Le magazine Foreign Policy publie en août 2008 la liste des criminels de guerre les plus recherchés. Alors que Radovan Karadzic comparait devant le Tribunal pénal pour l’ex-Yougoslavie, les criminels coupables de génocides, de crimes contre l(humanité ne manquent pas…
Omar Hassan Al-Bashir, président du Soudan
Poursuivi par le Tribunal pénal international (TPI) pour génocide, crimes contre l’humanité et meurtres. Son inculpation est actuellement examinée par le Conseil de sécurité de l’ONU.
Il est le premier président en exercice a être accusé de génocide par le TPI. Bashir, qui a pris le pouvoir par un coup d’état en 1989, est considéré comme le responsable de la campagne de nettoyage ethnique au Darfour, par l’armée soudanaise et la milice Janjawid. Bashir est aussi reponsable des souffrances des 2,5 millions de réfugiés soudanais soumis aux tortures et aux viols par les milices soutenues par le gouvernement.
Bashir prétend que ces accusations font parties d’un “complot historiques” pour porter atteinte à l’intégrité territoriale du Soudan et les rejette.
A lire aussi, Le scandale de l’aide alimentaire au Soudan, sur ce blog.
Joseph Kony, chef de l’Armée de résistance du seigneur en Ouganda
Poursuivi par le TPI depuis mai 2005 pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Kony se cacherait près de la frontière entre le Soudan et le Congo.
Un récompense de $1,7 millions a été promise pour sa capture par le TPI.
Kony, l’un des plus odieux criminels de guerre, conduit l’ARS contre le gouvernement ougandais, depuis 20 ans, enrolant des enfants pour mener sa campagne de violences et d’atroces carnages. Dans sa région natale du nord de l’Ouganda, Kony est responsable de la mort de dizaines de milliers de personnes et du déplacement de 2 millions d’autres.
Espérant mettre fin au règne de la terreur de l’ARS, le président ougandais Yoweri Museveni a offert une amnistie à Kony et ses rebelles en 2006, et les deux camps ont conclu un armistice. Mais avec le mandat d’arrêt du TPI, Kony a refusé de dissoudre son armée tant que les charges contre lui n’étaient pas levées.
Ratko Mladic, chef de l’armée serbe en Bosnie durant la guerre de Bosnie
Recherché par le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) depuis 1995 pour génocide, crimes contre l’humanité et violation des lois de la guerre.
Une récompense de €6 millions (5 par les USA et 1 par la Serbie) a été promise pour sa capture.
Ramené dans l’actualité par l’arrestation récente de Radovan Karadzic, le chef de l’armée serbe de Bosnie est recherché pour une série d’atrocités, dont le massacre de 8.000 musulmans à Srebrenica. Mladic ne s’est pas éloigné de ses scènes de crimes, il se cache en Serbie.
Aribert Heim, médecin nazi du camp de concentration de Mathausen
Il est poursuivi en Allemagne pour meurtre.
Une récompense de €500.000 a été promise par le Centre Simon Wiesenthal et les gouvernements allemands et autrichiens pour sa capture.
Heim est poursuivi pour la réalisation d’expériences odieuses sur les prisonniers du camp. Capturé par les américains en 1946, il fut emprisonné pendant deux ans, puis relâché sans procès. Il fut ensuite gynécologue en Allemagne, puis, craignant d’être arrêté, il s’enfuit en Amérique du Sud en 1962. Il serait aujourd’hui âgé de 94 ans. Les enquêteurs qui le cherchent pensent avoir localisé le nazi au Chili, où vit l’une de ses filles. Avec l’aide du gouvernement argentin, il reste un espoir de le capturer vivant (il a 94 ans).
Félicien Kabuga, homme d’affaire et milliardaire rwandais
Poursuivi devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda depuis 1998 pour génocide et crimes contre l’humaniyé.
Une prime de $500.000 a été promise par le gouvernement américain pour sa capture.
Kabuga fut le financier du génocide au Rwanda en 1995, au cours duquel 500.000 personnes furent massacrés par les forces gouvernementales et les milices hutus. Fondateur et président du Fonds de Défense Nationale (FDN), Kabuga a utilisé son organisation pour fournir les milices hutus en armes utilisées durant le génocide. Il a également financé la station de radio qui appelait à la haine raciale contre les populations tutsis. Sexagénaire, il est toujours en fuite. Le tribunal le situe au Kenya où il bénéficierait d’une protection gouvernementale, mais en mai 2008, un article contesté le localisait en Norvège.
Bosco Ntaganda, chef militaire du Congrès national pour la défense du peuple, une milice basée en République démocratique du Congo.
Mandat d’arrêt du TPI depuis 2006, pour crimes de guerre et utilisation d’enfants de moins de 15 ans pour des activités militaires.
Surnommé “terminator”, Ntaganda a éta au centre du conflit au Congo depuis 1999.
(Source: FP, août 2008)
Tu oublies bush