L’alchimie entre le candidat à la présidentielle et son second doit fonctionner. Le second doit apporter ses points forts, qui doivent compenser les faiblesses supposées ou réelles du candidat. Dans ce contexte, quelles sont les raisons du choix de Joe Biden par Barack Obama? Quels seront les plus apportés par Biden à la candidature d’Obama?
Biden, 65 ans , a servi pendant 36 ans comme sénateur du Delaware et siège à la Commission des affaires étrangères, dont fait également partie Barack Obama, et fut longtemps président de la Commission de la justice.
Il est connu pour ses gaffes en diverses occasions, ayant des difficultés à maintenir la discipline dans le message dans laquelle excelle Obama.
L’exemple le plus remarquable s’est produit en janvier 2007, quand Biden a annoncé sa seconde candidature à la présidence des Etats-Unis. Au lieu de passer la journée à vanter ses compétences, Biden a du perdre son temps à s’expliquer sur les remarques qu’il avait faites sur Obama, l’ayant qualifié de « premier candidat afro-américain significatif, qui s’exprime clairement, qui est brillant et propre, un gars qui présente bien. » Comme quoi même chez les dirigeants démocrates, les préjugés et les vieux démons ne restent pas loin de la surface.
Les critères de choix d’Obama
Dans le “Early Show” de CBS, Obama a déclaré a propos de son choix: « Indiscutablement, la question la plus importante est, cette personne est-elle prête à être président? Seconde question d’importance pour moi: cette personne peut-elle m’aider à gouverner? Sera-t-elle un vrai partenaire pour créer des opportunités économiques ici à la maison, et guider le bateaux dans les eaux internationales dangereuses? Et le troisième critère pour moi, a été l’indépendance. Je veux quelqu’un qui soit capable de contester ma pensée et non pas un béni-oui-oui. »
Biden est considéré comme l’un des meilleurs experts de politique étrangère de Washington. Le sénateur a des relations de haut niveau dans toutes les capitales du monde.
Au cours de son long parcours au Sénat, Biden est devenu un vieux routier de la politique, expert du microcosme de Washington. Il est tout le contraire du changement incarné par Obama. Mais au cours des dernières semaines, alors que les sondages s’effondraient, cette stratégie de changement devenaient de moins en moins visible dans la campagne démocrate.
Obama lui-même, avec sa trajectoire inhabituelle et sa couleur de peau, offre déjà aux électeurs américains, suffisamment de changement. Les stratèges démocrates ne se sentaient pas en mesure de renforcer encore cette voie du changement, en proposant pour la vice-présidence un jeune gouverneur comme Kaine ou une femme.
Le bon profil pour le combat contre McCain
La compétition avec John McCain est de plus en plus serrée, selon les sondages. En particulier, chez les hommes blancs, des couches inférieures de la population, Obama a du retard à refaire, et il doit prouver sa capacité à gérer des crises globales comme le conflit en Géorgie.
Pour ces deux enjeux, Biden apportera son aide, lui qui sort d’une ville d’ouvriers en Pennsylvanie, et qui est un catholique pratiquant.
Le vice-prétendant, peut aussi faire état d’une émouvante vie privée. Sa première femme et sa fille sont décédées, peu après son entrée au Sénat, dans un accident de voiture provoqué par un conducteur en état d’ivresse. Depuis Biden fait la navette chaque jour an train vers Washington.
De son premier mariage il a deux fils, qui sont tous deux juristes. L’un d’eux, Beau, apparaît à 39 ans comme le plus sérieux prétendant à la succession de son père au Sénat. Mais Beau est aussi soldat et doit bientôt remplir sa seconde mission en Irak.
Homme de confiance de Hillary Clinton
Que le vétéran de la politique ait la confiance de Hillary Clinton, ne peut pas nuire à la paix dans le camp démocrate. Lors des primaires, Biden n’avait officiellement soutenu Obama, qu’après le retrait de Clinton.
Ses propres tentatives présidentielles se déroulèrent sans éclat, aussi bien en 1988 qu’en 2008. En 1988, il dut enterrer ses ambitions lorsqu’il s’avéra qu’il avait copié de larges parties de l’un de ses discours chez l’homme politique britannique Neil Kinnock. En 2008 il arriva a une piètre 5e place lors des premières primaires en Iowa, et se retira.
Biden a néanmoins pu amasser, durant sa courte campagne, des points positifs, avant tout en tant qu’orateur. Lors des débats télévisés entre candidats démocrates il s’est mis en avant par son humour et ses blagues, et par ses attaques contre les républicains.
« Chaque phrase qu’il prononce comporte sujet, verbe et 11 septembre », se moque-t-il de la candidature de l’ex-maire de New York Rudy Giuliani.
En Iowa, sortant d’un débat radiophonique dans un musée, Biden voit un squelette de dinosaure, et blague avec délice: « C’est le parti républicain! ».
L’attaquant et le chef d’état
Ces attaques agressives contre les républicains et John McCain sont espérées de Biden par beaucoup de démocrates - avant tout lors des débats télévisés entre candidats à la vice-présidence en octobre, et dans son discours à la Convention démocrate la semaine prochaine. Obama doit par contre pourra alors se présenter en chef d’état.
Le DELAWARE est économiquement comparable au LUXEMBOURG
il n’y a pas de taxes sur les marchandises et sur les produits financiers ,c’est un état aux niches fiscales
le sénateur BIDEN est-il à même de conseiller le président OBAMA en regard à la crise actuelle?
Ce qui est probable c’est que le sénateur saura guider LE PRESIDENT dans le retrait des troupes en IRAK par ses contacts internationaux de haut niveau.