Le Pen n’a jamais été aussi haut dans un sondage d’intentions de vote à six mois d’une élection présidentielle : il est à 17 %, selon une enquête réalisée par l’institut CSA pour Le Monde et i-télé, contre 9 % en novembre 2001. Un chiffre équivalent à son score du 21 avril 2002 (16,86 %). Bravo aux femmes beaucoup plus réticentes aux idées véhiculées par Le Pen que les hommes…
Les sondés sont divisés sur sa présence à l’élection : 48 % d’entre eux souhaitent qu’il « obtienne les 500 signatures d’élus qui lui permettront de se présenter à l’élection présidentielle » et 47 % ne le souhaitent pas. La gauche est la plus opposée à l’obtention de ces signatures (63 %) ; la droite parlementaire y est favorable à 55 %.
Les femmes sont beaucoup plus réticentes que les hommes : 56 % ne souhaitent pas qu’il ait ses signatures contre 38 % d’hommes.
Question posée :
« Vous savez qu’il est nécessaire de disposer de 500 signatures d’élus afin de pouvoir se présenter à l’élection présidentielle. Souhaitez-vous ou pas que Jean- Marie Le Pen obtienne les 500 signatures d’élus qui lui permettront de se présenter à l’élection présidentielle ? »
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72 % contre 24 % des personnes sondées sont d’accord avec l’affirmation selon laquelle : « Quoi qu’on pense de lui et de ses idées, il serait dommage que les électeurs n’aient pas le choix de voter ou non pour M. Le Pen. » Et 68 % contre 28 % pensent que « Jean-Marie Le Pen représente une force électorale depuis plusieurs années et à ce titre, il doit pouvoir se présenter à l’élection présidentielle. »
Question posée :
« Pour chacune des phrases suivantes, dites-moi si vous êtes d’accord ou pas d’accord … ? »
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17 % des Français, en priorité les couches populaires et les retraités, déclarent qu’ils voteront pour Le Pen au premier tour. Un bond de 8 points depuis janvier selon CSA. Il y a moins de femmes (14 % contre 20 % pour les hommes) à envisager de voter en 2007 pour lui.
Deux facteurs ont probablement contribué à cette progression : la situation dans les banlieues, mais aussi, souligne Stéphane Rozès, directeur de l’Institut CSA-Opinion, « la déception d’une partie de la droite sur la gestion de la crise du CPE par le gouvernement ».
Si Le Pen est présent au premier tour, Marie-Ségolène Royal arriverait en tête (32 %), devant Nicolas Sarkozy (29 %).
En cas d’absence de Le Pen au 1er tour, contrairement à ce que l’on pourrait penser, peu d’électeurs du FN s’abstiendraient.
Selon le sondage CSA, Sarkozy profiterait en premier du report de voix (37 %, + 8 points). Il ferait jeu égal avec Royal, qui engrangerait 5 points supplémentaires. Ce sondage laisse penser que le discours de cette dernière sur « l’ordre juste », la « valeur travail » aurait un écho favorable auprès d’une partie de l’électorat d’extrême droite. Philippe de Villiers (MPF) passerait de 2 % à 5 % des intentions de vote. 
(Sources : Christiane Chombeau, Le Monde, 24.11.2006 ; sondage CSA du 24.11.2006)
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