Le gaspillage de l’argent public par la preuve

« Mme Royal nous promet la politique par la preuve. Le CNRS la double en nous illustrant le gaspillage de l’argent public (fruit du travail des Français) par la preuve. Un projet de 34 millions d’euros (223 millions de francs) pour la mise en ligne des revues de sciences humaines n’a rien produit et a été arrêté au bout de deux ans. Comme trop souvent, dans ce type d’organismes, ce sont des luttes de chapelles qui ont conduit à ce naufrage… » A lire sur le blog d’Alain Lambert.
Voivi une proposition d’action concrète contre les gaspillages des deniers publics…

Pour lutter contres les gaspillages de l’argent public, je vous suggère cette proposition de l’iFRAP (Merci à Guy). L’iFRAP, Institut français pour la recherche sur les administrations publiques, est l’un des premiers think tank (laboratoire d’idées) privé français. Apolitique, il a pour objectif de faire entendre des propositions issues de la société civile auprès des politiques et de participer ainsi à la réforme de l’Etat.


« Après les élections de 2007, il faut que le Parlement reprenne le contrôle du budget et de la dépense publique.

Il n’est pas acceptable que le budget soit voté avec moins de 0,06% de différence entre ce que Bercy vous propose et ce que vous votez.
Il n’est pas admissible qu’en 2005, votre commission des finances n’ait pu trouver que 200 millions d’euros à économiser dans un budget de près de 270 milliards.

Continuer ainsi, c’est accepter que se prolonge l’impuissance du Parlement que certainement vous déplorez.

Il faut que notre Parlement se donne ses moyens propres d’évaluer le budget et de contrôler les dépenses, et s’affranchisse pour cela de la tutelle de Bercy.
La Cour des comptes ne peut remplir cette fonction d’évaluation car, organe judiciaire, elle ne peut influer sur les travaux du législatif.

Il vous faut un Office d’Evaluation et de Contrôle, un OFEC, rattaché au Parlement et suffisamment important pour tenir tête aux milliers de fonctionnaires de Bercy.
Cet OFEC devra être essentiellement peuplé d’experts venus du privé et destinés à y retourner et pas, comme c’est le cas avec la Cour des comptes, de fonctionnaires consanguins par la formation et la carrière avec les fonctionnaires contrôlés.

Vous ferez alors comparaître les dirigeants d’administration  devant une sous-commission de parlementaires, comme la MEC (Mission d’Evaluation et de Contrôle). Vous le ferez sur la base de rapports d’enquête préparés par l’OFEC.  Vous le ferez en présence des médias, 40 à 50 fois par an, comme les commissions d’audit des parlements suédois ou anglais.
Comme le démontre l’exemple de ces National Audit Offices, vous aurez alors accompli une mission essentielle du Parlement : le contrôle de l’utilisation de l’argent des contribuables. Vous aurez mis devant les yeux de la Nation les réalités cachées de la dépense publique.

Nous vous demandons d’insister auprès des dirigeants de votre parti  pour que son programme électoral de 2007 comporte cette indispensable proposition, et vous serions reconnaissants de nous indiquer la suite que vous aurez donnée à notre demande. »

Si vous pensez que cette proposition doit être mise en pratique pour bien contrôler l’utilisation efficace des deniers publiques, je vous suggère de l’adresser (copier-coller) par e-mail ou courrier à votre député, aux sénateurs de votre département, à ump@u-m-p.org ou au parti de votre sensibilité.

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