
Réjouissances chez les caciques du PS à l’annonce du retrait de Jospin…
Nicolas Sarkozy regrette la décision de Lionel Jospin…
Echange de « mots doux » entre Claude Allègre et Gilles Savary
Réjouissances chez les caciques du PS à l’annonce du retrait de Jospin
Une candidature de Lionel Jospin était l’hypothèse la plus redoutée par les tenants de Royal, qui avaient multiplié les initiatives ces derniers jours pour tenter de le décourager.
« C’est une très bonne nouvelle… Un pas décisif vers le rassemblement des socialistes », a déclaré Arnaud Montebourg, un des porte-parole de Royal.
François Hollande a salué la « décision sage et empreinte de responsabilité » de Lionel Jospin.
Du côté des challengers on pavoise également. D’autant plus que Jospin a exclu de soutenir Royal.
« C’était déjà jouable, ça l’est encore plus aujourd’hui puisque le nombre de candidats potentiels se réduit », a déclaré le député Jean-Christophe Cambadélis, proche de Dominique Strauss-Kahn. Selon lui, le choix proposé aux adhérents socialistes porte désormais sur « trois lignes politiques » : « une sociale-populiste, une sociale-démocrate, une ligne de la gauche socialiste ». Soit celles de Ségolène Royal, Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius.
Pour Pierre Moscovici, proche lui-aussi de Strauss-Kahn, le retrait de la candidature de Lionel Jospin est synonyme d’« un débat plus ouvert ».
« C’est simplement quelque chose qui vient éclairer d’un regard nouveau cette primaire qui n’aurait évidemment pas été la même si Lionel Jospin avait été présent… Ca va changer pour tout le monde. A partir de mardi on connaîtra les candidatures non plus virtuelles (…) mais bien réelles», a-t-il souligné sur RTL.
« Plus on se rapproche de l’échéance, plus les adhérents vont aller au fond et se demander qui défend la vraie ligne de gauche », dit Marie-Noëlle Lienemann de l’équipe Fabius. D’autant plus que Jospin a de nouveau exhorté les militants du PS à « s’extraire de la pression médiatique et à faire un choix politique ».
Seul Jack est triste.
Jack Lang, qui a annoncé le 29.09 qu’il disposait enfin des trente parrainages nécessaires pour se présenter, a « déploré » la décision de Jospin.
Nicolas Sarkozy regrette la décision de Lionel Jospin
« C’est une occasion de débattre qui manque… Le PS pense qu’il peut se passer d’un homme d’expérience, c’est le choix du PS », a-t-il déclaré le 28.09.2006.
C’est pour lui aussi un adversaire potentiellement redoutable qui s’écarte.
Echange de « mots doux »
Claude Allègre, ancien ministre de l’Education nationale proche de Lionel Jospin, a affirmé vendredi le 29.09.2006 sur France Info qu’il pensait que Ségolène Royal n’était « capable ni de gagner, ni d’être président de la République ». Allègre, réputé pour ne pas manier la langue de bois, connaît bien Royal qu’il a eu comme sous-ministre.
Concernant la décision de Lionel Jospin de ne pas briguer l’investiture socialiste pour la présidentielle, Claude Allègre a souligné qu’on était allé chercher l’ex-Premier ministre. « A commencer par le premier secrétaire du PS [François Hollande] en son temps… Il l’a encouragé il y a un an et demi à être présent dans cette opération », a-t-il dit.
Il a regretté que Dominique Strauss-Kahn « ait décidé de se maintenir » alors qu’ « on aurait pu penser qu’il se rallie » à une candidature Jospin.
Allègre a précisé qu’il ne soutiendrait pas Royal, ce que l’on avait cru comprendre.
Il a exprimé la crainte de voir les sondages, dont certains sont « manipulés », décider des candidats.
Le porte-parole de Ségolène Royal, Gilles Savary, a dénoncé le jour même, dans un communiqué les « bouffées de haine publique de Claude Allègre » contre Royal.
Elles « sont minables et dégradantes pour lui », a-t-il ajouté.
Le coming out de DSK :
http://www.blogdsk.net/dsk/2006/...
Les politiques confondent souvent "expérience" et "usure". Il est pourtant nécessaire pour "comprendre" de redescendre dans la vraie vie avec ses problèmes quotidiens.