Après avoir expliqué pourquoi l’augmentation du gaz carbonique (C02) dans l’athmospère élève la température, je tenterai dans ce second billet de donner des preuves de cette augmentation.
Ces preuves scientifiques sont de deux natures : des mesures directes effectuées dans l’atmosphère, à partir de 1958, et des mesures faites sur bulles d’air piégées dans des carottes glaciaires, pour les années antérieures.
Elles démontrent l’augmentation exponentielle de la concentration des gaz à effet de serre dans l’atmosphère au cours des dernières décennies et la corrélation de cette concentration avec l’élévation de température…
La suite s’adresse à des non-scientifiques, et sa lecture est très accessible.
Le professeur Roger Revelle fut le premier scientifique à proposer de mesurer le CO2 dans l’atmosphère de la terre. Lui et le scientifique qu’il engagea pour mener l’étude, Charles David Keeling, firent des mesures quotidiennes sur l’île de Hawaï, à l’observatoire de Mauna Loa, à partir de 1958.
Dès les premières années d’études, il fut clair que la concentration de CO2 dans l’atmosphère augmentait rapidement. Ce fut confirmé par les résultats mesurés pendant un demi-siècle.
(Cliquer sur le graphique pour l’agrandir)

L’aspect en dent de scie de la courbe est du à la configuration des terres sur notre planète.
La vaste majorité des terres émergées est située au nord de l’équateur. De même, la majorité de la végétation est dans l’hémisphère nord.
En résultante, lorsque l’hémisphère nord est tourné vers le soleil, durant le printemps et l’été, la végétation se développe et absorbe du CO2, et la concentration de CO2 diminue partout dans le monde. Quand l’hémisphère nord est incliné plus loin du soleil, en automne et en hiver, les feuilles tombent et restituent le CO2 dans l’atmosphère. C’est comme si la terre faisait une grande inspiration et une grande expiration une fois par an.
Des mesures plus étendues ont été faites par le glaciologue, professeur Lonnie Thomson. Avec son équipe, il a foré au sommet des principaux glaciers du mondé, afin d’extraire des cylindres remplis de glace formée année après année au cours des siècles.
Ils ont ensuite étudié les minuscules bulles d’air piégées dans la neige l’année où elle est tombée, et mesuré la quantité de CO2 qu’il y avait dans le passé dans l’atmosphère, année après année.
Ils ont également pu mesurer la température exacte de l’atmosphère chaque année en calculant le ratio de différents isotopes d’oxygène, qui constitue un thermomètre ingénieux et précis.
La datation se fait simplement en comptant les lignes de démarcation qui séparent chaque année de la précédente (photo ci-dessus, du glacier Quelccaya au Pérou en 1977).
Voici des données de concentrations de gaz à effet de serre effectuées à partir de carottages glaciaires.
(Cliquer sur le graphique pour l’agrandir)

Et voici les résultats de mesures de température de Lonnie Thomson.
Les températures sont mesurées au cours du dernier millénaire.
Le bleu est le froid, et le rouge le chaud. Le bas du graphique est l’an mille, et le haut l’époque actuelle.
La corrélation entre la température et la concentration en CO2, telles que mesurées dans las carottes glaciares par l’équipe de Thomson, est étonnante.
Les sceptiques prétendent que le réchauffement global aurait pour origine des fluctuations cycliques naturelles.
Mais ainsi que le montre le graphique des températures, la tant vantée « période médiévale chaude » (le troisième petit pic rouge à partir du bas), est sans commune mesure avec l’augmentation de température que nous connaissons depuis 1950. Mais aujourd’hui, les sceptiques sont de moins en moins nombreux, depuis notamment, la publication des travaux de Thomson.
(Source: Al Gore, An inconvenient truth publié chez Rodale)
c’est vraiment bien!j’avais un devoir à rendre sur ce film et cela m’a beaucoup aidée!
Merci.
Si le rechauffement est lié aux activités humaines,la seule solution est la limitation du nombres d’individus sur la planète,en limitant dès maintenant le nombre des naissances(comme les chinois l’ont déja fait