Un ingrédient du vin rouge augmente l’endurance des souris

Une substance contenue dans le vin rouge, déjà connue pour agir sur l’obésité chez les souris et les faire vivre plus longtemps, augmente également leur endurance, selon les travaux d’une équipe de chercheurs Français…

Selon les experts cette découverte pourrait ouvrir un nouveau champ de recherche pour des médicaments qui pourraient être pertinents dans la prévention du diabète et d’autres maladies…

Une souris de laboratoire ordinaire courra un km sur un tapis roulant avant de s’effondrer d’épuisement. Mais une souris à laquelle ont aura donné du resvératrol, un composant mineur du vin rouge et d’autres aliments, va courir deux fois plus loin. Elle aura également des pulsations cardiaques inférieures, comme un athlète entraîné, selon un article publié en ligne sur Cell par le professeur Johan Auwerx et son équipe (Lagouge et al., Resveratrol Improves Mitochondrial Function and Protects against Metabolic Disease by Activating SIRT1 and PGC-1a), de Institut de Génétique et de Biologie Moléculaire et Cellulaire, CNRS / INSERM / ULP, à 67404 Illkirch, en France.
« Le Resveratrol vous fait ressembler à un athlète entraîné sans l’entraînement, » déclare le Pr. Auwerx.
Avec ses collègues, ils disent que le même mécanisme semble opérer chez les humains, en se basant sur l’analyse d’un groupe de Finlandais du gène influencé par le médicament.

La logique à la base du test du resvératrol fut la preuve obtenue trois ans plus tôt qu’il pouvait initier un mécanisme génétique connu pour protéger la souris contre des maladie dégénératives dues à l’âge et prolonger sa durée de vie de 30%.

Le Professeur Auwerx, dont le sujet de recherche est le contrôle génétique du métabolisme, décida de voir si le resvératrol pouvait annuler les effets d’un régime à fort taux de graisses, spécifiquement les perturbations connues comme syndrome métabolique qui sont les précurseurs du diabète et de l’obésité. Dans le rapport, son équipe dit qu’une dose importante de resvératrol protège la souris contre la prise de poids et le développement du syndrome.

Auwerx attribue cela en grande partie au nombre significativement élevé de mitochondries qu’ils ont détectées dans les cellules musculaires des souris traitées.
Les mitochondries sont des organites intracellulaires d’une taille de l’ordre du micron qui génèrent l’énergie. Avec des mitochondries supplémentaires, les souris traitées sont capables de brûler plus de graisse et ainsi d’empêcher la prise de poids et de diminuer la sensibilité à l’insuline, dit le professeur Auwerx. Il a trouvé que leurs fibres musculaires ont été remodelées par le médicament en le type le plus répandu chez les athlètes humains entraînés.

Le Dr. Ronald M. Evans, expert du contrôle hormonal du métabolisme au Salk Institute for biological studies, de San Diego en Californie, dit que le rapport de l’équipe du prof. Auwerx « a montré de façon très convaincante que le resvératrol améliore la fonction mitochondriale » et pare les attaques des maladies métaboliques. Il décrit le rapport comme « très important, parce qu’il est rare que nous identifiions des molécules actives par voie orale, spécialement des molécules naturelles qui ont un effet positif aussi large sur un problème aussi répandu dans notre société que les maladies métaboliques. »

Le Dr. Ronald Kahn, directeur du Joslin Diabetes Center à Boston, dit que cette recherche va centrer plus d’attention sur un groupe d’enzymes découverts récemment appelées les sirtuines que le resvératrol affecterait.

Le Dr. Christoph Westphal, CEO de Sirtris Pharmaceuticals, un laboratoire qui travaille sur les sirtuines, pense que l’activation de sirtuines était ce qui gardait le corps sain durant la jeunesse, mais que ces enzymes devenaient moins puissantes avec l’âge. Ce serait le processus inversé par resvératrol et, espère-t-il par les activateurs de sirtuines plus puissants que sa compagnie à développés, bienque de nombreuses années d’essais cliniques soient nécessaire pour prouver leur efficacité et leur inocuité.

(Source : NICHOLAS WADE, The NY Times, 17.11.2006)
 ,  ,  
Si vous avez trouvé de l’intérêt à ce billet, cliquez sur le petit bouton Fuzz pour voter pour lui. Merci!

Articles relatifs

2 Réponses à “Un ingrédient du vin rouge augmente l’endurance des souris”


  1. 1 Monsieur Territoires

    Et ça relance notre débat :
    http://www.blog-territorial.com/...
    :)

  2. 2 Isabel Pellon

    Bonjour,

    Pourriez-vous me dire à qui je peux adresser un communiqué de presse qui est en relation directe avec l’article que vous avez écrit au propos des travaux de Johan Auwerx (Il est chercheur dans notre université – Université Louis Pasteur de Strasbourg-)

    Cordialement,

    Isabel Pellon
    Relations presse recherche
    Service de la communication
    Université Louis Pasteur
    Tél : 03 90 24 12 54

Laisser un commentaire