Jacques Chirac a accordé une interview au Monde. Extraits…
Comment sortir de la crise actuelle au Proche-Orient ?
Il est essentiel que la communauté internationale se mette d’accord sur les grandes lignes d’un arrangement politique, mis en œuvre après un cessez-le-feu. L’essentiel, c’est qu’il y ait un cessez-le-feu, qui suppose d’ailleurs que les soldats israéliens pris par le Hezbollah soient libérés, de même d’ailleurs que doit l’être celui qui a été pris par le Hamas.
Ce cessez-le-feu comporte deux exigences. D’une part, la sécurité d’Israël, qui doit être assurée, et, d’autre part, l’application réelle, sur le terrain, de la résolution 1559 de l’ONU.
Il n’y aura pas de Liban stable et démocratique, comme c’est sa vocation déjà confirmée, si une partie de son territoire échappe à l’autorité du gouvernement et relève de la seule autorité de milices. C’est ce qu’avait clairement indiqué la [résolution] 1559, et c’est ce qui doit être réalisé.
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Cela implique un retrait du Hezbollah du sud du Liban, un accord sur les fermes de Chebaa et un accord sur un échange de prisonniers, notamment un retour de prisonniers libanais qui se trouvent actuellement en Israël.
Appelez-vous à un cessez-le-feu immédiat ?
Je le souhaite. Car il n’y a pas de solution militaire à ce problème.
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Dans ce conflit, les responsabilités sont évidemment partagées. Ce qui est sûr, c’est que la méthode utilisée, les frappes sur Gaza, d’une part, et sur le Liban ensuite, est à mon avis disproportionnée. D’autre part, je peux comprendre beaucoup de choses, mais je ne crois pas à une solution militaire dans ce genre de conflit.
Comment envisagez-vous une force internationale au Liban, et quel serait le rôle de la France ?
La force multinationale suppose des conditions impératives. La première, c’est l’acceptation du cessez-le-feu par l’ensemble des protagonistes. La deuxième, c’est l’acceptation du principe même d’une force internationale par les différentes parties. Et la troisième, c’est que cette force internationale soit sous chapitre VII de l’ONU.
Le mandat de cette force doit être très soigneusement élaboré. Il y a d’abord un objectif politique, qui est le recouvrement par le gouvernement libanais légal de la totalité de sa souveraineté sur l’ensemble de son territoire. C’est une condition sine qua non. Il y a aussi un objectif militaire, qui est de donner la possibilité aux forces libanaises, restructurées et aidées, de se déployer sur l’ensemble du Liban, et d’assurer la sécurité du pays.…
La zone de déploiement doit avoir une dimension cohérente avec sa mission. Sa mission serait de contrôler le cessez-le-feu et d’assurer le respect des frontières, à la fois les frontières israélo-libanaise et syro-libanaise, naturellement. Il s’agit de veiller à ce que la zone d’où le Hezbollah se serait en principe retiré – c’est l’objectif – soit totalement démilitarisée. Et, enfin, la mission de cette force est de s’assurer qu’aucun tir de roquettes, quelle que soit leur nature, ne puisse être effectué sur Israël.
Si le Hezbollah refuse le désarmement et si Israël accepte un scénario de règlement du conflit, qui désarmerait le Hezbollah ?
La force internationale, l’armée libanaise? C’est une des vraies questions. Je ne pense pas qu’une force internationale, dans l’hypothèse où aucun engagement politique ne pourrait être obtenu, ait la possibilité ou la vocation de désarmer le Hezbollah. C’est au gouvernement libanais de le faire. Ce qui implique qu’il y ait un accord politique. Le Hezbollah est actuellement dans le gouvernement libanais. On peut très bien imaginer, en tout cas souhaiter, que le Hezbollah tire les conséquences de sa présence même au sein du gouvernement, et qu’il se transforme en force politique. D’où la nécessité qu’il y a à avoir un minimum de contacts entre le gouvernement libanais et le Hezbollah. Le Hezbollah, désarmé, a vocation à être une force politique au Liban.
La Syrie doit-elle et peut-elle peser sur cette situation au Liban ?
Je serais tenté de parler d’abord de l’Iran, dont la position est encore plus importante que celle de la Syrie. Il y a le problème nucléaire, et puis il y a l’Iran dans la région, et je pense qu’il ne faut pas mélanger ces deux questions. Une négociation est engagée avec l’Iran. Je regrette que l’Iran n’ait pas répondu plus tôt
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Par ailleurs, dans le conflit actuel, l’Iran a une part de responsabilité. Les informations dont nous disposons prouvent que des armements sophistiqués et des financements sont envoyés par l’Iran, via vraisemblablement la Syrie, au Hezbollah. C’est un problème.
Pensez-vous que le déclenchement de la crise, le 12 juillet, porte la marque de l’Iran ?
Je ne veux accuser personne. J’ai le sentiment que aussi bien le Hamas que le Hezbollah n’ont pas pris ces initiatives irresponsables simplement de leur propre chef. Voilà mon impression.
Quant à la Syrie, je crois que c’est un problème un peu différent. La Syrie a, il faut bien le dire, un régime très minoritaire et très particulier, qui est à la fois juge et partie et qui a assez mal pris, après trente ans d’occupation, l’obligation de retirer ses troupes – 15000 hommes – du Liban. Avec les conséquences politiques, économiques et sociales que cela comportait. Je n’aurais pas sur la Syrie le même sentiment que sur l’Iran.
Ce que peut faire de mieux la Syrie pour se protéger elle-même et protéger sa population, notamment son niveau de vie, son développement, c’est de ne pas chercher à se venger du Liban. Cela risque d’être très dangereux pour elle.
Quelle place pourrait prendre la France dans une force multinationale ?
Je crois comprendre qu’au fond les Etats-Unis, à défaut d’une solution plus efficace, plus rapide ou meilleure, ne verraient que des avantages, ou pas d’autre solution que l’intervention de l’OTAN, c’est-à-dire, en clair, de la Force de réaction de l’OTAN (NRF) qui serait commandée par l’état-major du corps européen composé de l’Allemagne, la France, la Belgique et l’Espagne
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Je le répète, je ne crois pas que l’OTAN en tant que telle soit une bonne solution.
La France serait-elle prête à le faire ?
La France a toujours assumé ses responsabilités au Liban. Elle se déterminera selon un certain nombre de conditions. Nous souhaitons avoir un cessez-le-feu, un engagement politique et une force internationale chargée d’appliquer, dans des conditions strictement précisées, cette politique. A ce moment-là, nous verrons.
On a l’impression dans cette affaire que, malgré les différences, il y a tout de même une assez grande harmonie entre les positions américaine et française…
Nous voulons la paix, cela ne donne pas lieu à discussion.
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De ce point de vue, nous avons eu une approche commune. Peut-être que nous n’avions pas exactement les mêmes arrière-pensées. Je n’en sais rien. Mais nous avons eu la même action. Cela ne veut pas dire que nous avons toujours la même position.
Sur le désarmement du Hezbollah, il y a donc accord entre la France, les Etats-Unis et Israël ?
Sur la nécessité d’appliquer la 1559, il y a un accord général.
Comment avancer sans dialogue avec la Syrie ?
Il fut un temps où je parlais à Bachar Al-Assad. Je parlais avec son père. Pour ne rien vous cacher, ce dialogue s’est interrompu. C’est lui qui l’a voulu. Et puis je me suis aperçu qu’il ne débouchait sur rien. Que le régime incarné par Bachar Al-Assad me paraissait difficilement compatible avec la sécurité et la paix.
Quelle est la responsabilité de Téhéran ?
La situation au Liban et le nucléaire sont deux dossiers séparés et qui doivent être traités comme tels. L’affaire du Moyen-Orient est tout à fait différente. L’Iran a plusieurs préoccupations : s’affirmer comme une puissance – sa volonté de maîtriser les techniques nucléaires en découle – et s’affirmer comme une puissance qui existe, qui compte dans la région
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Il est normal d’avoir un dialogue avec l’Iran. Ensuite on en tirera les conséquences. Il n’y a pas de concession possible sur l’affaire nucléaire. C’est pour cela que je dis que c’est un problème à part et qui se réglera si nécessaire au Conseil de sécurité. Pour le reste, tout dépendra du comportement de l’Iran. Je vous ai rappelé son attitude de coopération au moment des élections libanaises. On a vu à ce moment-là l’influence que pouvait avoir l’Iran sur le Hezbollah et sa disponibilité à écouter les conseils de modération qu’on lui faisait. Peut-être que ces choses sont dépassées, mais enfin, la diplomatie est faite aussi de mémoire.
(Source : Le Monde du 26.07.2006, propos recueillis par Béatrice Gurrey, Patrick Jarreau, Natalie Nougayrède et Rémy Ourdan)
Nous n’étions pas du même bord politique que le Président, mais avec la crise au Liban et ses prises de position courageuses, humaines, sensées nous nous rallions à son parti.
Il fallait oser contre vents et marées pour un petit pays pour lequel nous sommes attachés et qui subit depuis si longtemps tant d’injustice et de convoitise. Il a osé et nous sommes trés nombreux à l’en remercier.
Bravo M. le Président, bravo à Messieurs de Villepin et Douste Blazy. Continuez continuez nous sommes avec vous et vous remercions.
Groupe de français contre l’injustice et pour la paix durable
je trouve la position des politique français a la hauteur de la situation. il faut cesser le feux au liban. le peuple libanais subit une injustice de la part d’israel, je n’est pas envie d’entrée dans le jeu de qui a raison et qui a tort. mais il faut le rappeler sans cesse qu’israel commet une agression contre un pays indépendant une agression sans précèdent du fait que ces attaques ne sont pas le résultats d’un kidnapping, mais un plan préparé depuis longtemps et qui chercher un prétexte a être mis en oeuvre. rappelant aussi qu’en matière d’exécution et de kidnapping, israel n’en a pas manquer de faire. rappelant qu’israel a kidnappé des députés et des membre d’un gouvernement (tous le monde l’a oublier alors que sa ne date que de quelques semaines).
la situation au moyen orient est très compliquée, et il est regrettable de résumé cela en un kidnapping. il faut que la communauté international, si bien sur elle existe, se mobilise pour expliqué au certaine personne que la guerre n’est plus un moyen moderne et humain de régler les conflits.
pour finir je dirais que la position de la France est forte et honorable reste a savoir si la France a encore assez de poids aujourd’hui pour faire pesé sur la balance.
Comment Mr Chirac peut penser que nous le coyions quand il demande un cessez-le-feu des deux Parties dont il saIt que l’une, le Hezbollah NE LE VEUT PAS AVANT D’AVOIR CHASSE LES JUIFS DE PALESTINE,
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