaucoup », on les prend très au sésieux.
« Les sociétés savent exactement ce qu’elles font »
Une réponse qui est facile pour les discounters. « Les sociétés savent exactement ce qu’elles font, » dit Shahida Sarker du National Garment Workers Federation du Bangladesh.
Cash ou carte de crédit? Pour de nombreux américains qui ont déjà tiré le maximum de leur carte de crédit ou qui essayent simplement de mieux gérer leurs dépenses dans un environnement économique difficile; la réponse est de plus en plus l’ancienne manière, rapporte AP.
Des distributeurs comme Wal-Mart, Target et J.C. Penney Co. notent un déplacement au détriment des cartes de crédit en faveur du liquide et des cartes à débit immédiat. Un facteur majeur est la disponibilité du crédit alors que les grands émetteurs de cartes réduisent les limites de dépenses et augmentent les frais même pour les clients qui ont toujours payé à temps leurs relevés.
Ce changement marque la fin de la longue histoire d’amour des américains avec les cartes de crédit et est l’une des modifications de comportement des consommateurs depuis la crise financières.
Particulièrement durant les précédentes fêtes de fin d’année, les acheteurs pouvaient compter sur une pile de cartes pour leur apporter le financement supplémentaire nécessaire aux généreux cadeaux avant de recevoir les factures en janvier ou plus tard.
Mais selon les analystes, même lorsque l’économie se redressera et le crédit se détendra, les américains devrait en rester à n’acheter que ce qu’ils peuvent se permettre, simplement comme leurs parents et grands-parents l’ont fait après la Grande Dépression.
L’un des signes de consommateurs à court de crédit n’achetant que ce qu’ils qu’ils peuvent payer cash, est que pour la première fois de puis 17 ans, Penney a vu un transfert des achats vers les jours de paye au cours des trois derniers mois.
C’est habituel chez les discounters comme Wal-Mart, mais rare pour un grand magasin de centres commerciaux, indiquent que les clients des classes moyennes de Penney ont eux aussi de la peine à joindre les deux bouts.
Chez Wal-Mart, la volatilité des dépenses autour des jours de paye – une chute des dépenses les jours précédents, suivie de reprise juste après – est devenue plus prononcée depuis septembre. Tom Schoewe, Chief Financial Officer, a déclaré que les acheteurs sont maintenant incapable d’acheter même les premières nécessités quelques jours avant le jour de paye. Eduardo Castro-Wright, président de la division US de Wal-Mart a dit à des investisseurs le mois dernier que les achats par cartes de crédit en % du total des achats ont baissé de 7,4% pour l’année fiscale en cours. C’est un grand virage par rapport au solide taux de croissance à deux chiffres des cartes de crédits au cours des trois dernières années.
Il y a 24 vols quotidiens nonstop de Detroit à Washington. Richard Wagoner (GM), Alan Mulally (Ford) et Robert Nardelli (Chrysler) auraient probablement mieux fait de prendre l’un d’eux, selon le Washington Post.
Au lieu de cela les trois PDG des Big Three constructeurs automobiles américains ont choisi de voler avec leurs luxueux jets de société vers la capitale pour leur audition cette semaine devant le Sénat et la Chambre – une démonstration mal venue des excès des grandes compagnies par un trio de dirigeants venant mendier $25 milliards d’argent public.
Cette arrogance a provoqué l’ire des élus:
« Il y a une sacrée ironie à voir de luxueux jets privés volant vers Washington, et à en voir descendre des gens la sébille à la main, » a constaté le Rep. Gary L. Ackerman (D-N.Y.) devant les dirigeants lors de l’audition d’hier. « C’est un peu comme voir un type en haut de forme et smoking à la soupe populaire… Ne pouviez-vous pas voyager en première classe ou prendre le même jet? ».
Les Big Three ne dirent rien ce qui incita le Rep. Brad Sherman (D-Calif.) à enfoncer le clou: « Je demande aux trois dirigeants de lever la main s’il sont venus par un vol commercial, » dit-il. Silence à la table des auditionnés. « Deuxièmement, » poursuivi-il, « je vous demande de lever la main si vous prévoyez de vendre votre jet… et de prendre un vol commercial au retour. » Silence encore. « Enregistrez, je vous prie qu’aucune main ne s’est levée, » a demandé Sherman.

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