La gazette du parti socialiste -24- 27 oct. : Royal huée au Zénith

Qui a dit ?
Royal huée au Zénith
Royal en chute libre dans un sondage…
L’humour de Fabius…
A la recherche des jurys de citoyens dont rêve Marie-Ségolène Royal..
Complot contre Royal ?

Qui a dit ?
« Battue à Trouville, battue dans les Deux-Sèvres dans son propre canton, battue à la mairie de Niort, peu présente à l’Assemblée nationale et venant par intermittence en Poitou-Charentes où elle n’habite pas. Si les jurys populaires existaient, Ségolène Royal aurait déjà été sanctionnée ! ». Cliquez pour connaître l’auteur

Royal en chute libre dans un sondage
Marie-Ségolène Royal passe de 72% d’opinions favorables, à 57% auprès des sympatisants du PS, selon un sondage CSA réalisé avant le débat de jeudi soir au Zénith.

Royal huée au Zénith
Mauvaise soirée pour Marie-Ségolène Royal.
A trois semaines exactement du premier tour du vote des militants, le PS s’est offert un véritable « meeting », au Zénith de Paris, mais sans micros, ni caméras. Les 6.000 militants déchaînés, ponctuaient chaque temps fort des discours de crépitements d’applaudissements ou de copieux sifflets… sauf pour DSK, qui n’a eu droit qu’aux acclamations.
Ainsi Marie-Ségolène Royal a-t-elle été accueillie dans le chahut le plus complet. Ses slogans fétiches « désir d’avenir » ou la « démocratie participative » ont reçu des réactions de rejet d’une partie de la salle, qui huait ou sifflait.

Fabius a été hué sur l’Europe, pour avoir défendu le « non » à la Constitution européenne en 2005 contre l’avis des militants.
Particulièrement malmenée, Royal s’est défendue avec véhémence. « N’ayons jamais peur des idées neuves! », a-t-elle lancé, déclenchant une nouvelle salve de sifflets. Ne se laissant pas faire, elle a défendue avec morgue ses « jurys citoyens », devant hurler pour couvrir le brouhaha.
Moquant les idées iconoclastes de sa rivale, Fabius l’avait attaquée peu avant: invoquant les mânes de Jean Jaurès, Léon Blum ou François Mitterrand, il a souligné qu’ils avaient « en commun de ne jamais s’adresser au plus bas des pulsions, mais à l’intelligence, la conscience ».
DSK a déclaré : « Je veux une société de confiance, pas une société de surveillance. Une société d’émancipation, pas une société de suspicion ».
L’ambiance générale était lourde de haines et délétère.
(Source : AP)

L’humour de Fabius
Laurent Fabius s’étonne du « renouveau » qu’incarnerait Ségolène Royal. «On ne fait pas de politique à partir de l’état-civil», affirme-t-il.
Les trois candidats à la candidature socialiste ont «à peu près le même âge et sont entrés en politique en même temps», souligne-t-il avant d’ironiser sur la « nouveauté » qu’apporteraient à Ségolène les soutiens de Georges Frêche et de Pierre Mauroy.

A la recherche des jurys de citoyens dont rêve Marie-Ségolène Royal
En lançant l’idée de jurys de citoyens, Ségolène Royal a soulevé questions et critiques. Une note rédigée par sa proche conseillère Sophie Bouchet-Petersen explicite cette notion. « L’objectif, est d’élargir le cercle au-delà des professionnels de la participation (militants, couches moyennes diplômées) et de refléter la diversité sociale en incluant les catégories ordinairement exclues des dispositifs de participation fondés sur le volontariat (milieux populaires, précaires, immigrés, femmes, jeunes). » Selon Mme Royal, il s’agit de donner à ces citoyens « un vrai pouvoir de décision ou d’orientation ». Pour étayer son propos, Royal a cité les exemples de Berlin, de la Catalogne et du Danemark. Le Monde a voulu se renseigner sur ces exemples : à Berlin, une expérience de jury de citoyens est menée depuis la fin des années 1990 dans certains quartiers défavorisés ; par contre, aucune expérience de ce genre n’existe en revanche à Barcelone. Royal prend-elle ses rêves pour des réalités ?
(Source : Le Monde du 27.10.2006)

Complot contre Royal ?
A la sortie du second débat télévisé, Marie-Ségolène Royal avait accusé ses rivaux, Fabius et DSK de s’être «  concertés
»  auparavant avec le président de Public Sénat, Jean-Pierre Elkabbach, pour la prendre en tenailles (Le Monde du 25 octobre). Découvrant ces propos, Elkabbach a vivement réagi.
« C’est ridicule, s’insurge-t-il. Avant chaque émission, Richard Michel - président de LCP - et moi-même allons saluer nos hôtes. Ils étaient chacun enfermés dans leur loge. J’ai vu Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius puis Ségolène Royal, qui était avec son collaborateur Christophe Chantepy. C’est une héroïne qui se bat contre le monde entier ! Aucun des deux autres ne m’a accusé de complot. »
Mme Royal maintient sa position après avoir même observé, affirme-t-elle, qu’Elkabach pressait les journalistes Emmanuel Kessler et Emilie Aubry, reliés à la régie par une oreillette, de la relancer. Un reproche qu’elle aurait, selon des témoins, directement adressé aux deux journalistes, sitôt la fin de l’émission et les projecteurs éteints.

« C’est faux ! Nous avions d’un commun accord avec le PS décidé d’assouplir le débat »
, s’agace Elkabbach.
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1 Réponse à “La gazette du parti socialiste -24- 27 oct. : Royal huée au Zénith”


  1. 1 poil à gratter

    En cas d’échec aux élections, si seulement les militants socialistes pouvaient faire comme Lionel, se retirer définitivement de la politique, car comme torpilleur et machine a perdre on fait pas mieux.
    Le parti socialiste n’est pas en avance sur les idées, et on sent bien que d’être un jour gouverné par une femme ça passe pas auprès d’une grande majorité des militants masculins, et pour un parti qui se veut innovant sur les idées ils sont très rétrogrades voir primitifs

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