Nicolas Sarkozy vient de publier, « Témoignage », chez XO éditions. Invité sur TF1, dimanche 16 juillet, il a justifié sa démarche par le souhait de « parler avec authenticité » aux Français. Résumé…
Son livre parle de son expérience de ministre, de sa stratégie de candidat et de ses objectifs de président. Pour ces trois fonctions, une affirmation : « Ce n’est pas l’absence de pouvoir qui discrédite la politique et délégitime ses acteurs. C’est le fait qu’ils n’exercent pas celui dont ils disposent. »
Il apporte maintes preuves de sa volonté d’action, en tant que ministre : la suppression de la double peine, la baisse des prix dans la grande distribution, la fermeture du centre de transit de Sangatte, le sauvetage réussi d’Alstom, la création du G5 (réunion des ministres de l’intérieur de cinq pays de l’Union européenne), le fichier des délinquants sexuels.
« La volonté est la qualité la plus nécessaire pour régénérer la politique française ».
Sarkozy n’entend rien changer à son style direct et à son activisme s’il est élu Président de la République. Il avance à nouveau ses propositions de changements du fonctionnement des institutions (un président actif, un premier ministre à qui serait confiée la politique européenne, la limitation du nombre de postes ministériels…). Il va sur le terrain présidentiel plus librement qu’il ne le fait habituellement, abordant pour la première fois les questions de politique internationale et de défense.
Sans citer Chirac, il appelle « à une présidence moins monarchique, plus transparente, plus moderne et plus démocratique ». Il choisira mieux ses interlocuteurs internationaux en fonction du respect des droits de l’homme. Il se prononce pour un meilleur contrôle des dépenses militaires. Il affirme son intention de mettre fin au droit de grâce.
Il revient à sur l’essoufflement du modèle social Français et l’impérieuse nécessité de « rompre avec le retard Français » en matière d’emploi, de recherche et d’éducation.
Reprenant son idée, selon laquelle « deux Français cohabiteraient en chaque Français », il compte s’adresser à chacun d’entre eux en présentant à la fois la « fermeté et la justice ».
Il ajoute quelques passages plus personnels sur son enfance, sur ses doutes, sur son épouse, sur l’affaire Clearstream et sur Jacques Chirac.
Sarkozy fait part, sans céder à la tentation du catalogue, d’une vision de synthèse entre libéralisme et protection.
(Source : Philippe Ridet : Le Monde du 17.07.2006)
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