Le discours d’investiture de Barack Obama: quelques extraits et commentaires

Barack Obama dont les talents d’orateurs charismatique ne sont plus à prouver, a tenu un discours d’investiture ambitieux et agressif, moins lyrique que lors de la campagne des primaires, mais plus factuel destiné à démontrer qu’il pouvait conduire le pays…
Barack Obama a commencé par chaleureusement remercié le couple Clinton qui a fait le maximum pour tenter de restaurer l’unité des démocrates.
Le ton du discours de 45 minutes ne ressemblait pas à celuis de ceux qu’il prononçait pendant la campagne de primaires. Plus sérieux, plus explicatif et moins lyrique… plus présidentiel.

Obama a frappé McCain sur une série de sujets de politique étrangère, de la guerre en Irak à l’incapacité des forces U.S. à capturer Osama bin-Laden en Afghanistan - comme représentatifs d’une approche dépassée du rôle des USA dans le monde.
« Nous avons besoin d’un président capable de faire face aux menaces futures, pas de s’accrocher aux idées du passé. »

Obama a argumenté que McCain est totalement à côté de la plaque sur les besoins et les inquiétudes de l’électeur moyen. Il cité une liste de sujets, de la politique fiscale à celle de la santé, sur lesquels il proclame que McCain fait fausse route. « Ce n’est pas parce John McCain ne se sent pas concerné, c’est parce que John McCain ne comprend pas. »
“Il a voté avec George Bush 90 % du temps et il aime parler de son bon sens. Mais où est le bon sens quand on croit que George Bush a eu raison 90 % du temps ? Je ne sais pas pour vous, mais moi je ne suis pas prêt à voter pour 10 % de chance de changement”.

Pour répondre aux critiques sur son absence de programme, il a précisé ses positions économiques en donnant des chiffres précis. Il a notamment explique son projet de “baisser les impôts pour 95 % des familles de travailleurs” et de cesser de baisser lesimpôts pour les grands groupes notamment pétroliers. Il a également expliqué qu’il souhaitait, dans un délai de dix ans, “en finir avec notre dépendance pétrolière envers le Moyen-Orient”. Il consacrera 150 milliards de dollars aux énergies renouvelables dans les dix prochaines années et créera 5 millions de jobs dans ce secteur.

Barack Obama a ensuite traité de la sécurité intérieure, sujet qui lui avait valu des attaques virulentes de la part des républicains, sur son manque supposé de patriotisme et de capacité à diriger le pays (is he ready to lead). Obamal s’est adressé directement à McCain : “J’ai une nouvelle pour vous, John McCain. On met tous notre pays avant toute chose [une référence au slogan de campagne de McCain 'Country First']“, avant d’ajouter qu’”une des choses que l’on doit changer dans notre monde politique, c’est cette idée que les gens ne peuvent pas débattre sans remettre en cause leur patriotisme”.

“En tant que commandant en chef, je n’hésiterai jamais à défendre ce pays, mais j’enverrai nos soldats risquer leur vie seulement pour une mission claire et avec l’engagement sacré qu’ils auront tout l’équipement nécessaire pour combattre et qu’ils bénéficieront des soins et des aides qu’ils méritent quand ils rentreront”, a-t-il poursuivi, rappelant qu’il était favorable à la fin de la guerre en Irak, et qu’il se concentrerait dans un combat contre Al-Qaida et les talibans en Afghanistan.

Avec ce discours d’acceptation, la campagne démocrate est véritablement lancée. La balle est désormais dans le camp de John McCain, qui s’est empressé de critiquer les propos de M. Obama, vendredi. Le républicain devrait nommer son colistier au cours du week-end, avant la convention républicaine la semaine prochaine.

La décision d’Obama de consacrer une partie substantielle de son discours à contester l’idée selon laquelle le Parti républicain est le seul parti qui peut assurer la sécurité du pays, semble indiquer que les démocrates se préparent à une campagne centrée sur les questions de sécurité nationale.

Le discours d’Obama, l’un des plus attendus de l’histoire moderne, compte tenu du caractère extraordinaire de sa candidature, fut précédé d’intervention de leaders démocrates.
Le gouverneur de Virginie, Tim Kaine, l’un des finaliste au poste de vice-président, a décoché quelques directs vers John McCain. Se référant à son incapacité à se souvenir du nombre de maisons qu’il possédait, Kaine a plaisanté: « Peut-être que pour John McCain le rêve américain c’est posséder sept maisons, et si c’est là votre Amérique, alors John McCain est votre candidat. »

Voici l’intégralité du discours de Barack Obama:

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1 Réponses à “Le discours d’investiture de Barack Obama: quelques extraits et commentaires”


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  1. 1 Election présidentielle Américaine 2008 | Jakouille la fripouille
    Rétroping dans 9 sept. 2008 à 8:38

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