Depuis les raids aériens Israéliens, Beyrouth est coupé en deux. Le centre, le nord, épargnés où la vie continue à peu près normalement, et les faubourgs sud, plus pauvres, contrôlés par le Hezbollah, réduits à l’état de ruine…
Le centre de Beyrouth continue à mener une vie normale. Les restaurants accueillent leurs clients, la vie nocturne bat son plein, les commerces sont ouverts.
A quelques kms de là, dans les banlieues sud, contrôlées par le Hezbollah, les destructions provoquées par les raids aériens Israéliens, donne une image de tremblement de terre.
Depuis le début des bombardements, la capitale du Liban est physiquement coupée en deux, d’un côté les quartiers contrôlés par le Hezbollah, détruits, de l’autre tout le reste de la ville, épargné, juste un peu plus tranquille que d’habitude. Le faubourg Hret Hraik qui abrite le quartier général du Hezbollah est complètement en ruine. Hadet, Baabda, Kfarchima et Chouaifate ont été également bombardés amis moins intensément.
.gif)
Ce contraste révèle une profonde et croissante division entre le sud chiite, moins aisé, plus religieux, et le centre urbain, habité essentiellement de sunnites, de druses et de chrétiens, qui a construit et bénéficié du boom économique tant attendu.
« Le pays va dans deux directions opposées. D’une part, nous avons un ennemi, le Hezbollah, et nous devons le combattre. De l’autre, nous voulons vivre, construire et aller avec le monde, où qu’il aille, » déclare Ghassan Salhab, un cinéaste Libanais chiite laïque de la classe moyenne.
Pour le sud, occupé par les Israéliens pendant plus de dix ans, le chef du Hezbollah, Sheik Hassan Nasrallah, est un héros populaire qui a chassé les Israéliens.
Mais de nombreux Libanais des classes moyennes, qui ont travaillé dur pour la renaissance économique, sont fatigués de la guerre et reprochent au Hezbollah le kidnapping de deux soldats Israéliens et l’assassinat de huit autres, qui a allumé la mèche le 12 juillet.
« La première chose que j’ai pensé fut ‘Quelle folie que de réveiller tout cela’. Le hezbollah savait exactement ce qui allait se passer, mais l’a fait quand même, » dit Issam Saleh, un ingénieur chiite laïque.
Les divisions ont toujours été le lot du Liban. Dans les années 70 et 80, les différents groupes religieux du pays se sont affronté dans une guerre civile d’une incroyable sauvagerie. De nombreux chrétiens ont alors accueilli les Israéliens comme des libérateurs.
Mais le conflit actuel est plus troublant, en partie parce que ses racines sont plus profondes. Au lieu de tenter de chasser un groupe étranger, l’OLP, Israël est engagé dans une guerre avec le Hezbollah, un groupé né au Liban. Le Hezbollah a plongé avec impatience dans la bataille tant espérée, la définissant avec son langage intégriste, difficile à désamorcer avec des négociations.
La division a éclaté au grand jour en 2005, lorsque des centaines de milliers de manifestants, chrétiens et musulmans, défilaient en soutien au gouvernement après l’assassinat du premier Rafik Hariri, qui avait conduit la transformation du Beyrouth d’après-guerre, de zone morte en destination de vacances.
Au même moment, le Hezbollah et des milliers de ses supporters chiites organisaient une contre-manifestation de soutien aux forces Syriennes que le gouvernement tentait d’expulser du Liban et qui avaient organisé l’assassinat d’Hariri.
De nombreux Libanais ne le pardonneront pas au Hezbollah.
« A ce point, je ne peux dire que, ‘Hezbollah, allez au diable’, » déclare Ghassan Salhab, le cinéaste.
L’ancien Président du Liban, Bechir Gemayel, a déclaré à La Croix : « Depuis le retrait syrien, le gouvernement est le maillon faible. La Syrie a toujours des ramifications au Liban. Le président de la République, Emile Lahoud, est inféodé à Damas et, sur le terrain, son allié est le Hezbollah. [...] Il est clair que le Hezbollah a engagé le pays dans un duel qui dépasse le cadre libanais. Il s’agit d’une confrontation de la Syrie et de l’Iran avec le reste du monde. » (A lire plus sur le Blog « Le Salon Beige »)
(Source : SABRINA TAVERNISE, The NY Times du 25.07.2006)
C’est rien c’est pour leur bien, c’est pour la paix !
Et oui ded, tu as beau jeu de faire le moralisateur, bien tranquille devant ton PC. Et si une roquette te tombais dessus, ou sur ta famille? Que dirais-tu?
C’est toi le moralisateur. Je croyais que Israël avait raison ?
Israël a raison parce que le hezbollah, l’Iran et les mouvements islamistes radicaux veulent sa destruction pure et simple, ainsi que celle de notre monde , et le clament haut et fort. Que ferais-tu si quelqu’un voulait ta destruction ainsi que celle de ceux qui te sont chers?
Il n’y a pas d’autres solution malheureusement. Tu ne peux négocier avec ces gens, enfermés dans leur idéologie totalitaire de mort.
Mais peut-être veux-tu, toi aussi, la destruction d’Israël? Mais j’en doute, tu ne ferais pas de si belles photos…
Tu es jeune, mais tu dois quand même savoir que le nazisme a commencé comme cela: un antisémitisme viscéral, un petit pas en avant,remilitarisation de la Sarre, un deuxième petit pas, annexion de sudètes, et puis un pas un peu plus grand, annexion de l’Autriche, tout cela accompagné des premières chasses aux juifs, aux communistes (Kristallnacht). La France et l’Angleterre ont laissé faire, surtout pas la guerre,plus jamais ça, et puis
Hitler nous protège des bolchéviques disaient certains.
Après la capitulation de Munich, Daladier était accueilli en héros au Bouget, "Merci au sauveur de la paix".
Résultat, deux ans plutard?
Et je te prie de croire que je ne suis ni anti-arabe, ni anti-musulman.
Si tu en doutes, clique sur "racisme" sur mon blog.
J’exècre le racisme et les racistes!
"Si tu as la terre, tu n’as pas la paix. Si tu as la paix, tu n’as pas la terre."
La Paix. Maintenant.
Jakouiller non tu n’es pas objectif, tu considère toujours qu’il y a les gentils d’un coté et les méchant de l’autre.
Tu oublis que le rapport Ziegler (rapport officiel de l’ONU) pointe justement Israël pour sa volonté délibérée de faire mourir de soif et de faim les palestiniens !
Sans compter les différents rapports sur les manquements des droits de l’homme en Israël, comme les arrestations arbitraires (sur son territoire ou les enlèvement à l’étranger comme pour Mordechaï Vanunu), l’apartheid anti-arabe qui fait des ravages en Israël et l’utilisation de bombes a fragmentation.
A chaque critique, on nous ressort le malheur des juifs avec le nazisme, mais aujourd’hui le comportement d’Israël n’a rien de glorieux bien au contraire.
Le rapport de Jean Ziegler, accablant pour Israël, a été désavoué par l’ONU pour son manque d’objectivité. Il se serait laissé "emporter par son indignation".
(cf. article d’Afsané Bassir Pour dans Le Monde du 01.10.2003)
"En ce qui concerne la situation alimentaire dans les territoires palestiniens sous contrôle israélien [et sa mission en Israël et dans les territoires palestiniens occupés], Jean Ziegler estime ques les mesures prises par Israël envers les Palestiniens conduisent la région "à la limite de la catastrophe humanitaire". Selon lui, le gouvernement israélien exerce une stratégie politique relevant d’un "système d’apartheid". Ainsi, 61 % des Palestiniens sont en "sous-alimentation chronique", alors que 85 % sont "totalement dépendants" de l’aide humanitaire.
"La situation dans les territoires occupés est comparable à celle qui règne dans certaines parties d’Afrique, comme le Tchad", a-t-il assuré. "Le besoin de sécurité exprimé par Israël est compréhensible, mais la sécurité ne doit pas être invoquée pour chaque mesure prise". Israël est ainsi tenu de garantir le droit à l’alimentation dans les territoires occupés.
c’est ce qui se passe depuis que le Hamas a remporté les élections palestiniennes de mars.
Dans une lettre datée du 7 octobre 2003, le gouvernement israélien a demandé aux Nations unies de ne plus confier de mission à Jean Ziegler. Israël espère également qu’il ne sera pas reconduit dans ses fonctions de rapporteur spécial ni dans aucune autre fonction aux Nations unies.
C’était il y a trois ans, depuis y-a-t-il eu une "catastrophe humanitaire"?
Fredg, sans être manichéen, comment peux tu comparer Israël, un état démocratique, encore imparfait certes mais il n’a que 58 ans (et 6 guerres..), et ces groupes terroristes qui font la promotion de la mort, du martyr et des lapidations ?
Je te rappelle qu’Israël fait sa propre autocritique, avec une presse libre, un mode de scrutin à la proportionnelle, une armée de conscription. Les groupes terroristes, comme le Hamas ou le Hezbollah avec leur fanatisme sont les premiers ennemis des palestiniens eux-mêmes. Les palestiniens sont malheureusement manipulés et "utilisés" par certains pays pour mieux canaliser et détourner la pression de leur propre population. Ils sont ruinés par deux intifida qui leur ont coupé presque tout échange économique avec Israël.
Je te rappelle aussi qu’Israël a fait la paix avec ses voisins egyptiens et jordaniens, et que ce pays aspire à vivre en paix et en sécurité avec tous ses voisins.
Les manquements aux droits de l’homme sont inadmissibles aussi bien en Israël que dans tout autre état. Mais je te conjure humblement de les mettre en rapport avec les autres pays qui l’entourent et de t’offusquer aussi en toute proportion.
Et lorsque tu parles d’Apartheid, je te rappelle que les arabes israëliens ont les mêmes droits que tout autre citoyen israëlien, avec leurs propres députés élus au parlement israëlien (la Knesset) et peu d’entre eux, ne renonceraient à leur niveau de vie et d’éducation dont ils profitent largement en Israël par rapport aux pays voisins.
En ce qui concerne les critiques d’Israël, tout comme les citoyens israëliens eux-mêmes tu es certainement et bien heureusement libre d’en avoir sans être taxé d’antisémite, toutefois il est indéniable que certains, sous couvert d’anti-sionisme, font de l’antisémitisme moderne : je te recommande l’ouvrage du chercheur Pierre André Taguieff à ce sujet.
Au passage, je te rappelle que plus de 80% de la population israëlienne soutient l’action militaire de son gouvernement (dont le ministre de la défense est de gauche). Même des intellectuels israëliens comme l’écrivain de gauche Amos Oz savent être lucides quand la situation sécuritaire du pays est en jeu !
Comme l’a dit une personne à la télé " Si Israël se défend alors que fait le hezbollah à part se défendre" (citation d’un habitant d’Israël).
Les gens les plus hypocrites de la terre
Par Michel Béhé à Beyrouth
Les politiques, les journalistes et les intellectuels du Liban ont connu, ces jours, le choc de leur vie. Ils savaient bien que le Hezbollah avait constitué un Etat indépendant dans notre pays, un Etat incluant tous les ministères et les institutions parallèles, en double de ceux du Liban. Ce qu’ils ignoraient, qu’ils découvrent à la faveur de cette guerre, et qui les paralyse de surprise et d’effroi, ce sont les dimensions de cette phagocytose.
De fait, notre pays était devenu une extension de l’Iran, et notre soi-disant pouvoir politique servait, de surcroît, de paravent politique et militaire aux islamistes de Téhéran. Nous avons découvert soudain que Téhéran avait stocké plus de 12′000 missiles, de tous types et de tous calibres, sur notre territoire et qu’il avait patiemment, systématiquement, organisé une force supplétive, avec le concours des Syriens, qui s’appropriait, davantage jour après jour, toutes les chambres de la Maison-Liban. Figurez-vous que nous hébergeons des missiles sol-sol sur notre territoire, les Zilzal, et que le tir de tels engins à notre insu a le pouvoir de déclencher un conflit stratégique régional et, potentiellement, l’anéantissement du Liban.
Nous savions que l’Iran, par l’intermédiaire du Hezbollah, construisait une véritable ligne Maginot au Sud mais ce sont les images de Maroun el-Ras et de Bint J’bail qui nous ont révélé l’ampleur de ces travaux. Une dimension qui nous a fait comprendre plusieurs choses d’un seul coup : que nous n’étions plus maîtres de notre sort. Que nous ne possédions pas le commencement des moyens nécessaires à inverser le cours de cet état de fait, et que ceux qui avaient fait de notre pays la base avancée du combat de leur doctrine islamique contre Israël n’avaient pas la moindre intention de renoncer volontairement à leur emprise.
Les discussions de salut national concernant l’application de la résolution 1559 et réunissant la plupart des courants politiques libanais n’étaient donc que de la poudre aux yeux. L’Iran et la Syrie n’avaient pas investi des milliards de dollars pour militariser le Liban afin d’y mener leur bataille, dans l’objectif d’accéder au désir des Libanais et de la communauté internationale qu’ils prennent leur quincaillerie et qu’ils partent la réinstaller chez eux.
Et puis l’indécision, la lâcheté, la division et l’irresponsabilité de nos dirigeants sont telles, qu’ils n’ont même pas eu à forcer leur talent. Pas eu besoin d’engager un bras de fer avec les autres composantes politiques du pays des cèdres. Ces dernières se sont montrées et continuent de se montrer inconsistantes.
Certes, notre armée, réformée durant des années par l’occupant syrien pour ne plus jamais pouvoir remplir son rôle de protectrice de la nation, n’avait pas la capacité à se mesurer aux miliciens du Hezb. Notre armée à qui il est plus dangereux de faire appel, en raison des équilibres explosifs qui constituent chacune de ses brigades, que de l’enfermer à double tour dans ses casernes. Une force encore largement inféodée à ses anciens maîtres étrangers, au point d’être incontrôlable ; au point d’avoir collaboré avec les Iraniens pour mettre NOS radars côtiers à disposition de leurs missiles, qui ont bien failli couler un bâtiment israélien en face de Beyrouth. Les éléments non-Hezbollah du gouvernement ignoraient, quant à eux, et jusqu’à l’existence de missiles sol-mer sur notre territoire… Cela a valu la destruction ultra justifiée de tous NOS radars par l’armée des Hébreux. Et encore nous en tirons-nous à bon compte dans cette embrouille.
On a beau jeu désormais de pleurnicher et de jouer hypocritement le rôle des victimes. Nous nous y entendons à nous faire plaindre et à prétendre que nous ne sommes jamais responsables des horreurs qui se déroulent à intervalles réguliers sur notre sol. Bien sûr cela n’est que foutaise ! La résolution 1559 du Conseil de Sécurité, exigeant de NOTRE gouvernement qu’il déploie NOTRE armée sur NOTRE territoire souverain, le long de NOTRE frontière internationale avec Israël et qu’il désarme toutes les milices évoluant sur NOTRE sol, a été votée le 2 septembre 2004.
Nous disposions de deux ans pour mettre en œuvre cette résolution et pour garantir ainsi un avenir paisible à nos enfants et nous n’avons strictement rien fait pour cela. Notre plus grand crime – mais ça n’est pas le seul ! –, encore, n’est pas de ne pas y être parvenus, mais de n’avoir rien tenté ni rien entrepris. Et cela, ce n’est la faute de personne d’autre que celle des minables politiciens libanais.
Notre gouvernement, même depuis le départ de l’occupant syrien, a laissé les bateaux et les camions d’armes se déverser chez nous. Sans même se préoccuper de regarder leur chargement. Il a hypothéqué les chances de renaissance de ce pays en confondant le Printemps de Beyrouth avec la libération de Beyrouth. En fait, nous venions d’obtenir une occasion, une sorte de moratoire inespéré, pour nous permettre de prendre notre avenir en mains, rien de plus.
Dire que nous n’avons même pas été capables de nous entendre pour "pendre" Emile Lahoud – le pantin des Al-Assad – sur la Place des Martyrs et qu’il est toujours président de ce que certains s’entêtent à appeler notre république… Il n’y pas à chercher beaucoup plus loin : nous sommes ce que nous sommes, c’est-à-dire pas grand-chose.
Toutes les personnes assumant des responsabilités publiques et informationnelles dans ce pays sont responsables de la catastrophe. Sauf ceux de mes confrères, journalistes et éditeurs, qui sont morts, assassinés par les barbouzes syriens, parce qu’ils étaient nettement moins lâches que ceux qui ont leur ont survécu. Et Lahoud est resté à Baabdé ! (le palais du président de la République du Liban. Ndlr).
Et lorsque je parle de catastrophe, je n’entends pas l’action menée par Israël pour répondre à l’agression de ses civils et de son armée, qui s’est produite depuis notre sol et que nous n’avons strictement rien fait pour éviter, et dont nous sommes conséquemment responsables. Toute dérobade à cette responsabilité – certains, ici, n’ont pas les notions du droit des nations minimales nécessaires à le comprendre ! – signifie que le Liban, en sa qualité d’Etat, n’existe pas.
L’hypocrisie se poursuit : même certains éditorialistes du respectable L’Orient-le-Jour mettent dos à dos la sauvagerie du Hezbollah et celle des Israéliens. Honte ! Veulerie ! Et nous serions qui, dans cette fable ? Les pauvres victimes ad aeternam des ambitions des autres ?
Les hommes politiques soit soutiennent cette thèse insensée, soit se taisent. Ceux dont on attendait qu’ils parlent, qu’ils sauvent notre image, se taisent comme les autres. Et je fais précisément allusion au général Aoun, qui aurait pu passer l’épaule en clamant la vérité. Même son ennemi, Walid Joumblatt, le chef des Druzes s’est montré moins… vague.
Victime ? Le Liban ? Quelle plaisanterie !
Avant l’attaque israélienne, il n’y avait plus de Liban, ce n’était plus qu’un hologramme. A Beyrouth, des citoyens innocents comme moi se voyaient interdire l’accès de certaines zones de leur propre capitale. Mais notre police, notre armée et nos juges aussi en avaient été exclus. C’était le cas, par exemple, du périmètre de commandement du Hezbollah et des Syriens dans le quartier de Haret Hreïk (en rouge sur la carte satellite). Un carré d’un kilomètre de côté, une capitale dans la capitale, gardé en permanence par une armée de Horla [1], possédant ses institutions, ses écoles, ses crèches, ses tribunaux, sa radio, sa télévision et surtout… son gouvernement. Un "gouvernement" qui a décidé seul, à la place des potiches de celui du Liban – dans lequel le Hezbollah a également ses ministères ! – d’agresser un Etat voisin, avec lequel nous n’entretenons aucun différent substantiel ou fondé, et de NOUS plonger ainsi dans un conflit sanglant. Et si attaquer un Etat souverain sur son territoire, assassiner huit de ses soldats, en kidnapper deux autres et, simultanément, lancer des roquettes sur neuf de ses villes ne constitue pas un casus belli, il faudra alors revoir sérieusement la définition de ce principe juridique.
Alors ils en sont presque tous, ces politiciens lâches, y compris de nombreux leaders et religieux chiites eux-mêmes, à bénir chaque bombe qui se détache d’un F-16 juif et qui vient réduire à l’état lunaire l’insulte à notre souveraineté que constituait Haret Hreïk, en plein cœur de Beyrouth. Sans les Israéliens, comment aurions-nous fait pour recevoir une nouvelle chance – que nous ne méritons en aucune façon ! – de reconstruire notre pays ?
Chaque fortin irano-syrien que Jérusalem détruit, chaque combattant islamique qu’elle élimine, et c’est le Liban qui se remet proportionnellement à revivre ! Les soldats d’Israël font, une nouvelle fois, notre travail. A nouveau, comme en 82, nous assistons, lâches, terrés, minables et en les insultant, en plus, à leur sacrifice héroïque qui nous permet de conserver l’espoir. De ne pas être engloutis dans les entrailles de la terre. Car, bien évidemment, à force de nous être souciés du Liban-Sud comme de notre dernière chemise, d’avoir laissé l’étranger se saisir des privilèges qui nous appartenaient, nous n’avions plus la capacité de recouvrer notre indépendance et notre souveraineté. Si, à l’issue de cette guerre, l’armée libanaise reprend le contrôle de son territoire et se débarrasse de l’Etat dans son Etat, qui œuvrait à la mort par asphyxie du dernier cité, ce sera uniquement grâce à Tsahal, et cela, tous ces poltrons de politiciens, de l’escroc Fouad Siniora, à Saad Hariri, le fils du pilleur du Liban, et au général Aoun-le-droit, le savent parfaitement.
Quant aux destructions causées par les Israéliens… que voilà une autre imposture : regardez la carte satellite ! J’ai positionné, tant bien que mal, MAIS DANS DES PROPORTIONS CORRECTES, les parties de ma capitale qui ont été détruites par Israël. Il s’agit de Haret Hreïk – en totalité – et des demeures des chefs du Hezbollah, situées dans la grande banlieue chiite de Dayaa (comme ils l’écrivent) et que j’ai encadrée en bleu.
En plus de ces deux zones, Tsahal a fait sauter un immeuble de commandement du Hezbollah de 9 étages, dans la city de Beyrouth, plus haut sur la carte que Haret Hreïk et légèrement à gauche (au nord-ouest). Il s’agissait du "perchoir" de Nasrallah à l’intérieur de la cité, par lequel il affirmait sa présence-prédominance sur nous. Un entrepôt d’armes syriennes dans le port, deux radars de l’armée, que des officiers chiites avaient mis à la disposition du Hezb, et un camion suspecté de transporter des armes, dans le quartier chrétien d’Achrafieh.
De plus, les infrastructures routières et aéroportuaires ont été mises hors d’état de fonctionner : elles servaient à nourrir le Hezbollah en armes et en munitions. Hors ceci, Tsahal n’a rien touché, rien abîmé, et tous ceux qui parlent de la "destruction de Beyrouth" sont soit des menteurs, soit des Iraniens, soit des antisémites, soit des absents. Même les maisons situées à une ruelle des objectifs que j’ai mentionnés n’ont pas été touchées, pas même n’ont-elles subi une égratignure ; c’est, en regardant ce travail, que l’on comprend la signification du concept de "frappes chirurgicales" et que l’on peut s’extasier devant la dextérité des pilotes juifs.
Le quartier rasé, celui où les demeures appartenant aux huiles de l’organisation terroriste ont été détruites.
Beyrouth, tout le reste de Beyrouth, 95 % de Beyrouth, vit et respire mieux qu’il y a deux semaines. Tous ceux qui n’ont pas fait cause commune avec le terrorisme savent qu’ils n’ont strictement rien à craindre des avions d’Israël, bien au contraire ! A titre d’exemple, hier soir, le restaurant où je suis allé manger était plein à craquer et j’ai dû attendre 21h 30 pour pouvoir m’attabler. Les gens sont tout sourire, détendus, mais personne ne les filme : drôle de destruction de Beyrouth, n’est-il pas ?
Bien sûr, il y a les quelques 500′000 réfugiés du Sud, qui vivent une véritable tragédie et qui ne sourient pas, eux. Mais Jean (Tsadik. Ndlr), qui a les yeux rivés sur Kfar Kileh, et dont j’ai appris que l’on pouvait croire chaque parole, m’assure que la quasi-totalité des maisons desdits réfugiés sont intactes. Ils pourront donc y revenir dès que le Hezbollah aura été vaincu.
La défaite des intégristes chiites d’obédience iranienne est imminente. Les bilans communiqués par les séides de Nasrallah et par la Croix-Rouge libanaise sont trompeurs : premièrement, sur les 400 morts déclarés par le Liban, seuls 150 sont de vraies victimes civiles collatérales de la guerre, les autres étaient des miliciens sans uniforme au service de l’Iran. Le reportage photographique de Stéphane Juffa Les civils des bilans libanais… pour notre agence constitue à ce jour la preuve tangible unique de ce gigantesque bidouillage morbide. Ce qui rend ce document éminemment important.
De plus, l’organisation de Hassan Nasrallah n’a pas perdu 200 combattants, comme l’affirme Tsahal. Ce chiffre ne concerne que les combats s’étant déroulés à la frontière, encore est-il sous-évalué par les Israéliens, pour une raison que j’ignore, d’une centaine de miliciens éliminés. Le bilan réel des pertes du Hezbollah, celui qui inclut les morts de Beyrouth, de la Bekaa, de Baalbek et de ses autres camps, bases de lancement de roquettes et de missiles et dépôts d’armes et de munitions s’élève à 1′100 Hezbollani supplémentaires qui ont définitivement cessé de terroriser et d’humilier mon pays.
Comme l’immense majorité des Libanais, je prie pour que personne ne mette fin à l’attaque israélienne avant qu’elle n’ait fini de désosser les terroristes. Je prie pour que les soldats hébreux pénètrent dans tous les recoins du Sud-Liban et en chassent, à notre place, la vermine qui s’y accroche. Comme l’immense majorité des Libanais, j’ai mis le Champagne au frais pour fêter la victoire des Israéliens.
Mais, au contraire d’eux, je sais admettre, pour paraphraser Michel Sardou, qu’ils combattent également pour notre liberté, une autre bataille "où toi tu n’étais pas" ! Et, au nom de mon peuple, je veux exprimer ma reconnaissance infinie aux parents des victimes israéliennes, civiles et militaires, dont les êtres aimés sont aussi tombés pour que je puisse vivre debout dans mon identité. Qu’ils sachent que je les pleure avec eux.
Quant à la clique de minables qui fait florès à la tête de mon pays, il est temps qu’ils comprennent qu’après cette guerre, après que nos alliés naturels nous auront débarrassé de ceux qui nous empêchaient de reconstituer un Etat, un cessez-le-feu ou un armistice ne suffiront pas. Pour assurer l’avenir du Liban, il faudra qu’ils comprennent qu’il est temps de faire la paix avec ceux contre qui nous n’avons aucune raison de faire la guerre. Il n’y a, en effet, que la paix qui assure la paix. Il faut bien que quelqu’un le leur dise, car dans ce pays, on n’a pas appris ce qu’étaient les lapalissades…
Evidemment, si la communauté internationale ne réagit pas ou peu, c’est que sur le fond elle est d’accord et qu’elle a sous-traité ce que l’on peut considérer comme une première vague d’agression de l’Irac (via le Liban) à Israël …
Mais shut, laissons nous prendre pour des imbéciles …
Voyons plutôt le résultat de cette "offensive" israélienne :
le liban est quasi-détruit ; Israël n’a que peu ou pas de destructions.
Il est évident que la riposte n’est pas proportionnée, et qu’il s’agit ici d’autre chose que d’une légitime défense.
Pour ceux qui veulent un autre regard sur l’actualité, voir le site Voltaire :
http://www.voltairenet.org/fr
et notamment cet article qui explique la planification des évenements au Liban, prévue un an avant par les américains et leurs alliés israéliens:
http://www.voltairenet.org/artic...
@jakouiller
Non le rapport Ziegler n’a pas été désavoué par l’ONU mais par l’ambassadeur des États-Unis (et la presse américaine).
Et en pus pour une raison bien simple, Ziegler est le rapporteur officiel sur la question et seul l’assemblée générale pourrait le désavouer.
D’ailleurs Ziegler est toujours en poste.
@koolstreaming
Je dis juste que même si Israël a été (et est encore) une victime, ça n’en fait pas une blanche colombe.
Et non les exactions des uns ne justifient pas celles des autres.
Et oui Israël est une démocratie comme le Liban et en c’est bien mieux que certaines fausses démocraties (Cubas, Irak) ou dictatures (Philippines, Corée du Nord).
Quand à la paix, je ne suis pas convaincu qu’Israël la veuille, sinon l’"accord des prisonniers" (avec entre autre la reconnaissance mutuelle du hammas et d’Israël) n’aurait pas été refusé avec autant d’empressement.
Pour ce qui est de l’autocritique, on attend toujours les commentaires (et excuses) sur le massacre de Sabra et Chatila.
80% des Français pensaient qu’en 1939 ça durait moins de 15 jours contre les allemands…
80% des Israéliens pensaient que leur armée ne ferait qu’une bouchée du Hezbollah…
80% des Américains pensaient que la guerre en Irak avait été déclanchée pour lutter contre Al-Kaïda…
@Fredg je suis d’accord avec toi, Israël n’est pas une blanche colombe, car si tel était le cas, cela fait longtemps qu’elle n’existerait plus hélas. A t’elle le choix pour l’instant ? Israël n’aspire qu’à vivre en paix avec ses voisins arabes, mais cela en échange d’une reconnaissance et d’une sécurité légitime. Depuis son existence en 1948, les nations voisines lui font la guerre. Certains voisins comme l’Egypte ou la Jordanie ayant finalement reconnu sa légitimité et son droit à l’existence vivent heureusement en paix et en sécurité avec Israël. Le Hamas et le Hezbollah n’ont malheureusement, pour l’instant, pas d’autres motivations que la destruction de l’Etat d’Israël et la promotion d’un islamisme radical et totalitaire. En ce qui concerne l’auto-critique dont tu parles, et Sabra & Chatila, je te rappelle que c’est la milice chrétienne libanaise dirigée par Elie Hobeika qui a agi. Suite à ces événements tragiques, Israël établit une commission officielle d’enquête dirigée par Yitzhak Kahane, juge à la Cour suprême. Le 7 février 1983, la commission confirme la culpabilité des milices chrétiennes libanaises, et reconnaît Ariel Sharon indirectement responsable pour n’avoir pas prévu la tragédie qui résulterait de l’entrée des Phalangistes dans les deux camps palestiniens. Toujours en ce qui concerne l’auto-critique, prends le temps d’analyser objectivement le conflit actuel vu par les médias arabes (Al-manar + journaux) et par les média israëliens (channel 10 ou channel 2 + Maariv, Haaretz, Yediot, …).
Je suis peut-être nul en anglais, mais lors de cet entretien pour une journaliste du new-york times, j’ai dit que le pays était en gros divisé entre "d’une part, les partisans du Hezbollah pour qui le but est de combattre l’ennemi Israelien, et d’autre part, ceux qui veulent être dans le "sens de la marche" ". Ne charchutez pas encore plus mon propos, s’il vous plait, sans parler de cette stupide classification "musulman chiite laique" (certes pas la votre, mais bon). Les medias font de tels raccourcis, n’en rajoutez pas. Merci de préciser.
@Ghassan Salhab : merci pour vos précisions et vos corrections. Jakouiller est actuellement en congés et ne manquera pas de vous répondre dès son retour