« J’ai trouvé toute l’affaire absurde et inquiétante, parce qu’il n’y avait à aucun moment aucune tentative de l’un des candidats d’expliquer les problèmes réels auxquels la France doit faire face. » Dominique Reynié, professeur à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris…
Le premier débat télévisé entre les candidats était plus à ranger dans la catégorie des émissions de style soviétique, ont dit les commentateurs le 18.10.2006.
Le débat fut minutieusement mis en scène et organisé par le parti socialiste, jusqu’à la couleur du décor et le positionnement des candidats les empêchant de s’adresser directement l’un à l’autres.
Marie-Ségolène Royal, qui fait la course en tête dans les sondages, est sortie indemne de l’événement de mardi soir, selon la plupart des commentateurs, à l’encontre des prédictions critiques relative à son peu d’expérience sur les questions économiques.
Mais Edouard Lecers, un sondeur d’Ipsos, a déclaré: « Etant donné la platitude des présentations, aucun candidat n’a émergé, et Royal fut capable de préserver son avance dans l’opinion publique. » Il a décrit le show comme « laborieux, ennuyeux et flagorneur. »
Les réponses de Royal aux questions de membres du parti faisaient écho aux positions de ces deux rivaux plus expérimentés. Chacun a promis de pénaliser les entreprises délocalisant des activités, de relever le salaire minimum, d’augmenter les dépenses pour le logement, la recherche et l’éducation.
Comme les trois candidats se sont engagés à soutenir le programme du parti socialiste, avec ses engagements politiques détaillés sur la majorité des questions, des renationalisations industrielles à la réforme des retraites, ils passèrent plus de temps à être d’accord entre eux qu’à montrer leurs différences.
« J’ai trouvé toute l’affaire absurde et inquiétante, parce qu’il n’y avait à aucun moment aucune tentative de l’un des candidats d’expliquer les problèmes réels auxquels la France doit faire face, » a dit Dominique Reynié, professeur à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris
Reynié a dit que le débat, lourd en promesses de dépenses et léger en solutions pour réduire l’immense dette de la France, créait un « inquiétant précédant » pour les six derniers mois de campagne présidentielle. « Avec une telle surenchère entre les candidats, nous terminerons avec des promesses impossibles de la part des deux partis, qui, soit mettront le pays en faillite, soit, si elles ne sont pas tenues après les élections, conduiront à une société en insurrection, » a-t-il déclaré.
Selon Reynié l’un des dangers pour Royal était qu’en apparaissant à côté de ses rivaux, récitant fidèlement la plateforme du parti socialiste, elle puisse finir par écorner sont image politique d’outsider, l’un des attributs qui l’a propulsée dans les sondages
Mais il a ajouté que Royal s’était néanmoins différenciée par moment, en critiquant les 35 heures qui sont sacrées pour la plupart des socialistes, et par le simple fait d’être une femme contre deux hommes.
(Source : Martin Arnold, The Financial Times, 18.10.2006)
Enfin pour ceux qui ont du temps, et/ou de la patience, voire qui, honteusement, comme moi, ont préféré Kiev-OL, voici le débat du 17.10.2006.
politique française
, présidentielles 2007
, royal
, socialiste
, ségolène ![[T]](http://static.technorati.com/pix/icn-talkbubble.gif)
Si vous avez trouvé de l’intérêt à ce billet, cliquez sur le petit bouton Fuzz pour voter pour lui. Merci!
0 Réponses à “Le Financial Times de Londres a la dent dure avec le faux vrai débat du parti socialiste”
Laisser un commentaire