La branche fret de la SNCF a perdu en moyenne depuis 10 ans 300 millions d’€ par ans, soit 30 % de son chiffre d’affaires, ou une perte de 43.000 € par an pour chacun des 7.000 salariés. Malgré plusieurs plans de relance et aucune amélioration, la SNCF s’apprête à lancer un nouvel appel de fonds publics pour tenter de sauver sa branche fret et, pire, l’audit commandé par la direction prévoit un doublement des pertes pour 2009 à 600 millions d’euros. Pourquoi ce gâchis?
Pourquoi le fret de la SNCF n’est-il pas concurrentiel face aux principaux opérateurs?
C’est tout d’abord du au statut et aux avantages sociaux des cheminots : le fameux règlement RH0077 qui prévoit des horaires de travail de 25 heures par semaine pour les agents du fret et le régime spécial de retraite des cheminots, réformé à la marge, et pour lequel la SNCF doit cotiser le double par rapport au privé, sans compter les 2,8 milliards d’euros de subvention annuelle au régime de retraite, à la charge de la collectivité.
De plus, la productivité des cheminots du fret SNCFest de 30% inférieure à celle de leurs collègues du secteur privé ou étrangers.
Cette Berezina est une catastrophe pour notre économie. L’Etat a versé des centaines de millions d’euros par an, en pure perte. Et, en France, les entreprises ne disposent pas avec la SNCF d’un opérateur de transport ferroviaire compétitif en matière de performance et de coût. Pire, l’existence de cet opérateur dominant grâce aux subventions publiques, empêche le développement d’autres entreprises performantes.
(Source: Philippe François, Sandrine Gorreri, Irfap, 26.05.2009)
ah la branche SNCF, cela fait longtemps qu’elle aurait du être privatisé cette partie de la SNCF, à faire grève tous les 4 matins pour tout et pour rien
ils ont voulu le beurre et l’argent du beurre, ils n’auront bientôt plus rien