Curieusement, les trois livres dépeignent Ségolène Royal, de façon très proche, comme un soufflet qu’il est urgent de dégonfler…
Le premier, « La Prétendante », aux Editions Philippe Rey, signé Cassandre dont l’éditeur dit que, derrière ce pseudonyme, se cache « une experte de la vie politique qui connaît bien Ségolène Royal ». Ségolène en ressort lessivée, essorée, repassée, traitée de « reine de la com’ », de « générale des généralités », de « réac » et de « reine du caprice ». L’auteur, convaincue des manques et des défauts de Ségolène Royal, prédit: « Ceux qui veulent défaire la droite en 2007 devront faire preuve de lucidité. L’équation est simple et paradoxale : pour battre Sarko, il faudra d’abord éliminer Ségo. En mai 2007, dans l’hypothèse funeste où elle serait investie par les socialistes, Mme Royal perdra l’élection présidentielle. »
Le second, « Ségolène, reine d’un jour, reine de toujours ? », aux Editions Hugo, signé par deux journalistes, Philippe Blanchard et Leslie Varenne. Ils doutent aussi des capacités de Ségolène Royal, se sont plus attentivement penchés sur sa gestion en Poitou-Charentes. A leurs yeux, le « ségolisme » local repose sur une grande dose de démagogie, une alliance solide avec les écologistes, une maîtrise très dure de l’opposition, un mélange d’autoritarisme et de concepts piochés dans l’alter-mondialisme et une absence totale d’idées personnelles. Ils concluent, sans appel : « Ségolène Royal à l’Elysée ? Possible. Reine jamais - parce qu’à l’instant où les vides abyssaux qu’elle masque de sa présence viendront à se combler, elle disparaîtra avec la même fulgurance qu’elle est apparue. Elle n’est que le bouton sur la joue d’une France que les politiques plongent délibérément dans une crise identitaire. »
Le troisième, « L’une enchante, l’autre pas », aux Editions Calmann-Levy, signé par un ancien de l’AFP, Claude Lévy. Il pense la même chose et a décidé de comparere Ségolène Royal et Martine Aubry. L’une enchante, l’autre pas, propose le titre du livre, mais le livre dément vite cette proposition. Aux yeux de l’auteur, Martine Aubry est « bonne vivante et loyale en amitié, franche du collier et bûcheuse », Ségolène Royal, par contre, a tout d’une peste, « calculatrice, austère et opportuniste ».
Son rival en Poitou-Charentes, Jean-Pierre Raffarin, n’avait-il pas dit : « De loin, elle séduit. De près, elle exaspère. »
(Source : Raphaëlle Bacqué, Le Monde du 09.09.2006)
Pour l’instant, je n’ai pas assez d’élément pour me déterminer en faveur de Ségolaine (ainsi que je l’ai déjà dit, je penche plutôt pour Bayrou : programme clair, campagne "correcte")
Mais, ce genre de truc, ça sent la révolte des machos
@idoine
Parmi les auteurs il y a trois femmes…
Il y a bien des musulmans qui votent le Pen, des femmes qui se voilent consciensieusement, etc …
comme il y a eu des femmes qui n’étaient pas pour le droit de vote aux femmes
Je pense que changer "l’ordre" établi est qlq chose de profondément dérangeant particulièrement pour celui qui a pris pour habitude de se poser en victime …
Donc, Nul n’est besoin d’être homme pour être machiste, etc
Le premier des socialiste était Cristophe Colomb car il est parti avec l’argent des uns, en promettant tout et sans savoir où il allait.
Segolene c’est pareil : Elle utilise le programme de sarko, les idées de lepen et elle ne sait pas ce qu’elle fera si elle va à l’elisée !!