La réduction du réchauffement climatique du à l’élevage est possible

Selon les recherches conduites à l’INRA de Clermont-Ferrand, un changement dans l’alimentation des bovins ferait baisser d’un tiers les émissions de méthane produites par l’élevage des bovins…

Selon un rapport de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) du 29.11.2006, l’élevage est l’ “un des premiers responsables des problèmes d’environnement “.

Mesurée en équivalent CO2, l’élevage contribue plus au réchauffement climatique que les transports. il produit 65 % des émissions d’hémioxyde d’azote (N20) dues au fumier, un gaz au potentiel de réchauffement global 296 fois plus élevé que celui du CO2. De plus, le bétail produit 37 % des émissions de méthane (CH4) liées aux activités humaines. Ce gaz, produit par le système digestif des ruminants, agit vingt-trois fois plus que le CO2 sur le réchauffement.
De plus les pâturages occupent 30 % des surfaces émergées, alors que 33 % des terres arables sont utilisées pour produire l’alimentation du bétail - et ces surfaces sont insuffisantes pour répondre à la demande, ce qui entraîne le défrichage de forêts. D’autres dégâts sont énumérés : 20 % des pâturages sont dégradés par une surexploitation entraînant le tassement et l’érosion du sol ; l’activité compte aussi ” parmi les plus nuisibles pour les ressources en eau “.
La hausse du niveau de vie s’accompagne d’une consommation plus importante de viande (un Indien consomme en moyenne 5 kg de viande par an, contre 123 kg pour un Américain) et de produits laitiers. La production mondiale de viande devrait donc plus que doubler d’ici 2050.

Les recherches récentes de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) de Clermont-Ferrand-Theix, rendues publiques en juillet 2008, montrent qu’en incorporant des huiles végétales riches en acides gras polyinsaturés dans l’alimentation du bétail, les émissions de méthane d’origine digestive des animaux baissent de façon significative.
Les chercheurs ont incorporé dans la ration de vaches laitières jusqu’à 6 % de graines ou d’huile de lin, riches en acide linolénique. La production de méthane  a baissé d’un tiers, la production laitière restant constante. Ces résultats doivent être confirmés sur un plus grand nombre d’animaux,selon l’INRA.

(Source: Gaëlle Dupont. Le Monde)

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1 Réponses à “La réduction du réchauffement climatique du à l’élevage est possible”


  1. Aucun commentaire
  1. 1 Un acte significatif contre le réchauffement climatique: manger moins de viande | Jakouille la fripouille
    Rétroping dans 7 sept. 2008 à 14:39

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