Le père de Marie-Ségolène Royal : mise-au-point

Ah ! Le père ! Que n’a-t-on dit, notamment sa fille Marie-Ségolène, sur Jacques Royal, cet ancien colonel, et père de famille nombreuse. « Des choses souvent fausses », regrette, Marie-Jeanne Langard, la tante de Marie-Ségolène…
(Photo: la maison d’enfance de Mme Royal, couverte de lierre, à Chamagne dans les Vosges)

Marie-Jeanne Langard habite aujourd’hui Mulhouse, où elle a longtemps enseigné à l’École des Frères. « On a fait passer mon frère pour un tyran domestique, une vraie Folcoche au masculin, qui élevait ses enfants à coups de cravache. Mais il n’était rien de tout cela, même s’il était sévère ». Une sévérité que Marie-Jeanne impute au « contexte de l’époque ».

Quand il a quitté l’armée avec le grade de colonel d’artillerie, Jacques Royal « a repris un travail de commercial, explique sa soeur Marie-Jeanne. Marie-Ségolène, elle, après le collège, a été interne à l’École Notre-Dame d’Épinal, un établissement réputé, et ses frères à Saint-Joseph. Là aussi, il est faux de dire que leur père était contre les études des enfants. Il les a mis au contraire dans les meilleurs lycées ».
Des « erreurs », Marie-Jeanne Langard en a signalé une « pleine page » au journaliste Daniel Bernard, l’auteur de « Madame Royal », une des nombreuses biographies consacrées à sa nièce. Mais son courrier est resté sans réponse. Par contre, elle a reçu une lettre de Ségolène, à qui elle avait adressé une copie. « J’ai dit à ma nièce qu’il fallait arrêter de traîner son père dans la boue. Elle m’a répondu que j’avais raison mais qu’elle n’y était pour rien. Moi, ça me laisse sceptique… ».
Il y a, raisonne la tante, « deux attitudes possibles. L’une, c’est par rapport à la politique et là, à chacun ses idées. Ségolène a les siennes, moi les miennes. Mais l’autre, c’est l’histoire. Les faits sont les faits, il ne faut pas les triturer, surtout si celui qui est mis en cause n’est plus là pour se défendre ». Sur ce dernier point, la grande fracture chez les Royal remonte à l’époque qui a suivi la séparation des parents. Les enfants se sont détournés d’un père qui est resté quasiment seul à Chamagne, avec pour principal réconfort la visite de son neveu Dominique Royal, aujourd’hui devenu général et propriétaire de l’ancienne maison familiale. Il y a même eu une vilaine affaire de procès entre la fille et le père. Les retrouvailles n’ont eu lieu que le jour des obsèques de Jacques Royal, mort des suites d’un cancer en 1981. Depuis, plus personne n’a vu Ségolène au village. Pas même en 2003, lors de la grande rencontre familiale organisée par Marie-Jeanne. « Nous étions plus de 150. Mais si auparavant, Ségolène n’a jamais daigné répondre à nos invitations, cette fois-ci c’est moi qui n’ai pas voulu qu’elle vienne. Il y a trop d’animosité à son encontre… ».
Pourtant, Marie-Jeanne aimerait bien que les enfants de Ségolène découvrent un jour les Vosges et la région de Charmes. « Il faudra bien qu’ils connaissent un jour leurs racines. C’est ce que j’ai écrit à Ségolène. Mais sur ce point, elle ne m’a pas répondu… ».

(Source : Lucien Naegelen, l’Alsace, 09.11.2006)
 ,  ,  ,  
Si vous avez trouvé de l’intérêt à ce billet, cliquez sur le petit bouton Fuzz pour voter pour lui. Merci!

Articles relatifs

0 Réponses à “Le père de Marie-Ségolène Royal : mise-au-point”


  1. Aucun commentaire

Laisser un commentaire