Netvibes suscite l’admiration des Américains. Ainsi l’IHT vient de lui consacrer un article, interviewant son fondateur Tariq Krim. La croissance est vertigineuse mais des doutes peuvent subsister sur le modèle économique et sur la capacité de résister à la concurrence de Google et Yahoo…
Netvibes, start-up Française, joue sur les plates bandes de Yahoo et Google en offrant aux utilisateurs d’Internet une meilleure façon d’organiser leurs news, informations et Web-based services.
Le site www.netvibes.com, est aussi simple à utiliser que les feeds RSS et plus flexible que MyYahoo ou Google.
Pour apprendre à utiliser Netvibes, lire ce billet sur frenchfreezeblog.
Le site communautaire a reçu l’injection récente de €12 millions de venture capital. Il permet aux utilisateurs de rassembler sur ses propres pages personnelles des informations de différentes sources, pistant de nombreux sites en un coup d’œil. Les éléments combinés sur une page peuvent inclure des titres de news, une vente eBay, un compte e-mail, ou des fonctions comme des convertisseurs de monnaie, des traducteurs empruntés à différents sites.
Pour Tariq Krim, le fondateur de Netvibes, le site est dans la tendance vers la responsabilisation des utilisateurs pour adapter Internet à leurs besoins.
« Nous aidons les utilisateurs à se tailler un chemin dans la bureaucratie d’Internet en recevant exactement et uniquement ce dont ils ont besoin. Notre avantage clé sur les home pages propriétaires comme Yahoo ou Google est l’enthousiasme de l’écosystème Netvibes, » déclare Tariq Krim.
Cet « écosystème » consiste en un nombre croissant de module pré-programmés, souvent créé par les utilisateurs, qui peuvent être placé dans une page personnelle d’un simple click.
En plus d’écrire des modules avec les outils simples de programmation fournis par Netvibes, les utilisateurs se sont inscrits pour traduire le contenu du site.
« Quand les gens reçoivent les outils pour résoudre les problèmes, ils s’investissent profondément, » dit Krim.
Les modules aident à filtrer les titres ou à ramener les fonctions essentielles depuis le Web. Au lieu de prendre une page entière, y compris les pubs. Pour voir le traducteur Babelfish, par exemple, le module Netvibes n’inclut dans la page de l’utilisateur que ce qui est nécessaire pour traduire.
Tous les modules apparaissent dans de petites boîtes qui peuvent facilement être déplacées a travers la page, et des onglets permettent d’organiser plusieurs pages.
L’idée de Netvibes vint à Krim comme solution au flot d’informations auquel il avait à faire face lorsqu’il exploitait un site précédent qu’il avait fondé, generationMP3.com.
Ce site était dédié au partage de commentaires de consommateurs sur les derniers appareils électroniques, et Krim se retrouva lui-même à passer beaucoup de temps à lire les sites de ses concurrents.
« Je n’avais besoin de connaître que les derniers titres de mes concurrents. Le site ou blog avait-il été mis à jour avec quelque chose de nouveau qui m’intéressait ? »
Netvibes ne fut pas largement annoncé quand il fut lancé en septembre 2005. Néanmoins 15.000 personnes visitèrent le site durant la première journée, et plus de cinq millions d’utilisateurs sont maintenant enregistrés, selon Krim.
Le meilleur signe que certaines personnes utilisent le site comme point d’entrée vers Internet est que 10% des utilisateurs sont actifs toute la journée.
Confronté à une croissance très rapide (il y a des utilisateurs dans 100 pays, avec en gros la moitié aux USA), Krim a récemment pris des investissements extérieurs sous la forme de €12 millions de venture capital apportés par les firmes Londoniennes Accel Partners et Index Ventures.
L’argent sera utilisé à renforcer le site et à favoriser plus de fonctions développées par les utilisateurs.
Compte tenu de la concurrence, certains sont sceptiques sur les chances de succès.
« L’implémentation et le design sont beaucoup plus propres que Google ou Yahoo, mais cela peut ne pas suffire. Mais question est, peuvent-ils exister comme business indépendant ? » dit Barry Parr, media analyst chez Jupiter Research.
Krim a admis que le modèle de revenus du site n’était pas encore très clair, mais il a dit qu’il pouvait comporter des paiements d’autres sites dont les feeds passent par Netvibes, ou de facturation d’une prime pour le placement proéminent du feed d’un site.
« Je ne suis pas inquiet des revenus maintenant, je suis soucieux de l’expérience des utilisateurs. Quand les utilisateurs sont satisfaits, je suis sûr que le modèle de revenus se fera tout seul, »
Les récents investisseurs sont bien sûr confiants.
« Netvibes devenant un navigateur de navigateurs pour des millions d’utilisateurs, il devient soudain un business model très attractif et facile à monnayer, » dit Danny Rimer general partner de Index Ventures.
(Source : Thomas Crampton, International Herald Tribune du 23.08.2006)
Viva le France! Shout out to the surrender monkeys!
Don’t you understand that the only language fit for use on the earth is English? Take this french crap back to fromage.com where it might be useful…
here in the Valley, a former Google employee has launched Webwag.com, a huge buzz since the CEO said that they should soon deploy their business model based on a strong added value for the users.
Oui, Webwag se lance en France et aux US en même temps je crois.