Croissance zéro des prix de l’immobilier ancien en 2007

Telle est la prévision de la Direction des études économiques du Crédit Agricole dans sa note trimestrielle ECO Immobilier du 18.10.2006…

Le scénario d’atterrissage en douceur du marché immobilier, semble désormais en place
Dans le logement ancien, les prix freinent de plus en plus nettement, avec une hausse de 4,5 % sur un an au troisième trimestre, contre 11 % en 2005 et 16 % en 2004. Les ventes plafonnent dans l’ancien et commencent à se replier dans le neuf.
Les stocks et les délais de commercialisation remontent.

Cette tendance va-t-elle se poursuivre au cours des prochains trimestres ou peut-on craindre une correction plus marquée ?
Le scénario d’une bulle spéculative et d’une correction violente des ventes et des prix, comme en 1992-1995, paraît largement improbable.
L
es prix, historiquement très élevés, ne sont pas surévalués, au vu des indicateurs habituellement utilisés.
Les facteurs qui avaient conduit à la bulle de 1989-1991 ne jouent pas :

  • Les anticipations en matière de loyers et d’inflation sont modérées ;
  • La présence des marchands de biens est faible et les comportements spéculatifs sont limités ;
  • Le contrôle du risque par les établissements prêteurs est élevé (ils semblent ne plus avoir de goût pour les affres de 89-91);
  • Le marché est un marché de particuliers, l’achat est motivé par les conditions financières attractives et par une série de facteurs structurels : désir de devenir propriétaire, préférence pour le placement pierre, démographie, décohabitation, inquiétudes sur les retraites, etc.

La demande reste donc potentiellement soutenue. Mais elle bute de plus en plus sur la contrainte de solvabilité. Le taux d’effort atteint des seuils critiques et une part croissante des candidats renonce à acheter. De plus, l’investissement locatif s’essouffle, avec des taux de rendement moins attractifs et une prudence accrue sur les produits Robien.

En conclusion

  • Le freinage graduel va se poursuivre.
  • Le taux de crédit habitat devrait remonter mais modérément.
  • La demande faiblira mais ne s’effondrera pas, grâce aux nombreux facteurs de soutien structurels. Les prix vont freiner à nouveau. En 2007, ils seront en croissance zéro dans l’ancien.
  • Le principal risque est celui d’une remontée très marquée des taux, entraînant une correction baissière de la demande et des prix. Mais la probabilité d’un tel scénario paraît très limitée.

 
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1 Réponse à “Croissance zéro des prix de l’immobilier ancien en 2007”


  1. 1 Louise A

    Pas d’accord

    bulle-immobiliere.org/

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