Alors qu’une crise économique, dont l’ampleur n’est pas encore bien mesurée, frappe de plein fouet notre pays. Les partis de la gauche « traditionnelle » s’enfoncent dans des luttes intestines à la recherche d’un pouvoir microcosmique. Pauvre gauche…
Au parti socialiste, malgré les affirmation de rassemblement de façade, l’ambiance est à couteaux tirés entre les partisans de Ségolène Royal et Martine Aubry. Vincent Peillon, bras droit de Ségolène Royal, a affirmé le 05 décembre que les proches de Ségolène Royal étaient « exclus » des discussions menées par Aubry. « Depuis samedi, nous n’avons aucune nouvelle, si ce n’est par la presse, par nos amis journalistes, qui, eux, sont informés de ce qui se passe chez Martine Aubry”, a-t-il affirmé, alors que des tractations et les marchandages sont en cours pour constituer la future équipe de la nouvelle première secrétaire du Parti socialiste.
La nouvelle direction doit être annoncée samedi lors du premier conseil national depuis l’élection de l’élue nordique. Cette façon de faire est « un peu curieuse », « c’est assez incroyable », a insisté Vincent Peillon, jugeant que si les royalistes n’héritaient que de trois ou quatre postes dans la nouvelle direction, ce serait « ridicule ».
Le PCF lui, revient aux bonnes vieille méthodes staliniennes, comme si en soixante ans rien n’avait changé. Le congrès du PCF, ne débute que dans sept jours mais Marie-George Buffet a l’intention de tout verrouiller avant.
Dans une instance ad hoc appelée sans rigoler « commission de transparence », la secrétaire nationale a expliqué, le 1er décembre, qu’elle souhaitait rester avec « une direction qui dirige » « avec une envie de travailler ensemble », tout en impulsant un « rajeunissement » des instances nationales. Il s’agir en fait d’éjecter plusieurs dirigeants qui ont marqué leur souhait d’ouvrir le PCF et de le voir participer à la constitution d’une nouvelle force politique.
Sont ainsi exclus les refondateurs comme Roger Martelli, Pierre Zarka, Patrick Braouezec et leurs amis. Sont aussi évincés les proches de Jean-Claude Gayssot comme Dominique Grador, responsable aux élections, ou Pierre Mathieu, représentant communiste à l’Association des régions de France.
D’autres dirigeants ou secrétaires fédéraux, moins marqués mais ayant commis la faute de faire connaître leur désaccord avec la ligne de réaffirmation de l’identité communiste choisie par la direction, ont été « sortis ».
Les opposants sont, eux, atterrés. Ils avaient perçu un raidissement dans les congrès locaux. La composition de la future direction, avec le renforcement des “orthodoxes”, les inquiète. “On jette ceux qui ont milité pour des listes ouvertes aux régionales et aux européennes de 2004 et qui ont été à l’initiative de l’appel contre la Constitution européenne”, rappelle M. Zarka. “Pas question de participer à une opération d’éradication en étant la caution d’un soi-disant renouvellement”, s’emporte Marie-Pierre Vieu, membre de l’exécutif.
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