Les plus grands philanthropes Américains

Les riches du secteur High tech ont fait les titres en 2006. Cela devient de plus en plus difficile d’entrer au club du Top 50 de BusinessWeek qui vient de publier sa liste annuelle des philanthropes les plus généreux…

2006 aura été l’année des superlatifs dans le monde de la philanthropie, coiffée par l’annonce du transfert de $31 milliards du second homme le plus riche du monde, Warren Buffett, à la fondation de l’homme le plus riche du monde, Bill Gates.
La nouvelle a électrisé le monde de la philanthropie, et l’on a parlé de nouvel âge d’or de la donation.
Le buzz s’est poursuivi durant l’évènement philanthropique de l’année, la Clinton Global Initiative. En trois jours, l’organisation a recueilli 215 engagements, évalués à $7.3 milliards, afin de lutter contre des problèmes comme la pauvreté et le réchauffement global.

Les grands noms et les grosses sommes d’argent sont accompagnés d’objectifs tout aussi grands et ambitieux : entre autres, trouver des vaccins contre la malaria et le VIH/SIDA, casser le cycle de la pauvreté, et stopper la prolifération nucléaire.
Des phares du monde de la technologie comme Gates, Pierre Omidyar le fondateur d’eBay, Michael Dell, et l’ancien président d’eBay Jeff Skoll, entre autres, veulent apporter de massifs changements sociaux durant leurs vies.

Rejoignant Gates et Buffett en tête de la liste annuelle de BusinessWeek des 50 plus généreux philanthropes Américains, ont trouve deux nouveaux noms, les anciens CEO de Golden West Financial, Herbert and Marion Sandler, et le businessman Bernard Osher, le frère de Marion et l’un des soutiens financiers de Golden West. Les Sandlers ont fait de la société d’Oakland (Calif.) la seconde plus grande société d’épargne et de prêts du pays avant de la fusionner avec Wachovia Corp. dans un deal de $24 milliards annoncé en mai 2006 et effectif depuis le 01.10.2006. En juin, les Sandlers ont annoncé des donations d’actions Golden West pour une valeur de $1,3 milliards à des organisations caritatives non citées ; Osher a donné $723 millions à des organisations caritatives en 2006.

De tels cadeaux mammouths rendent l’accès à la liste de BusinessWeek plus difficile. La barre est montée à $157 millions donnés au cours des cinq dernières années, $120 millions en 2005.

Onze nouveaux noms sont apparus dans le classement, avec plus d’agent venant de fortunes faites dans les hedge funds et l’énergie. Les dons aux causes globales sont en hausse, et beaucoup d’argent est allé au soutien des recherches dans des maladies avec lesquelles les donateurs ont une relation personnelle.

Le nabab du hedge fund Renaissance Technologies, James H. Simons et sa femme Marilyn Hawrys Simons, par exemple, ont été de grands soutiens de la recherche sur l’autisme dont leur fille Audrey est atteinte. Ils prévoient de consacrer $100 millions aux recherches sur la maladie au cours des cinq prochaines années. Simons, un ancien professeur de mathématiques à la Stony Brook University de New York, soutient également l’education en sciences et mathématiques.

Dan L. Duncan, président de la compagnie de services énergétiques Enterprise Products Partners et ayant survécu à un cancer, donne beaucoup de son argent à la recherche sur cette maladie. Duncan, qui a perdu trois membres de sa famille de cancers, a donné début 2006 $100 millions au Baylor College of Medicine de Houston pour financer un nouveau centre de recherche.

Le soutien à son ancienne université a alimenté de nombreuses méga-donations.
Oklahoma State University, bénéficie d’une décision de la fin des années 40, de donner au jeune T. Boone Pickens une bourse de basketball après que le Texas A&M University l’ait viré de l’équipe. Pickens, qui dirige le hedge fund BP Capital Management, a fait un cadeau de $165 millions au programme sportif de l’Oklahoma State University. « J’ai 78 ans et je veux que l’OSU soit compétitive dans le Big 12 avant de m’en aller. »

L’ancien de University of Southern California et créateur de Star Wars, George Lucas,  a aussi fait des vagues avec un don de $175 millions à USC. L’argent financera une école d’arts cinématiques de 14.000 m2 et soutiendra les dotations de l’école.

La préservation de l’histoire et de la nature a motivé l’ancien manager de hedge fund Robert W. Wilson. Il a annoncé récemment la création de quatre dons de $100 millions au World Monuments Fund, à l’Environmental Defense, à la Wildlife Conservation Society, et à la Nature Conservancy.

Ted Turner, le fondateur de CNN, lui a crée la  Nuclear Threat Initiative, pour combattre la prolifération nucléaire.

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4 Réponses à “Les plus grands philanthropes Américains”


  1. 1 Sigwan

    Ce nouvel âge de la philanthropie est le révélateur de deux phénomènes concomitants :
    1. L’écart entre les plus riches et les plus pauvres ne cesse de croitre. On pourrait débattre de la justification qu’il pourrait y avoir (ou pas) à certains salaires ou à certaines fortunes, mais ce n’est pas le sujet.
    2. Forts de leur fortune, les plus riches décident de ce qui est bon pour l’humanité, de la cause qui est défendable (et en creux, de celle qui ne l’est pas) loin de tout processus de régulation démocratique. Ils sont les nouveaux potentats…

  2. 2 jakouille

    @Sigwan,
    si je vous comprends bien, vous sembleriez préférer que ces "potentats" versent leur fortune à l’état, sous forme d’impôt, qui lui même s’en servirait pour combler ses déficits et notamment payer ses bataillons de fonctionnaires ? Serait-ce toujours de la philanthropie ?

  3. 3 tshis

    N’oublions pas non plus que ces dons sont habituellement acompagné d’importante réductions d’impôt. Ce ne sont pas tout à fait des opérations totalement désintéressés… Et je suis d’accord avec Sigwan étant donné que ces "potentats" risquent, in fine et de façon implicite, de déterminer qu’elles sont les causes mondiales méritant une attention plus particulières que d’autres juste par le fait que ces sujets en question, comme on le lit, les touchent personnellement et donc les poussent à débourser de l’argent pour. Leur puissance d’argent supplantant de plus en plus le rôle du politique dans le devenir des citoyens, on risque fort d’en arriver à cette situation… D’autres part, je rejoindrai la réflexion de Jakouiller en ce sens que l’on a déjà, depuis belle lurette, fait l’expérience des impôts et de combler les déficits, et donc on n’en connaît les effets sur le moyen et long termes: perte croissante de confiance vis-à-vis du politique… par contre, on ne connaît pas encore celle du tout philanthropie qui semble être la nouvelle tendance chez les maîtres du monde…

  4. 4 roland

    bon travail de votre part les americains nous vous soutenons et demandons votre aide.

  1. 1 Crise financière: Il faut débusquer le nouvel Enron (Hold up of the century: How the Democrats became the party of the billionaires) « jcdurbant
    Rétroping dans 8 oct. 2008 à 8:53

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