Archives pour la catégorie «Economie»

Gazprom en difficulté

Il y a tout juste un an, Gazprom, le géant russe du gaz naturel, aspirait a devenir la première société du monde. Boosté par le prix du pétrole et le soutien politique du Kremlin, il avait atteint le troisième rang, en capitalisation boursière, derrière Exxon Mobil et General Electric.
Aujourd’hui, Gazprom est criblé de dettes et négocie un plan de sauvetage avec le gouvernement russe. Sa capitalisation boursière a chuté de 76% depuis le début de 2008. Au lieu de devenir la première compagnie de monde, il a dégringolé à la 35e place. Alors que les sauvetages de géants industriels sont devenus courants, aucun des grands concurrents de Gazprom dans le secteur de l’énergie n’en a demandé.
La plus importante compagnie russe du secteur énergétique nécessite un plan de sauvetage si tôt après que le pétrole ait atteint les sommets l’été dernier. Il y a peu, emblème de la fierté d’une Russie renaissante, Gazprom est devenu le symbole du déclin rapide de l’économie de cet état pétrolier.
Durant les temps de croissance, Gazprom et l’autre compagnie d’état de l’énergie en Russie, Rosneft, devinrent les véhicules d‘une renationalisation rampante.
Quand le prix du pétrole augmentait, la valeur des actions augmentaient aussi. Mais au lieu d’investir suffisamment en nouveaux forages et en exploration, le président russe de l’époque, Vladimir Poutine, a utilisé ces excédents pour poursuivre son programme et reprendre le contrôle des champs pétrolifères par l’état, et au delà, de beaucoup de l’industrie privée.
En conséquence, lorsque la récession arriva, les géants russes de l’énergie se trouvèrent lourdement endettés et avec un retard en investissements.

Les investisseurs fuient maintenant les actions Gazprom dont la valeur a chuté beaucoup plus rapidement que celle de ses concurrents. La dette de la compagnie en est l’une des raisons.
Après cinq années de prix records pour le gaz naturel, Gazprom a $49.5milliards de dettes. En comparaison la dette totale, publique et privée, de l’Inde, de la Chine et du Brésil en 2009 et de $56 milliards, selon la Commerzbank.

Poutine a utilisé Gazprom pour acheter des entreprises privées. Parmi ses grosses acquisitions, il a acheté la compagnie pétrolière Sibneft à l’oligarque Roman A. Abramovich, pour $13 milliards. En 2006 il a acheté la moitié des parts de Shell dans le projet pétrolier et gazier Sakhalin II pour $7 milliards. Et en 2007 il a dépensé d’autres milliards pour acquérir des parts de Yukos, la compagnie pétrolière privée en faillite empêtrée dans une affaire politique de fraude et d’évasion fiscale.
Rosneft est également fortement endetté. Il doit $18.1 milliards après des achats d’actifs de Yukos.
Sous Poutine, plus du tiers de l’industrie pétrolière russe a été effectivement renationalisé par de tels accords. Mais contrairement à Hugo Chávez au Venezuela ou Evo Morales en Bolivia, qui ont envoyé l’armée pour saisir des champs gaziers, le Kremlin a utilisé des moyens plus sophistiqués.
Des pressions réglementaires ont été exercées sur les propriétaires privés afin de les encourager à vendre à des sociétés d’état. Les actifs ont été cédés à des prix inférieurs au prix du marché, même si les sociétés d’état ont payé des milliards, pour la plupart empruntés aux banques occidentales.

Les six russes les plus riches perdent plus de 100 milliards de dollars

Selon le journal « Iswestija » du 23.12 le total des pertes de ces oligarques atteint $111 milliards. Cette perte est due à la baisse en bourse de la valeur de leurs entreprises et à la baisse du cours des matières premières. Le russe le plus riche, Oleg Deripaska, a vu sa fortune passer de plus de $28 Milliards à 7,2 Milliards.
C’est pire pour le propriétaire du club de football Chelsea FC, Roman Abramowitsch. Selon le rapport, sa fortune et passée de $23,5 Milliards à 3,3 Milliards. Wladimir Lissin du complexe sidérurgique Nowolipezk et le mogul de Severstal Alexej Mordaschow pouvaient encore, mi-2008, contempler leurs fortunes respectives respectives de 22,2 et 22,1 Milliards de dollars. Aujourd’hui ils n’ont plus que 4,3 et 4,7 Milliards de dollars.
Le chef de Norilsk Nickel, Michail Prochorow, a lui aussi du subir la fonte de sa fortune de $21,5 milliards à 6 milliards.
Les oligarques russes avaient financé leur ascension des années passées par des dettes massives auprès des banques. Cela conduit aujourd’hui à une situation où celui qui fut l’homme le plus riche de Russie, Oleg Deripaska, a non seulement perdu sa fortune. Compte tenu des crédits à hauteur de 14 Milliards de $, il a aujourd’hui une dette de près de 7 milliards de $.

Quelles sont les banques victimes du scandale Madoff ?

L’AFP publie le tableau suivant.

madoff

Les subprimes expliquées

RelationBlog publie une vidéo qui décortique de façon claire et compréhensible le mécanisme des subprimes qui ont été l’élément déclencheur de la crise économique actuelle.

La débâcle Madoff touche la communauté juive

La débâcle Madoff touche la communauté juive des Californie, selon The Los Angeles Time.
L’effondrement du système de cavalerie mis au pont par le financier Bernard L. Madoff touche profondément les organisations charitables de la communauté juive de Californie du Sud, avec des pertes de plusieurs dizaines de millions de $ comptabilisées lundi. Sont notamment touchées les fondations de Jeffrey Katzenberg et Steven Spielberg.
Il semble que Madoff ait ciblé la communauté juive américaine dont il était un membre éminent.
« En un mot, c’est une catastrophe - de loin la plus grosse histoire juive de l’année, » dit Rob Eshman, rédacteur en chef du Jewish Journal, de Los Angeles.

La Jewish Federation of Greater Los Angeles a perdu $6.4 millions — environ 11% de ses capitaux.
Les gens sont choqués et tentent de comprendre ce qui s’est passé.
« Il n’y a pas de plus grande shanda que de voler ses amis et ceux qui lui ont fait confiance, » a déclaré Richard Ziman, promoteur immobilier de Los Angeles, utilisant une expression Yiddish indiquant la honte. L’organisation qui finance des programmes humanitaires, sociaux et éducatifs aux Etats-Unis, en Israël et dans d’autres pays n’avait pas de relation directe avec Madoff. Elle investissait ses $60 millions de dons au travers de la Jewish Community Foundation de Los Angeles, un gestionnaire d’actifs à but non lucratif pour les organisations caritatives et philanthropes locaux. « Personne ne connaissait Madoff, » dit R. Fischel le président de la Fédération.

Les pertes de la Fédération représentent plus du tiers des $18-million des pertes liées à Madoff par la Jewish Community Foundation. L’investissement était détenu dans un portefeuille communs à un certain nombre d’organisations de charité et de synagogues.

Parmi les victimes locales les plus connues se trouve Katzenberg et la Wunderkinder Foundation, une fondation caritative fondée par Spielberg.
Cette année le groupe à financé une variété de projets éducatifs, médicaux et artistiques. La donation la plus importante était de $3.4 millions au Cedars-Sinai Medical Center.
Wunderkinder  a été présenté à Madoff par le business manager de Spienberg, Gerald Breslauer.
La Chais Family Foundation a été forcée de cesser ses opérations.

2009, l’année du vélo

Une industrie qui n’a pas souffert, à ce jour, de la crise économique mondiale, c’est l’industrie de la bicyclette.
Shimano annonce que son segment bicyclette maintient la compagnie la tête hors de l’eau. Grand exportateur de vélo, Taiwan voit les bicyclettes et les produits pharmaceutiques maintenir tout le pays à flot. Et les fabricants de bicyclettes espèrent maintenir ces succès en 2009.
Le marché florissant de e-bikes (velos électriques) aux Etats-Unis s’attend à une année faste en 2009, avec Wal-Mart comme l’un des distributeurs majeurs. Bien sûr c’est facile quand vous partez de presque rien, mais 170.000 sont prévus en vente aux US l’an prochain. Le Japon, premier marché pour les e-bike, a ajouté le double de ce chiffre en nouveaux vélos électriques l’an dernier. La Chine augmente ses subventions à l’export pour l’industrie du cycle afin de la stimuler durant la récession.

Les meilleurs business deals de 2008

Selon Time magazine:
1. L’introduction en bourse de VISA
Une société financière entre en bourse, en mars 2008, et en décembre la valeur de l’action est toujours légèrement supérieure aux $44 du prix d’introduction. Etonnant, compte tenu de ce que l’ensemble du marché a été laminé? Non, car la clé est que Visa ne prête pas d’argent, la société collecte des commissions de transactions chaque fois que vous achetez quelque chose avec votre carte Visa. Cela signifie qu’elle n’est pas affectée par le problème des créances douteuses qui anéanti le reste du monde de la finance, bien que le ralentissement des achats des consommateurs ralentisse la croissance.

2. Candy is dandy
Mars Inc., le secret confiseur, propriété de la famille Mars, qui fabrique quelques unes des des marques de confiseries les plus mondialement connues, comme M&M et Snickers, a acheté Wrigley, la société côtée en bourse et dirigée par la famille, qui fabrique certaines des marques les plus connues de chewing-gums, pour $23 milliards en octobre. Résultat: le premier fabricant de confiseries au monde. Warren Buffett a alimenté son goût des sucreries en aidant à financer l’opération. Même dans la pire des récessions, cela devrait marcher: ceux qui ne peuvent plus rien acheter d’autre, achètent encore de confiseries.

3. Le jackpot de Porsche
Dans une manoeuvre compliquée destinée à faciliter la reprise de Volkswagen, Porsche a gagné $8.8 milliards en achetant et revendant des options d’actions VW au cours de 2008 — neuf fois le profit venant de ses ventes de voitures.

4. Le pari de Rainwater sur le pétrole
L’investisseur Richard Rainwater vend ses milliards de $ en actions de compagnies pétrolières en mai, quand le prix du brut était à $129 le baril.

Suppressions d’emploi dans les grands groupes

Pendant la crise on picole plus

Ce n’est pas une blague: les gens se mettent vraiment à boire dans cette crise économique rapporte clusterstock. Brown Forman le fabricant du whiskey Jack Daniels, du Southern Comfort et de Finlandia Vodka annonce le 5 décembre un trimestre grandiose.
Brown-Forman Corporation annonce un bénéfice par action en hausse de 13%. Le CEO Paul Varga, commentant les résultats du premier semestre (terminé au 31 octobre) de l’exercice fiscal, a déclaré, « Nous sommes satisfaits de nos résultats, particulièrement du second trimestre ou nous avons bien progressé dnas un environnement économique difficile… ».

Effondrement de l’économie de 4% en 2009?

La crise économique va nous toucher de façon bien pire que ce qui est annoncé.
Cette opinion est celle du chef économiste de la Deutsche-Bank, Prof. Norbert Walter, qui annonce à Bild que l’économie allemande pourrait décroître de 4% en 2009! Ce serait la plus forte crise depuis la seconde guerre mondiale.
Avec ses pronostics dramatiques Walter va plus loin que toutes les prévisions actuelles, qui annoncent une décroissance du PIB de 0,8% au maximum.
Walter cite comme causes d’un tel effondrement, entre autres la dégradation de la situation économique en Russie et au Proche-Orient.

Les citoyens allemands eux aussi sont très pessimistes pour la conjoncture et pour leur avenir.
Près de 75% d’entre eux sont, selon le sondage « ARD-Deutschland Trend », de l’avis que « le pire de la crise est devant nous ». Ils sont 10% de plus que le mois dernier. La moitié des sondés se fait du souci pour son avenir économique personnel.

En Allemagne les fonds immobiliers doivent stopper les remboursements aux rentiers

La crise des fonds immobiliers ouverts met des dizaines de milliers de retraités allemands dans la difficulté financière. Selon le Financial Times Deutschland, le BaFin (Office fédéral de surveillance des services financiers) a invité onze gros fonds publiques à stopper les plans de remboursement, dont bénéficient essentiellement des clients âgés.
Ce sont surtout d’anciens indépendants ou professions libérales, qui ne touchent souvent rien des caisses de retraite légales.
Les onze fonds de fournisseurs comme Credit Suisse, UBS, Kan Am ou Degi avaient été fermés en octobre, après que des participants paniqués avaient retirés leurs parts. Les sociétés voulaient néanmoins exclure de la fermeture les épargnants ayant des plans de remboursement - ces remboursements étant prévus de longue date. Le BaFin avertit maintenant que ce privilège « n’est pas conforme au principe d’égalité de traitement de tous les déposants », selon sa porte-parole.

L’annonce du Bafin est un coup pour le secteur financiers de fonds déjà bien secoué. « Les déposants âgés à plans de remboursement vont maintenant retirer leur capital des fonds qui ne sont pas encore touchés, » déclare un manager de fond. « Certains de nos clients dépendent des remboursements mensuels pour couvrir leur budget personnel. »
Les fonds immobiliers ouverts sont particulièrement appréciés par les petits épargnants prudents, parce qu’il sont réputés être moins fluctuants que les fonds en actions par exemple. Devant la crise financière la panique générale avait aussi atteint ce type de placement plutôt conservateur: en octobre seul, les investisseurs avait retirés plus de 5 milliards d’euros.

Les onze fonds fermés gèrent en tout 34 Milliards d’euros. Environ deux millions d’épargnants n’ont plus accès actuellement à leur argent.

Le hard-discount ou comment faire de gros bénéfices avec des prix bas

Les hard-discounters comme Lidl font fabriquer leur assortiment textile essentiellement au Bangladesh - et se soucient peu des conditions de travail. Celles-ci enfreignent massivement les standards sociaux internationaux, selon un enquête que publie Der Spiegel.

Le Bangladesh comporte 4500 usines textiles. Le poste de travail va de 8h à 22h et il n’y a pratiquement pas de journées libres, les heures supplémentaires ne sont que partiellement payé. Le salaire mensuel est de 15 à 30€.

En Allemagne, les pantalons fabriqués dans ces ateliers sont vendus par Lidl à 9,99 Euros. On y trouve actuellement des jeans enfants à 5,99 Euros, et même des joggings pour garçons à 2,99 Euros.

« Des atteintes massives aux standards sociaux »
« Parce qu’ils veulent proposer leurs produits en Allemagne à des prix très bas, les Discounters exercent une énorme pression sur les fabricants. Et cela amène les ouvriers dans les pays producteurs à travailler dans des conditions incroyables, » dit Gisela Burckhardt de la « Clean Clothes Campaign » (CCC).
CCC a enquêté sur les conditions de travail chez six fournisseurs de Lidl au Bangladesh et interrogé 140 ouvrières.
Le résultat ne donne pas une bonne image des discounters: de façon générale les standards sociaux internationaux ne sont de loin pas respectés, seules six ouvrières interrogées avaient un contrat de travail, le temps de travail allait de 9 à 14 heures par jour, la semaine de six jours n’était respectée que dans deux fabriques, les heures supplémentaires sont imposées mais ne sont payées qu’irrégulièrement, plus de 90% des ouvrières gagnent entre 14,30 Euros et 29,70 Euros par mois.
En plus: en cas de maladie il n’y a aucune protection, le malade doit prendre un congé sans solde.
Selon Gisela Burckhardt se sont les donneurs d’ordres qui sont les premiers responsables: « les entreprises de la grande distribution comme Lidl utilisent leur énorme puissance d’achat pour contraindre leurs fournisseurs à produire plus vite, moins cher et avec plus de flexibilité. » Ils dictent les prix. « Ce sont les grands groupes internationaux qui sont les premiers gagnants, au détriment des ouvriers. »

Lidl: « Ces rapports nous touchent »
Selon CCC dans la décomposition du prix de vente d’un T-Shirt, les salaires du producteur ne représentent qu’un %. 11% sont pour le transport et les taxes, 13% sont des coûts de fabrication et 25% vont à la publicité. Mais 50% sont les coûts et le bénéfice du distributeur.
« Que les discounter agissent comme si des conditions de travail honnêtes leur importaient, et simplement un mensonge », dit Burckhardt.
Effectivement Lidl écrit à Der Spiegel, « les rapports sur les mauvaises conditions de travail, aussi dans les fabriques de nos fournisseurs, nous touchent beaucoup », on les prend très au sésieux.

« Les sociétés savent exactement ce qu’elles font »
Une réponse qui est facile pour les discounters. « Les sociétés savent exactement ce qu’elles font, » dit Shahida Sarker du National Garment Workers Federation du Bangladesh.

Barack Obama nomme “Bully la Brute” chef de ses conseillers économiques

Barack Obama a annoncé hier soir qu’il nommerait Larry Summers chef des conseillers économiques du président.
Economiste distingué, ex-Secrétaire au Trésor de Clinton, ancien de la Banque mondiale, ancien président de Harvard, où il n’a siégé que cinq ans, le mandant le plus court de l’histoire de cette université, « démissionné » par ses pairs ; il a été également l’un des grands privatiseurs de la Russie soviétique, qui est passée rapidement du soviétisme à la république bananière. Il traîne aussi plusieurs énormes et bruyantes casseroles.

Lorsqu’il était vice-président de la Banque mondiale, il a dit :
« Les pays sous-peuplés d’Afrique sont largement sous-pollués. La qualité de l’air y est d’un niveau inutilement élevé par rapport à Los Angeles ou Mexico [...] Il faut encourager une migration plus importante des industries polluantes vers les pays les moins avancés [...] Il faut se préoccuper davantage d’un facteur aggravant les risques d’un cancer de la prostate dans un pays où les gens vivent assez vieux pour avoir cette maladie, que dans un autre pays où deux cents enfants sur mille meurent avant d’avoir l’âge de cinq ans. [...] De ce point de vue, une certaine dose de pollution devrait exister dans les pays [...] où les salaires sont les plus bas. Je pense que la logique économique qui veut que des masses de déchets toxiques soient déversées là où les salaires sont les plus faibles est imparable. »

Bref, avec Larry Summers, dit Bully « la Brute », Barack Obama prend quelques risques.

Deux phrases :
« Il n’y a pas de femmes dans les sciences dures à cause de leur inaptitude intrinsèque. »
« Les économistes sont plus intelligents que les “politistes” qui sont plus intelligents que les sociologues. » Toutes deux signées Larry Summers, dit Bully « la Brute »…

Aux Etats-Unis les clients reviennent au bon vieux paiement cash

Cash ou carte de crédit? Pour de nombreux américains qui ont déjà tiré le maximum de leur carte de crédit ou qui essayent simplement de mieux gérer leurs dépenses dans un environnement économique difficile; la réponse est de plus en plus l’ancienne manière, rapporte AP.
Des distributeurs comme Wal-Mart, Target et J.C. Penney Co. notent un déplacement au détriment des cartes de crédit en faveur du liquide et des cartes à débit immédiat. Un facteur majeur est la disponibilité du crédit alors que les grands émetteurs de cartes réduisent les limites de dépenses et augmentent les frais même pour les clients qui ont toujours payé à temps leurs relevés.
Ce changement marque la fin de la longue histoire d’amour des américains avec les cartes de crédit et est l’une des modifications de comportement des consommateurs depuis la crise financières.
Particulièrement durant les précédentes fêtes de fin d’année, les acheteurs pouvaient compter sur une pile de cartes pour leur apporter le financement supplémentaire nécessaire aux généreux cadeaux avant de recevoir les factures en janvier ou plus tard.

Mais selon les analystes, même lorsque l’économie se redressera et le crédit se détendra, les américains devrait en rester à n’acheter que ce qu’ils peuvent se permettre, simplement comme leurs parents et grands-parents l’ont fait après la Grande Dépression.
L’un des signes de consommateurs à court de crédit n’achetant que ce qu’ils qu’ils peuvent payer cash, est que pour la première fois de puis 17 ans, Penney a vu un transfert des achats vers les jours de paye au cours des trois derniers mois.
C’est habituel chez les discounters comme Wal-Mart, mais rare pour un grand magasin de centres commerciaux, indiquent que les clients des classes moyennes de Penney ont eux aussi de la peine à joindre les deux bouts.
Chez Wal-Mart, la volatilité des dépenses autour des jours de paye - une chute des dépenses les jours précédents, suivie de reprise juste après - est devenue plus prononcée depuis septembre. Tom Schoewe, Chief Financial Officer, a déclaré que les acheteurs sont maintenant incapable d’acheter même les premières nécessités quelques jours avant le jour de paye. Eduardo Castro-Wright, président de la division US de Wal-Mart a dit à des investisseurs le mois dernier que les achats par cartes de crédit en % du total des achats ont baissé de 7,4% pour l’année fiscale en cours. C’est un grand virage par rapport au solide taux de croissance à deux chiffres des cartes de crédits au cours des trois dernières années.

Pourquoi les plans de sauvetage économique du gouvernement américain ne marchent-ils pas?

La transition présidentielle ajoute à l’incertitude qui envahit les marchés financiers. En fait, connaître les noms de l’équipe économique du président-élu Barack Obama pourrait s »’avérer plus utile pour calmer les marchés à court terme que des packages de sauvetage qui n’ont pas eu beaucoup d’effet jusqu’à présent, écrit The Huffington Post.
Après deux jours de fort déclin, les actions américaines ont fortement rebondi vendredi à la nouvelle qu’Obama prévoyait de nommer le chef de la New York Federal Reserve, Timothy Geithner comme Secrétaire au Trésor.
Alors que de nombreux éléments différents ont contribué à la panique économique mondiale, le fait que la crise se soit jouée dans la désolation d’un Congrès canard-boiteux, d’un président sur le départ et d’une nouvelle administration qui n’est pas encore constituée, n’a pas aidé.
La nomination de la nouvelle équipe économique pourrait intervenir au début de la semaine prochaine pourrait apporté un peu de clarté au tableau de la stratégie économique, et réduire ce que les marchés redoutent le plus: l’incertitude… Poursuivre la lecture de «Pourquoi les plans de sauvetage économique du gouvernement américain ne marchent-ils pas?»

Les voyages à Washington en jets privés des PDG de l’industrie automobile font scandale

Il y a 24 vols quotidiens nonstop de Detroit à Washington. Richard Wagoner (GM), Alan Mulally (Ford) et Robert Nardelli (Chrysler) auraient probablement mieux fait de prendre l’un d’eux, selon le Washington Post.
Au lieu de cela les trois PDG des Big Three constructeurs automobiles américains ont choisi de voler avec leurs luxueux jets de société vers la capitale pour leur audition cette semaine devant le Sénat et la Chambre - une démonstration mal venue des excès des grandes compagnies par un trio de dirigeants venant mendier $25 milliards d’argent public.
Cette arrogance a provoqué l’ire des élus:
« Il y a une sacrée ironie à voir de luxueux jets privés volant vers Washington, et à en voir descendre des gens la sébille à la main, » a constaté le Rep. Gary L. Ackerman (D-N.Y.) devant les dirigeants lors de l’audition d’hier. « C’est un peu comme voir un type en haut de forme et smoking à la soupe populaire… Ne pouviez-vous pas voyager en première classe ou prendre le même jet? ».
Les Big Three ne dirent rien ce qui incita le Rep. Brad Sherman (D-Calif.) à enfoncer le clou: « Je demande aux trois dirigeants de lever la main s’il sont venus par un vol commercial, » dit-il. Silence à la table des auditionnés. « Deuxièmement, » poursuivi-il, « je vous demande de lever la main si vous prévoyez de vendre votre jet… et de prendre un vol commercial au retour. » Silence encore. « Enregistrez, je vous prie qu’aucune main ne s’est levée, » a demandé Sherman.

Tout fout le camp, même Warren Buffett a perdu la main

Le fond de Warren Buffett, Berkshire Hathaway Inc. a connu sa plus forte baisse, cédant du terrain pour le huitième jour consécutif après avoir annoncé une baisse de 77% de ses profits trimestriels au troisième trimestre.
L’action a plongé de $11,550, ou 12%, à $84,000 au New York Stock Exchange composite trading et a perdu 41% cette année, comparé à 45% de baisse pour le Standard & Poor 500.

Âge, bonheur et revenus

L’INSEE vient de publier une étude intitulée “Le bonheur attend-il le nombre des années ?” qui analyse une série d’enquêtes d’opinion sur plus de 25 ans. En résumé, le sentiment de bien-être commence par décliner jusqu’à la quarantaine pour amorcer ensuite une nette remontée conduisant à son apogée au cours de la soixantaine.

Évolution du sentiment de bien-être au cours de la vie

Dans un article passé à la postérité, le professeur Richard Easterlin avait montré par son célèbre paradoxe, que le revenu national brut par habitant aux États-Unis avait augmenté de 60 % entre 1945 et 1970, alors que, dans le même temps, la proportion de personnes se déclarant « très heureuses » était restée stable autour de 40 %2 (Easterlin R.A., 1974).
On observe le même phénomène en France sur la période 1975-2000, la proportion de personnes se déclarant plutôt satisfaites ou très satisfaites de leur vie se maintenant autour de 75 % malgré une croissance globale de plus de 60 % sur la période.

Revenu national brut et satisfaction générale

Le sénateur du Haut-Rhin Hubert Haenel se prend les pieds dans les rails

Le récent coup de billard à trois bandes tenté par Guillaume Pépy, le flamboyant nouveau patron des cheminots, s’est transformé en coup de Trafalgar.

Alors que le torchon brûle entre la SNCF et Réseau Ferré de France, Guillaume Pépy a téléguidé le sénateur UMP du Haut-Rhin Hubert Haenel, spécialiste du rail, pour dégommer RFF.
Après avoir fait des pieds et des mains auprès du gouvernement pour se voir confier il y a quelques mois la réalisation d’un rapport sur l’organisation du rail, l’élu a rendu son travail début octobre. Contraires au développement de la concurrence, ses propositions ont suscité les foudres de Bruxelles. Et la grande consternation du gouvernement déjà dans le collimateur de la Commission européenne.
Ex-administrateur de la SNCF, Haenel proposait peu finement de réduire comme peau de chagrin les pouvoirs de RFF. Et de confier à une filiale de la SNCF la question stratégique de la fabrication et de l’attribution des sillons - l’équivalent des créneaux horaires dans l’aérien – aux compagnies ferroviaires. Un véritable retour en arrière incompatible avec l’ouverture de la concurrence. Or le gouvernement souhaite au contraire un transfert complet vers RFF gestionnaire du réseau de cette compétence exercée historiquement par la SNCF. Mais impossible aujourd’hui de l’annoncer clairement sans réveiller les foudres des syndicats cheminots.

Cerise sur le gâteau, Bussereau s’est payé Pépy devant les journalistes au sujet des ruptures de caténaires à répétition pas « toujours dues à une usure des câbles mais parfois à des mauvaises manipulations des pantographes par les conducteurs de train de la SNCF », a déclaré le secrétaire d’Etat aux transports.

Les plus grands menteurs: les banquiers

La grande banque belge KBC a tenu, le vendredi 24.10, à « clarifier sa position et sa stratégie à la suite de la baisse du cours de l’action… Même par ces temps boursiers difficiles, KBC dispose d’une solide base de capital et de dépôts. Ces dernières semaines, cette situation n’a pas changé », explique la banque, afin de tenter d’enrayer la chute de son cours de bourse. « Au contraire, depuis quelques mois, nous enregistrons même une forte hausse des dépôts de clients. Tous les analystes financiers confirment d’ailleurs la forte position de KBC en termes de liquidités », assure la KBC, très implantée dans le secteur des PME en Flandre. « Tout va très bien Mme la marquise… »
Et puis hop, durant le week-end, l’état belge doit venir au secours en catastrophe de la KBC et le recapitaliser à hauteur de 3,5 milliards d’euros.

En France aussi tout va très bien. Le système bancaire « à la française » est sain et les banques se prortent bien, il n’y a rien à craindre, ne cesse-t-on d’entendre depuis le début de la crise financière de la part de nos banquiers. Bon d’accord, il y a eu Dexia, mais c’était à moitié belge, donc pas vraiment représentatif de notre fameux « modèle à la française », de banques universelles dotées d’une base de dépôts importante.
Et puis hop, voila que l’on a appris le 20 octobre que l’Etat français allait injecter 10,5 milliards d’euros dans six grandes banques. En vertu de ce plan, l’Etat s’engage à souscrire à des titres de dette subordonnée émis par les banques concernées avec un taux d’intérêt supérieur d’environ 400 points de base au taux utilisé pour des prêts “sans risque.
Toutes les grandes banques se sont précipitées (Le Crédit agricole reçoit la somme la plus importante, soit 3 milliards, BNP Paribas 2,55 milliards, la Société générale 1,7 milliard, Crédit Mutuel 1,2 milliard, les Caisses d’épargne 1,1 milliard et les Banques populaires 950 millions), pour recevoir cet argent au prix fort, lequel argent elles n’ont pas besoin puisqu’à les entendre « tout va très bien Mme la marquise… ». Y comprenez-vous quelquechose? : pourquoi irez-vous prendre un crédit cher, à un taux nettement supérieur au taux du marché, alors que vous n’avez pas besoin d’argent?
Mais ne voilà pas que l’on peut lire dans Le Monde du 22.10: « Grâce à cette injection de capital, le ratio des banques françaises participant à l’opération devraient ainsi être relevé d’environ 50 points de base et se situer de ce fait dans la moyenne européenne de 8,5 %. Les titres des banques françaises ont été vivement attaqués en Bourse au cours des derniers jours en raison de la faiblesse relative de leur ratio face à leurs homologues européennes… Ces mesures de recapitalisation pourraient ainsi contribuer à restaurer la confiance des marchés à l’égard des banques françaises assurées d’être recapitalisées. » Tient donc, les marchés n’auraient-ils pas confiance dans les grandes banques françaises?

Les banques tremblent devant les dettes des cartes de crédit US

Les consommateurs aux USA ressentent de plein fouet les suites de la crise financière, ils sont de plus en plus nombreux à ne plus pouvoir payer leurs relevés de cartes de crédit. Le problème: ces dettes aussi ont été titrisées comme les subprimes. Der Spiegel pose la question: une deuxième crise menace-t-elle?.. Poursuivre la lecture de «Les banques tremblent devant les dettes des cartes de crédit US»

En Seine-Saint-Denis , les communistes eux-aussi se sont pris pour des traders géniaux

Le Monde rapporte le 21.10 que le cabinet d’audit Michel Klopfer, spécialisé en expertises financières locales, vient de révéler que la quasi-totalité de la dette de la Seine-Saint-Denis était constituée de « produits structurés », c’est à dire d’emprunts indexés sur des taux exotiques. Le président (PS) du conseil général de Seine-Saint-Denis, Claude Bartolone, demande une « opération vérité sur cette véritable bombe à retardement »… Poursuivre la lecture de «En Seine-Saint-Denis , les communistes eux-aussi se sont pris pour des traders géniaux»

Réunion internationale sur les paradis fiscaux: de qui se moque-t-on?

A l’occasion de la crise financière qui secoue nos économies, le rôle joué par les paradis fiscaux a une fois de plus été mis en avant.
C’est en effet dans ces « paradis » que siègent la plupart de hedge-funds où autres fonds spéculatifs, afin de bénéficier du secret bancaire, d’absence de régulation et de contrôle, et de conditions fiscales avantageuses. Ce sont ces organismes qui sont à l’origine des opérations spéculatives de grande ampleur qui sont l’une des causes de la crise, et que nos banquiers « malins » de Dexia ou de la Caisse d’Epargne ont voulu imiter.
Donc aujourd’hui haro sur les paradis fiscaux, et il y a même une conférence internationale à Paris sur le sujet. convoquée à l’initiative de la France et de l’Allemagne.

Pourtant, étonnamment, personne ne clame cette évidence:
le président de l’Eurogroup (réunion des ministres des finances de la zone euro), Jean-Claude Juncker, est aussi le premier ministre de l’un des plus important de ces paradis fiscaux, le Luxembourg, au coeur des l’Union Européenne et de la zone euro… Toutes les grandes banques de la zone euro ont d’importantes filiales au Luxembourg, où discrètement elle conduisent leurs clients fortunés qui souhaitent échapper à leur fisc locaux.
Ces cris contre les paradis fiscaux ne sont donc qu’une mascarade pour amuser la galerie.

D’ailleurs le Luxembourg et la Suisse ont renoncé à venir à la conférence de Paris, car ils n’étaient pas d’accord avec les conclusions qui devraient y être adoptées, a indiqué lundi à l’AFP une source proche du dossier.
Selon l’AFP:
« Huit pays dépêcheront des ministres à cette rencontre présidée par le ministre français du Budget Eric Woerth et son homologue allemand des Finances Peer Steinbrück: le Royaume Uni, la Belgique, les Pays-Bas, la Norvège, la Suède, le Danemark, l’Irlande et l’Australie.
La Finlande, l’Islande, l’Italie, le Japon, la Corée du Sud, le Mexique, l’Espagne ont répondu présent, de même que le secrétaire général de l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE), Angel Gurria.
L’Autriche, critiquée pour son application restrictive de la directive européenne sur l’épargne, a décliné l’invitation, comme les Etats-Unis, en campagne électorale. »

Deux tiers des américains touchés par la crise

Des américains de tous revenus et de tous partis reconnaissent que la crise financière a affaibli leur situation financière personnelle, selon un sondage Gallup.
« Je voudrai maintenant que vous pensiez aux événements des deux dernières semaines et à tous les problèmes qui pourraient en résulter. Comment pensez-vous que votre situation financière personnelle sera touchée: beaucoup, moyennement, peu, pas du tout? »

Roland Ries le maire socialiste de Strasbourg se fait régaler par la Caisse des dépôts

Backchich.info signale que le 7 octobre, en pleine crise financière - qui l’a obligée à injecter 2 milliards € pour sauver Dexia -, la Caisse des dépôts et consignations donnait un réception de grand luxe : gâteries « au caviar et au homard » servies à la louche, selon une participante. Augustin de Romanet, qui dirige la Caisse, et qui siège d’ailleurs au conseil de Dexia - ne pouvait-il raisonnablement savoir que cette vénérable institution était devenue un casino? - fêtait ce jour là à grands frais (du contribuable) le départ en retraite de l’un de ses collaborateurs.
Parmi les invités on notait plusieurs élus dont l’éminent maire de Strasbourg, Mr Roland Ries, ou des diplomates hollandais et australiens.
Avis aux amateurs qui n’étaient pas conviés : il y aura sûrement un bis, puisqu’il s’agissait d’un vrai-faux départ en retraite. La Caisse des dépôts vient en effet, selon Bakchich.info de prolonger le contrat du méritant serviteur qui devait s’en aller…

Comment Obama veut sortir les américains de la récession

Barack Obama a dévoilé le 13.10 à Toledo, Ohio, un plan de 175 Milliards de $ avec lequel il veut contrer la crise fiancière. Il veut surtout aider les simples citoyens des classes moyennes. Son projet est bien perçu par les électeurs.

Il a proposé de suspendre les ventes forcées de maisons d’habitation pendant 90 jours et de donner des réduction d’impôts aux entreprises pour chaque nouveau job créé.
Son plan de 175 Milliards de $ sur deux ans devrait aider à « créer des emplois, alléger les charges des familles, protéger les propriétaires contre la perte de leur maison et reconstruire le système financier », a promis Obama dans son discours de Toledo (Ohio).
« Nous devons donner aux gens le temps de respirer, afin de reprendre pied », a-t-il dit.
Des dizaines de milliers d’américains, ne pouvant plus rembourser leurs prêts immobiliers, ont déjà perdu leur maison par des ventes aux enchères forcées. Les gens craignent pour leur retraite. Suite à la crise à Wall Street, les caisses de retraite ont perdu plusieurs milliards de $.
Voici le discours d’Obama à Toledo:

Crise financière en Europe : les grands gagnants et les grands perdants

Arnaud Leparmentier, journaliste au “Monde”, a analysé les gagnants et les perdants:

Les grands gagnants
Jean-Claude Trichet, président de la Banque Centrale Européenne, a injecté liquidités depuis de mois dans le système bancaire européen , et l’a sauvé de la faillite
Gordon Brown, le premier ministre britannique, au plus mal sans son pays, a été le premier a avoir présenté un plan massif et complet en garantissant les prêts inter-bancaires, re-capitalisant les banques injectant des liquidités. C’est d’ailleurs en s’inspirant de ce plan que les européens ont bâti le leur.
Nicolas Sarkosy s’est employé pendant des jours et des nuits, sans relâche, avec sa ténacité habituelle, à trouver des solutions européenne malgré l’échec du G4 dû à Angela Merkel.

Les grands perdants
Angela Merkel, la chancelière allemande, a eu une vision provinciale de la crise, empêtrée dans ces Länder, ses banques, son chacun pour soi, elle a fait échouer le G4 et a retardé de 10 jours l’accord européen. Elle n’a pas vu l’ampleur de la crise.
Jean-Claude Juncker président de l’Eurogroupe (réunion des ministres des finances de la zonr euro), sensé faire des propositions, animer, a été absent.
José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne n’a pas fait de propositions de et a toujours semblé à la remorque de Nicolas Sarkosy

Le classement américain des dirigeants surpayés

La société de conseil en investissements Glass Lewis & Co a établi un classement des sociétés américaines surpayant leurs dirigeants au regard des performances de l’entreprises. Qui osera établir un tel classement en France?
Glass Lewis & Co a ainsi estimé que les dirigeants de Sprint Nextel Corp étaient les plus surpayés aux Etats-Unis, avec des salaires de près de $74 millions en 2007 alors que l’entreprise était en difficulté.
L’opérateur de téléphonie mobile a eu en 2007 le plus mauvais taux « pay-for-performance » parmi les sociétés de l’index Standard & Poor’s 500 des grandes entreprises.

D’autres grandes sociétés de la liste « Overpaid 25 » (les 25 surpayés) sont le constructeur de maisons individuelles KB Home, les constructeurs automobiles Ford Motor Co et General Motors Corp et le groupe de médias CBS Corp. Selon Glass Lewis les actions des sociétés de la liste ont perdu, en moyenne, 33% durant l’année 2007, alors que les dirigeant percevaient d’énormes salaires, bonus et autres parachutes.
Les salaires restent élevés dans de nombreuses compagnies, même si les performances sont médiocres voire catastrophiques, dit Glass Lewis.

Le classement « pay-for-performance » est basé sur une formule qui compare les pratiques de salaires tout compris des dirigeants d’une société avec les performances de la société comparées à celles de ses confrères, explique Glass lewis.

Le salaire des dirigeants est devenu une question majeure durant l’élection présidentielle alors que les hommes politiques s’insurgent contre les salaires vertigineux des sociétés touchées par le crach à Wall Street.

Glass Lewis a aussi évalué les sociétés avec les meilleurs ratios « pay-for-performance », qui incluent Apple Inc et Amazon.com Inc.

Et si votre banque faisait faillite, que risquez-vous?

La loi du 25 juin 1999 prévoit plusieurs outils gérés par le Fonds de garantie des dépôts (FGD), pour les dépôts à vue et les titres.

En cas de défaillance d’une banque, les dépôts à vue et à terme seraient indemnisés, après intervention du fonds de garantie, à hauteur de 70.000 euros par déposant.

Néanmoins les dépôts à vue libellés en devises d’un pays situés hors de l’Union européenne (en dollars, en yens) ne sont pas couverts par le fonds de garantie. Ils ne donnent lieu à aucune indemnisation.
Les fonds déposés dans des filiales françaises de banques étrangères sont couverts par le fond de garantie, de même que le sont les succursales de pays situés hors de l’Union européenne. Seules les succursales de banques communautaires relèvent de leur pays d’origine.

De leur côté, les titres (actions, obligations, OPCVM) restent la propriété des clients. Ils devraient donc être restitués dans leur intégralité. La loi prévoit de faire intervenir le FGD si ces titres n’étaient pas restitués, en cas de fraude de l’établissement. Ces avoirs en titres seraient alors indemnisés à hauteur de 70.000 euros maximum.

Les actifs détenus via des contrats d’assurance-vie relèvent des règles établies pour les compagnies d’assurances. La faillite d’une banque serait donc sans effet sur ces actifs. Quant au risque qu’un assureur fasse faillite, il est faible, selon les régulateurs. La réglementation imposant aux assureurs d’être en mesure d’assumer leurs engagements présents et à venir, ceux-ci doivent disposer « à tout moment » d’un actif supérieur à à son passif.

Scandale Dexia: 3 millions d’€ pour le dirigeant qui a foutu la merde

Le site trends.be écrit:
“Dans la foulée de sa démission, on a appris qu’Axel Miller devrait toucher une indemnité de 3 millions d’euros, soit l’équivalent de deux ans de salaire, dans le cadre de son départ. Un tel montant suscitera évidemment beaucoup de débats, notamment au sein de la classe politique. (…) Axel Miller a précisé que ce débat n’était pas sa préoccupation principale pour le moment, puisqu’il doit toujours assurer la gestion quotidienne de l’entreprise en attendant la désignation de son successeur. Il a par ailleurs estimé n’avoir commis aucune faute à la tête de Dexia. Traduction : si quelqu’un souhaite revoir l’indemnité de départ de l’ex-patron de Dexia, il devra prouver que ce dernier a commis une faute. Or, l’ancien patron de Dexia a été un redoutable avocat d’affaires dans sa précédente vie. Ce ne sera donc pas simple à prouver…”