Crise politique au Pakistan après la démission de Musharraf

La coalition qui gouverne le Pakistan a implosé le 25.08.2008, lorsque l’une des ses composantes a claqué la porte. Cette conséquence de la démission du président Pervez n’est pas une surprise. Elle est de mauvaise augure pour la lutte contre l’islamisme radical (al-Qaida, talibans) et le terrorisme…
L’ex-premier ministre Nawaz Sharif de la Pakistan Muslim League-N (PML-N) a déclaré qu’il rejoignait l’opposition, blâmant son partenaire de la coalition, le Pakistan People’s Party (PPP), pour ne pas réinstaller les juges licenciés par Musharraf en novembre 2007, et pour un désaccord sur la succession de Musharaf à la présidence.

Islamabad est maintenant condamné à de nouvelles convulsions politiques au lieu de retrouver l’unité nécessaire à faire face à la violente confrontation avec les extrémistes islamiques de la North West Frontier Province (NWFP) et des territoires tribaux qui bordent l’Afghanistan.
Cela iinquiète les partenaires occidentaux qui veulent que le gouvernement s’attaque efficacement aux milices inspirées par les Talibans dans la zone tribale, qui est la base de repli de l’insurrection en Afghanistan.
« Tant qu’il n’y a pas de gouvernement stable à Islamabad, la loi et l’ordre ne peuvent être restaurés dans la NWFP et les Federally administered tribal areas (FATA), » a prévenu Asfandyar Wali Khan, leader du parti qui dirige le gouvernement régional de la NWFP. Sauver des vies devrait être la priorité, après nous pourrons nous occuper des juges. »

La défection de Sharif signifie que le PPP est maintenant dépendant du support de nouveaux partennaires, dont le Muttahida Qaumi Movement, MQM, un parti qui était proche de Musharraf.
Sharif et le PPP furent des ennemis dans les années 90, alternant le pouvoir, jusqu’au coup d’état militaire en 1999, conduit par le général en chef Musharraf, qui décrivit la période comme « une horrible décade de démocratie ».
« Sommes-nous maintenant la risée de ceux qui ne veulent pas de démocratie au Pakistan? C’est une victoire pour eux, mais nous sommes tous deux les perdants, » dit un membre du PPP au parlement, Fauzia Wahab.

Le risque terroriste a été souligné le 25.08.2008 par l’attaque à la roquette et à la bombe de la résidence d’un membre du parlement provincial à Swat, dans la NWFP. Le Pakistan a aussi also belatedly banned le principal groupe d’insurgés, le Tehreek-e-Taliban, démontrant que les espoirs de maintenir le dialogues avec le militants islamistes s’étaient évaporés.

(Source: Saeed Shah à Islamabad,The Guardian, 26.08.2008)

Articles relatifs

0 Réponses à “Crise politique au Pakistan après la démission de Musharraf”


  1. Aucun commentaire

Laisser un commentaire