L’opinion publique réagit de façon équilibrée entre « les provocations du Hezbollah » et la « réaction disproportionnée d’Israël ».
N’oublions pas que le 23 octobre 1983, le Hezbollah a perpétré deux attentats suicides qui ont coûtés la vie à 241 soldats Américains et à 58 Français. A la suite de quoi, les USA et la France, devant les difficultés rencontrées dans leur mission de maintien de la paix, quitteront le Liban en 1984. Le Hezbollah avait gagné contre l’arrogance des incroyants !
Pourquoi Israël a-t-il raison de tenter de porter un coup fatal à ce même Hezbollah ? (A lire: "« Nous aimons la mort », a déclaré Nasrallah, le chef du Hezbollah")
En lisant la suite ne confondez pas l’Islamisme fanatique qui est, pour moi, une idéologie politique fasciste fondée sur une déviance de la religion et l’Islam, religion de centaines de millions d’êtres humains pacifiques dans le monde.
En 2003, 59% des Européens déclaraient dans un sondage qu’Israël était les pays qui menaçait la paix mondiale.
De même, après trois jours du conflit actuel, ¾ des Européens estiment que la défense d’Israël est « inappropriée ». Depuis les images des informations télévisées ont fait leur travail : le armes doivent se taire, plutôt aujourd’hui que demain.
(A lire: "Le Liban en danger", Jérémie explique que c’est une vraie guerre et Ouriel hurle sur les médias Français)
Israël mène une guerre juste : la France et l’Union Européenne devraient se placer aux côtés d’Israël. L’Islamisme a attaqué Israël depuis le sud et le nord. Israël devait réagir. Mais ce n’est qu’un aspect. L’intervention militaire d’Israël est importante pour tout le monde occidental. Jusqu’en 2005, l’Islamisme a trompé l’occident avec succès, en suggérant que l’occupation à Gaza et au sud Liban était la cause de ses actes de terreur. Aujourd’hui, nous en apprenons bien plus : l’Islamisme ne veut pas changer la politique d’Israël, mais détruire son existence. Ainsi, à nouveau, les ambitions de l’Islamisme dépassent largement les buts annoncés : pour l’Iran, le conflit au Proche-Orient n’est pas la source, mais n’est qu’un point de départ pour balayer l’occident et ses orientations laïques. Ahmadinejad (A lire: "La course au pouvoir de Mahmoud Ahmadinedjad, le président de l’Iran"), le président de l’Iran, ne fait aucun mystère de ce programme. En octobre 2005, alors que pour la première fois il parlait ouvertement de l’élimination d’Israël, il ajoutait : « Nous sommes en plein dans une guerre historique qui dure depuis des centaines d’années. » Le gouvernement Israélien veut la paix Jusqu’à présent le gouvernement d’Ehud Olmert a réussi, a lier son engagement militaire à une stratégie politique transparente. Chaque pas est compréhensible. Premièrement il reconnaît le Liban comme état souverain, qui est ainsi responsable des agressions du Hezbollah du 12 juin 2006. Le commandement militaire Israélien est subordonné à ces objectifs : les infrastructures du Liban seront détruites, comme il est tenu pour responsable de l’armement et des agressions Hezbollah. Le Hezbollah lui émane d’autres prémisses. Son slogan est : « vous aimez la vie, nous aimons la mort ». « Il n’y aurait rien de plus beau, de plus divin et de plus éternel que la mort en martyr, » s’extasie le protecteur du Hezbollah, Mahmoud Ahmadinejad. Selon cette devise, la direction du Hezbollah accepte la mort, non seulement des Juifs, mais aussi d’innombrables musulmans chiites. Il a ainsi placé ses lance-roquettes au centre de quartiers chiites. Pendant que la Hezbollah, en utilisant des bombes à morcellement contre les centres de population Israéliens veut tuer autant de civils que possible, à l’image des attentats aveuvles à Bagdad, Israël tente de limiter au maximum les victimes Libanaises, même si cela rend plus difficile les interventions militaires. Le Hezbollah déposera-t-il jamais les armes volontairement ? En aucun cas ! Une force d’intervention de l’ONU pourrait-elle jouer le rôle d’Israël ? Non ! En 1983 il a suffit de deux attentats suicides du Hezbollah ont suffi pour mettre en fuite les USA et la France, ne l’oublions pas. Contre le Hezbollah, aucune force de l’ONU, aussi puissante soit-elle, n’aurait de chance. Uniquement si Israël devait réussir à suffisamment affaiblir militairement le groupe terroriste, alors le stationnement de troupes de l’ONU pourrait être une option.
La guerre d’Ahmadinejad n’a, ainsi, fondamentalement rien à voir avec le conflit au Proche-Orient : « La guerre actuelle en Palestine, n’est pas autre chose que le front avancé du monde islamique contre le monde de l’arrogance. Nous devons être conscients de la faiblesse de notre ennemi, afin que notre haine sainte, comme une vague, se répande toujours plus loin, »
Par d’autres déclarations il s’est déclaré admirateur d’Hitler, à nié l’existence des chambres à gaz. Cela ne s’appelle plus de l’anti-sionisme, c’est le plus vil des anti-sémitismes !
Cette « haine sainte » est inconditionnelle. Elle ne se laisse atténuer par aucune variante, qu’elle soit Juive ou non-Juive, dans la mesure où il s’agit de placer le monde sous le joug de la Charia et du Coran. « La haine » n’est pas assouvie par la destruction d’Israël. Le monde des incroyants, de « l’arrogance » envers Dieu, doit croire et obéir.
Si les femmes et hommes des forces Israéliennes en action, s’opposent, au péril de leur vie, à ce programme apocalyptique, ne leur devons nous pas notre solidarité?
Ensuite, les buts de la guerre sont clairement définis : « Nous pratiques de la légitime défense, » expliquait Ehud Olmert le 17 juillet devant la Knesset. « Nous nous battons pour le droit à une existence normale. ». Ainsi, les mesures militaires sont suivies des objectifs suivants : a. désarmement du Hezbollah conformément à la résolution des Nations Unies 5241, b. application de la résolution 5241 (contrôle du sud Liban par la seule armée Libanaise officielle), c. restitution sans condition des soldats Israéliens kidnappés.
Il n’y a pas d’alternative à l’engagement militaire
Le Jihad contre Israël est le fondement de son existence. Pour lui la destruction d’Israël n’est pas négociable, c’est un devoir religieux. Le Hezbollah ne se plie qu’à la violence. Les forces Israéliennes sont les seules à pouvoir le faire aujourd’hui.
L’exigence d’un cessez le feu équivaut à épargner et sauver le Hezbollah. Son chef, Nasrallah, pourrait sortir de sa tanière et dire à ses gens, qu’ils ont certes subit des pertes, mais ont défendu leur dignité. Il pourrait, avec l’argent et l’armement Iranien, reconstituer ses forces terroristes, et expliquer que le Hezbollah est, désormais le représentant des intérêts arabes dans la région. Avec un cessez le feu immédiat, la poursuite et l’intensification de la guerre serait assurées.
L’intervention militaire Israélienne a déjà eu des développements positifs inattendus.
Aujourd’hui déjà, les effets de la riposte Israélienne, dont la puissance a de façon patente surpris et pris au dépourvu le Hezbollah et ses commanditaires à Téhéran, sont visibles, Alors que la politique du « dialogue critique » n’a fait que renforcer la dictature des Mollahs et les groupes terroristes, l’action décidée des Israéliens a, en quelques jours, a mis en route les bases d’un changement de paradigme au Proche-Orient.
Il s’agit tout d’abord de la césure historique du 15 juillet 2006 : pour la première fois dans l’histoire du conflit au Proche-Orient, la majorité de la Ligue Arabe s’est distancée de « l’aventurisme dangereux » des agresseurs chiites. Jamais auparavant, le Hezbollah et l’Iran (ainsi qu’indirectement le Hamas) n’ont été ainsi désavoués.
Les réactions de la « rue Arabe » indiquent qu’Israël a choisi le bon timing et le bon moyen. Alors qu’au point culminant de la 2ème intifada, au printemps 2002, deux millions de personnes descendaient dans la rue de Rabat à Bahrein, pour exiger la solidarité avec le Hamas, le calme demeure, pour l’instant, malgré l’action militaire Israélienne la plus massive depuis 24 ans.
« Je n’ai jamais vu une telle révolte contre les Néandertaliens parmi les Imams musulmans, ces hommes enturbannés et barbus. Le chef du Hezbollah, Scheikh Hassan Nasrallah, voulait attirer 350 millions d’Arabes dans la guerre contre Israël, mais il a récolté un non cinglant, » se réjouit Youssef Ibrahim dans le New York Sun.
La dessus, le premier ministre Libanais, Fuad Siniora, s’est, entre-temps, distancé du Hezbollah et de son terrorisme, suite à l’affaiblissement de celui-ci, qui avait toujours su le mettre sous pression, avec succès.
Last but not least, le commanditaire du Hezbollah a ouvertement réagit de façon lamentable.
Alors qu’Ahmadinejad annonçait encore avec fracas, le 12 juillet, la destruction d’Israël, la contre-attaque Israélienne du lendemain lui fit perdre la voix pendant 48 heures. Le 14 juillet, il expliqua qu’une attaque Israélienne contre la Syrie aurait « la réponse la plus cinglante » de l’Iran, passant sous silence l’attaque en cours contre son plus proche allié au Liban.
Soudain, les déclarations énergiques de Téhéran et de Damas se sont révélées sans substance : aucun de ces pays n’a levé le petit doigt pour défendre ses amis.
De cette façon, l’intervention Israélienne a endommagé l’aura de Mahmoud Ahmadinejad qui semblait inaccessible.
Evidemment, les succès politiques qui sont obtenus aujourd’hui déjà, n’excluent pas des surprises désagréables dans le futur.
Les Frères Musulmans tentent désespérément de fustiger « la trahison » de la Ligue Arabe, et d’organiser les forces de soulèvement en Jordanie, Egypte et Arabie Saoudite. Auront-ils du succès ?
Egalement désespérés, les dirigeants Iraniens ont viré vers les paroles de soutien. « Bien joué, Nasrallah. Aujourd’hui nous vivons la libération de la Palestine. La guerre ne vient que de commencer », s’écria le 18 juin Gholam-Ali Haddad Adel, le président du parlement Iranien, lors d’un rassemblement de solidarité.
La direction Iranienne avalera-t-elle la couleuvre de la défaite militaire prévisible de son allié, ou se lancera-t-elle dans une lutte finale en envoyant ses kamikazes au Liban et dans les capitales Européenne ?
Quels que soient les développements, Israël ne pouvait faire autrement. C’est aussi pourquoi, la Chambre des Représentants des USA, a déclaré cette semaine sa solidarité à 410 voix contre 8.
Il est affreux de voir le sud de Beyrouth en ruine, et de savoir que des civils des deux camps sont blessés ou tués. Mais plus terrible encore est l’idée que l’Iran pourrait sortir victorieux de cette guerre, et amplifier ses attaques dans le futur.
Les réactions pacifistes que la guerre de défense Israélienne a provoqué, sont irréfléchies ou mensongères, en tout les cas contre-productives. Elles induisent par leurs conséquences une guerre beaucoup plus terrible.
Après le nazisme hitlérien, la réaction fut « Plus jamais de fascisme ! Plus jamais de guerre ! ». Ce qu’il en est resté aujourd’hui est, « Plus jamais de guerre contre le fascisme ! », va à l’encontre de toutes les leçons de l’histoire.
Israël ne doit pas être contraint de céder dans cette guerre contre le Hezbollah, mais doit la gagner. De même que le Hezbollah mène sa guerre en lieu et place de l’Iran, de même Israël combat l’Islamisme totalitaire et fasciste en lieu et place du monde occidental. Que ce monde occidental ne tombe pas sur le dos de ce pays est la moindre des choses.
En tuant par la-même des centaines d’innocents ? tu nous avais habitué à un peu plus de finesse dans tes analyses
D’accord avec ded, la guerre au moyen orient a dépassé de loin les histoire de raison/tord
Clair, que la vie n’est pas soit tout blanc soit tout noir. Et c’est ce qui manque à ton analyse, qui est un peu trops dirigé à mon goût.
Et c’est vrai que tu nous avais habitué à bien mieux.
Et si Daladier et Chamberlain avait déclaré la guerre à l’Allemegne en 1938, combien de millions de vies auraient été épargnées?
Le fascisme est une peste qu’il faut écraser dans l’oeuf.
Lisez les déclarations d’Ahmadinejad dont, dans le genre, je ne cite qu’une petite partie, pour vous faire une idées. Doit-on le laisser prospérer, se doter de l’arme nucléaire avec les milliards du pétrole, envoyer ses sbires (dont le Hezbollah) semer la mort, et réagir quand il sera trop tard ?
Je pense définitivement que non et que le combat d’Israël est juste.
Sans prendre partie aucune, il est évident que la presse française, ainsi que le quai d’orsay, a déjà pris le sien. A voir la réaction d’une grande majorité des français, la propagande est déjà bien rodée. Le hezb est en effet une organisation terroriste financée et contrôllée par la syrie et l’iran qu’il faut désarmer par tous les moyens. Elle organise des massacres et tue aveuglement des innocents au moyen-orient au nom de fanatisme. Et non, ce n’est pas du tout ce que fait israël, et non ce que fait israël ne s’appelle pas du terrorisme.
Jakouiller,
ok sur ce point, mais que font-ils à bombarder le Liban, l’Iran c’est plus à l’est …
Le Hezbollah c’est le bras armé de l’Iran.
Israêl bombarde les fiefs du Hezballah au sud Liban, le sud de Beyrouth, Tyr d’où sont tirées les roquettes sur Haïfa entre autre…
C’est pas adapter de bombarder, c’est un peu comme en Irak.. les "frappes chirurgicales" ça n’existe pas. Israel manque de courage et préfére lachement bombarder des imeubles, ou il y a des terroristes mais aussi des innocents.
Qui sème la terreur au final ? les uns comme les autres
Parce que les combattants du Hezbollah se terrent parmi les populations civiles chiites et lancent de là leurs roquettes sur Isräel. Qu’importent pour eux les victimes civiles. La mort en martyr leur ouvre directement l’accès au paradis. "Nous aimons la mort" a déclaré Nasrallah le chef du Hezbollah. Ces gens sont des fascistes dangereux pour le monde.
La Hezbollah ne se terre pas parmi les civils, il fait parti de la vie libanaise, avec des élus.
Oui au Liban les Hezbollah est un parti politique avec de nombreux adhérents pas un simple groupuscule, et comme tout parti politique important (avec de nombreux élu) ils sont partout dans la société libanaise.
Quand aux grandes déclarations, je te citerai un ancien ministre israélien qui disait "un enfant de 12 ans qui jette une pierre sur un soldat israélien, n’est pas un enfant, c’est un ennemie qu’il faut tué".
Certes c’était un discours pour motiver les jeunes réservistes israéliens lors de la 1ere Intifada mais moi il me fait froids dans le dos. Surtout quand les images sont là avec ce soldat qui abat de sang froids le gamin d’une balles dans le dos (parce que le gamin quand il voit un fusil braqué sur lui il fuit).
"Et si Daladier et Chamberlain avait déclaré la guerre à l’Allemegne en 1938, combien de millions de vies auraient été épargnées?"
Faux, faux, faux et archi faux. C’est un argument bidon du type de celui choisi par les ricains pour Hiroshima alors que la guerre était déjà remportée par les USA. 1 victime civile, c’en est déjà 1 de trop. La loi du talion est une loi barbare, Israël a une attitude barbare.
Jakouille, je ne sais pas qu’elle est ton intérêt à soutenir Israël mais je déplore ton attitude. Cette guerre est une question d’intérêt et de point de vue car si on se place comme tu as voulu le faire en 39/45 :
– pour l’occupant (les nazis et les collabos) les résistants étaient des terroristes
– pour l’occupé (les résistants), les nazis et les collabos étaient l’axe du mal
Du point de vue d’une majorité de libanais, le hezbollah est une organisation résistante. Du point de vue d’Israël et de ses alliés, le hezbollah est une organisation terroriste. Or, l’occupant c’est bien Israël.
Qui a tord, qui a raison ?
Ben tu ne sais pas ce que tu dis ! Israel fait le sale boulot dont personne ne veut, si l’Iran avait l’arme atomique t’en fait pas qu’ils auraient deja balancé une bombe sur Israel ces gens la n’ont aucun respect pour la vie, c’est la guerre c’est triste c’est sûr mais israel ne fait pas ça pour s’amuser mais pour se proteger et aussi proteger ton petit cul assis sur des libertés que terroristes ne font que menacer !
Malheureusement, l’état d’Israël vient de signer son arrêt de mort. Le Proche Orient ne pardonnera jamais Cana. Dans un environnement totalement hostile, cet état n’a aucun avenir. Olims, n’oubliez pas de conserver votre passeport car il se pourrait très bien que naisse une alya du retour.
De toutes façons, comment peut être viable un état qui refuse à une partie de sa population le droit de prendre le contrôle du gouvernement. Que feront les juifs lsi la minorité arabe devient majoritaire. Israel, première démocratie du Proche Orient ? Peut être, mais c’est une démocratie très ciblée.
@Hankey
Tu n’as pas bien compris ce que j’ai voulu dire: pour moi, même si je ne vois pas ce que l’Iran à voir dans cette histoire, je pense que quelque soit le pays qui possède l’arme nucléaire est dangereux: France, USA, Inde, Iran, etc. Pourquoi ? Parce que je ne vois pas pourquoi tu dis que "ces gens-là" n’ont aucun respect pour la vie quand les USA n’ont pas hésité une seconde lors d’Hiroshima (la guerre était déjà gagnée) et lorsque Israël n’a pas cligné des yeux hier à Cana ! Le manque de respect pour les vies humaines est des 2 côtés si l’on regarde bien. Même Chirac a menacé également les "terroristes" (une notion que je trouve de plus en plus floue au fur et à mesure que les jours passent) de frappes nucléaires !
Alors si tu crois que, derrière mon ordinateur, je m’inquiète seulement de "ces gens-là" comme tu dis, tu te trompes ! Rien ne vient contredire le fait que la notion de terrorisme est TRES TRES RELATIVE : Les terroristes se trouvent des 2 côtés et ce sont les populations civiles qui trinquent.
Le 9 septembre est là pour te rappeler que tu ne peux pas être absolument à l’abri des réponses de "ces gens-là", comme tu dis…
j’ai envie de crier haut et fort à criminels de guerre de ne plus porter la honte et de nous laisser vivre en paix. je reconnais en tant que juive, lorsque le monde entier restait bras croisés face à l’holocauste comme ils se passe aujourd’hui pour les arabes, c ici au maroc qu’on a trouvé la paix, et que dans la majorité des pays arabes nous étions à l’abri. Même en Andalousie, quand l’inquisition chassait les juifs , nos ancêtres se sont dissimulés parmi musulmans qui les ont protégés. ce que font ces bandit au libanais et aux palestiniens est une honte pour nous, les juifs du monde entier; moi personnellement je ne quitterai le maroc pour rien au monde. j’y suis très bien. et pour rien au monde je ne ferais du mal à un concitoyen musulman.
au lieu d’applaudir ces tueurs empêchons les de semer la haine aux juifs dans la terre entière.
rester les bras croisés devant l’injustice est un feu vert à des réactions irrestponsables comme celles qu’à connues le monde, le 11 septembre et après le onze septembre. et qui a payé la facture ? les policitiens ? les chefs ? non !!!!! c les pauvres gens qui se rendent à leur travail par métro ou en autobus.
alors Jakouiile ? pas de billet sur le massacre de Cana et la folie meutrière d’Israel ? Ce pays qui pour "défendre" les siens tuent des milliers de personnes et en oppressent des millions. Voici ce qui arrive quand la parano rencontre le surarmenent et l’endoctrinement aveugle. Gaza est un ghetto, le liban un champ de ruines : Voici qui nous promet de la haine et des kamikazes pour quelques générations de plus. Qui sont les intégristes ? Qui sont les terroristes ? ISrael a raison : pour moi, y’a vraiment rien de moins sur !
Le massacre de cana ne serait jamais arrivé si les tapettes , sans honneur du hesobla ne se cachait pas derriere les civils.
Tout ce que je sais c’est que si un jour un fanatique se fait sauter près de moi ou de quelqu’un de ma famille, il ne sera pas israëlien. Si mon avion sera saboté, ce ne sera pas le Mossad. Si une bombe atomique tombe sur l’Europe, elle ne viendra ni de Tel Aviv ni de New York. Si quelqu’un voudra m’obliger à opter pour une autre religion, il le fera en hurlant "Allah akbar" . Dès lors…
israel mene une guerre juste???
kess ke le liban a fait a l israel pr kil vienne nou tuer com sa du jour o lendemain??? vous ne viver pas la guerre vous ne savez pas ke lisrael a attaker 6FOIS LE LIBAN?? et ke c la 6eme guerre mnt?? il nya okune raison pr kil vienne nous fer la guerre c eux les terroristes. tuer des enfants et des femmes innocents sous pretexte ke ‘hezbollah sont des terroriste- ne regle pas grd chose! sof kapres; c nous les terroriste! vous savez un peu combien de libanai son retenus en israel???? des milier!! et cela depui 20-30 ans!! des innocents! et vous savez un peu se kil les font fer a ces innocents? vous nen savaez rien! il les font vomir pr kil remange leur vomi! ils les obligen a coucher ensemble devt leur yeu. ils les electrocute…tou cela..vou ne le savier pas!! mais apres, c le hezbollah, ki, en prenan DEUX de ces israelien, sont des terroriste. il nous font la guerre pr DEUX israelien? pr ces deux la 800libanai sont mort! et tt le reste du peuple es detrui psychologimnt! vous comprenez pa kon en a mare!!!? sa fe 4generation ki viven la guerre!!! on veu vivre. et pas ailleur. on en a mare detr rapatrier. on en a mare detr chasser! c NOTRE pays. le hezbollah ne fai de mal a persone il nou defen!! ou es larmeé libanaise?? ke ferion nou san le hezbollah?? le liban orai depui lonten eté occuper par les israelien! essayer de vou metr a notre place! et areter de reagarder les media. il ne vous montre presk rien! et bien sur kil son fier de mourir en servan leur partrie et en la defendant.
Nou on aime la mort??israel ne lm pas ? elle fe la guerre a tt lmonde! regarder la tele! regarder se kil fon a gaza, a beyrouth! dieu il tue tt lmonde.
http://www.fromisraeltolebanon.com
http://www.rimo908.skyblog.com
http://www.titplume18.blog.mongenie.com
alé fer un tour vous verer un peu ce kel fou o monde, cette guerre soi disan "contre le terrorisme…" depui kan le terrorisme=defendre son propre pays?
toute ma famille vit au Maroc depuis des siècles, personne ne nous a jamais imposé l’islam. on va à la synagogue, on fait le shabat, le kipour. c n’est pas vrai tout ça.Tu sais que le conseiller du roi est un juif ? tu sais que lorsque Hitler est venu demander les juifs pour les mettre dans des camps le roi Mohamed 5 a refusé et lui a dit je n’ai pas de juifs , j’ai des marocains. et c’était pourtant un bon musulmans. cette vague de fanatisme est un produit des politiques d’oppression dans le monde; l’injustice, la pauvreté et l’ignorance, c’est une minorité. la catastrophe c que c’est un courant de pensée qui ne fait que se renforcer par l’augmentation de l’injustice qu’ils ressentent dans le monde arabe. ici même au maroc il y a eu le 16 mai et des marocains musulmans y ont péri et tout le monde est en colère contre ces criminels. mais ils ne faut pas non plus se cacher derrière son doigt, au nord aussi on voit cette vague de fanatisme ; George bush qui croit être le messie c une forme de fanatisme, son freedom operation qu’il a faite en irak sous prétexte des armes de destruction massive s’est avéré un gros mensonge et personne n’a osé le faire sortir de ce pauvre pays. je pense plutôt qu’il faut lire un peu, s’informer. ce qui manque chez les jeunes surtout c l’information; la culture, la connaissance de l’autre.
la guerre , la haine, le fanatisme vont détruire le monde entier. nos enfants hériteront d’un monde en faillite. nous leur devrons des comptes.
enfin c mon point de vue, je suis peut être trop romantique, je suis peut être loin de la haine, mais je me sens bien dans ma peau et j’aimerais que tout le monde le soit, chose qui ne peut arriver qu’avec la sagesse et la culture.
les politiciens se foutent de nous, alors c’est à nous de chercher notre intérêt.
lisez, lisez, cultivez vous et voyagez parce que cela aussi c une forme de culture.
Merci de préciser cela, titila. Le Maroc a toujours protégé les juifs. C’est pourquoi il ne faut jamais confondre islamisme intégriste et Islam.
Israel : bavures et partis-pris
Les terroristes se servent des civils à la fois comme déguisement, comme bouclier et comme outil de communication. Cela explique l’extrême difficulté de la lutte d’une démocratie usant d’une armée conventionnelle contre un adversaire aussi cynique
C’est bien triste de lire tout cela.
Israel avait déjà enfanté le Hezbollah en 1982, elle lui donne un second souffle aujourd’hui. Jamais il n’a été et ne sera possible de réduire au silence des mouvements de résistance, aussi polémiques soient ils.
Habitants d’Israel, si vous aviez partagé les orangers de vos vergers avec leurs propriétaires, en serait on là?
Ce blog est un site de propagande. On ne peut pas dire de quiconque qu’il a raison de faire la guerre. Que ce soit pour atteindre des terroristes ou non, aucun enfant ne mérite la mort. A mon sens, Israël a commis une erreur : les juifs ne seront plus aux yeux de l’opinion internationale un peuple victime, comme ils l’ont toujours laissé paraître…
vous me rappelez le traitement pardoxale des mots pendant la guerre en algérie où les résistants français contre l’Allemagne étaient des héros, des résistants alors que les algériens qui réclamaient l’algérie algérienne étaient traités de terrorisme.
le monde changera vers le mieux quand nous pourrons être objectifs. ces terroristes, même dans leur guerre ouverte, jusqu’à présent ils ne s’en prennent qu’aux soldats , alors que la démocratie dont tu parles s’acharne sur des enfants et des handicapés par dessus le marché sous prétexte que les hommes du hezbollah se cachent parmi eux.
de quelle démocratie vous parlez ? des amériques depuis le génocide des indiens, aux abominables déportations d’esclaves d’Afrique, aux massacres des noirs, aux bombes sur le japon , le viet nam, l’irak, Abou gharib, les viols continus des fillettes irakiennes.
de quelle démocratie vous parlez ? d’Israël ? un pays où il y a le citoyen premier degré et deuxième degré selon que vous soyez juifs d’europe ou orientale. des génocides qu’ils sont entrain d’accomplir sur la bande de ghazza.
quand à leurs armées conventionnelle dont vous parlez, elle n’est efficace que lorsque son adversaire est désarmé. vous savez pourquoi ? parce qu’ils ne sont pas convaincus de ce qu’ils font. parce qu’ils ne sont pas vraiment attachés à cette terre qu’ils ont arrachée à ses véritables propriétaires.
pour le cynisqme, je ne vois pas un cynisme dans toute la splendeur de son horreur que celui du porte parole de la plus grande "démocratie" entrain de poser son veto contre le cesser le feu au liban.
le cynisme de la belle et charmante condie avec un large sourire entain de parler de la souffrance de l’accouchement d’un nouveau moyen orient. et quelle souffrance !
où vont ils nous conduire ? ces gens ne sont pas des vivants, ce sont des zombies qui mènent le monde entier par le bout du nez.
encore une fois je vous recommande de lire, lire d’une manière objective l’histoire,depuis l’antiquité jusqu’à présent. vous verrez toute la bêtise humaine qui se répète mais sous des visages différents.
On dit que le hezbollah est une organisation terroriste!pourquoi!l’etat clandestine d’israél ne l’est pas?
Des humains tuant des humains… c’est tout ce qu’il y a à retenir
israel a été à une époque la victime.mais k’israel sache que le massacre d’enfants effacent toutes les justifications de bombardements aussi nobles soient elles. le soutient des USA S’arrêtera quand eux memes seront o prises sur leur propre terres avec des attentats qui les dépasseront. alors je verai vers ki israel se tournera. il n’ya aucun avantage a vivre entouré d’ennemis car , un jour ou l’autre quel que soit notre force , la vigilance tombera et la sanction sera immédiate.
petit message a tilila
Il faudrait m expliquer pouruoi les Juifs qui sont si bien parmi les arabos musulmans ont deserte en masse ces pays pourtant cela faisait des siecles qu ils habitaient la bas
aujourd hui, ils sont moins de 10 000, en 1950, ils etaient 900 000
QUEL PARADOXE !!!
peut etre que la verite est ailleure et les Juifs n y etaient pas si bien dans ses pays …
et pour en revenir au gentil hezbollah, il restait qq juifs au Liban (apres qu ils furent expulses de 48)
en 84, le hezbollah les a tue, dont un vieux juif de 80 ans …
et dernierement pour celui qui compare resistants et terroristes
certe les nazis traitaient les resistants francais de terroriste
mais les resistants francais n ont jamais enleve des douaniers allemands apres 2nde guerre mondiale …
et jamais un resistant francais ne cherchait a tuer des enfants ou a tuer une petite fille de 5 ans qui se cachait sous son lit (comme l a fait le hamas par exemple …)
a Sam
Est ce qu Israel doit accepter le massacre de ses enfants ?
car selon toi Israel doit l accepter, mais est coupable si elle ose se de defendre face a ceux qui veulent les genocider …
Et la france qui participe aux bombardements de la serbie, de l’irak (1ere guerre du golfe), de l afghanistan (elle a fait partie de la coalition americaine)
qu on ne me sorte pas que lors de tous ses bombardements, il n y a pas eu de civils touchés !!!
donc en fait c ets 2 poids 2 mesures
quand lles pays europeens bombardent, c est normal , ils ont le droit
mais quand israel repond a l enlevement de ses 2 soldats et aux tirs de 2000 roquettes sur son territoire, ils ont pas le droit
ben oui c est la faute du hezbollah qui se sert des civils comme des sacs de sables …
que tu le veuilles ou pas oulala, nous sommes bien parmi les nÔtres, dans nos véritables pays. et s’il y a eu cette exode gigantesque de juifs en terre promise, c la fièvre de la richesse, les promesses qu’on leur fait de devenir riche et qu’il y a des terres sans propriétaires et tous ces mensonges , en fait la vérité était de se débarasser des juifs dans le monde entier, pourquoi ? parce qu’ils occupent toujours les premiers rangs et dans tous les domaines. parce que les européens et les américains veulent un bouc émissaire au moyen orient pour tenir la garde des réserves d’énergie là bas et ils se sont servi de ce vieux rêve de la terre promise qui va rassembler les juifs éparpillés dans le monde.
et puis ces juifs qui sont là bas proviennent en majorité des classes défavorisées parmi les juifs du monde. c’est en général des gens qui n’ont pas un haut degré d’étude et c’est pourquoi d’ailleurs ils ne trouvent rien à faire à part intégrer l’armée.
que tu le veuilles ou pas, ma famille et beaucoup d’autres familles juives ici au Maroc, en tunisie, en algérie et dans beaucoup de pays arabes vivent très bien et beaucoup de musulmans rêvent de notre vie.
rien ne justifie l’ingratitude et le meurtre, si tu vas là bas , les juifs autochtones, pas ceux qui viennent de russie ou de la pologne, sont contre toute cette mascarade.
je note les intellectuels israëliens sortent tous les jours en manifestation contre ce que font leurs gentils soldats au sud liban.
je veux dire la culture et l’instruction développe le sens d’objectivité chez l’individu et si on est incapable de reconnaitre notre tort on finira aussi faibles que nos chers cousins arabes et tout le monde s’en prendra à nous.
ces intellectuels appréhendent le jour où on sera marginalisé dans le monde suite à toutes ces folies.
missionaire j’ai de visu constaté la haine au quotidien dans les pays musulmans.en premier lieu contre les juifs dont le massacre est"un devoir", ensuite les occidentaux, baptisés de croisés sur lesquels ils revent de revanche! tout cela au nom d’une humiliation qu’ils sont incapables de preciser vu qu’elle releve de leur imaginaire née de leur médiocrités bien réelles.
leurs discours hystériques aboutissent à des actes sanguinaires et sadiques.
rappellez vous les talibans, le gia algerien, les massacres au darfour, le depecage d’americains en irak..le traitement sadique des otages..les attentats perpetués de par le monde qui les mets en extase de joie.
passé maitre en propagande avec la complicité des médias ayants renoncé à toute ethique ils jouent tres bien de la victimisation, et de la mise en scene.
la france se doit d’etre vigilante car l’integrisme s’y propage..pour y imposer la charia
alors chers blogeurs ne suivez pas comme des oies stupides ce que les médias fabriquent en spéculant sur vos émotions:
"le massacre de cana annoncé à 58 victimes et revu à la baisse par les libanais à 28". peu importe le démenti,le choc émotionel est passé…vieille routine les exemples sont nombreux !!! ou disproportion de la réponse au recu de milliers de missiles; alors qu l’on me dise quelle est la juste proportion? il est symptomatique que les mêmes auteurs n’aient aucune compassion pour les israéliens victimes des missiles evidemment tirés à l’aveugle pour tuer le maximum de civils
à l’examen des faits israel agressée à le devoir comme toute nation de se déféndre, à fortiori quand son existence est menacée
ce qui est le but proclamé avec cynisme par tout le monde islamiste.
israel ferait une tragique erreurd’accepter un cessez le feu qui ne serait qu’au bénéfice de ses agresseurs et mettant à terme en danger l’occident chrétien, sil’iran notre pire ennemi accedait à l’arme nucléaire. ce serait hitler bis repetita, que DIEU protege nos freres juifs
reverent pere jacques pierre blot
rien ne peut justifier la mort d’enfants et de femmes. rien ne peut légitimer la destruction de l’infrastructure d’un pays entier. rien ne peut justifier les punitions collectives même la plus noble des causes.
jakouiller, bravo pour tes analyses que peu ne partagent. Il est étrange de voir à quel point l’antisémitisme est encore vivace et à quelle point la rhétorique de victimisation fonctionne à merveille jusque sous nos latitudes. La haine de nos origines est le propre de l’humanité à son stade de développement psychologique actuel. Nous pouvons le vérifier dans les réactions à cet article. J’aimerai voir aussi la réaction de tout ces biens pensants le jours ou ils seront les suivants sur la liste des fou de dieux, car ne nous y trompons pas, ils ne sont pas là pour négocier quoi que ce soit mais bien pour imposer par la force leur religion et mode de pensé à quiconque ne les partage pas. Ces gens, une minorité puissante, vivent leur moyen age et je souhaite de tout mon cœur que la renaissance prenne vie dans le monde Islamique pour les débouter de l’intérieur. Malheureusement ce jours peu prendre quelque siècle à venir et en attendant comme tout bon primitif qu’ils sont seul le langage du bâton peut contenir un tant soit peu leur délire.
A tout ceux qui ne veulent pas entendre les paroles du président Iranien, ne pensez surtout pas que les mots n’ont pas de valeur et de poids. Les mots sont la source de toutes actions et sont extrêmement puissant (« …et au commencement il y eu le verbe. ») et sont la raison principale de notre complexité d’humain.
Ce qui a été dis sera fait !!!
gentil révérent, aujourd’hui les juifs sontvos frères, parce qu’ils ont un état et ils sont trèrs puissants. alors que c vous qui atisez la haine des gens contre eux en évoquant à tout instant la souffrance du christ et des méchants juifs qui l’ont troturé. et c’est chez vous en Europe qu’ils ont été passés au four sous votre regard passif et parfois consentant.
les gens de religion , qu’ils soient juifs, chrétiens ou musulmans sont là que pour semer la haine et le racisme, si vous laissiez les gens en paix, que chacun reste chez soit , laissez les gens dans leurs pays en paix et personne ne vous en voudra. restez chez vous et laissez nous vivre en paix.
cher gentil révérent, pendant que l’inquisition faisait subir aux juifs les pires des sévices, ce sont ces méchants musulmans qui nous ont aidés. la manipulation des hommes de religion a bousillé le monde.
ce qui se passe actuellement au moyen orient et partout où ces pauvre gens se font tuer juste parce qu’"ils n’ont pas d’armes n’est pas justifiable et ne fera qu’atiser la haine contre les juifs. et bien sûr les gagants sont les gentils occidentaux, les gentils chrétiens qui chantent l’amour et la fraternirté et poussent les autres à la guerre.
arrêtez arrêtez ! ne vous mêlez plus de nos affaires !
je prie ceux qui parle comme le révérent de ne plus provoquer la curiosité des non musulmans, dans ces circonstances, je connais 2 suedois, et 3 français de confession chrétienne qui lisent le coran, et passent la majorité de leur temps dans les mosquées pour comprendre cette religion dont la popularité ne fait qu’augmenter malgré tout ce qu’on en dit, et à chaque que je les rencontre je les trouve de plus en plus proches de la conversion à l’islam.
j’ai peur de finir comme eux, parce que moi aussi je suis entrain de prendre des cours d’arabe pour pouvoir lire et comprendre cette religion et comprendre ce qui fascine les gens pour se convertir.
moi aussi au maroc, je connais plein de musulmans, je ne ressens pas la haine et la méchanceté dont vous parlez. ils suffit de ne pas être sioniste et ils faut les comprendre, ils te disent soit que tu es marocain juif et fier de l’être soit que tu es israëlien et dans ce cas oublie que tu es marocain, parce que marocain ne peut être que marocain, même s’il a toutes la nationalités du monde.
je vais vous dire une chose, mêlez vous de vos affaires. et pratiquez votre racisme chez vous, sur vos territoires.
"Le Hezbollah c’est le bras armé de l’Iran.
Israêl bombarde les fiefs du Hezballah au sud Liban, le sud de Beyrouth, Tyr d’où sont tirées les roquettes sur Haïfa entre autre…"
Faisant au passage des centaines de mort innocents dont des membres de la Finul (ONU).
Tu es extrémement injuste et ton analyse manque clairement de dire toutes les vérités.
Tu as compté le nombre de libanais retenus dans les geoles israéliennes ? Tu as compté le nombre de réfugié depuis plus de 40 ans ?
Pourquoi les gens refusent de reconnaitre qu’israel est un état totalitaire tout à fait comparable au hezbollah, le premier est un pseudo-état, et l’autre une organisation, ha oui, c’est vrai, c’est tabou…
a ninus, tu dis "Tu as compté le nombre de libanais retenus dans les geoles israéliennes ? Tu as compté le nombre de réfugié depuis plus de 40 ans ?
"
donc la france est aussi un etat totalitaire vu le nombre d algeriens, marocains … dans les prisons francaises !!!
a tilila, tu confonds tout et son contraire
ceux qui sont le plus pour la guerre contre les arabes sont justement les Juifs venant des pays arabes
le ministre de la defense actuel est originaire du maroc, le chef d etat major vient d Iran …
je peux te donner plein d exemple dans ce domaine
ceux qui sont le plus contre la guerre sont justement les Juifs qui viennent de Pologne …
tu as beau raconter tout plein de truc gnan gnan, les faits sont la, les JUifs ont ete expulses de la plupart des pays arabes car sinon ils se seraient fait extermine
bcp etaient riches et ils ont tout perdus en partant, donc ce n est certainement pas pour aller vivre en Israel qui etait plus que pauvre …
les soldats d’israels n’ont pas les couilles pour affronter les guerriers du hizbollah, alors ils utilisent leurs claviers, en plein ciel, pour assassiner des enfants et des femmes.
c’est la honte
pour motiver un soldat l’argent ne suffit pas….
ISRAEL BRAS ARMEE TERRORISTE DES ETATS UNIS D’AMERIQUE.
oulal>> "donc la france est aussi un etat totalitaire vu le nombre d algeriens, marocains … dans les prisons francaises !!!"
Je parle de prisonniers de guerre, ne me donne pas l’impression que tu es bête.
« TELAVIVISION » : DANGER !
Par François Burgat, François Gèze
lundi 7 août 2006
Depuis le déclenchement des « représailles » israéliennes contre les territoires de l’Autorité palestinienne puis contre le Liban, le spectacle des journaux télévisés des chaînes françaises, publiques comme privées, nourrit un malaise croissant.
Une rhétorique sectaire et simplificatrice criminalise toute résistance – libanaise ou palestinienne – « justifiant » ainsi plus ou moins explicitement, outre l’assassinat de centaines de civils, la destruction sous les bombes de toutes les infrastructures de ces sociétés. En comparaison avec les autres médias européens, en particulier la BBC, ces chaînes françaises apparaissent désormais à une bonne partie du monde francophone – qui s’en détourne irrésistiblement – comme l’instrument d’une désinformation dont la crédibilité politique de la France paiera inévitablement le prix.
Aux rois des non-dits du 20 heures et des « plateaux » qui penchent sous le poids des « philosophes à gages » et autres « experts » auto-proclamés, aux princes des débats à sens inique, aux reines des enquêtes à œillères et des docus menteurs, aux montages qui trichent et qui truquent, aux mages du « 50-50 » (une minute pour les cratères et… une pour les canons) comment dire la rage ressentie devant de telles « informations » ? Comment vous dire : « Assez » ! L’arme des mots nous forge un nouveau nom : vous serez désormais la « TELAVIVISION » !
A la télavivision, on creuse le vieux sillon du sens commun de la haine ordinaire : de Gaza à la banlieue sud de Beyrouth, on stigmatise indistinctement- et aussi aveuglément qu’en leur temps ses pères nationalistes – l’entière génération politique dite « islamiste » tout entière identifiée au « terrorisme ».
À la télavivision, l’histoire religieuse des uns est pourtant la bienvenue à cimenter l’unité d’une nation et de son armée. Mais celle des autres ne produit qu’un « intégrisme » révoltant.
A la télavivision, un homme politique fréquentable n’est donc pas celui qui a su mériter le respect des siens et se faire élire démocratiquement : c’est celui qui se laisse désarmer et se soumet docilement au diktat du pays voisin !
A la télavivision, les centaines de tonnes de bombes américaines qui alimentent les arsenaux israéliens ou la longue tradition européenne de soutien sélectif à certaines « forces libanaises » sont mystérieusement oubliées et les « ingérences étrangères » ne sont plus que « syrienne » ou « iranienne » !
À la télavivision, la nucléarisation parfaitement hypothétique de l’Iran est la « grande menace » de l’heure, mais les kilotonnes, bien réelles, que l’arsenal israélien pointe sur tous ses voisins n’existent pas.
A la télavivision, seuls les guerriers d’un des deux camps ont une famille qui s’inquiète pour eux ! Etc.
En minimisant l’ampleur des cratères creusés par l’autisme guerrier israélien, la télavivision en creuse d’autres, plus profonds encore. Elle les creuse non seulement dans le tissu de nos relations avec le monde mais également au cœur de notre propre société : lorsque l’un des pieds d’une table est autorisé à être insolemment plus haut que les autres, c’est tout le « vivre ensemble » de la communauté internationale, ou nationale, qui peut s’en trouver, à terme, déstabilisé.
Au fur et à mesure que « la seule démocratie du Proche Orient », après avoir jeté en prison ministres et parlementaires de son adversaire, met en œuvre son droit à la « légitime défense » avec le soutien aveugle du pays où trône la statue de « la liberté », les mots piliers sur lesquels reposaient notre monde s’écroulent un à un. Quand comprendra-t-on enfin l’urgence de dépasser cette pernicieuse « télavivision » ?
François Burgat
Le bourbier libanais.
Par Michel Tabet
Même si Israël envahit Beyrouth et rase tout le reste du Liban sur son passage, qu’il bombarde Damas et s’en prend à Téhéran, il ne parviendra pas à réaliser l’objectif suprême de sa campagne libanaise : le désarmement du Hezbollah. Voilà pourquoi cette guerre n’en est qu’à ses débuts. Voilà pourquoi elle est absurde, infondée et infructueuse. Voilà pourquoi la guerre ne changera rien dans la région.
C’est un peu comme les Américains en Irak. Ils se sont employés à trouver n’importe quel prétexte pour se lancer dans une campagne qu’ils ont voulue facile, rapide et sans encombre. Au final, ils se retrouvent dans un bourbier dont les premières victimes sont les civils irakiens eux-mêmes. De leur côté, les Israéliens se sont lancés dans une guerre existentielle que personne ne leur demandait de mener. Comme à leur habitude, c’est aux armes qu’ils en appellent pour régler leurs problèmes politiques et c’est aux grands discours sur la survie de leur pays qu’ils s’en remettent pour justifier leur aveuglement. Que l’existence d’Israël ne soit aujourd’hui aucunement menacée est l’évidence même. Son économie et sa croissance sont solides, ses alliances sont infaillibles et sa puissance, malgré les quelques affronts qu’on a pu lui faire, est incontestable. Le conflit en cours vise plutôt à imposer la solution israélienne à tous les acteurs de la région, c’est-à-dire une paix qui ne serait rien d’autre qu’une reddition aux conditions fixées par Israël lui-même.
Le retrait unilatéral du Sud s’inscrivait lui aussi dans cette volonté de passer l’Autre dans la trappe de l’Histoire, de lui ôter toute réalité et toute initiative. L’enlèvement des deux soldats constitue ainsi un retour brutal du refoulé et il révèle, à ceux qui voulaient l’ignorer, que le parti d’en face continue d’avoir l’initiative et qu’on ne peut pas faire l’impasse sur ses revendications. L’enlèvement des deux soldats ne doit donc pas faire oublier, à ceux qui le tiennent pour la cause réelle de la bataille en cours, qu’il n’est rien d’autre que l’épilogue d’un retrait unilatéral dont l’échec ne réside pas dans le retrait lui-même mais bien dans son unilatéralité. Ainsi l’enlèvement des deux soldats n’est pas la cause mais l’effet d’une situation qui pourrissait depuis un certain temps déjà. Le retrait unilatéral n’avait donc rien changé au fond de la question et l’état de guerre prévalait toujours sur le terrain, faute d’un traité équitable qui aurait donné à chacune des parties concernées le minimum de garantie nécessaire.
Pour que la guerre cesse, il aurait fallu passer par des négociations, un traité de paix et la mise en œuvre d’un processus politique qui aurait permis une désescalade militaire. Mais au lieu de combler les lacunes du retrait de 2000 en acceptant de négocier avec les forces régionales, Israël a préféré s’emmurer avant de se sauter à nouveau dans l’inconnu. Le Sud Liban était donc toujours dans une situation explosive, et ce n’est qu’en faisant passer les effets pour des causes et les causes pour des effets que l’on peut dire que c’est le Hezbollah qui est à l’origine de la violence actuelle.
La violence au Moyen-Orient est chronique et ses raisons ne sont pas à chercher dans la nature des uns et des autres mais bien dans une réalité qui est le résultat d’un processus historique où le fait militaire impose sa logique depuis trop longtemps déjà. La violence est donc ici structurelle et non pas conjoncturelle, elle ne dépend pas directement des événements qui la déclenchent mais d’une décision initiale qui fait que la guerre est le seul recours que se donnent les acteurs. La seule réponse possible à cette violence générique consiste à régler l’ensemble du problème, à donner à chacune des parties ce qui lui revient légitimement. Mais pour passer de la logique de guerre à la logique de paix il faudrait que le plus fort accepte de faire des concessions et renonce à sa volonté illusoire de transformer la réalité par la guerre. Pour parvenir à cela il faudrait qu’il prenne conscience, une fois pour toutes, que la violence ne lui permettra jamais de changer la réalité à son avantage en humiliant ou en éliminant le plus faible. Ce dernier démontre depuis assez longtemps déjà qu’il est assez fort pour rester en place et pour narguer les tonnes de bombes qu’on déverse sur lui pour le faire taire et disparaître. Le seul véritable changement que pourrait connaître la région passerait ainsi par la substitution de la logique de la paix à celle de la guerre. Mais pour que cette paix soit possible, il faudrait qu’elle soit fondée sur l’équité et que le plus fort admette que sa force ne lui permet pas d’imposer des conditions injustes au plus faible qui sera toujours assez fort pour lui rappeler ses faiblesses.
Au lieu de cela, et encouragé par une communauté internationale qui semble aveugle à la réalité du terrain, Israël s’est lancé à l’assaut du Liban en se fixant, du moins publiquement, des objectifs irréalistes : détruire le Hezbollah, ajouter une page glorieuse à la guerre mondiale contre le terrorisme, en finir avec l’« islamo-fascisme », etc. Mais pour réaliser ces objectifs il faudrait éliminer tous les chiites du Liban et donc détruire le Liban lui-même. Je ne sais pas si le commandement israélien se résoudra à une telle entreprise mais je pense que malgré le laisser faire américain, la communauté internationale et la société civile israélienne pourraient difficilement avaler une telle pilule. De plus, et même si le Hezbollah venait à être éliminé, Israël ne serait pas pour autant débarrassé des problèmes à sa frontière. En effet, tant qu’une paix acceptable pour toutes les parties n’aura pas été réalisée, il se trouvera toujours de larges pans de la population libanaise pour préférer en découdre plutôt que de vivre sans dignité et sans liberté, soumis à des conditions inacceptables et injustes. Car il ne faut pas oublier que malgré ce qui est dit, la violence que semble générer le parti de Dieu n’est ni irrationnelle ni aveugle. Elle se nourrit de la situation d’abandon et de rage que fait naître la raison du plus fort qui caractérise la politique régionale, et si c’est la force qui fait la loi, chaque acteur va logiquement essayer de consolider ses positions.
Dans ce jeu de montée en puissance le Hezbollah semble pour le moment dans la position la plus favorable. Bien qu’il ait entraîné le Liban dans une guerre destructrice qu’une bonne partie du peuple libanais ne voulait pas, il a non seulement imposé sa logique guerrière au reste du pays, mais il semble même en mesure d’en tirer tous les avantages qui lui seront nécessaires pour imposer ses vues dans la prochaine phase. N’ayant pas affiché d’ambition démesurée, un retour au statu quo précédent ou un simple arrêt des violences lui permettant d’engranger des bénéfices considérables, le Hezbollah pourra même retrouver un nouveau souffle si une partie du Sud venait à être réoccupée. La guerre contre Israël lui aura aussi permis de briser l’axe du 14 mars qui aura été impuissant à sortir le pays de l’ornière dans laquelle il se trouve depuis le retrait syrien. En imposant son agenda, le Hezbollah a sorti le Liban de la politique de l’autruche qui consistait à vouloir croire qu’on pouvait, par la simple volonté pacifique et démocratique, faire l’impasse sur le chaudron régional. De plus, et à mesure que la riposte israélienne s’aggrave, le crédit de Hezbollah augmente puisque les Libanais ne peuvent plus assister impuissants à la destruction systématique de leur pays. Il n’en demeure pas moins que même si le Hezbollah pourra tirer des motifs de fierté et de satisfaction, il devra régner sur un Sud ravagé et dévasté, ruiné et abandonné de tous. Le pays lui-même aura sombré dans une crise économique et une catastrophe écologique sans précédents et la victoire sera d’autant plus amère que le parti de Dieu devra sûrement rendre des comptes aux autres composantes libanaises qui, une fois la tempête passée, n’hésiteront pas à reprendre leurs critiques et à réclamer son désarmement.
Toujours sur le plan intérieur, le conflit actuel aura certainement des répercussions sur la vie politique libanaise. Les lignes qui opposaient les pro-syriens aux anti-syriens vont certainement bouger et l’opposition entre le 8 et le 14 mars va voler en éclats. Plus encore, la flambée de violence aura signé l’échec et la mort politique d’un 14 mars qui aura été impuissants à immuniser le pays et à le sortir de la crise provoquée par l’assassinat de Rafic Hariri. L’impuissance de la majorité à trouver des solutions susceptibles de sortir le pays de l’ornière aura certainement contribué à le rendre vulnérable et sans recours. À cela il faut ajouter que dans le bras de fer qui l’opposait au 8 mars, le 14 mars aura trop souvent eu la naïveté de croire que ses allégeances étaient plus discrètes et plus respectables que celle du Hezbollah. Il paye aujourd’hui très cher son alignement sur les politiques américaines et saoudiennes et cela d’autant plus que ces alliés n’ont pas vendu sa peau très chère dès que l’intérêt israélien s’est trouvé à nouveau au centre de l’équation libanaise. Une fois de plus, le Liban a été sacrifié sur l’autel des intérêts des grandes puissances et le printemps de Beyrouth, comme celui de Prague, s’est transformé en un hiver glacial et meurtrier.
Face l’échec programmé de l’aventure militaire et pour sortir de l’impasse, la communauté internationale pourrait chercher à imposer au gouvernement libanais de réaliser ce qu’Israël n’aura pas réussi à terminer. Sous le prétexte de restaurer la souveraineté de l’Etat libanais on assisterait alors à l’entreprise de sabotage la plus machiavélique qui soit puisqu’on pousserait à nouveau les Libanais à s’entretuer, sous prétexte de faire ce qui est le meilleur pour eux. Mais c’est là quelque chose d’impossible à concevoir puisque cette guerre, les Libanais n’en veulent pas. On s’imagine mal comment un peuple entier pourrait s’entretuer pour appliquer une résolution des Nations Unies alors que certains Etats les bafouent depuis si longtemps. Même si on les menace, qu’on les encercle et qu’on les fait crever de faim, ils n’en voudront pas, et c’est l’un des enjeux du conflit actuel : arrêter la machine de guerre pour revenir au processus politique dont le tragi-comique dialogue national offrait encore le mois dernier une ébauche. Le drame est qu’entre le marteau israélien et l’enclume syrienne, entre la guerre des autres sur notre terre et le cauchemar de la guerre civile, nous devons nous résoudre à accepter que les autres nous éliminent pour que nous n’en venions pas à nous éliminer nous-mêmes.
La vérité c’est que dans sa folle volonté de vaincre, Israël court à sa perte et à la nôtre. Et plus les Israéliens et leurs sympathisants vont prendre conscience de l’impossibilité dans laquelle ils sont de vaincre et d’éliminer leurs adversaires, plus ils vont se braquer et avoir la main lourde car ils auront peur des conséquences de leur défaite. S’ils considèrent en effet que tout signe de faiblesse pourrait donner des idées à leurs ennemis, chacun de ces signes entraînera nécessairement une brutalité accrue qui accentuera et approfondira à son tour l’échec structurel de l’opération en cours. Plus on perd plus on doit s’engager. Plus on s’engage et plus on perd. C’est cette logique de guerre, ce cercle vicieux de la violence qu’il faut briser dès maintenant et à quoi il faut opposer non pas l’espoir d’une défaite ou d’une victoire, qui auront chacune un goût amer, mais bien la logique de la paix. Mais comme cet espoir de paix est encore bien loin et que tous les protagonistes courent chaque seconde un peu plus à leur perte, il faudra désormais marquer aux portes du Liban : toi qui entres ici, abandonnes tout espoir.
Je termine cet article à l’heure où un nouveau massacre touche Cana. Malgré toute l’horreur que cela inspire, il faut espérer que l’obscurité qui semblait constituer notre avenir proche pourra se transformer, à l’occasion du sacrifice des femmes et des enfants de Cana, en une lumière riche de promesses.
Ces amis qui poussent Israël vers l’abîme, parTahar Ben Jelloun
LE MONDE | 08.08.06 | 13h52 • Mis à jour le 08.08.06 | 13h52
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Peut-être que la menace la plus sérieuse qui pèse sur Israël est la paix, même une paix juste et durable, une paix faite de reconnaissance mutuelle entre deux Etats devant vivre côte à côte, une paix qui serait l’acceptation du réel, pas du fantasme, pas des mythes. Or le réel est complexe, il est difficilement contrôlable totalement, il refuse surtout de se plier aux désirs de domination voire d’humiliation, il est accaparé pour le moment par des fureurs impatientes, cruelles et extrêmes. C’est une réalité marquée par le tragique, par la haine, par le racisme et l’engrenage de la vengeance.
Il faut dire les choses froidement, mais telles qu’elles sont, du moins telles qu’elles sont vécues dans le monde arabe : les Israéliens dans leur majorité n’ont aucune envie de vivre à côté des Palestiniens parce que des blessures graves et des rancoeurs se sont accumulées, parce que des malentendus historiques n’ont jamais été élucidés, parce que les guerres n’ont épargné personne. Les Palestiniens, parce qu’ils ont subi une occupation féroce et des destructions brutales, n’ont aucune envie de partager le pain et de croire qu’ils vivront en paix avec un ennemi qui a érigé un mur en béton, un mur de haine, et n’a eu de cesse de les persécuter et de les empêcher d’exister dans le sens banal et vital du terme.
Exister, c’est disposer d’un Etat avec des frontières continues et sûres, c’est pouvoir aller à l’école puis à l’université, c’est faire des projets d’avenir, c’est avoir un passeport, c’est voyager, avoir une police, une armée, c’est construire des routes, des hôpitaux, des parcs, des crèches, des maisons sans penser qu’un jour elles seraient anéanties par des bulldozers s’acharnant sur leurs habitants parce que soupçonnés d’avoir parmi eux des résistants à l’occupation…
Exister, pour Israël, c’est avoir des frontières sûres et reconnues, avoir des garanties pour la sécurité de ses citoyens, c’est ne plus voir des kamikazes se faire exploser dans un restaurant ou dans un bus, tuant des innocents, c’est ne plus craindre de recevoir des roquettes tirées de l’autre côté de la frontière, c’est régler une fois pour toutes cette question de voisinage en restituant les territoires occupés en échange de la paix, en libérant les prisonniers, en faisant un grand effort pour renoncer à la légende du Grand Israël, c’est cesser de faire porter aux peuples arabes le crime contre l’humanité qu’a été l’Holocauste, perpétré au nom d’une idéologie européenne, faut-il le rappeler, c’est enfin accepter de devenir un Etat dont la normalité n’est pas une infirmité.
Ce qui se passe depuis trois semaines au Liban et aussi à Gaza n’est pas une guerre, c’est tout simplement une grave erreur politique et militaire. On ne massacre pas des innocents parce qu’on les soupçonne de protéger des éléments du Hezbollah. On ne refuse pas le cessez- le- feu et la négociation sous l’égide d’une instance neutre, les Nations unies.
Cette intransigeance fait qu’Israël tombe dans le piège du président iranien Mahmoud Ahmadinejad qui voudrait le voir disparaître. Cette folie a hélas rencontré un écho assourdissant chez des populations prêtes à en découdre avec le sionisme. Le discours de cet Iranien n’a pas l’air d’une bavure.
La politique d’occupation israélienne a fait naître et développer un antisémitisme dans une partie non négligeable des populations arabes. Il faut le dire et rappeler aux dirigeants des pays arabes que le racisme n’a jamais fait reculer l’injustice, que le problème israélo-palestinien est un problème colonial et non une question religieuse opposant juifs et musulmans. Le monde arabe devrait lutter contre tous les racismes s’il veut être crédible et être entendu. Juifs et musulmans ont vécu dans une belle symbiose sociale et culturelle, au Maroc notamment, comme l’a si bien décrit l’historien Haïm Zafrani.
Israël tombe aussi, mais consentant, dans l’engrenage de la politique désastreuse de G. W. Bush. On sait que de tout temps, l’Amérique a été le soutien indéfectible de l’Etat d’Israël, mais il faut parfois choisir ses amis. Or Bush ne peut pas faire du bien pour cette région. Il n’a, contrairement à Jimmy Carter et Bill Clinton, aucun désir de voir se concrétiser un projet de paix. Bush est hanté par la haine du monde arabo-musulman parce qu’il est incapable de le comprendre et encore moins de le respecter. Il faudra qu’un jour la justice se penche sur les crimes commis au nom de la politique de ce président ; son arrogance et son fanatisme ont fait des centaines de milliers de victimes en Irak et, aujourd’hui, par son appui systématique à la politique de Sharon et à présent de son successeur, il est aussi responsable des centaines de civils morts sous des bombes qu’il a fait acheminer vers Israël.
En ce sens, il est temps d’arrêter les massacres. Il est temps de donner congé à la mort qui cueille dans leur sommeil des familles qui n’ont rien fait ni contre les Israéliens ni contre les Palestiniens. Il est temps de sauver Israël de lui-même, de ses amis qui le poussent vers l’abîme. S’il poursuit son aventure avec la même hargne et les mêmes erreurs, une chose est sûre : jamais il ne connaîtra la paix, celle que réclament une majorité de ses citoyens, celle défendue courageusement par une minorité d’intellectuels juifs dans le monde, celle dont a besoin la Palestine pour renaître et exister.
Or, pour sauver Israël, il faut qu’il accepte de devenir un Etat comme les autres, vivant enfin dans une normalité faite de quotidienneté et même de banalité, ce qui est peut-être la base des choses essentielles, les choses de la vie. C’est cette même normalité que réclame la Palestine. L’extrémisme qui est au pouvoir aujourd’hui n’a été possible que parce que la politique israélienne a fermé les portes, toutes les portes à la coexistence.
Avec une vraie paix, cet extrémisme s’éteindra de lui-même quand il n’aura plus de raison d’être.
Tahar Ben Jelloun, écrivain franco-marocain.
oula je crains que ce ne soit toi qui confonds les chose : j’ai bien dit que les juifs d’origine arabes n’ont droit qu’à l’armée et pour devenir grand chef dans l’armée israëlienne c très facile, il faut être un tueur sans merci. il faut avoir cette ambition de se débarasser de la pauvreté et de s’imposer dans une société qui te marginalise.
c’est exactement le cas des noirs américains comme Colin et Condi, pour affirmer le citoyenneté ils sont obligés de tuer le maximum d’être humain pour leur chef. sinon ils ne seraient jamais au pouvoir.
crois moi ce n’est pas du racisme , mais c’est une vision très claire des choses.
est ce tu imagines par ex un noir comme Matin luther king au pouvoir ? jamais! d’ailleurs il a été assissiné.
crois moi c’est une guerre d’intérêts, de pouvoir, rien d’autre.
je reviens au juifs orientaux en israël, tu as jamais entendu d’un intellectuel juif oriental en israël ? d’un grand professeur ? jamais. ce sont ceux qui n’ont pas pu réussir leur carrière dans leur pays d’origne qui sont partis là bas. exactement comme ces gens qui émigrent en europe ou en amérique.
frère jacques réveillez vous !
vous savez ce qui se passe face à ce genre de discours de haine sanguinaire ? même les chrétiens s’islamise.
je connais des suédois et des français qui se lancent sur le coran et ses explications. ils passent tout leur temps à contacter les sites islamiques. ils se convertissent à l’islam, parce qu’ils y trouvent le contraire de ce qu’on leur raconte sur cette religion.
j’ai peur de finir comme eux, parce que moi aussi j’apprends l’arabe pour pouvoir lire ce livre qui nous terrorise et qui fascine tous ceux qui le comprennent.
malheureusement les responsables religieux des trois religions nous déçoivent en permanence et c’est à nous de prendre notre propre sort entre nos mains.
vous vous servez des peuples pour réaliser vos propres intérêtsk.
ce que je vous souhaite c’est que les hommes s’instruisent et se cultivent et développe un peu leur sens d’analyse et d’objectivité, là le monde connaitra la paix loin de toutes ces manipulations.
j’arrive sur ce site et voudrais dire une chose:
ne croyez pas qu’israel a interet a tuer des civils ! (d’ailleurs si ils le voulaient ils s’y prendrainet bien autrement…) tuer des civils va totalment a l’encontre d leur interets
c’est le hezbollah et l’iran qui se frotttent les mains de la mort de civils ,encore plus d’un evenement comme cana
ce sont ces gens qui envoyent les leurs comme kamikazes,oui ce sont bien eux qui se moquent de leur population et qui s’en servent comme boucliers !!!!
que font les israëliens à part tuer des civils ? ça ne te suffit pas tous ces massacres quotidiens à ghaza, jénine, la cijordanie, le liban ? c’est grave tout ce que les gens deviennent sanguinaire. dites le franchement c’est un génocide.
les gentils israëliens ont massacré cana et c’est au libanais qu’on en veut ! le monde devient le royaume de satan.
cet état fait exactement comme néron qui a brûlé la ville pour avoir l’insiration, seulement l’inspiration de néron était le chant et celui ci son inspiration c le mensonge.
sincèrement cet état a raion de prendre le monde entier pour des stupides parce qu’apparemment tout le monde le croit et suit son rythme.
moi personnellement je n’irai jamais là bas,je n’ai pas envie de me battre pour vivre, je n’ai pas envie de porter la honte de ces criminels.
Stupéfiante indulgence pour un Etat voyou
Par Bruno Guigue
mercredi 9 août 2006
Dans cette nouvelle guerre qui embrase le Proche-Orient, le plus effrayant n’est pas la violence déchaînée par l’Etat hébreu : c’est l’incroyable indulgence dont elle bénéficie. Qu’après plusieurs semaines de féroces bombardements perpétrés sur un petit pays aucune instance internationale n’ait appelé à un cessez-le-feu est consternant : ni le G8, ni l’ONU, ni l’Union européenne n’a été capable de cette décision de simple bon sens. Est-ce le signe que nous entrons dans une ère nouvelle ? Aucun conflit armé entre deux Etats ne s’était traduit, jusqu’à présent, par une impuissance aussi flagrante de la communauté internationale. Or cette impuissance est d’autant plus choquante qu’elle est volontaire : elle résulte, en fait, de la volonté d’un seul membre de cette communauté internationale, les Etats-Unis d’Amérique.
Paralysée par le veto américain en faveur d’Israël, toute initiative internationale semble donc devoir passer sous les fourches caudines de l’hyperpuissance. En germe depuis la disparition de l’Union soviétique, cette profonde asymétrie de la scène mondiale éclate au grand jour. Elle libère, du coup, les énergies dévastatrices d’un Etat d’Israël dont les dirigeants ont abdiqué toute volonté de négociation. L’administration Bush a achevé le processus engagé avec la victoire de Ronald Reagan en 1980 : la montée en puissance d’un néo-impérialisme qui n’hésite pas à recourir « préventivement » à la force. Le gouvernement Olmert, de son côté, a achevé le processus entamé au lendemain de l’assassinat d’Itzhak Rabin en 1995 : la destruction systématique de toute opposition, armée ou non, aux ambitions d’Israël.
La nouvelle guerre de l’Etat hébreu contre le Hezbollah reproduit cette profonde asymétrie de l’ordre international. C’est une guerre où le déséquilibre des forces est gigantesque. L’Etat d’Israël dispose d’une force militaire colossale, quasiment invaincue sur les théâtres d’opérations du Proche-Orient, et alimentée en permanence par les transferts technologiques en provenance de son puissant protecteur américain. Le Hezbollah, lui, est un parti politique minoritaire libanais qui dispose d’une milice dépourvue d’encadrement militaire et d’armement lourd.
La dramaturgie orchestrée autour des roquettes lâchées sur Israël est un écran de fumée dont on voit bien qu’elle profite aux deux belligérants : elle permet au Hezbollah de défier Israël et à Israël de jouer la comédie de l’agresseur agressé. En réalité ce sont des pétards mouillés qui n’ont heureusement fait qu’une dizaine de victimes civiles en Israël, alors qu’un millier de Libanais ont déjà péri sous les bombes de « Tsahal ». Le parallèle médiatique entre bombardements israéliens et tirs de Katioucha, par lequel les médias dominants croient sans doute témoigner de leur objectivité, est grotesque. On a beau leur consacrer le même temps télévisuel, le déséquilibre des pertes civiles est énorme : à l’image de cette guerre profondément asymétrique entre le fort et le faible où le fort bénéficie, en outre, de l’appui massif de l’hyperpuissance mondiale.
Tout se passe, en fait, comme si les dirigeants israéliens avaient oublié pour de bon toute dimension politique. Fascinés par leur propre puissance militaire (il est frappant de voir comme ils s’en gargarisent), ils oublient que leur courageuse aviation n’a tué jusqu’à présent que des civils (lors des combats terrestres, en revanche, le bilan des opérations est nettement moins glorieux). Pourtant, cette rage destructrice ne les empêche pas d’inviter les Libanais à se ranger à leurs côtés contre le Hezbollah. A croire que la vertu pédagogique des bombardements, même ponctuée de lâchers de tracts, a ses limites : un récent sondage indique que 86 % des Libanais soutiennent la résistance islamique. Il y a peu de chance, par conséquent, qu’Israël parvienne à rééditer son exploit de 1982, où il avait fait élire un président phalangiste après avoir assiégé et bombardé Beyrouth durant trois mois, tuant au passage 15 000 civils.
L’avantage militaire (tout relatif) ne préjuge donc pas nécessairement de la victoire politique. Et le Hezbollah, sur ce plan, dispose d’atouts indéniables : sa solide implantation au sein de la communauté chiite libanaise, le soutien qu’il a obtenu de la part des autres forces politiques dans le pays, sans parler de ses relations privilégiées avec l’Iran et la Syrie, sur lesquelles de nombreux commentateurs semblent faire une véritable fixation obsessionnelle. Pour comprendre l’importance du Hezbollah, il suffit pourtant d’aller au Liban, au lieu d’imaginer de sombres complots syro-iraniens pour la domination du Moyen-Orient. La force du Hezbollah, c’est le soutien du peuple libanais. Et si tel n’est pas le cas, on se demande bien pourquoi Israël aujourd’hui s’acharne à détruire le Liban tout entier.
De même qu’elle soude psychologiquement les Libanais autour du Hezbollah, la nouvelle invasion israélienne a paradoxalement pour effet d’en montrer l’utilité militaire. Si les infrastructures de la résistance islamique sont écrasées dans le sud du pays, qui s’opposera à la marche des blindés israéliens vers Beyrouth ? Le patriarche maronite et la famille Hariri ? Sûrement pas. Encore confuse il y a trois semaines, l’idée que le Hezbollah constitue un rempart contre Israël s’impose désormais avec l’évidence d’une force matérielle : si le Hezbollah cède, il n’y a plus de Liban, mais un nouveau bantoustan israélien.
Il est clair que l’Etat hébreu est déterminé à éradiquer la résistance islamique, au Liban comme en Palestine. En témoigne la brutalité de l’agression contre le Liban, mais aussi la sauvagerie des attaques lancées simultanément contre Gaza. Dans les deux cas, c’est la même méthode : des bombardements répétés pour terroriser la population et la mettre à genoux. Puis l’assassinat des responsables politiques, pour décapiter la résistance, interdire toute issue négociée, fermer définitivement la porte à un règlement au fond. Politique évidemment à courte vue, suicidaire à long terme, mais qui a pour elle les vertus de l’efficacité tant qu’on est incontestablement le plus fort.
Particulièrement éclairante, à cet égard, est la genèse de la crise actuelle. Qui peut croire un seul instant que l’offensive contre le Liban est la simple réplique à l’enlèvement de deux soldats par les miliciens du Hezbollah ? Comment se fait-il que la riposte ait été aussi brutale et aussi indiscriminée, frappant d’emblée la totalité du territoire libanais ? Pourquoi Israël refuse-t-il obstinément tout cessez-le-feu et tout échange de prisonniers ? Simple prétexte, le double enlèvement du 12 juillet fournit aux dirigeants israéliens, en effet, l’occasion rêvée d’une nouvelle guerre israélo-arabe dont le bénéfice pourrait être multiple.
Le bénéfice immédiat en serait l’élimination du Hezbollah. Pas seulement parce que la Galilée est à portée de ses roquettes. Mais surtout parce que cette présence armée est un obstacle à la domination du Liban. Une fois neutralisée la résistance islamique, le Liban pourra retrouver son statut d’Etat-tampon, sans véritable souveraineté, ni cohésion nationale, ni force militaire. Israël ne saurait tolérer à sa frontière nord qu’un Etat fantoche : c’est la raison pour laquelle, depuis trente ans, il a systématiquement violé son espace aérien et ses eaux territoriales, expédié les tueurs du Mossad pour y perpétrer d’innombrables assassinats, détruit sa flotte aérienne civile, envahi son territoire en 1978 et même poussé son offensive militaire en 1982 jusqu’à Beyrouth.
Envahi, occupé et bombardé sans relâche durant des décennies, le Liban n’a vu le départ des troupes israéliennes du sud du pays qu’en 2000. Cette victoire tardive, il la doit au Hezbollah, qui a harcelé l’occupant pendant vingt ans, tuant 900 de ses soldats et le contraignant à un retrait unilatéral. La violente attaque israélienne engagée le 12 juillet a donc toutes les caractéristiques d’un règlement de comptes. Mais il est possible que l’Etat hébreu veuille aller plus loin, et cette perspective est on ne peut plus inquiétante. Car les Israéliens ne sont pas seuls, et leur initiative s’inscrit probablement dans un plan d’ensemble. La caution américaine apportée à l’agression israélienne est si grossière, en effet, qu’on ne saurait écarter cette hypothèse.
Que les dirigeants américains pérorent avec emphase sur la « démocratisation » du Moyen-Orient au moment où l’aviation israélienne procède à la destruction systématique du Liban est d’une confondante absurdité. Mais l’axe américano-israélien suit une logique de la force qui défie la force de la logique. Empêtrée dans l’infernal bourbier irakien, l’administration Bush est d’autant plus à la recherche d’une porte de sortie qu’elle doit aussi relever le défi du nucléaire iranien sans perdre la face. La tentation est grande, chez les faucons de Washington, d’effectuer une fracassante sortie « par le haut » en poussant à l’extension du conflit israélo-libanais pour justifier des frappes aériennes contre la République islamique. Les néo-conservateurs, dans la presse américaine, piaffent d’impatience et ne cessent d’argumenter en ce sens, estimant que l’occasion est trop belle pour régler son compte, simultanément, au Hezbollah et à ses bailleurs de fonds iraniens.
La stupéfiante indulgence accordée à l’Etat hébreu nous aura alors bel et bien conduits à la catastrophe.
Bruno Guigue
tillia, ma formation impliquant l’étude des religions j’ai étudié,dans le texte:THORA & CORAN.ce qui ma éveillé. soyez en sur..
la lecture de jl.burgat qui fut écarté par ses employeurs pour propos antisémites et cela en pleine "arafatmania" confirme son antisémitisme exacerbé, que sa haine d’israel peine a dissimuler, tout au contraire.
encore un pas en avant monsieur burgat et vous rejoindrez de plein droit les plumitifs de la collaboration. le poids du mépris que vous avez gagné vous envoie aux poubelles de l’histoire, soyez en sur. je suis sur que dans un avenir proche, si ce n’est déja fait vous vous convertirer au salafisme, parrainé par t.RAMADAN,falsificateur du coran et prêcheur de haine, dont les veritables ulémas dénoncent l’ignorance crasse: dailleurs il se garde bien de les affronter sur le plan théologique
lecteur de monsieur tahar ben jemoul,qui est pétri de culture francaise,donc occidental, tout en se vivant marocain, ce qui prouve quel’on peut être ouvert au monde réel, je lui ferais une remarque amicale.
israel, dont c’est l’interet d’avoir une paix perenne a fait pour cela toutes les concessions possibles.OSLO,le SUD LIBAN,GAZA.
enfermés dans leur rethorique nihiliste issue d’une réalité REVEE, ses "ennemis" ont répondus que par la violence terroriste en toutes ses formes menant à la situation d’aujourd’hui.
le cancer qui ronge le monde islamiste n’est pas une prétendue humiliation dû aux juifs et croisés
mais la conséquence de leur refus de modernité, ce qui est patent.
vous même écrivain n’etes pas sans savoir le ridicule nombre d’ouvrages écrits ,traduits et publiés dans le monde arabe,si prolixe en fatwas.
il est urgent qu’il s’y développe une laîcité vécue source de démocratie et d’esprit de tolérance, c’est la seule issue possible.
nous assistons à une guerre par procuration de l’IRAN via sa créature le HEZBOLLAH pour anéantir ISRAEL et cela au mépris du liban, les hezbolistes se vivent d’abord CHITTE investit d’une divine mission.. TANT PIS POURLE LIBAN et son peuple dont ils n’ont que faire.
israel dont la survie est en question,n’a d’autre alternative que de l’emporter,quelqu’en soit le coût soyez en sur.
r.p. jacques-pierre blot
SI VOUS ENTENDEZ PAR MODERNITE L’UTILISATION DE LA TECHNOLOGIE POUR MASSACRER DES FEMMES ET DES ENFANTS; ALORS ON LA REFUSE.
LE PROBLEME DES SIONISTES C’EST QU’ILS SE CROIENT VRAIMENT " PEUPLE ELU", ET PARTANT DE LA, ILS SE CROIENT TOUT PERMIS.
ILS ASSASSINENT DES ENFANTS ET CRIENT A L’ANTISEMITISME .
IL DETRUISENT, PAR HAINE ET JALOUSIE, UNE VRAI DEMOCRATIE DU MOYEN ORIENT; UN EXEMPLE REUSSI DE MULTICULTIRALISME, ET ACCUSENT LES MUSULMANS.
ILS CHASSENT LES PALESTINIENS DE LEUR TERRE…
QUELLE HONTE
LES SIONISTES NE CONNAISSENT QUE LA HAINE ET LA DESTRUCTION, ALORS LEUR PARLER DE PAIX C’EST PERDRE SON TEMPS.
moderno
Douce France, fausse amie des Arabes
La France fait figure aujourd’hui d’une puissance amie des Arabes, cherchant à pondérer les ardeurs fanatiques des Américains dans la nième guerre israélienne. Il n’en est rien. Ce n’est qu’une douce illusion. La réalité est toute autre. La France, c’est Israël, et Israël c’est la France, depuis bien longtemps.
Leurs crimes d’hier, comme ceux d’aujourd’hui, sont communs.
Le poids majeur du lobby sioniste en France est loin d’expliquer le proisraélisme français. La France n’est pas devenue sioniste à cause du lobby sioniste. La France a plutôt adopté le sionisme. Elle en a fait un des piliers stratégiques de la République. Elle en a fait un outil efficace dans sa politique impérialiste non seulement dans le Moyen-Orient, mais aussi dans le monde arabe, en Afrique et ailleurs. La France s’est volontairement sionisée du fait de sa vocation impérialiste.
C’est que le sionisme est fondamentalement un pur produit impérialiste. C’est un mercenariat au service de l’impérialisme mondial. Dès ses débuts, Herzl a offert les services du sionisme aux Empires de son époque : aux Ottomans, aux Russes, et après sa mort, les mêmes services ont été offerts aux Français, aux Allemands, aux Anglais, et aujourd’hui aux Américains. Et c’est en tant que mercenaires au service de l’impérialisme occidental que les sionistes sont devenus aux yeux du monde une superpuissance en soi. Celle-ci n’est qu’une illusion et un leurre. Le sionisme n’est rien d’autre que de l’impérialisme occidental déguisé. Il en est la créature, et il ne subsiste que par son bon vouloir.
Dès avril 1917, et bien avant la déclaration Balfour du 2 novembre 1917, la France a été la première puissance mondiale à faire appel au mercenariat sioniste dans la guerre qui l’opposait à l’Allemagne. Il s’agissait de reconnaître diplomatiquement le sionisme en contre partie de l’intervention de celui-ci auprès des Révolutionnaires russes pour empêcher une paix unilatérale avec l’Allemagne. C’est à cette occasion que le sionisme s’est hissé au rang d’un partenaire diplomatique mondial, confirmé aussitôt dans ce nouveau rôle par la Déclaration Balfour. Et c’est la France, lors de la Conférence de la Paix en 1919, qui a donné son plein appui au mandat de l’Angleterre sur la Palestine en vue de la réalisation d’un prétendu Etat « juif » au service des puissances réunies peu après au sein de la Société des Nations (SDN), dont le premier acte a été d’inscrire dans ses statuts la réalisation du projet sioniste sur la Palestine.
A la fin de la Deuxième guerre mondiale, la France s’est trouvée face à un grand défi : récupérer et restaurer son Empire mis à mal par la Guerre. Dès la Conférence de Dumbarton Oaks en 1944, fondatrice des Nations Unies, la France a obtenu des Etats Unis l’abandon de sa proposition du démantèlement des empires coloniaux, dont celui de la France, en contre partie de l’adoption de la règle du veto au sein du Conseil de sécurité exigé par les USA. Le nouvel ordre mondial s’est ainsi inscrit depuis 1945 dans la continuité de la politique impérialiste classique.
L’on s’explique dès lors que la France, n’ayant pas d’engagement direct en Palestine, mais ayant un empire à majorité arabo-musulmane à consolider, a décidé au cours du mois de novembre 1947 de s’opposer au coup de force des Etats-Unis d’imposer un Etat juif en Palestine présenté à l’ONU sous la forme diplomatique de « partage de la Palestine ». La France a donné à ses représentants des consignes pour voter contre le projet. Mais, les sionistes, et à leur tête Léon Blum, se rappelèrent au bon souvenir de la France et à ses engagements sionistes de trente ans. Sur instigation de Nahum Goldmann, président du Congrès Juif Mondial, Léon Blum, sioniste de la première heure (dès 1919 il intervient en faveur du mandat britannique sur la Palestine, et en 1937 un kibboutz est créé en son honneur en Haute Galilée) écrit à son ami Georges Bidault, Ministre des Affaires étrangères, pour faire revenir la France sur sa décision de voter contre la résolution de partage. Un télégramme de dernière minute a alors été envoyé par le Quai d’Orsay à New York donnant la consigne d’un vote favorable au « partage » de la Palestine. Et c’est grâce à ce vote français que la Résolution fatidique eut la majorité requise des deux tiers, et elle fut adoptée. Ce coup d’Etat sioniste à l’intérieur de la diplomatie française montre l’osmose établie depuis novembre 1917 entre le sionisme et la France coloniale : ils sont les deux faces d’une même pièce de monnaie : l’impérialisme.
Cette fois-ci, la tâche impartie au sionisme est d’aider l’impérialisme américain à s’opposer au communisme bolchevique qui menaçait de damer le pion aux puissances dominant le Moyen-Orient, sans parler de leur servir de base militaire pour leurs opérations dans le monde et protéger les réserves pétrolières tombées entre leurs mains. C’est ce rôle que joue encore de nos jours le mercenariat sioniste, devenu bastion contre les mouvements de libération nationale dans tout le Moyen-Orient et en Afrique.
Ainsi, Israël n’a cessé d’être conforme à sa nature de joker de l’impérialisme ouvert au plus offrant. En octobre 1956, la France a offert la bombe atomique à Israël à charge à celle-ci d’attaquer l’Egypte accusée de fournir des armes au FLN. Un symbole qui ne trompe pas : l’aviation française a participé à l’expédition sous les couleurs israéliennes. Et c’est sous les couleurs israéliennes que les Européens et les Américains font aujourd’hui la guerre aux peuples de l’Orient, y compris dans la guerre actuelle contre le Liban martyre.
Ne nous y trompons pas. La France de Chirac, comme celle naguère de de Gaulle, reste l’ennemie – au sens militaire – de l’Orient au moyen d’un pseudo Etat qui n’a aucune autre raison d’être que la préservation des intérêts stratégiques des puissants. Croire que la France joue les modérateurs face à l’Oncle Sam, ce serait se bercer de doucereuses illusions que l’on paie au prix du sang. La France n’est pas moins sioniste que les Etats-Unis, et elle le restera tant qu’elle n’aura pas renoncé définitivement à sa politique impérialiste, et tant qu’elle n’aura pas mis fin à son empire colonial au Moyen-Orient, dans les pays arabes et africains, et dans ses confettis océaniens.
Ce n’est pas seulement Israël qui envahie et assassine au Liban. C’est aussi la France qui l’arme, le finance et le soutient. Et la France est moins entre les mains des sionistes, que ceux-ci sont aux mains de la France : les sionistes sont de fidèles mercenaires au service de projets impérialistes. Le sionisme, c’est comme les paradis fiscaux : l’impérialisme y prospère dans l’anonymat, à l’abri des juridictions établies, ou des lois humaines.
Ne nous trompons pas. Le vrai combat contre le sionisme, nous devons le mener non pas contre ‘Israël’, mais contre l’impérialisme qui se cachent derrière lui.
La France doit avouer sa politique coloniale et impérialiste. Elle doit s’engager solennellement à y renoncer, non seulement en rendant leur indépendance aux territoires et aux pays qui sont encore sous sa domination directe ou indirecte au moyen de ses marionnettes, mais elle doit aussi mettre fin au contrat stratégique qui la lie aux mercenaires sionistes, ses créatures.
Aujourd’hui, le combat contre l’impérialisme passe par l’éradication du sionisme, son véritable alibi.
Loin d’être l’amie du Liban ou des Arabes, la France en a été le plus grand prédateur.
Nous demandons à la France de cesser son agression contre le Liban, en cessant de soutenir, d’armer et de financer ses mercenaires sionistes oeuvrant à l’intérieur de son territoire comme à l’extérieur.
Paris, le 10 août 2006
Mondher Sfar
"L’antisionisme est antisémite par essence et il le restera toujours".
(Martin Luther King – Août 1967)
Le discours de mondher me rappelle étrangement le protocole des sages de sion,à savoir le fameux complot juif.
Le Liban convoité depuis 80 ans
Gilles Munier
Quels sont les véritables objectifs israéliens au Liban ? Toujours les mêmes : démembrer le pays, créer un Etat chrétien vassal, occuper les rives du fleuve Litani. Les plans « Grand Moyen-Orient », et plus récemment «Proche-Orient nouveau», donnent l’opportunité à Israël de redessiner ses « frontières », comme les ont rêvé ses fondateurs.
LE HEZBOLLAH, REMPART CONTRE ISRAËL
LA BATAILLE DU LITANI
par Gilles Munier
Le mouvement sioniste n’a jamais accepté le partage du Proche-Orient effectué par la Grande-Bretagne et la France aux lendemains de la Première guerre mondiale. La déclaration Balfour de 1917 promettant la création d’un « foyer national pour le peuple juif » en Palestine, ne suffisait pas. Les dirigeants sionistes voulaient en dessiner la carte. Ils réclamaient les deux rives du Jourdain, sa source, et le Litani. Le 29 décembre 1919, Haïm Weizmann – Président de l’Organisation sioniste mondiale – demanda à Lloyd George, Premier ministre britannique, que le futur Etat « englobe la vallée du Litani sur une distance de près de 25 miles – soit environ 40 km – en amont du coude, ainsi que les flancs ouest et sud du Mont Hermon ». A la conférence de Versailles, non seulement Georges Clemenceau refusa – le territoire réclamé faisait partie de l’accord Sykes-Picot, encore tenu secret – mais il intégra le Djebel Amel, et le Litani, dans le « Grand Liban » créé sous mandat français. Depuis, Israël n’a jamais laissé en paix les habitants du sud du Liban.
« Rétrécir le Liban »
En 1937, Levi Eshkol – futur Premier ministre israélien – créa Mekorot, une agence chargée de contrôler les ressources hydrauliques en Palestine, financée par l’Agence juive et le Fonds national juif (Kéren Kayémeth Leisraël), un organisme constitué en 1921 pour acheter des terres arabes pour les colons juifs. En 1940, Yossef Weitz, directeur Fonds national juif, écrivait : « Il faut expliquer à Roosevelt, et à tous les chefs d’Etats amis, que la terre d’Israël n’est pas trop petite si tous les Arabes s’en vont, et si les frontières sont un peu repoussées vers le nord, le long du Litani, et vers l’est, sur les hauteurs du Golan."(1)
Les premières agressions du sud du Liban eurent lieu dès 1948. La Haganah – ancêtre de « Tsahal » – occupa plusieurs villages du Djebel Amel, massacrant une centaine d’habitants. De 1949 à 1964, on dénombra 140 agressions israéliennes dans cette région, plus de 3000 entre 1968 à 1974 ! (2)
Pour les politiciens israéliens – d’extrême droite ou travaillistes – la guerre israélo-arabe de 1948 ne sera terminée – au nord – qu’après la prise du Litani. Dans l’esprit de David Ben Gourion, les frontières du Grand Israël – Eretz Israël – étaient toutes provisoires. Les seules qui comptaient, étaient celles décrites dans la Bible… Concernant le Liban, on lit dans son Journal, à la date du 21 mai 1948: « La suprématie musulmane dans ce pays est artificielle, et peut aisément être renversée ; un Etat chrétien doit être instauré dans ce pays. Sa frontière sud serait le fleuve Litani ».
Le 27 février 1954, dans le bureau de Moshé Sharett – alors Premier ministre israélien – Ben Gourion et le général Moshé Dayan envisagèrent d’envahir le Liban pour y créer un Etat chrétien. Dans ses Mémoires (3), Sharett écrit qu’il n’était pas d’accord avec les plans de ses interlocuteurs. Il les trouvait « insensés ». Ben Gourion le relança le jour même, par courrier, pour le faire changer d’avis et le convaincre de « rétrécir » le Liban (4): « C’est peut-être le moment de créer un État chrétien dans notre voisinage. Cela signifie que, cette fois, toute l’énergie et tous les moyens doivent être employés dans ce but et que nous devons agir dans toutes les directions pour provoquer un changement radical au Liban».
Moshé Dayan, chef d’Etat major, revint à la charge le 16 mai 1954. Il proposa à Sharett de « soudoyer un officier (libanais) qui accepterait de servir de marionnette afin que l’armée israélienne paraisse répondre à un appel pour la libération du Liban de ses oppresseurs musulmans ». Après, « l’armée israélienne investira le Liban, occupera le territoire nécessaire et installera un régime chrétien susceptible de devenir l’allié d’Israël. Israël annexera en bloc le territoire libanais qui s’étend du fleuve Litani jusqu’au sud du Liban… » (5). Nouveau refus. Un projet pour le détournement de 400 millions de mètres cubes d’eau du Litani aurait néanmoins été proposé selon Ghassan El Ezzi, spécialiste du Moyen-Orient (6).
David Ben Gourion avait de la suite dans les idées. En octobre 1955, il a suggéré à Guy Mollet, Président du Conseil français, et à Christian Pineau, ministre des Affaires étrangères, de profiter de l’expédition de Suez – en préparation en Israël sous le nom d’ « Opération Kadesh » – pour instaurer un « ordre nouveau » au Liban. Il voulait dans la foulée démembrer la Jordanie et y installer les réfugiés palestiniens sur une portion du territoire. Les Français refusèrent (5).
Des guerres de l’eau
En juin 1967, la guerre dite « des six jours » – permit à Israël de réaliser un des vieux objectifs du mouvement sioniste : occuper le plateau syrien du Golan, riche en ressources hydrauliques. La Syrie en libéra une partie en 1973, mais ne put empêcher la Knesset de décréter l’annexion du restant le 14 décembre 1981. Son sous-sol représente aujourd’hui le tiers des réserves en eau de l’Etat hébreu. Damas en réclame en vain la restitution, s’appuyant sur une résolution de l’ONU déclarant la décision israélienne « nulle et non avenue ». Mais, comme aucune résolution internationale condamnant Israël n’est appliquée – le site Internet pro israélien WorldNetDaily en a décompté 97, rien qu’entre 1948 et 1991 ! – comme aucune sanction n’est jamais prise contre l’Etat hébreu, on voit mal comment la libération du Golan pourrait se faire autrement que par les armes.
Le 14 mars 1978 eut lieu la première grande invasion israélienne du Liban. L’opération «Litani», lancée officiellement pour repousser de l’autre côté du fleuve les organisations palestiniennes implantées au sud du Liban. Le retrait des troupes israéliennes exigé par la résolution 425 de l’ONU du 19 mars 1978, ne sera pas total. Les Israéliens créeront une petite « zone de sécurité » en territoire libanais avec l’aide du Major Saad Haddad, chef d’une milice anti-palestinienne, dans le rôle de « l’officier acceptant de servir de marionnette », comme disait Moshé Dayan. Elle permettra à Israël – c’était un des buts de l’opération – d’utiliser à satiété les eaux du Litani, comme l’ont constaté des observateurs de la FINUL (Force intérimaire des Nations Unies au Liban).
En février 1982, Oded Yinon – haut fonctionnaire du ministère israélien des Affaires étrangères – publia dans la revue Kivounim (Orientations) de l’Organisation sioniste mondiale, un article qui fait date. Il décrit ce que doit être la politique d’Israël dans les années 80-90 : démanteler les pays arabes – Egypte, Syrie, Irak – « sur la base de critères ethniques ou religieux », diviser le Liban en cinq provinces. On dit que le plan de remodelage du Proche-Orient de George W. Bush en est largement inspiré.
En juin 1982, nouvelle agression du Liban. L’opération « Paix en Galilée » est déclenchée par Menahem Begin, comme toujours dans un but défensif. Il s’agissait encore cette fois de «repousser les katyushas à 40 kilomètres de la frontière ». En fait, les Israéliens voulaient chasser l’OLP du Liban et investir Beyrouth pour y installer au pouvoir un « Quisling local ». Ariel Sharon l’a avoué neuf mois plus tôt au journaliste pacifiste israélien Uri Avnery (7).
La résistance libanaise – personnifiée par le Hezbollah – obligea Israël à battre en retraite. Entre 1985 et 2 000, les Israéliens maintiendront avec beaucoup de difficultés une nouvelle « zone de sécurité » de huit à quinze kilomètres de profondeur le long de la frontière israélo-libanaise. Ils en confieront l’administration au successeur de Haddad, le lieutenant-général à la retraite Antoine Lahad, Mais, la guérilla du Hezbollah obligea finalement Ehoud Barak, Premier ministre travailliste, à évacuer l’enclave en juin 2000 et à surseoir… au détournement du cours inférieur du Litani vers le Jourdain. Toutes les infrastructures liées au barrage de Qaraoun sur le fleuve avaient été préalablement sabotées par l’armée israélienne. Ariel Sharon fit savoir que la construction d’une station de pompage sur le Wazzani, destinée à l’irrigation des terres agricoles autour de Marjayoun, serait considérée par Israël comme un casus belli.
Le bilan humain de « Paix en Galilée » est terrible : près de 20 000 libanais tués et 30 000 blessés. A Beyrouth, l’opération s’acheva par l’assassinat de Béchir Gemayel, chef des Phalanges propulsé Président de la République – qui tardait, dit-on, à reconnaître Israël – et par le massacre de Sabra et Chatila.
Assurer l’avenir du « royaume d’Israël »
En 1996, les ultra-sionistes israéliens et leurs correspondants américains – à moins que ce ne soit l’inverse – décidèrent de mettre un terme au processus de paix d’Oslo en présentant à leur ami Benjamin Netanyahu, Premier ministre, un nouveau plan de domination américano-israélien du Proche-Orient appelé « Une rupture nette. Une nouvelle stratégie pour assurer l’avenir du royaume (celui d’Israël dans sa version biblique)». Ses rédacteurs étaient : David Wurmser, Douglas Feith, Richard Perle, Eliott Abrams, des néo conservateurs influencés par les idées de l’orientaliste britannique Bernard Lewis, un de ceux qui ont le plus contribué à « israéliser » la vision du monde arabe et de l’islam aux Etats-Unis (8).
Tous les événements politiques qui se sont produits dans la région depuis, y sont programmés noir sur blanc : le renversement de Saddam Hussein, la Syrie chassée du Liban, la guerre actuelle contre le Liban et le Hezbollah, la désignation de la Syrie et de l’Iran comme responsables de la crise (9). Il ne manque dans le document que l’assassinat de Rafic Hariri ! (10)…
« Le début de la fin pour Israël »
Rien ne sert de s’attarder longtemps sur le prétexte annoncé par Israël pour entrer en guerre. Il est faux, comme ceux utilisés lors des guerres précédentes. Selon le San Francisco Chronicle (21/8/06), l’opération en cours a été présentée aux Etats-Unis, il y a plus d’un an, à des militaires, des diplomates, des journalistes et dans des think-tanks. Ariel Sharon, salué à cette époque comme un « homme de paix », était encore aux commandes ! Rien n’a changé depuis que Moshé Dayan a reconnu dans une interview au Yediot Aharonot qu’en 1967 les menaces syriennes sur la sécurité d’Israël étaient de la « foutaise ». «Laissez tomber… », avoua-t-il au journaliste qui l’interrogeait : « Je sais comment au moins 80% de tous les incidents avec la Syrie ont commencé. Nous envoyions un tracteur dans une zone démilitarisée et nous savions que les Syriens allaient tirer». Il admettait que ce qui poussait l’Etat hébreu à provoquer la Syrie de cette manière, c’était « l’appât de la terre », l’idée qu’il est possible «d’accaparer une parcelle de terre et de la garder, jusqu’à ce que l’ennemi soit fatigué et nous l’abandonne» (11).
Les deux soldats israéliens capturés par le Hezbollah le 12 juillet 2006 faisaient partie d’un commando surpris en territoire libanais. Plusieurs dépêches d’agences – notamment l’Associated Press – l’ont annoncé. La chaîne MSNBC aussi. Puis, la version israélienne a prévalu : le Hezbollah les avaient kidnappés en Israël, la sécurité de l’Etat hébreu était menacée… Aucun journaliste ne s’est alors demandé pourquoi le char Merkava qui les protégeait, détruit par la résistance libanaise, était encore sur place au Liban, à Aitaa Al-Chaab. « Tsahal » n’arrivait pas à le récupérer (12).
Le plan « Grand Moyen-Orient » est entré dans une nouvelle phase sanglante. Qu’importe pour Condoleezza Rice les râles et les cris de douleur des Libanais. Ce sont, dit-elle, les premiers vagissements du « Proche-Orient nouveau » (13). On croirait entendre Madeleine Albright qui – avec la même inhumanité – disait que la mort d’un demi million d’enfants irakiens était un prix raisonnable à payer pour renverser Saddam Hussein.
George Bush, Ehud Olmert – et Jacques Chirac ! – sous estiment la volonté de résistance du Hezbollah et du peuple libanais. Zbigniew Brzezinski, ancien conseiller du président Carter et directeur exécutif de la Commission Trilatérale, lui, semble inquiet. Il pense que l’usage de la force pour remodeler la carte du Proche-Orient peut mal tourner pour les Etats-Unis et Israël. Après les massacres de Qana au Liban, ou de Haditha en Irak, dit-il, le « Nouveau Proche-Orient » est, pour les Arabes et les Iraniens, synonyme « d’occupation, de carnage et de bain de sang ». Si les Etats-Unis sont chassés de la région, ajoute-t-il, ce sera aussi « le début de la fin pour Israël » (14).
Notes:
(1) Journal, par Yossef Weitz – Tel-Aviv, 1965.
(2) Liban : Cette « bande » que veut Israël, par Stefano Chiarini – il manifesto.
http://www.legrandsoir.info/arti...
(3) Journal, par Moshé Sharett, Ed. Maariv, Tel-Aviv 1978. Cet ouvrage n’a jamais été traduit en français.
(4) Lettre confidentielle de Ben Gourion, publiée en 1979, en annexe de ses Mémoires posthumes.
(5) Conférence de Sèvres organisée pour répondre à la nationalisation du Canal de Suez par le Président Nasser. Dans Histoire de ma vie, par Moshé Dayan – Ed. Fayard, Paris, 1976.
(6) L’eau du Liban, source de toutes les convoitises, par Gilles Labarthe, Le Courrier – 25/5/04.
(7) Membre de l’organisation terroriste Irgoun dans les années 40, devenu dirigeant du mouvement pacifiste israélien et éditorialiste de Ha’olam Hazeh « Ce Monde ». C’est un des plus fins analystes de la scène politique israélienne.
(8) Ancien membre du Bureau arabe du Foreign Office et des renseignements militaires anglais, aujourd’hui à l’Université de Princeton. Il est notamment l’auteur de The Middle East and the West, Indiana University Press, Bloomington, 1964). Le « choc des civilisations », popularisé par Samuel P. Huntington, est tiré de l’ouvrage.
(9) A Clean Break: A New Strategy for Securing the Realm http://www.iasps.org/strat1.htm
(10) Gilles Munier : Qui a assassiné Rafic Hariri (AFI-Flash du 21/2/05), et La piste interdite (AFI-Flash du 17/7/06).
(11) Yediot Aharonot, 27 avril 1997. Déclaration citée par Tanya Reinhart, professeur de linguistique à l’Université de Tel Aviv, dans « Déchaînement du Mal » http://www.globalresearch.ca/art...
(12) Liban : le gros mensonge d’Israël et de l’Occident, par Ashoka
http://www.oulala.net/Portail/ar...
(13) Rice sees bombs as "birth pangs" http://www.informationclearingho...
(14) Interview de Zbigniew Brzezinski, par Nathan Gardels
http://www.huffingtonpost.com/na...
Le Liban convoité depuis 80 ans
Gilles Munier
Quels sont les véritables objectifs israéliens au Liban ? Toujours les mêmes : démembrer le pays, créer un Etat chrétien vassal, occuper les rives du fleuve Litani. Les plans « Grand Moyen-Orient », et plus récemment «Proche-Orient nouveau», donnent l’opportunité à Israël de redessiner ses « frontières », comme les ont rêvé ses fondateurs.
LE HEZBOLLAH, REMPART CONTRE ISRAËL
LA BATAILLE DU LITANI
par Gilles Munier
Le mouvement sioniste n’a jamais accepté le partage du Proche-Orient effectué par la Grande-Bretagne et la France aux lendemains de la Première guerre mondiale. La déclaration Balfour de 1917 promettant la création d’un « foyer national pour le peuple juif » en Palestine, ne suffisait pas. Les dirigeants sionistes voulaient en dessiner la carte. Ils réclamaient les deux rives du Jourdain, sa source, et le Litani. Le 29 décembre 1919, Haïm Weizmann – Président de l’Organisation sioniste mondiale – demanda à Lloyd George, Premier ministre britannique, que le futur Etat « englobe la vallée du Litani sur une distance de près de 25 miles – soit environ 40 km – en amont du coude, ainsi que les flancs ouest et sud du Mont Hermon ». A la conférence de Versailles, non seulement Georges Clemenceau refusa – le territoire réclamé faisait partie de l’accord Sykes-Picot, encore tenu secret – mais il intégra le Djebel Amel, et le Litani, dans le « Grand Liban » créé sous mandat français. Depuis, Israël n’a jamais laissé en paix les habitants du sud du Liban.
« Rétrécir le Liban »
En 1937, Levi Eshkol – futur Premier ministre israélien – créa Mekorot, une agence chargée de contrôler les ressources hydrauliques en Palestine, financée par l’Agence juive et le Fonds national juif (Kéren Kayémeth Leisraël), un organisme constitué en 1921 pour acheter des terres arabes pour les colons juifs. En 1940, Yossef Weitz, directeur Fonds national juif, écrivait : « Il faut expliquer à Roosevelt, et à tous les chefs d’Etats amis, que la terre d’Israël n’est pas trop petite si tous les Arabes s’en vont, et si les frontières sont un peu repoussées vers le nord, le long du Litani, et vers l’est, sur les hauteurs du Golan."(1)
Les premières agressions du sud du Liban eurent lieu dès 1948. La Haganah – ancêtre de « Tsahal » – occupa plusieurs villages du Djebel Amel, massacrant une centaine d’habitants. De 1949 à 1964, on dénombra 140 agressions israéliennes dans cette région, plus de 3000 entre 1968 à 1974 ! (2)
Pour les politiciens israéliens – d’extrême droite ou travaillistes – la guerre israélo-arabe de 1948 ne sera terminée – au nord – qu’après la prise du Litani. Dans l’esprit de David Ben Gourion, les frontières du Grand Israël – Eretz Israël – étaient toutes provisoires. Les seules qui comptaient, étaient celles décrites dans la Bible… Concernant le Liban, on lit dans son Journal, à la date du 21 mai 1948: « La suprématie musulmane dans ce pays est artificielle, et peut aisément être renversée ; un Etat chrétien doit être instauré dans ce pays. Sa frontière sud serait le fleuve Litani ».
Le 27 février 1954, dans le bureau de Moshé Sharett – alors Premier ministre israélien – Ben Gourion et le général Moshé Dayan envisagèrent d’envahir le Liban pour y créer un Etat chrétien. Dans ses Mémoires (3), Sharett écrit qu’il n’était pas d’accord avec les plans de ses interlocuteurs. Il les trouvait « insensés ». Ben Gourion le relança le jour même, par courrier, pour le faire changer d’avis et le convaincre de « rétrécir » le Liban (4): « C’est peut-être le moment de créer un État chrétien dans notre voisinage. Cela signifie que, cette fois, toute l’énergie et tous les moyens doivent être employés dans ce but et que nous devons agir dans toutes les directions pour provoquer un changement radical au Liban».
Moshé Dayan, chef d’Etat major, revint à la charge le 16 mai 1954. Il proposa à Sharett de « soudoyer un officier (libanais) qui accepterait de servir de marionnette afin que l’armée israélienne paraisse répondre à un appel pour la libération du Liban de ses oppresseurs musulmans ». Après, « l’armée israélienne investira le Liban, occupera le territoire nécessaire et installera un régime chrétien susceptible de devenir l’allié d’Israël. Israël annexera en bloc le territoire libanais qui s’étend du fleuve Litani jusqu’au sud du Liban… » (5). Nouveau refus. Un projet pour le détournement de 400 millions de mètres cubes d’eau du Litani aurait néanmoins été proposé selon Ghassan El Ezzi, spécialiste du Moyen-Orient (6).
David Ben Gourion avait de la suite dans les idées. En octobre 1955, il a suggéré à Guy Mollet, Président du Conseil français, et à Christian Pineau, ministre des Affaires étrangères, de profiter de l’expédition de Suez – en préparation en Israël sous le nom d’ « Opération Kadesh » – pour instaurer un « ordre nouveau » au Liban. Il voulait dans la foulée démembrer la Jordanie et y installer les réfugiés palestiniens sur une portion du territoire. Les Français refusèrent (5).
Des guerres de l’eau
En juin 1967, la guerre dite « des six jours » – permit à Israël de réaliser un des vieux objectifs du mouvement sioniste : occuper le plateau syrien du Golan, riche en ressources hydrauliques. La Syrie en libéra une partie en 1973, mais ne put empêcher la Knesset de décréter l’annexion du restant le 14 décembre 1981. Son sous-sol représente aujourd’hui le tiers des réserves en eau de l’Etat hébreu. Damas en réclame en vain la restitution, s’appuyant sur une résolution de l’ONU déclarant la décision israélienne « nulle et non avenue ». Mais, comme aucune résolution internationale condamnant Israël n’est appliquée – le site Internet pro israélien WorldNetDaily en a décompté 97, rien qu’entre 1948 et 1991 ! – comme aucune sanction n’est jamais prise contre l’Etat hébreu, on voit mal comment la libération du Golan pourrait se faire autrement que par les armes.
Le 14 mars 1978 eut lieu la première grande invasion israélienne du Liban. L’opération «Litani», lancée officiellement pour repousser de l’autre côté du fleuve les organisations palestiniennes implantées au sud du Liban. Le retrait des troupes israéliennes exigé par la résolution 425 de l’ONU du 19 mars 1978, ne sera pas total. Les Israéliens créeront une petite « zone de sécurité » en territoire libanais avec l’aide du Major Saad Haddad, chef d’une milice anti-palestinienne, dans le rôle de « l’officier acceptant de servir de marionnette », comme disait Moshé Dayan. Elle permettra à Israël – c’était un des buts de l’opération – d’utiliser à satiété les eaux du Litani, comme l’ont constaté des observateurs de la FINUL (Force intérimaire des Nations Unies au Liban).
En février 1982, Oded Yinon – haut fonctionnaire du ministère israélien des Affaires étrangères – publia dans la revue Kivounim (Orientations) de l’Organisation sioniste mondiale, un article qui fait date. Il décrit ce que doit être la politique d’Israël dans les années 80-90 : démanteler les pays arabes – Egypte, Syrie, Irak – « sur la base de critères ethniques ou religieux », diviser le Liban en cinq provinces. On dit que le plan de remodelage du Proche-Orient de George W. Bush en est largement inspiré.
En juin 1982, nouvelle agression du Liban. L’opération « Paix en Galilée » est déclenchée par Menahem Begin, comme toujours dans un but défensif. Il s’agissait encore cette fois de «repousser les katyushas à 40 kilomètres de la frontière ». En fait, les Israéliens voulaient chasser l’OLP du Liban et investir Beyrouth pour y installer au pouvoir un « Quisling local ». Ariel Sharon l’a avoué neuf mois plus tôt au journaliste pacifiste israélien Uri Avnery (7).
La résistance libanaise – personnifiée par le Hezbollah – obligea Israël à battre en retraite. Entre 1985 et 2 000, les Israéliens maintiendront avec beaucoup de difficultés une nouvelle « zone de sécurité » de huit à quinze kilomètres de profondeur le long de la frontière israélo-libanaise. Ils en confieront l’administration au successeur de Haddad, le lieutenant-général à la retraite Antoine Lahad, Mais, la guérilla du Hezbollah obligea finalement Ehoud Barak, Premier ministre travailliste, à évacuer l’enclave en juin 2000 et à surseoir… au détournement du cours inférieur du Litani vers le Jourdain. Toutes les infrastructures liées au barrage de Qaraoun sur le fleuve avaient été préalablement sabotées par l’armée israélienne. Ariel Sharon fit savoir que la construction d’une station de pompage sur le Wazzani, destinée à l’irrigation des terres agricoles autour de Marjayoun, serait considérée par Israël comme un casus belli.
Le bilan humain de « Paix en Galilée » est terrible : près de 20 000 libanais tués et 30 000 blessés. A Beyrouth, l’opération s’acheva par l’assassinat de Béchir Gemayel, chef des Phalanges propulsé Président de la République – qui tardait, dit-on, à reconnaître Israël – et par le massacre de Sabra et Chatila.
Assurer l’avenir du « royaume d’Israël »
En 1996, les ultra-sionistes israéliens et leurs correspondants américains – à moins que ce ne soit l’inverse – décidèrent de mettre un terme au processus de paix d’Oslo en présentant à leur ami Benjamin Netanyahu, Premier ministre, un nouveau plan de domination américano-israélien du Proche-Orient appelé « Une rupture nette. Une nouvelle stratégie pour assurer l’avenir du royaume (celui d’Israël dans sa version biblique)». Ses rédacteurs étaient : David Wurmser, Douglas Feith, Richard Perle, Eliott Abrams, des néo conservateurs influencés par les idées de l’orientaliste britannique Bernard Lewis, un de ceux qui ont le plus contribué à « israéliser » la vision du monde arabe et de l’islam aux Etats-Unis (8).
Tous les événements politiques qui se sont produits dans la région depuis, y sont programmés noir sur blanc : le renversement de Saddam Hussein, la Syrie chassée du Liban, la guerre actuelle contre le Liban et le Hezbollah, la désignation de la Syrie et de l’Iran comme responsables de la crise (9). Il ne manque dans le document que l’assassinat de Rafic Hariri ! (10)…
« Le début de la fin pour Israël »
Rien ne sert de s’attarder longtemps sur le prétexte annoncé par Israël pour entrer en guerre. Il est faux, comme ceux utilisés lors des guerres précédentes. Selon le San Francisco Chronicle (21/8/06), l’opération en cours a été présentée aux Etats-Unis, il y a plus d’un an, à des militaires, des diplomates, des journalistes et dans des think-tanks. Ariel Sharon, salué à cette époque comme un « homme de paix », était encore aux commandes ! Rien n’a changé depuis que Moshé Dayan a reconnu dans une interview au Yediot Aharonot qu’en 1967 les menaces syriennes sur la sécurité d’Israël étaient de la « foutaise ». «Laissez tomber… », avoua-t-il au journaliste qui l’interrogeait : « Je sais comment au moins 80% de tous les incidents avec la Syrie ont commencé. Nous envoyions un tracteur dans une zone démilitarisée et nous savions que les Syriens allaient tirer». Il admettait que ce qui poussait l’Etat hébreu à provoquer la Syrie de cette manière, c’était « l’appât de la terre », l’idée qu’il est possible «d’accaparer une parcelle de terre et de la garder, jusqu’à ce que l’ennemi soit fatigué et nous l’abandonne» (11).
Les deux soldats israéliens capturés par le Hezbollah le 12 juillet 2006 faisaient partie d’un commando surpris en territoire libanais. Plusieurs dépêches d’agences – notamment l’Associated Press – l’ont annoncé. La chaîne MSNBC aussi. Puis, la version israélienne a prévalu : le Hezbollah les avaient kidnappés en Israël, la sécurité de l’Etat hébreu était menacée… Aucun journaliste ne s’est alors demandé pourquoi le char Merkava qui les protégeait, détruit par la résistance libanaise, était encore sur place au Liban, à Aitaa Al-Chaab. « Tsahal » n’arrivait pas à le récupérer (12).
Le plan « Grand Moyen-Orient » est entré dans une nouvelle phase sanglante. Qu’importe pour Condoleezza Rice les râles et les cris de douleur des Libanais. Ce sont, dit-elle, les premiers vagissements du « Proche-Orient nouveau » (13). On croirait entendre Madeleine Albright qui – avec la même inhumanité – disait que la mort d’un demi million d’enfants irakiens était un prix raisonnable à payer pour renverser Saddam Hussein.
George Bush, Ehud Olmert – et Jacques Chirac ! – sous estiment la volonté de résistance du Hezbollah et du peuple libanais. Zbigniew Brzezinski, ancien conseiller du président Carter et directeur exécutif de la Commission Trilatérale, lui, semble inquiet. Il pense que l’usage de la force pour remodeler la carte du Proche-Orient peut mal tourner pour les Etats-Unis et Israël. Après les massacres de Qana au Liban, ou de Haditha en Irak, dit-il, le « Nouveau Proche-Orient » est, pour les Arabes et les Iraniens, synonyme « d’occupation, de carnage et de bain de sang ». Si les Etats-Unis sont chassés de la région, ajoute-t-il, ce sera aussi « le début de la fin pour Israël » (14).
Notes:
(1) Journal, par Yossef Weitz – Tel-Aviv, 1965.
(2) Liban : Cette « bande » que veut Israël, par Stefano Chiarini – il manifesto.
http://www.legrandsoir.info/arti...
(3) Journal, par Moshé Sharett, Ed. Maariv, Tel-Aviv 1978. Cet ouvrage n’a jamais été traduit en français.
(4) Lettre confidentielle de Ben Gourion, publiée en 1979, en annexe de ses Mémoires posthumes.
(5) Conférence de Sèvres organisée pour répondre à la nationalisation du Canal de Suez par le Président Nasser. Dans Histoire de ma vie, par Moshé Dayan – Ed. Fayard, Paris, 1976.
(6) L’eau du Liban, source de toutes les convoitises, par Gilles Labarthe, Le Courrier – 25/5/04.
(7) Membre de l’organisation terroriste Irgoun dans les années 40, devenu dirigeant du mouvement pacifiste israélien et éditorialiste de Ha’olam Hazeh « Ce Monde ». C’est un des plus fins analystes de la scène politique israélienne.
(8) Ancien membre du Bureau arabe du Foreign Office et des renseignements militaires anglais, aujourd’hui à l’Université de Princeton. Il est notamment l’auteur de The Middle East and the West, Indiana University Press, Bloomington, 1964). Le « choc des civilisations », popularisé par Samuel P. Huntington, est tiré de l’ouvrage.
(9) A Clean Break: A New Strategy for Securing the Realm http://www.iasps.org/strat1.htm
(10) Gilles Munier : Qui a assassiné Rafic Hariri (AFI-Flash du 21/2/05), et La piste interdite (AFI-Flash du 17/7/06).
(11) Yediot Aharonot, 27 avril 1997. Déclaration citée par Tanya Reinhart, professeur de linguistique à l’Université de Tel Aviv, dans « Déchaînement du Mal » http://www.globalresearch.ca/art...
(12) Liban : le gros mensonge d’Israël et de l’Occident, par Ashoka
http://www.oulala.net/Portail/ar...
(13) Rice sees bombs as "birth pangs" http://www.informationclearingho...
(14) Interview de Zbigniew Brzezinski, par Nathan Gardels
http://www.huffingtonpost.com/na...
a tilila
vraiment, un tat de conneries, vos informations sur israel et la vie des juifs venant
des pays arabes sont fausses.
vos charabias de juive marocaine sont idiotes.
dans le passe au maroc les juifs ont ete maltraites. votre haine pour israel depasse les
borgnes. rester au maroc. ici personne ne veut de vous, mais quant les hislamistes fanatiques prendront le pouvoir au maroc, et il est pas tres loin ce temp la, surtout rester le bas avec
eux puisque vous les aimer tant.
mon pays que vous critiquez mechament
dans l’avenir sera le refuge pour tout les juifs du monde, vu la haine enver les juifs dans ce monde qui va a grand pas ver islam.
aneantir israel c’est la fin du peuple juif dans le monde. si israel n’existe plus – les juifs du monde entient seront exterminer par les ennemies de juifs, et ils sont nombreux.
je rappete rester au maroc, car si la terre d’israel aurai voulu de vous, vous serier venue.
nous avons en israel des scientifistes, des ecrivains, des professeurs, des chefs d’entreprise d’origine juive de pays arabes donc vos conneries a ce sujet retourner a vos imformations avant de les mettre a l’ecris.
tres facile de nous critiquer quant on ne vie pas ici. moi je n’envoi pas mes enfants se faire exploser au milieu de la population, je n’elleve pas mes enfants au bercau dant la haine de l’arabe….
par contre eux le font ……tout les matins ent ouvrant leurs yeux.
cette haine que vous avez je pouraie peut’etre
l’admettre du non juif mais vous ca non…..
heureusement qu’il sont pas nombreux les juifs comme vous.
a coplan si les israeliens sont les brats des terroristes americans, alors vous les europeens vous ete les leches cu des pays arabes surtout des rizbollas.de toute facon la position des pays europeens et la france en particulier ne m’etonne pas vu leur passe noir en 39-40.
l’orsque le continent europeens sera encore une fois sous le jou des envahiseurs islamiques
il appeleront au secour des americans.
sa c’est vu deja 2 fois.
pour finir je suis fierre de mon pays. mon armee courageuse et humaine
liliane
liliane , je comprends parfaitement ta colère contre moi mais c’est toi qui ne connais rien du pays où tu vis, de son histoire, tu souffre d’un lavage de cerveau, là bas c’est une grande secte où tout le monde est manipulé.
Je comprends la violence de tes mots qui empestent la haine et la jalousie, cela c’est parce que moi je suis dans mon pays "le maroc" sans devoir tuer personne, israël ne veut pas de nous, ah ah ! ils ont essayé par tout les moyens de nous terroriser pour quitter ici et ils n’y sont pas parvenus, des juifs comme moi, ça existe dans le monde entier, mais tu les connais pas parce que dans les médias israëliens on vous raconte plein de bobards pour enfermer dans cette grande prison qui s’appelle votre pays.
moi ici la maison des mes grands parents datent depuis des siècles, nous vivons en paix parce qu’il n’y a pas les fantômes de vos victimes palestiniens que vous avez exterminé pour vire chez eux.
alors si les arabes vous haïssent, ils ont raison. ici les arabes ne haïssent pas les juifs et ceux qui vous racontent cela sur la maroc vous ment. comme toi tu connais ton "pays" moi aussi je connais très bien mon PAYS le MAROC.
une autre petite chose pour les islamistes du maroc, ne t’en fais , ils ne seront jamais au pouvoir parce qu’eux même ne veulent pas. tu c pourquoi ? parce qu’ils ne veulent pas donner l’occasion à des fanatiques de la maison blanches pour venir nous déchirer. tu vois même les islamistes du maroc sont sages pas seulement les juifs.
alors la prochaine fois essaye d’être plus diplomate dans tes réponses, parce que tu es très violente. il est vrai que les marocains sont doux mais quand on touche à leur pays ils deviennent très méchants. alors touche pas à mon pays.
Tu ne peux pas comprendre cela liliane, parce que tu ne connais pas l’amour, tu ne connais pas la paix, la tranquillité et je t’assure tu ne la connaitras jamais tant que tu vis sur cimetière.
0 frère jacque dormez vous , cela vaut mieux pour tout le monde.
d’après ce que je sais moi les hommes de religion chrétiens doivent répandre la paix et l’amour toi tu fais le contraire.
quand je dis que la religion est la semence du racisme il faut me croire.
Tout a fait d ‘accord avec toi liliane. Pour revenir sur le sujet du Liban,je pense que si le Liban avait fait le sale boulot d’Israel et nettoyer son pays des terroristes du hezbollah,ils en seraient pas a se lamenter aujourd hui.Mais la encore,on est face à un pays et des dirigeants qui ont eu peur de creer une guerre civile entre libanais.En effet ,pour moi il ne fait aucun doute que l armee libanaise aurait du suite au depart des syriens reprendre le controle du sud du pays et non continuer a fermer les yeux sur l approvisonnement en armes venant de l iran et de la syrie. Enfin je m’interroge sur ceux qui critiquent israel sur la facon dont ils agissent. Si une force internationale (dotee de reels pouvoirs ) etait amenee a desarmer le hezbollah et qu’il y aurait forcement des victimes civiles puisque les terroristes du hezbollah se cachent dans les villages au centre des populations civiles,les critiquerez vous de la meme maniere?
une petite remarque sur ta douce phrase l " moi je n’élève pas mes enfants sur la haine des arabes" oui mais je les envoie signer les jolis cadeaux sur les dos des tanks qui va bombarder les enfants du liban. donc tuer des enfants était prémédité et le prétexte des méchants terroristes qui se cachaient derrière les civils n’était que mensonge.
encore une fois arrêtons cette vieille chanson de l’agresseur agressé et de la victime éternelle parce que le monde entier va nous haïr et tout le monde va payer les pots cassés de votre fanatisme..
pour ce que est de la France, c aux français de te répondre, pas moi.
Tilila bien qu’on s’eloigne du débat initial j’aimerais juste réagir à ta phrase "tu vois même les islamistes du maroc sont sages".Est ce que tu penses vraiment qu’on peut associer le mot sagesse et islamistes dans la même phrase? Surtout après le carnage des attentats de mai 2003 a Casablanca qui ont fait plus de 40 morts.A moins peut être que tu penses qu ‘il y ait une justification.
israel a raison !
l’iran et la syrie ont pris le liban en otage,ils se foutent bien des libanais !!!
le hezbollah ne savait il pas qu’en lancant des roquettes cela declencherait une riposte terrible ? ils le savaient et c’est ce qu’ils voulaient
c’est evident qu’ils se foutent completement de leur population civile ,eux qui envoeint des gamins de 14ans bardes d’explosifs !!
le vrai enjue derriere cela est l’iran,et l’egypte ,l’arabie saoudite,la lybie sont bien contents de voir le hezbollah "ramasser" car cela touche l’iran avec lequel ils sont en lutte pour le leadership du monde arabe;
que doit faire israel entoure de tels voisins ?? attendre patiement que l’iran aie l’arme nucleaire ??
et pourquoi quand le hezbollah envoie des roquettes sur des villes c’est une victoire et quand israel manque sa cible c’est un massacre ??
pourquoi ????????
israel est plus soucieux de la vie des civils que n’importe quel etat arabe !
le terrorisme n’a aucune justification, mais tout genre de terrorisme; celui des islamistes aussi bien que celui des buschistes. Et hop on tombe dans le cercle vicieux de la poule et de l’oeuf.
Il est vrai que je hais les islamistes et avec eux tous les fanatiques religieux qu’ils soient musulmans, chrétiens ou juifs, mais je dis qu’il faut arrêter d’applaudir cette croisade de ce monsieur bush qui mène le monde vers sa fin pour des fantasmes de petit fils de riche.
je regrette beber, les arabes là bas ne sont pas des voisins ce sont les véritables propriétaires de cette région, et c’est tout à fait normal qu’ils haïssent leur agresseurs.
l’arme nucléaire , je te rappelle qu’Israël en a des centaines de têtes nucléaires, pourquoi alors ce n’est pas permis pour les autres ?
à ton avis si elle devait les utiliser ce serait pour le peuple d’Israël ou contre , tout le monde connait la superficie de petit bled.
Je regrette liliane mais ce que fait votre état c le suicide, l’amérique se sert de votre sang et de votre grand rêve pour neutraliser DES ENNEMIS DANS la région et faciliter le chemin devant ses chars pour la syrie et l’iran et ensuite toute la péninsule arabe ne sera qu’un petit sandwich d’une demi heure.
les Us s’est servi des islamistes en afghanistan pour anéantir l’unis soviétique et maintenant elle se sert des sionistes pour anéantir l’Iran et le hezbollah . le malheureux dans tout cela c’est le peuple qui va payer, quant aux chefs , ils ont leur compte bancaire dans le mond entier, ils vivront mille fois mieux qu’en Israël.
""je regrette beber, les arabes là bas ne sont pas des voisins ce sont les véritables propriétaires de cette région, et c’est tout à fait normal qu’ils haïssent leur agresseurs""
je regrette aussi tilila mais ta phrase a elle seule suffit a jusitifier les actes d’israel !!
si c’est ainsi dans cette region du monde alors ils ont raison d’attaquer des gens qui les haissent !!!!!!!!!!
les "propietaires" ???? ca veut dire quoi ??
mahomet a conquis la peninsule arabique par les armes et il est devenu proprietaire ? c’est ca?
alors dans ce cas tsahal est le nouveau proprietaire du liban sud?
keske tu racontes ?
israeliens et arbaes doivent vivre en paix,cela se fait dans certains pays ,comme en israel par exemple…..
et puis j’en ai marre de ces discours qui remettent tous les maux du monde sur Bush!
c’est intellectuellment paresseux ,c’est un raccourci de raisonnement ;autant dire:si bush n’existait pas faudrait l’inventer!!!
deuxieme chose:ne prends jamais ton ennemi pour un idiot,c’est une erreur magistrale !
""""DES ENNEMIS DANS la région et faciliter le chemin devant ses chars pour la syrie et l’iran et ensuite toute la péninsule arabe ne sera qu’un petit sandwich d’une demi heure.""""
ok,ok et ils vont aller chercher koi avec leurs chars dans cette region ???
du petrole tu vas dire? c’est ca
vu l"enorme corruption des regimes arabes ,sache qu’il ya dautres moyens bien plus simples qu’une guerre…..
ils amenent la paix et la democratie dans une region qui en a bien besoin,qui ne l’a jamais connu en fait et dont la religion dominante est peut entre en contradiction avec ces notions,du moins aplliquee comm elle l’est pour l’instant………….
imagine que dans mon pays,la belgique,un parti politique se met a tirer des roquettes sur le nord de la france
les francais vont dire a mon gouvernement:"dites,faites un peu arreter les tirs de roquettes par les gens de ce parti la,ils exagerent,quelle que soit leur cause"
mais mon gouvernement ne fait rien,les semaines passent et puis un jour,la france bombarde la belgique,ben oui fallait s’y attendre !!!!
le monde s’indigne mais ne dit rien,ne fait rien et laisse faire car en fait tout le monde sait que ce parti extremiste est a la solde d’un dangereux vosin qui tire ses marrons du feu,et que si finalement on desarmait ce parti,que dis je cette milice "privee",ces mercenaires bas de gamme,totalement manipules et pieges,et bien finalment ca arrangerait bcp de choses….
ce site est fait par un sioniste qui parle a lui même comme tous les fous de sionistes.
Le Liban convoité depuis 80 ans
Gilles Munier
Quels sont les véritables objectifs israéliens au Liban ? Toujours les mêmes : démembrer le pays, créer un Etat chrétien vassal, occuper les rives du fleuve Litani. Les plans « Grand Moyen-Orient », et plus récemment «Proche-Orient nouveau», donnent l’opportunité à Israël de redessiner ses « frontières », comme les ont rêvé ses fondateurs.
LE HEZBOLLAH, REMPART CONTRE ISRAËL
LA BATAILLE DU LITANI
par Gilles Munier
Le mouvement sioniste n’a jamais accepté le partage du Proche-Orient effectué par la Grande-Bretagne et la France aux lendemains de la Première guerre mondiale. La déclaration Balfour de 1917 promettant la création d’un « foyer national pour le peuple juif » en Palestine, ne suffisait pas. Les dirigeants sionistes voulaient en dessiner la carte. Ils réclamaient les deux rives du Jourdain, sa source, et le Litani. Le 29 décembre 1919, Haïm Weizmann – Président de l’Organisation sioniste mondiale – demanda à Lloyd George, Premier ministre britannique, que le futur Etat « englobe la vallée du Litani sur une distance de près de 25 miles – soit environ 40 km – en amont du coude, ainsi que les flancs ouest et sud du Mont Hermon ». A la conférence de Versailles, non seulement Georges Clemenceau refusa – le territoire réclamé faisait partie de l’accord Sykes-Picot, encore tenu secret – mais il intégra le Djebel Amel, et le Litani, dans le « Grand Liban » créé sous mandat français. Depuis, Israël n’a jamais laissé en paix les habitants du sud du Liban.
« Rétrécir le Liban »
En 1937, Levi Eshkol – futur Premier ministre israélien – créa Mekorot, une agence chargée de contrôler les ressources hydrauliques en Palestine, financée par l’Agence juive et le Fonds national juif (Kéren Kayémeth Leisraël), un organisme constitué en 1921 pour acheter des terres arabes pour les colons juifs. En 1940, Yossef Weitz, directeur Fonds national juif, écrivait : « Il faut expliquer à Roosevelt, et à tous les chefs d’Etats amis, que la terre d’Israël n’est pas trop petite si tous les Arabes s’en vont, et si les frontières sont un peu repoussées vers le nord, le long du Litani, et vers l’est, sur les hauteurs du Golan."(1)
Les premières agressions du sud du Liban eurent lieu dès 1948. La Haganah – ancêtre de « Tsahal » – occupa plusieurs villages du Djebel Amel, massacrant une centaine d’habitants. De 1949 à 1964, on dénombra 140 agressions israéliennes dans cette région, plus de 3000 entre 1968 à 1974 ! (2)
Pour les politiciens israéliens – d’extrême droite ou travaillistes – la guerre israélo-arabe de 1948 ne sera terminée – au nord – qu’après la prise du Litani. Dans l’esprit de David Ben Gourion, les frontières du Grand Israël – Eretz Israël – étaient toutes provisoires. Les seules qui comptaient, étaient celles décrites dans la Bible… Concernant le Liban, on lit dans son Journal, à la date du 21 mai 1948: « La suprématie musulmane dans ce pays est artificielle, et peut aisément être renversée ; un Etat chrétien doit être instauré dans ce pays. Sa frontière sud serait le fleuve Litani ».
Le 27 février 1954, dans le bureau de Moshé Sharett – alors Premier ministre israélien – Ben Gourion et le général Moshé Dayan envisagèrent d’envahir le Liban pour y créer un Etat chrétien. Dans ses Mémoires (3), Sharett écrit qu’il n’était pas d’accord avec les plans de ses interlocuteurs. Il les trouvait « insensés ». Ben Gourion le relança le jour même, par courrier, pour le faire changer d’avis et le convaincre de « rétrécir » le Liban (4): « C’est peut-être le moment de créer un État chrétien dans notre voisinage. Cela signifie que, cette fois, toute l’énergie et tous les moyens doivent être employés dans ce but et que nous devons agir dans toutes les directions pour provoquer un changement radical au Liban».
Moshé Dayan, chef d’Etat major, revint à la charge le 16 mai 1954. Il proposa à Sharett de « soudoyer un officier (libanais) qui accepterait de servir de marionnette afin que l’armée israélienne paraisse répondre à un appel pour la libération du Liban de ses oppresseurs musulmans ». Après, « l’armée israélienne investira le Liban, occupera le territoire nécessaire et installera un régime chrétien susceptible de devenir l’allié d’Israël. Israël annexera en bloc le territoire libanais qui s’étend du fleuve Litani jusqu’au sud du Liban… » (5). Nouveau refus. Un projet pour le détournement de 400 millions de mètres cubes d’eau du Litani aurait néanmoins été proposé selon Ghassan El Ezzi, spécialiste du Moyen-Orient (6).
David Ben Gourion avait de la suite dans les idées. En octobre 1955, il a suggéré à Guy Mollet, Président du Conseil français, et à Christian Pineau, ministre des Affaires étrangères, de profiter de l’expédition de Suez – en préparation en Israël sous le nom d’ « Opération Kadesh » – pour instaurer un « ordre nouveau » au Liban. Il voulait dans la foulée démembrer la Jordanie et y installer les réfugiés palestiniens sur une portion du territoire. Les Français refusèrent (5).
Des guerres de l’eau
En juin 1967, la guerre dite « des six jours » – permit à Israël de réaliser un des vieux objectifs du mouvement sioniste : occuper le plateau syrien du Golan, riche en ressources hydrauliques. La Syrie en libéra une partie en 1973, mais ne put empêcher la Knesset de décréter l’annexion du restant le 14 décembre 1981. Son sous-sol représente aujourd’hui le tiers des réserves en eau de l’Etat hébreu. Damas en réclame en vain la restitution, s’appuyant sur une résolution de l’ONU déclarant la décision israélienne « nulle et non avenue ». Mais, comme aucune résolution internationale condamnant Israël n’est appliquée – le site Internet pro israélien WorldNetDaily en a décompté 97, rien qu’entre 1948 et 1991 ! – comme aucune sanction n’est jamais prise contre l’Etat hébreu, on voit mal comment la libération du Golan pourrait se faire autrement que par les armes.
Le 14 mars 1978 eut lieu la première grande invasion israélienne du Liban. L’opération «Litani», lancée officiellement pour repousser de l’autre côté du fleuve les organisations palestiniennes implantées au sud du Liban. Le retrait des troupes israéliennes exigé par la résolution 425 de l’ONU du 19 mars 1978, ne sera pas total. Les Israéliens créeront une petite « zone de sécurité » en territoire libanais avec l’aide du Major Saad Haddad, chef d’une milice anti-palestinienne, dans le rôle de « l’officier acceptant de servir de marionnette », comme disait Moshé Dayan. Elle permettra à Israël – c’était un des buts de l’opération – d’utiliser à satiété les eaux du Litani, comme l’ont constaté des observateurs de la FINUL (Force intérimaire des Nations Unies au Liban).
En février 1982, Oded Yinon – haut fonctionnaire du ministère israélien des Affaires étrangères – publia dans la revue Kivounim (Orientations) de l’Organisation sioniste mondiale, un article qui fait date. Il décrit ce que doit être la politique d’Israël dans les années 80-90 : démanteler les pays arabes – Egypte, Syrie, Irak – « sur la base de critères ethniques ou religieux », diviser le Liban en cinq provinces. On dit que le plan de remodelage du Proche-Orient de George W. Bush en est largement inspiré.
En juin 1982, nouvelle agression du Liban. L’opération « Paix en Galilée » est déclenchée par Menahem Begin, comme toujours dans un but défensif. Il s’agissait encore cette fois de «repousser les katyushas à 40 kilomètres de la frontière ». En fait, les Israéliens voulaient chasser l’OLP du Liban et investir Beyrouth pour y installer au pouvoir un « Quisling local ». Ariel Sharon l’a avoué neuf mois plus tôt au journaliste pacifiste israélien Uri Avnery (7).
La résistance libanaise – personnifiée par le Hezbollah – obligea Israël à battre en retraite. Entre 1985 et 2 000, les Israéliens maintiendront avec beaucoup de difficultés une nouvelle « zone de sécurité » de huit à quinze kilomètres de profondeur le long de la frontière israélo-libanaise. Ils en confieront l’administration au successeur de Haddad, le lieutenant-général à la retraite Antoine Lahad, Mais, la guérilla du Hezbollah obligea finalement Ehoud Barak, Premier ministre travailliste, à évacuer l’enclave en juin 2000 et à surseoir… au détournement du cours inférieur du Litani vers le Jourdain. Toutes les infrastructures liées au barrage de Qaraoun sur le fleuve avaient été préalablement sabotées par l’armée israélienne. Ariel Sharon fit savoir que la construction d’une station de pompage sur le Wazzani, destinée à l’irrigation des terres agricoles autour de Marjayoun, serait considérée par Israël comme un casus belli.
Le bilan humain de « Paix en Galilée » est terrible : près de 20 000 libanais tués et 30 000 blessés. A Beyrouth, l’opération s’acheva par l’assassinat de Béchir Gemayel, chef des Phalanges propulsé Président de la République – qui tardait, dit-on, à reconnaître Israël – et par le massacre de Sabra et Chatila.
Assurer l’avenir du « royaume d’Israël »
En 1996, les ultra-sionistes israéliens et leurs correspondants américains – à moins que ce ne soit l’inverse – décidèrent de mettre un terme au processus de paix d’Oslo en présentant à leur ami Benjamin Netanyahu, Premier ministre, un nouveau plan de domination américano-israélien du Proche-Orient appelé « Une rupture nette. Une nouvelle stratégie pour assurer l’avenir du royaume (celui d’Israël dans sa version biblique)». Ses rédacteurs étaient : David Wurmser, Douglas Feith, Richard Perle, Eliott Abrams, des néo conservateurs influencés par les idées de l’orientaliste britannique Bernard Lewis, un de ceux qui ont le plus contribué à « israéliser » la vision du monde arabe et de l’islam aux Etats-Unis (8).
Tous les événements politiques qui se sont produits dans la région depuis, y sont programmés noir sur blanc : le renversement de Saddam Hussein, la Syrie chassée du Liban, la guerre actuelle contre le Liban et le Hezbollah, la désignation de la Syrie et de l’Iran comme responsables de la crise (9). Il ne manque dans le document que l’assassinat de Rafic Hariri ! (10)…
« Le début de la fin pour Israël »
Rien ne sert de s’attarder longtemps sur le prétexte annoncé par Israël pour entrer en guerre. Il est faux, comme ceux utilisés lors des guerres précédentes. Selon le San Francisco Chronicle (21/8/06), l’opération en cours a été présentée aux Etats-Unis, il y a plus d’un an, à des militaires, des diplomates, des journalistes et dans des think-tanks. Ariel Sharon, salué à cette époque comme un « homme de paix », était encore aux commandes ! Rien n’a changé depuis que Moshé Dayan a reconnu dans une interview au Yediot Aharonot qu’en 1967 les menaces syriennes sur la sécurité d’Israël étaient de la « foutaise ». «Laissez tomber… », avoua-t-il au journaliste qui l’interrogeait : « Je sais comment au moins 80% de tous les incidents avec la Syrie ont commencé. Nous envoyions un tracteur dans une zone démilitarisée et nous savions que les Syriens allaient tirer». Il admettait que ce qui poussait l’Etat hébreu à provoquer la Syrie de cette manière, c’était « l’appât de la terre », l’idée qu’il est possible «d’accaparer une parcelle de terre et de la garder, jusqu’à ce que l’ennemi soit fatigué et nous l’abandonne» (11).
Les deux soldats israéliens capturés par le Hezbollah le 12 juillet 2006 faisaient partie d’un commando surpris en territoire libanais. Plusieurs dépêches d’agences – notamment l’Associated Press – l’ont annoncé. La chaîne MSNBC aussi. Puis, la version israélienne a prévalu : le Hezbollah les avaient kidnappés en Israël, la sécurité de l’Etat hébreu était menacée… Aucun journaliste ne s’est alors demandé pourquoi le char Merkava qui les protégeait, détruit par la résistance libanaise, était encore sur place au Liban, à Aitaa Al-Chaab. « Tsahal » n’arrivait pas à le récupérer (12).
Le plan « Grand Moyen-Orient » est entré dans une nouvelle phase sanglante. Qu’importe pour Condoleezza Rice les râles et les cris de douleur des Libanais. Ce sont, dit-elle, les premiers vagissements du « Proche-Orient nouveau » (13). On croirait entendre Madeleine Albright qui – avec la même inhumanité – disait que la mort d’un demi million d’enfants irakiens était un prix raisonnable à payer pour renverser Saddam Hussein.
George Bush, Ehud Olmert – et Jacques Chirac ! – sous estiment la volonté de résistance du Hezbollah et du peuple libanais. Zbigniew Brzezinski, ancien conseiller du président Carter et directeur exécutif de la Commission Trilatérale, lui, semble inquiet. Il pense que l’usage de la force pour remodeler la carte du Proche-Orient peut mal tourner pour les Etats-Unis et Israël. Après les massacres de Qana au Liban, ou de Haditha en Irak, dit-il, le « Nouveau Proche-Orient » est, pour les Arabes et les Iraniens, synonyme « d’occupation, de carnage et de bain de sang ». Si les Etats-Unis sont chassés de la région, ajoute-t-il, ce sera aussi « le début de la fin pour Israël » (14).
Notes:
(1) Journal, par Yossef Weitz – Tel-Aviv, 1965.
(2) Liban : Cette « bande » que veut Israël, par Stefano Chiarini – il manifesto.
http://www.legrandsoir.info/arti...
(3) Journal, par Moshé Sharett, Ed. Maariv, Tel-Aviv 1978. Cet ouvrage n’a jamais été traduit en français.
(4) Lettre confidentielle de Ben Gourion, publiée en 1979, en annexe de ses Mémoires posthumes.
(5) Conférence de Sèvres organisée pour répondre à la nationalisation du Canal de Suez par le Président Nasser. Dans Histoire de ma vie, par Moshé Dayan – Ed. Fayard, Paris, 1976.
(6) L’eau du Liban, source de toutes les convoitises, par Gilles Labarthe, Le Courrier – 25/5/04.
(7) Membre de l’organisation terroriste Irgoun dans les années 40, devenu dirigeant du mouvement pacifiste israélien et éditorialiste de Ha’olam Hazeh « Ce Monde ». C’est un des plus fins analystes de la scène politique israélienne.
(8) Ancien membre du Bureau arabe du Foreign Office et des renseignements militaires anglais, aujourd’hui à l’Université de Princeton. Il est notamment l’auteur de The Middle East and the West, Indiana University Press, Bloomington, 1964). Le « choc des civilisations », popularisé par Samuel P. Huntington, est tiré de l’ouvrage.
(9) A Clean Break: A New Strategy for Securing the Realm http://www.iasps.org/strat1.htm
(10) Gilles Munier : Qui a assassiné Rafic Hariri (AFI-Flash du 21/2/05), et La piste interdite (AFI-Flash du 17/7/06).
(11) Yediot Aharonot, 27 avril 1997. Déclaration citée par Tanya Reinhart, professeur de linguistique à l’Université de Tel Aviv, dans « Déchaînement du Mal » http://www.globalresearch.ca/art...
(12) Liban : le gros mensonge d’Israël et de l’Occident, par Ashoka
http://www.oulala.net/Portail/ar...
(13) Rice sees bombs as "birth pangs" http://www.informationclearingho...
(14) Interview de Zbigniew Brzezinski, par Nathan Gardels
http://www.huffingtonpost.com/na...
Le Liban convoité depuis 80 ans
Gilles Munier
Quels sont les véritables objectifs israéliens au Liban ? Toujours les mêmes : démembrer le pays, créer un Etat chrétien vassal, occuper les rives du fleuve Litani. Les plans « Grand Moyen-Orient », et plus récemment «Proche-Orient nouveau», donnent l’opportunité à Israël de redessiner ses « frontières », comme les ont rêvé ses fondateurs.
LE HEZBOLLAH, REMPART CONTRE ISRAËL
LA BATAILLE DU LITANI
par Gilles Munier
Le mouvement sioniste n’a jamais accepté le partage du Proche-Orient effectué par la Grande-Bretagne et la France aux lendemains de la Première guerre mondiale. La déclaration Balfour de 1917 promettant la création d’un « foyer national pour le peuple juif » en Palestine, ne suffisait pas. Les dirigeants sionistes voulaient en dessiner la carte. Ils réclamaient les deux rives du Jourdain, sa source, et le Litani. Le 29 décembre 1919, Haïm Weizmann – Président de l’Organisation sioniste mondiale – demanda à Lloyd George, Premier ministre britannique, que le futur Etat « englobe la vallée du Litani sur une distance de près de 25 miles – soit environ 40 km – en amont du coude, ainsi que les flancs ouest et sud du Mont Hermon ». A la conférence de Versailles, non seulement Georges Clemenceau refusa – le territoire réclamé faisait partie de l’accord Sykes-Picot, encore tenu secret – mais il intégra le Djebel Amel, et le Litani, dans le « Grand Liban » créé sous mandat français. Depuis, Israël n’a jamais laissé en paix les habitants du sud du Liban.
« Rétrécir le Liban »
En 1937, Levi Eshkol – futur Premier ministre israélien – créa Mekorot, une agence chargée de contrôler les ressources hydrauliques en Palestine, financée par l’Agence juive et le Fonds national juif (Kéren Kayémeth Leisraël), un organisme constitué en 1921 pour acheter des terres arabes pour les colons juifs. En 1940, Yossef Weitz, directeur Fonds national juif, écrivait : « Il faut expliquer à Roosevelt, et à tous les chefs d’Etats amis, que la terre d’Israël n’est pas trop petite si tous les Arabes s’en vont, et si les frontières sont un peu repoussées vers le nord, le long du Litani, et vers l’est, sur les hauteurs du Golan."(1)
Les premières agressions du sud du Liban eurent lieu dès 1948. La Haganah – ancêtre de « Tsahal » – occupa plusieurs villages du Djebel Amel, massacrant une centaine d’habitants. De 1949 à 1964, on dénombra 140 agressions israéliennes dans cette région, plus de 3000 entre 1968 à 1974 ! (2)
Pour les politiciens israéliens – d’extrême droite ou travaillistes – la guerre israélo-arabe de 1948 ne sera terminée – au nord – qu’après la prise du Litani. Dans l’esprit de David Ben Gourion, les frontières du Grand Israël – Eretz Israël – étaient toutes provisoires. Les seules qui comptaient, étaient celles décrites dans la Bible… Concernant le Liban, on lit dans son Journal, à la date du 21 mai 1948: « La suprématie musulmane dans ce pays est artificielle, et peut aisément être renversée ; un Etat chrétien doit être instauré dans ce pays. Sa frontière sud serait le fleuve Litani ».
Le 27 février 1954, dans le bureau de Moshé Sharett – alors Premier ministre israélien – Ben Gourion et le général Moshé Dayan envisagèrent d’envahir le Liban pour y créer un Etat chrétien. Dans ses Mémoires (3), Sharett écrit qu’il n’était pas d’accord avec les plans de ses interlocuteurs. Il les trouvait « insensés ». Ben Gourion le relança le jour même, par courrier, pour le faire changer d’avis et le convaincre de « rétrécir » le Liban (4): « C’est peut-être le moment de créer un État chrétien dans notre voisinage. Cela signifie que, cette fois, toute l’énergie et tous les moyens doivent être employés dans ce but et que nous devons agir dans toutes les directions pour provoquer un changement radical au Liban».
Moshé Dayan, chef d’Etat major, revint à la charge le 16 mai 1954. Il proposa à Sharett de « soudoyer un officier (libanais) qui accepterait de servir de marionnette afin que l’armée israélienne paraisse répondre à un appel pour la libération du Liban de ses oppresseurs musulmans ». Après, « l’armée israélienne investira le Liban, occupera le territoire nécessaire et installera un régime chrétien susceptible de devenir l’allié d’Israël. Israël annexera en bloc le territoire libanais qui s’étend du fleuve Litani jusqu’au sud du Liban… » (5). Nouveau refus. Un projet pour le détournement de 400 millions de mètres cubes d’eau du Litani aurait néanmoins été proposé selon Ghassan El Ezzi, spécialiste du Moyen-Orient (6).
David Ben Gourion avait de la suite dans les idées. En octobre 1955, il a suggéré à Guy Mollet, Président du Conseil français, et à Christian Pineau, ministre des Affaires étrangères, de profiter de l’expédition de Suez – en préparation en Israël sous le nom d’ « Opération Kadesh » – pour instaurer un « ordre nouveau » au Liban. Il voulait dans la foulée démembrer la Jordanie et y installer les réfugiés palestiniens sur une portion du territoire. Les Français refusèrent (5).
Des guerres de l’eau
En juin 1967, la guerre dite « des six jours » – permit à Israël de réaliser un des vieux objectifs du mouvement sioniste : occuper le plateau syrien du Golan, riche en ressources hydrauliques. La Syrie en libéra une partie en 1973, mais ne put empêcher la Knesset de décréter l’annexion du restant le 14 décembre 1981. Son sous-sol représente aujourd’hui le tiers des réserves en eau de l’Etat hébreu. Damas en réclame en vain la restitution, s’appuyant sur une résolution de l’ONU déclarant la décision israélienne « nulle et non avenue ». Mais, comme aucune résolution internationale condamnant Israël n’est appliquée – le site Internet pro israélien WorldNetDaily en a décompté 97, rien qu’entre 1948 et 1991 ! – comme aucune sanction n’est jamais prise contre l’Etat hébreu, on voit mal comment la libération du Golan pourrait se faire autrement que par les armes.
Le 14 mars 1978 eut lieu la première grande invasion israélienne du Liban. L’opération «Litani», lancée officiellement pour repousser de l’autre côté du fleuve les organisations palestiniennes implantées au sud du Liban. Le retrait des troupes israéliennes exigé par la résolution 425 de l’ONU du 19 mars 1978, ne sera pas total. Les Israéliens créeront une petite « zone de sécurité » en territoire libanais avec l’aide du Major Saad Haddad, chef d’une milice anti-palestinienne, dans le rôle de « l’officier acceptant de servir de marionnette », comme disait Moshé Dayan. Elle permettra à Israël – c’était un des buts de l’opération – d’utiliser à satiété les eaux du Litani, comme l’ont constaté des observateurs de la FINUL (Force intérimaire des Nations Unies au Liban).
En février 1982, Oded Yinon – haut fonctionnaire du ministère israélien des Affaires étrangères – publia dans la revue Kivounim (Orientations) de l’Organisation sioniste mondiale, un article qui fait date. Il décrit ce que doit être la politique d’Israël dans les années 80-90 : démanteler les pays arabes – Egypte, Syrie, Irak – « sur la base de critères ethniques ou religieux », diviser le Liban en cinq provinces. On dit que le plan de remodelage du Proche-Orient de George W. Bush en est largement inspiré.
En juin 1982, nouvelle agression du Liban. L’opération « Paix en Galilée » est déclenchée par Menahem Begin, comme toujours dans un but défensif. Il s’agissait encore cette fois de «repousser les katyushas à 40 kilomètres de la frontière ». En fait, les Israéliens voulaient chasser l’OLP du Liban et investir Beyrouth pour y installer au pouvoir un « Quisling local ». Ariel Sharon l’a avoué neuf mois plus tôt au journaliste pacifiste israélien Uri Avnery (7).
La résistance libanaise – personnifiée par le Hezbollah – obligea Israël à battre en retraite. Entre 1985 et 2 000, les Israéliens maintiendront avec beaucoup de difficultés une nouvelle « zone de sécurité » de huit à quinze kilomètres de profondeur le long de la frontière israélo-libanaise. Ils en confieront l’administration au successeur de Haddad, le lieutenant-général à la retraite Antoine Lahad, Mais, la guérilla du Hezbollah obligea finalement Ehoud Barak, Premier ministre travailliste, à évacuer l’enclave en juin 2000 et à surseoir… au détournement du cours inférieur du Litani vers le Jourdain. Toutes les infrastructures liées au barrage de Qaraoun sur le fleuve avaient été préalablement sabotées par l’armée israélienne. Ariel Sharon fit savoir que la construction d’une station de pompage sur le Wazzani, destinée à l’irrigation des terres agricoles autour de Marjayoun, serait considérée par Israël comme un casus belli.
Le bilan humain de « Paix en Galilée » est terrible : près de 20 000 libanais tués et 30 000 blessés. A Beyrouth, l’opération s’acheva par l’assassinat de Béchir Gemayel, chef des Phalanges propulsé Président de la République – qui tardait, dit-on, à reconnaître Israël – et par le massacre de Sabra et Chatila.
Assurer l’avenir du « royaume d’Israël »
En 1996, les ultra-sionistes israéliens et leurs correspondants américains – à moins que ce ne soit l’inverse – décidèrent de mettre un terme au processus de paix d’Oslo en présentant à leur ami Benjamin Netanyahu, Premier ministre, un nouveau plan de domination américano-israélien du Proche-Orient appelé « Une rupture nette. Une nouvelle stratégie pour assurer l’avenir du royaume (celui d’Israël dans sa version biblique)». Ses rédacteurs étaient : David Wurmser, Douglas Feith, Richard Perle, Eliott Abrams, des néo conservateurs influencés par les idées de l’orientaliste britannique Bernard Lewis, un de ceux qui ont le plus contribué à « israéliser » la vision du monde arabe et de l’islam aux Etats-Unis (8).
Tous les événements politiques qui se sont produits dans la région depuis, y sont programmés noir sur blanc : le renversement de Saddam Hussein, la Syrie chassée du Liban, la guerre actuelle contre le Liban et le Hezbollah, la désignation de la Syrie et de l’Iran comme responsables de la crise (9). Il ne manque dans le document que l’assassinat de Rafic Hariri ! (10)…
« Le début de la fin pour Israël »
Rien ne sert de s’attarder longtemps sur le prétexte annoncé par Israël pour entrer en guerre. Il est faux, comme ceux utilisés lors des guerres précédentes. Selon le San Francisco Chronicle (21/8/06), l’opération en cours a été présentée aux Etats-Unis, il y a plus d’un an, à des militaires, des diplomates, des journalistes et dans des think-tanks. Ariel Sharon, salué à cette époque comme un « homme de paix », était encore aux commandes ! Rien n’a changé depuis que Moshé Dayan a reconnu dans une interview au Yediot Aharonot qu’en 1967 les menaces syriennes sur la sécurité d’Israël étaient de la « foutaise ». «Laissez tomber… », avoua-t-il au journaliste qui l’interrogeait : « Je sais comment au moins 80% de tous les incidents avec la Syrie ont commencé. Nous envoyions un tracteur dans une zone démilitarisée et nous savions que les Syriens allaient tirer». Il admettait que ce qui poussait l’Etat hébreu à provoquer la Syrie de cette manière, c’était « l’appât de la terre », l’idée qu’il est possible «d’accaparer une parcelle de terre et de la garder, jusqu’à ce que l’ennemi soit fatigué et nous l’abandonne» (11).
Les deux soldats israéliens capturés par le Hezbollah le 12 juillet 2006 faisaient partie d’un commando surpris en territoire libanais. Plusieurs dépêches d’agences – notamment l’Associated Press – l’ont annoncé. La chaîne MSNBC aussi. Puis, la version israélienne a prévalu : le Hezbollah les avaient kidnappés en Israël, la sécurité de l’Etat hébreu était menacée… Aucun journaliste ne s’est alors demandé pourquoi le char Merkava qui les protégeait, détruit par la résistance libanaise, était encore sur place au Liban, à Aitaa Al-Chaab. « Tsahal » n’arrivait pas à le récupérer (12).
Le plan « Grand Moyen-Orient » est entré dans une nouvelle phase sanglante. Qu’importe pour Condoleezza Rice les râles et les cris de douleur des Libanais. Ce sont, dit-elle, les premiers vagissements du « Proche-Orient nouveau » (13). On croirait entendre Madeleine Albright qui – avec la même inhumanité – disait que la mort d’un demi million d’enfants irakiens était un prix raisonnable à payer pour renverser Saddam Hussein.
George Bush, Ehud Olmert – et Jacques Chirac ! – sous estiment la volonté de résistance du Hezbollah et du peuple libanais. Zbigniew Brzezinski, ancien conseiller du président Carter et directeur exécutif de la Commission Trilatérale, lui, semble inquiet. Il pense que l’usage de la force pour remodeler la carte du Proche-Orient peut mal tourner pour les Etats-Unis et Israël. Après les massacres de Qana au Liban, ou de Haditha en Irak, dit-il, le « Nouveau Proche-Orient » est, pour les Arabes et les Iraniens, synonyme « d’occupation, de carnage et de bain de sang ». Si les Etats-Unis sont chassés de la région, ajoute-t-il, ce sera aussi « le début de la fin pour Israël » (14).
Notes:
(1) Journal, par Yossef Weitz – Tel-Aviv, 1965.
(2) Liban : Cette « bande » que veut Israël, par Stefano Chiarini – il manifesto.
http://www.legrandsoir.info/arti...
(3) Journal, par Moshé Sharett, Ed. Maariv, Tel-Aviv 1978. Cet ouvrage n’a jamais été traduit en français.
(4) Lettre confidentielle de Ben Gourion, publiée en 1979, en annexe de ses Mémoires posthumes.
(5) Conférence de Sèvres organisée pour répondre à la nationalisation du Canal de Suez par le Président Nasser. Dans Histoire de ma vie, par Moshé Dayan – Ed. Fayard, Paris, 1976.
(6) L’eau du Liban, source de toutes les convoitises, par Gilles Labarthe, Le Courrier – 25/5/04.
(7) Membre de l’organisation terroriste Irgoun dans les années 40, devenu dirigeant du mouvement pacifiste israélien et éditorialiste de Ha’olam Hazeh « Ce Monde ». C’est un des plus fins analystes de la scène politique israélienne.
(8) Ancien membre du Bureau arabe du Foreign Office et des renseignements militaires anglais, aujourd’hui à l’Université de Princeton. Il est notamment l’auteur de The Middle East and the West, Indiana University Press, Bloomington, 1964). Le « choc des civilisations », popularisé par Samuel P. Huntington, est tiré de l’ouvrage.
(9) A Clean Break: A New Strategy for Securing the Realm http://www.iasps.org/strat1.htm
(10) Gilles Munier : Qui a assassiné Rafic Hariri (AFI-Flash du 21/2/05), et La piste interdite (AFI-Flash du 17/7/06).
(11) Yediot Aharonot, 27 avril 1997. Déclaration citée par Tanya Reinhart, professeur de linguistique à l’Université de Tel Aviv, dans « Déchaînement du Mal » http://www.globalresearch.ca/art...
(12) Liban : le gros mensonge d’Israël et de l’Occident, par Ashoka
http://www.oulala.net/Portail/ar...
(13) Rice sees bombs as "birth pangs" http://www.informationclearingho...
(14) Interview de Zbigniew Brzezinski, par Nathan Gardels
http://www.huffingtonpost.com/na...
je deteste les israêliens car ils sesont que des voleures de nos terres quelque soit le prix et même nos vis se sont pas ni des humains ni des animaux au moins les animaux ont un coeur quifais pitier ils sont des machines programmer par les americains pour tuer tous ce qui bouge sur terre et a propos de hizbo lah il ne sont pas la cause de cette guérre mais un moyen utiliser pour ravager tous le territoire libanais mais ce moyen n’a pas était facile comme ils croiyait ils ont présenter un courage exceptionnel qui explique qu’une chose que quelque soit la force des colonisateurs et quelque soit leurs technologie il y auras toujours des soldas capable a defondre leurs teritoires que sa soit le prix
AVEC OL MORT ISRAEL NE PRODUIT QUE LA MORT
Discours de Sayyid Hassan Nasrullah à la télévision al-Manar
9 août 2006
***
Malgré la déclaration du gouvernement libanais concernant l’envoi de 15.000
soldats au sud, Walsh est venu au Liban pour faire pression et imposer les
anciennes nouvelles conditions.
Nous avons accepté le déploiement de l’armée dans la région frontalière mais
nous ne cachons pas notre crainte à son propos car nous le mettons face à la
gueule du dragon.
Le déploiement de l’armée libanaise protège la souveraineté et
l’indépendance; c’estla meilleure alternative et la plus appropriée au
déploiement des forces internationales dont on sait qui les dirige.
Le conseil de sécurité ne possède aucune capacité ou possibilité de protéger
le Liban, tout ce qu’il planifie, étudie et recherche actuellement, c’est
comment protéger Israël.
Nous sommes toujours debout et forts sur le terrain, et c’est une grande
réalisation de la résistance
Nous souhaitons l’arrêt de toute agression, mais bienvenue à la confrontation
sur le terrain si elle est nécessaire
Notre priorité est de rester debout, dans une solidarité politique, populaire
et nationale.
Quant à certaines sensibilités, craintes, banalités ou formes calomnieuses,
elles ne servent pas l’intérêt du pays.
Discours de Sayyid Hassan Nasrullah à la télévision al-Manar
9 août 2006
Le secrétaire général du Hizbullah, Sayyid Hassan Nasrullah, a adressé ce soir
un message par le biais de la télévision al-Manar, dans lequel il a traité la
situation politique et sécuritaire. Il a déclaré :
"De nouveau, je m’adresse à vous au moment où nous approchons d’un mois
d’agression barbare imposée par les sionistes au Liban, à tout homme libre,
toute pierre ou tout lieu au Liban. J’aborderai comme auparavant, plusieurs
questions, politiques et militaires. Je commencerai aujourd’hui à parler de
certaines évolutions politiques et finirai par les aspects militaires.
Comme introduction à la situation politique et àe son évolution, nous partons
toujours de la réalité sur le terrain, qui est ferme et solide, ce dont témoigne
l’ennemi avant l’ami. Pour ces raisons, ce que j’aborderai au niveau politique
dépend toujours de la situation réelle et de l’état de la force aussi, qui
poursuit son combat et affronte sur le terrain.
Dès le début de cette bataille, nous avons tenu, dans notre action politique
et médiatique, à prendre en compte plusieurs aspects fondamentaux, importants et
sensibles. Pour nous, et notamment parce que nous participons à la solution
politique ou la confrontation politique, comme on dit, nous avions dès le début
affirmé un principe essentiel, celui du maintien de l’unité du rang, de la
solidarité nationale et populaire, mais aussi la solidarité officielle au niveau
de l’Etat et de ses institutions, et le renforcement de la position de l’Etat,
et surtout celle du gouvernement pour la négociation et la protection des droits
nationaux. Comme je l’ai dit dans un message précédent, assurer la coopération
afin que la volonté politique soit au même niveau que la volonté combative et au
même niveau de la détermination de la résistance populaire, afin de sortir de
cette bataille avec le maintien du minimum de nos droits nationaux et notre
dignité nationale.
Pour cela, au cours des semaines dernières, nous avons affirmé plusieurs
points dont je voudrai parler.
1) Ne jamais entrer dans une discussion politique ou médiatique avec tout
partenaire, tout parti ou toute personnalité libanaise, quelles que soient les
critiques qui sont adressées ou les paroles émises, même si certaines sont
nuisibles et si malheureusement, certaines rapportent exactement ce que disent
les responsables israéliens et la presse israélienne. Malgré tout, je confirme à
tous mes frères ce que j’ai confirmé au cours des étapes précédentes, de ne pas
entrer dans toute discussion politique ou médiatique autour de ces questions,
notre priorité étant la résistance, la solidarité politique, populaire et
nationale pour préserver les intérêts de notre pays et plus généralement. Quant
à certaines sensibilités, certaines craintes, banalités ou formes calomnieuses,
elles ne servent pas l’intérêt du pays, et nous devons les dépasser.
2) Ce que nous avons demandé aux déplacés de notre peuple, tenace et bon, ce
sur quoi j’insiste aujourd’hui, c’est de respecter le milieu dans lequel vous
vous trouvez, à propos d’aspects formels, de coutumes, d’habitudes, d’activités
ou de slogans ou d’aspects médiatiques. Tout ce qui peut susciter des frictions
avec le milieu dans lequel vous vous trouvez, et notamment le milieu qui vous a
accueillis avec dignité, honneur et responsabilité, il est de votre
responsabilité et de votre devoir aussi de prendre cet aspect en considération,
car il y a, de temps à autre, ceux qui suscitent des frictions précises pour
diffuser la faiblesse, l’abattement ou le trouble au sein des déplacés et des
expulsés, milieu tenace, parmi ceux qui les ont accueillis, car cela aide
l’Israélien, en premier lieu, tout trouble sur le front de la résistance
rapprochant l’ennemi de la réalisation de ses buts.
3) concernant la ville de Beyrouth, plus précisément, nous avions souhaité et
je souhaite que les associations des jeunes, que les frères dans les partis et
les gens en général, évitent les manifestations et les grands rassemblements,
afin de ne pas donner l’occasion à certains de profiter d’un vide sécuritaire
d’où sortiraient des slogans et des slogans contraires, suscitant des divisions
dans la rue. L’essentiel est, à ce niveau, notre souci et tentative de demeurer
dans une solidarité gouvernementale et politique dans le pays, soit sur les
plans politique et officiel.
Dès le début, nous avons remarqué que les Israéliens et les Américains
tiennent et incitent à susciter la sédition et la division entre les Libanais,
au sein du gouvernement libanais et entre les forces politiques. La preuve en
est que, dès les premiers jours, nous avons lu dans les médias israéliens que
nous suivons, certains responsables et de grands journalistes israéliens dire
qu’il y a des parties du gouvernement libanais qui les contactent, qui leur
demandent de ne pas cesser leurs attaques, de poursuivre, et que c’est
l’occasion historique et en or pour détruire la résistance au Liban, et
notamment le Hizbullah au Liban. Bien évidemment, nous ne croyons pas ces
paroles israéliennes que nous considérons séditieuses.
Ainsi, un dernier exemple, ce qu’a exprimé hier ou avant-hier John
Bolton, le délégué américano-sioniste au conseil de sécurité de l’ONU, sur une
station de télévision américaine, lorsqu’il a entendu que le gouvernement
libanais avait des réserves ou des oppositions au projet de la résolution
américano-française présenté au conseil de sécurité. Il a dit avoir été surpris
par l’attitude du gouvernement libanais, car il dit avoir coordonné cette
décision ou ce brouillon avec le gouvernement du Liban et celui d’Israël. Ces
paroles, nous ne les acceptons pas car le but est de diviser les forces
participant au gouvernement, de susciter la division entre la résistance et
l’Etat. Dans tous les cas, il est évident qu’il y a des efforts clairs et
sérieux, sur les plans politique, médiatique et propagandiste, déployés pour
briser cette solidarité qui est née. Cela a été clair tout au long de ces jours
et semaines de la guerre en cours.
A partir de là, nous avons agi et nous nous sommes comportés avec
responsabilité, lorsque le chef du gouvernement a présenté le plan des sept
points, qui a été discuté par le gouvernement. Nous avons traité cette
proposition de manière positive bien que nous ayions des réserves sur certains
points. il y a des points que nous ne remettons pas en cause, sur le principe
mais qui nécessitent des discussions au niveau des détails et j’ai noté ces
questions dans le procès-verbal de la séance. Mais nous tenons tous à présenter
une approbation collective sur ce plan afin d’affronter le monde. C’est ce que
j’ai indiqué dans mon précédent message. Nous avons dépassé, sur le plan
médiatique, nos réserves et nos remarques, et le gouvernement libanais a
présenté le plan en sept points pour présenter une proposition ou une vision
pour traiter politiquement l’arrêt de l’agression et de la guerre, et sur lequel
nous pouvons nous appuyer devant la communauté internationale et les pays
arabes. Puis les pays arabes sont venus pour appuyer et soutenir le plan du
gouvernement libanais, composé des sept points. Dans certains de ces points, il
est question du déploiement de l’armée.
Quoiqu’il en soit, le gouvernement libanais a présenté le plan en sept points,
qui fut accueilli par les Américains et les Français par un brouillon de projet
présenté au conseil de sécurité dont le moins qu’on puisse dire est qu’il est
injuste et inique, qui donne aux Israéliens plus qu’ils ne veulent et plus
qu’ils ne demandent. Dans tous les cas, nous nous sommes contentés et nous nous
contentons d’étudier avec minutie, globalité, précision et fermeté le
commentaire présenté par le président du parlement, Nabih Berri, à ce projet de
résolution américano-française présenté au conseil de sécurité.
La réponse au plan des sept points et à la solidarité libanaise a été ce
brouillon préparé avant de prendre une décision, qui veut en réalité donner aux
israéliens par la politique et la pression internationale ce qu’ils n’ont pas
réussi à obtenir par le combat. Des tentatives libanaises, arabes et
internationales, furent déployées, d’une façon ou d’une autre, pour modifier le
projet de la résolution américano-française, selon les demandes libanaises,
comme cela apparaît dans le plan des sept points du gouvernement. Au cours de
ces actions politiques et diplomatiques et cette bataille politique et
diplomatique importante, apparaîtront certainement ceux qui se tiennent aux
côtés du Liban et ceux qui préfèrent absolument Israël au Liban. Au cours du
déroulement de ces actions politiques, il nous fut dit que si le gouvernement
prenait l’initiative, se réunissait et décidait de déployer l’armée libanaise à
la frontière, et l’annonçait
– notons que l’armée se trouve déjà au sud, il y a déjà au sud du Litani, en
réponse à ceux qui parlent de déployer l’armée au sud, mais l’armée ne se trouve
pas près de la région frontalière, où se trouve uniquement une force officielle
composée de la sécurité intérieure, de quelques appareils sécuritaires et des
services de renseignements de l’armée.
On nous dit que si le gouvernement annonçait l’envoi de 15.000 soldats pour se
déployer dans toute cette région, cela aiderait beaucoup le Liban, aiderait
aussi les amis du Liban pour faire pression en vue de modifier le brouillon de
la résolution qui se prépare et se discute au conseil de sécurité, et ouvrirait
la voie à un traitement politique approprié qui conduirait à l’arrêt de
l’agression sur le Liban.
Malgré la proclamation du gouvernement libanais de sa décision, affirmant
qu’il était prêt, à l’unanimité, et beaucoup se sont arrêtés sur le terme
d’unanimité, le résultat est que, jusqu’à présent, l’administration américaine
tient toujours à ses conditions, s’appuyant sur son arrogance et son dédain.
Aujourd’hui même, elle a envoyé M. Walsh simultanément avec la décision du
cabinet restreint israélien d’élargir les opérations terrestres pour terroriser
le gouvernement libanais et les Libanais, semer la peur et faire pression sur
eux les amenant à accepter les conditions nouvelles anciennes que Walsh a
apportées au Liban.
Quoiqu’il en soit, sur la situation politique, un point que je voudrai
commenter et auquel je voudrai répondre, car il fut soulevé par les politiques
et les médias. Il doit être expliqué et clarifié, il s’agit de notre position
vis-à-vis du déploiement de l’armée dans la région frontalière. Nous nous
opposions, dans le passé, au déploiement de l’armée sur la frontière non par
doute envers cette armée qui est une armée nationale, et depuis des années nous
louons cette armée, sa doctrine, sa direction et sa composition, et avions
exprimé plus d’une fois notre confiance en sa direction, ses officiers et ses
soldats, car cette armée fait partie du peuple, ses hommes, ses jeunes et ses
fils, et elle n’est pas différente de ce peuple fier et fidèle.
Lorsque nous nous opposons ou exprimons notre réserve, non pas par crainte de
l’armée, car on ne peut craindre une armée composée des fils du peuple, mais en
réalité, nous avons peur sur cette armée lorsqu’elle se déploiera sur les
frontières internationales, car la question est claire, nous mettons une armée
régulière sur la frontière internationale face-à-face avec un ennemi qui peut
l’agresser à tout moment, c’est comme mettre l’armée dans la gueule du dragon,
comme on dit en langage familier, "dans la gueule du canon", une armée qui ne
possède ni chars ni blindés, ni arme aérienne, ni couverture aérienne
suffisante, peut à toute agression, subir une destruction entière en l’espace de
quelques jours. Les affrontements qui se déroulent actuellement au Sud
confirment cela, la résistance est encore debout, jusqu’à présent, à Ayta Shaab,
Kfarkilla, ‘Adayse, Taybe, Bint Jbayl, Aytaroun et les villages avancés car il
ne s’agit pas d’une présence classique et régulière, la résistance a une manière
particulière de se trouver, même sans couverture aérienne. L’ennemi bombarde,
frappe et détruit mais ne peut entamer la volonté des combattants ni leur
capacité à se mouvoir.
Nous craignons pour cette armée dans la zone frontalière. Et aujourd’hui, je
dis que nous avons accepté, dans le gouvernement, et je reviendrai sur des
considérations à propos du déploiement de l’armée dans la région frontalière,
mais nous ne pouvons cacher notre crainte à son propos, car quand nous envoyons
l’armée à la région frontalière, dans son état actuel et ses possibilités
actuelles, alors que les questions suspendues entre le Liban et l’ennemi
israélien n’ont pas été réglées, et notamment si le Liban reste exposé aux
incursions israéliennes qui ne se sont pas arrêtées depuis le retrait israélien
en 2000 jusqu’à présent, que ce soit par air, mer ou sol, cela signifie que nous
la plaçons devant la gueule du dragon. Nous craignons pour cette armée.
Il y a aussi une autre crainte, que nous avions aussi expliquée, nous disions
que lorsque l’armée va à la frontière, il faut qu’elle soit le gardien du Liban
et le défenseur de la patrie et non le défenseur de l’ennemi.
Cette fonction, qui est de protéger la patrie et non de protéger l’ennemi
n’est pas liée à la décision de la direction de l’armée mais à la décision du
pouvoir politique.
Au cours de la dernière réunion du gouvernement libanais, il a été dit et
décidé que la fonction essentielle de l’armée est de défendre et de protéger la
patrie, en se maintenant sur la frontière et en assurant la sécurité intérieure.
S’il y a une décision claire, cette crainte n’a pas lieu d’être effectivement.
Ensuite, si l’ensemble considère que le déploiement de l’armée aide à trouver
une issue politique amenant à l’arrêt de l’agression, et c’est une issue
nationale honorable pour nous, et que ce qui sera déployé sur la frontière est
une armée nationale et non des forces d’invasion ou des forces mercenaires, ou
bien des forces agissant sous les ordres des ennemis.
Une armée nationale qui agit sous les ordres du gouvernement libanais élu. En
ce sens, c’est une issue que nous acceptons malgré les craintes que nous avons
évoquées auparavant, et nous ne serons pas un obstable devant une décision ou un
choix de ce genre.
Ce sont donc ces considérations. Le déploiement de l’armée libanaise sera ce
qui protège la souveraineté et l’indépendance, et il s’agit de la meilleure
alternative et la plus appropriée au déploiement de forces internationales dont
on ne sait d’où elles reçoivent leurs ordres, ni quelle seront leur mission et
fonction. Nous l’avons dit, et nous sommes unanimes sur les sept points, que le
renforcement des forces de l’UNIFIL peut être un élément aidant l’armée
libanaise pour assurer sa mission et jouer son rôle.
D’autres choses ont été évoquées sur la période après le déploiement de
l’armée libanaise dans la zone frontalière, ou plus précisément, la poursuite de
son déploiement dans la région située au sud du fleuve Litani, je ne discuterai
pas ces points actuellement et les laisserai pour des discussions internes, car
l’attention extrême, la responsabilité et la solidarité m’imposent cela, en
cette période, pour plusieurs raisons.
Aujourd’hui, et malgré l’unanimité nationale libanaise à propos du plan du
gouvernement et notre attachement aux sept points, nous trouvons aujourd’hui que
les Américains continuent à empêcher toute possibilité d’arriver à un projet de
résolution qui prenne en compte les revendications nationales libanaises et les
droits nationaux libanais. L’Américain s’active pour imposer les conditions
israéliennes sur le Liban et réaliser les intérêts généraux d’Israël au dépend
de l’intérêt du Liban.
Je voudrai faire appel à nouveau à la volonté politique, à la ténacité
politique, au refus de se plier aux ordres et pressions américaines, quelles que
soient ces pressions et quelle que soit la situation sur le terrain, qui est une
situation ferme, puissante, que j’aborderai tout à l’heure.
J’appelle le gouvernement libanais à une fermeté politique plus importante, à
s’accrocher au plan des sept points sur lesquels nous nous sommes entendus, tous
ensemble, en tant que Libanais, car toute infraction à un article de ce plan,
considéré par nous comme garantissant le minimum des droits nationaux et des
revendications, est une rupture de cette unanimité que nous avons tenu tous à
maintenir au cours des étapes précédentes.
J’aborde actuellement le climat de la guerre en cours, dans sa partie
militaire. Au cours du dernier discours télévisé, j’avais dit que l’ennemi va
avoir recours, à cause de ses défaites militaires qui se poursuivent jusqu’à
présent, à encore plus de frappes sur les infrastructures et les constructions
civiles, à l’agression sur les civils, et c’est effectivement ce qui est arrivé,
les massacres, la Békaa, jusqu’à Chiyah et Ghazieh, et d’autres lieux
innombrables. Là se clarifient les mensonges sionistes répétés par leurs
dirigeants et leur presse, que l’ambassadeur israélien a reprises aux
Nations-Unis. Ils disent qu’ils bombardent ici et là car il y a des plate-formes
pour les fusées que le Hizbullah utilise. Est-ce que ces plateformes se
trouvaient au sein du cortège funèbre à Ghazieh pour qu’ils bombardent la ville
lors de la procession funèbre des martyrs tombés ? Est-ce qu’un quartier habité
par des familles, des hommes, des femmes et des enfants à Chiyah cache ou pose
sur ses toits des plateformes de fusées qui visent les sionistes ? Ce sont des
paroles mensongères et creuses, la tuerie des civils, des hommes, des femmes et
des enfants est intentionnelle, car le seul moyen douloureux donné à cet ennemi
barbare incapable militairement est de faire couler le sang pour faire pression
sur les Libanais, la résistance et l’Etat, est de poursuivre à frapper les
habitations, à détruire systématiquement les maisons, les immeubles. Dans la
banlieue sud, par exemple, il y a des immeubles vides, mais tous les jours, il
vient et détruit encore quelques-uns.
Est-ce qu’il ne s’agit pas de crimes de guerre ? Tuer des femmes et des
enfants n’est pas un crime de guerre ? Tuer des enfants qui n’ont aucun lien
avec la direction ou les combattants du Hizbullah n’est pas un crime de guerre ?
N’est-ce pas un crime de guerre que de poursuivre la destruction de ce qui reste
comme infrastructure libanaise ? Est-ce que quelqu’un peut croire que tous ces
ponts, toutes ces routes et ces infrastructures ont été détruits pour empêcher
les liaisons de la résistance ? Est-ce que c’est logique ? Alors que nous savons
que la destruction de l’humain et des infrastructures est menée pour faire
pression sur les Libanais, la tuerie des civils vise à faire pression sur les
Libanais, la destruction des maisons aussi, afin qu’ils se plient et se
soumettent et acceptent les conditions israéliennes pour lesquelles la guerre a
été déclenchée.
En réalité, il est triste, regrettable mais non étrange que le conseil de
sécurité prépare des brouillons de projets de résolutions qui ne contiennent
aucun reproche aux sionistes concernant tous les crimes de guerre et les
massacres, les actes de génocide collectif perpétrés au Liban, ni la destruction
systématique au Liban. Que l’on capture deux soldats israéliens dans une pure
opération militaire et voilà qu’elle mérite toutes les condamnations et les
dénonciations de la communauté internationale, mais les réactions à ce qui
détruit la pierre, à ce qui tue l’humain et la violation de toutes les lois et
les coutumes sont dénuées de tout reproche !
Nous ne sommes pas étonnés par le fait que le conseil de sécurité soit
incapable de condamner Israël pour avoir tué ses soldats agissant dans le cadre
de ses forces au sud du Liban. Bien évidemment, ce conseil est incapable de
condamner Israël pour le massacre de Cana, il sera également incapable, du fait
du veto absolu américain, de reprocher à Israël tous les agissements sauvages
dans la guerre en cours.
Deux leçons sont à tirer dans ce déroulement, la première est de comprendre
cet ennemi à la nature agressive, criminelle et barbare, près duquel nous vivons
et avec lequel ils nous demandent de vivre en paix, vivre en paix aux côtés d’un
tueur d’enfants, d’un tueur de femmes, d’un destructeur de maisons, d’un barbare
qui n’a aucune limite à sa sauvagerie et sa barbarie.
La seconde leçon est de connaître que le conseil de sécurité de l’ONU ne
possède aucune capacité ou possibilité pour protéger le Liban, et tout ce qu’il
planifie et étudie aujourd’hui, et décide, c’est comment protéger Israël et non
comment protéger le Liban.
J’aborde maintenant la situation militaire directe et dis, oui, sur le
terrain, nous sommes toujours debout, nous sommes toujours forts, et cela est en
soi une réalisation importante de la résistance, et une défaite importante pour
l’ennemi, selon les buts qu’il s’est fixé.
Nous nous battons toujours dans les villages avancés, tout en sachant que nous
ne sommes pas tenus de nous accrocher à la géographie, mais les résistants
courageux insistent pour rester et à se battre jusqu’au dernier coup, tant qu’il
leur reste des coups, tant qu’il y a encore une grenade, tant qu’il y a encore
une fusée, et tant qu’il y a encore une possibilité de se battre, ils
poursuivent le combat.
Imaginez que la bataille, jusqu’à cet instant, se poursuit toujours dans Ayta
Shaab, directement sur la frontière, ainsi que dans les autres villages
frontaliers, vos enfants et vos frères, les combattants de la résistance, font
des miracles en réalité, et présentent un exemple de combat, un exemple de
vaillance, un exemple de courage rare dans l’histoire et non seulement à
l’époque contemporaine.
Nous combattons dans les villages avancés, mais également dans les positions
avancées. Hier, les combattants de la résistance islamique ont attaqué une
position militaire israélienne à Jill al-Allam, située à la frontière, ils se
sont battus aussi à Labouna, à la frontière, et ont occasionné des morts et des
blessés dans les rangs de l’ennemi. Vos frères combattants sont toujours dans
les rangs avancés, ils se battent et prennent l’initiative.
Les Israéliens peuvent s’infiltrer la nuit dans quelques vallées et faire des
descentes dans plusieurs positions à l’arrière, mais à peine les combattants les
découvrent qu’ils les attaquent et leur causent des pertes. Les Israéliens
avouent eux-mêmes aujourd’hui qu’ils transportent les équipement et les aides
par hélicoptères et les animaux, car le mouvement de leurs machines et de leurs
tanks est à découvert sur la terre du sud, ce qui les met en position de proie
faciles pour les combattants de la résistance. C’est actuellement la situation
sur le terrain, plusieurs chars Merkava ont été détruits, et ce détail est
important, et je citerai plus de soixante chars Merkava détruits jusqu’à
présent, ainsi que plusieurs bulldozers militaires, des véhicules de transport
de troupes, soit dans l’ensemble plus de cent chars, véhicules de transports et
bulldozers détruits jusqu’à présent.
Et je ne parle pas des colons tués ou blessés, mais seulement des officiers et
soldats. Il y a plus de 100 officiers et soldats tués jusqu’à présent dans les
affrontements, et plus de 400 officiers et soldats blessés. Des dizaines sont
dans un état critique, d’après les aveux de l’ennemi même. C’est l’état de la
confrontation sur le terrain. Concernant les tirs de fusées, l’efficacité de la
résistance est au même point que lors de ses premiers jours. Hier, Olmert a
déclaré que le Hizbullah n’est plus comme il l’était, mais vos fils et frères,
combattants de la résistance, ont répondu en lançant près de 350 fusées sur les
différentes bases militaires, les colonies sionistes au nord de la Palestine
occupée, et jusqu’à cet instant, l’ennemi a échoué à affaiblir cette capacité
des fusées du Hizbullah et de la résistance, ce qui les oblige à rester encore
dans les abris ou à partir en grand nombre, à des dégâts économiques financiers
et humains importants que l’ennemi continue à taire.
Remarquez qu’au cours des guerres arabes, les Israéliens dévoilaient ce qu’ils
avaient mais pas les Arabes, mais aujourd’hui, lorsque le Liban est bombardé,
lorsqu’un immeuble est détruit ou que des martyrs tombent, ou que des massacres
sont commis, malgré l’impact psychologique négatif de ces scènes, parfois, tout
ce que nous avons, nous le disons, mais chez les sionistes aujourd’hui, tout est
caché. Où sont tombées les centaines de fusées, ils parlent actuellement de plus
de 3000 fusées tombées chez eux, et je vous confirme que ces fusées sont
maîtrisées, divinement, mais aussi techniquement et technologiquement, elles ne
frappent pas à l’aveuglette. Les Israéliens ont installé un barrage médiatique
en fer. Ils diffusent parfois à certains médias qu’une fusée est tombée sur une
route abandonnée, dans un bois ou dans une vallée, pour entamer la détermination
des résistants et leur dire que vos fusées sont vaines. Mais si les fusées de la
résistance sont vaines, qu’ils permettent aux médias du monde de photographier
les endroits visés par les fusées de la résistance, comme cela se passe au Liban
où les journalistes se déplacent et voient toutes ces régions, prennent des
photos et dévoilent au monde où se trouvent et où tombent ces tonnes d’explosifs
lancées par les avions de l’ennemi.
Aujourd’hui, le cabinet restreint sioniste nous a sorti une décision d’élargir
l’opération terrestre, simultanément avec la visite du secrétaire et du ministre
américain des affaires étrangères, M. Walsh, au Liban. Est-ce que cette décision
fait partie de la guerre psychologique pour faire pression sur les Libanais afin
qu’ils acceptent ce que leur propose M. Walsh, ou cette décision est-elle
sérieuse et effective sur le terrain ? Quelle est la limite de cette décision,
est-ce qu’il s’agit d’élargir encore plus que l’étape actuelle ou bien arriver
au fleuve Litani ? Jusqu’à présent, en tout cas, les Israéliens n’ont pu réalisé
la maîtrise de la bande frontalière auquel ils veulent revenir, comme ils le
disent, et je dis que les combats se déroulent toujours à Jill al-Alam et
Labouna et dans les villages avancés et les positions avancées. Il est possible
que l’ennemi se concentre sur l’axe de Taybeh, qui est le point le plus proche
du fleuve Litani, pour dire au monde, nous sommes arrivés au fleuve, ce point
qui sépare entre le doigt de la Galilée et le fleuve du côté de Taybe, mais il
s’agit que d’un point de séparation simple et modeste.
Je dis aux sionistes, vous pouvez venir à tout endroit, vous pouvez envahir,
descendre vos forces héliportées et entrer dans ce village, ou cette zone, et
ces paroles ne sont pas nouvelles, mais cela vous coûtera trop cher, vous ne
pourrez pas rester sur notre terre. Si vous entrez dans notre chère région du
sud, nous la transformerons en cimetière pour les envahisseurs sionistes. Ceux
qui vous combattent dans les rangs avancés, qui vous combattent avec courage sur
le terrain, vous attendent dans chaque village, dans chaque vallée, et à toute
étape nouvelle, des milliers de combattants vous attendent prêts et déterminés,
des courageux qui prennent exemple de leurs frères qui continuent à vous
combattre sur les lignes avancées sur le terrain.
C’est ce qui vous attend, c’est ce que nous aimons et souhaitons, nous voulons
arrêter cette agression, et toute agression, mais s’il nous faut nous battre,
bienvenue au combat sur le terrain, comme cela se déroule actuellement. Vous
êtes les lâches qui tuez nos femmes, nos enfants et nos vieillards, et détruisez
nos maisons. Nous, nous tuons vos officiers, vos soldats, nous détruisons vos
chars et vos bases, et c’est la réalité honorable par laquelle nous faisons face
à vous.
En conclusion, je voudrai affirmer aux Libanais avant tout et au gouvernement
libanais que, malgré les souffrances des déplacés, de ceux qui sont debout et
des civils, le Liban s’appuie toujours sur une situation ferme sur le terrain,
c’est l’ennemi qui est troublé, incapable, en situation d’échec jusqu’à présent.
Par une mesure inhabituelle, il isole le commandant de la région nord et
convoque le secrétaire du chef de l’armée de l’ennemi pour conduire le front, il
s’agit d’une évolution importante et dangereuse, que les experts militaires
comprennent bien.
J’appelle les Libanais et le gouvernement libanais à une fermeté plus grande,
semblable à la résistance ferme, et j’appelle notre peuple déplacé aussi et ceux
qui les ont accueillis à un peu de patience car vous, et surtout après ces
sacrifices, vous avez exprimé et dit, vous avez refusé la faiblesse,
l’humiliation, la soumission, la réalisation des intérêts de l’ennemi au dépend
des sacrifices et du sang des martyrs et tout ce qui a été donné jusqu’à
présent.
Et j’adresse à l’ennemi les paroles du maître des martyrs, notre dirigeant
Sayyid Abbas Al-Musawi, qui avait dit : "Jusqu’à présent, vous n’avez vu qu’une
partie de notre puissance", bienvenue à l’opération terrestre de grande
envergure et vous verrez toute notre puissance, si Dieu le veut.
Pour les Arabes de Haïfa, un message spécial. Je vous dis que nous sommes
tristes pour vos martyrs et vos blessés, je vous prie, et je m’adresse à vous,
vous demandant de quitter cette ville, et je souhaite que vous le fassiez. Au
cours de la période précédente, votre présence et ce qui vous a touché nous a
amenés à hésiter à frapper cette ville, malgré les bombardements quotidiens sur
la banlieue sud, que Haïfa soit bombardée ou non, l’intérieur du Liban est
bombardé. Je vous prie de nous soulager de cette hésitation, de préserver votre
sang qui est le nôtre, et de quitter cette ville.
A tout combattant de la résistance, à tout combattant qui poursuit le combat,
à tout combattant qui attend le moment, à tous les vivants et héros qui sont
sincères envers ce qu’ils ont promis à Dieu et qui n’ont pas reculé, et ne
reculeront pas si Dieu le veut.
Mes frères, vous avez mené le combat de la meilleure manière qui soit jusqu’à
présent, vous avez accompli des miracles, vous êtes devenus la légende. Le monde
entier vous regarde, et les nobles de ce monde vous regardent.
La nation et les Libanais comptent sur vous, les familles des martyrs qui sont
tombés, les blessés qui portent les douleurs de l’exil et les douleurs de la
résistance, tous les libres de ce monde vous regardent. Vous êtes aujourd’hui
comme vous étiez, comme vous l’avez dit et comme nous le disons, vous êtes
l’espoir, vous êtes le pari et vous êtes la victoire qui arrive.
Notre invocation et nous-mêmes sommes à vos côtés, que Dieu vous aide,
consolide vos pas, vous rende puissants et vous accorde la victoire, vous les
plus nobles des créatures de Dieu. Avec vous, nous ne verrons que la victoire,
la fierté, la dignité, et la conclusion de cette bataille ne sera que la honte
et la défaite pour nos ennemis sionistes et pour tous ceux qui acceptent leur
agression et parient sur cette agression.
Traduit par Centre d’Information sur la Résistance en Palestine
Exactement tout a fais d’acor avec toi Info Tech et j’ajoute que Les combats ne font que de se secsuder mais L’ame du guerié reste eternel ……
Il me semble qu avant que bush arrive aux pouvoirs,il y avait deja un conflit dans cette region donc tout remettre sur bush comme tilila est une absurdite.Par ailleurs j’en ai plus que marre d entendre qu israel est manipule par les etats unis"le fameux axe americano sioniste" a l origine de tous les maux du monde.Et rappelons juste une chose,si les libanais n’avaient pas laisse le hezbollah enlever 2 soldats et en tuer 8 ,israel n aurait pas du se defendre.
jo, tu crois que les dirigeants sionistes sont aussi naifs que toi, pour s’engager dans une guerre trop risquée rien que pour 2 soldats ?
et tout cas cette guerre a démontré qu’israel n’est pas aussi puissante militairement qu’on le prétend.
c’est peut le début de sa fin, à moins qu’elle n’accepte de rendre leurs terres aux libanais, syriens et palestiniens ( résolution 242 de l’onu ), d’accepter le retour des refugiés palestiniens et le partage d’al qods ( jerusalem ) avec les palestiens.
Gogo tu me fais rire ."Pas aussi militairement qu on le pretend " tu veux dire quoi par ca .Si c’est qu Israel est aussi forte que les Etats Unis,je suis d’accord ,’ils y sont encore tres loin ,rappelons qu’Israel est un pays de seulement 6 millions d’habitants fonde il y a seulement 50 ans et que son armée est la plus forte de toute la region, bien superieure a celle de toutes les dictatures avoisinantes.Maintenant,il me semble pas que c’est tsahal qui soit dans la plus mauvais posture.Selon des specialistes militaires,70% des poches terroristes du hezbollah ont ete eliminées.Maintenant,concernant les resolutions de l ‘ONU, aucun des pays de la region ne les respecte,je ne vois pas pourquoi seul israel serait amenee a les respecter (la resolution 242 appelle egalement au droit a israel de vivre en securite).Enfin,le retour des refugies est impossible a l etat actuel puiqu il signifierait la fin d’un etat juif dans les 25 prochaines annees.
beber t’es belge ! je vais reprendre, les chefs d’état arabe sont des corrompus oui, mais les états unis n’a plus envie de voir la culturre de la résistance dans cette région du monde et menacer ainsi ses intérêts dans la région comme il se passe en Iran après le chah d’Iran, alors elle va la disloquer en petits groupe ethniques en perpétuelle guerre entre eux. exactement comme elle a fait avec les indiens en amérique, c’est un peu la règle inverse de l’union fait la force.
moi je dis qu’elle n’a pas besoin de tuer tant de gens pour faire ça parce que les arabes et les musulmans sont déjà paralysés par le décallage horaire, sous développement pauvreté et ignorance.
moi j’aurais préféré qu’elle leur apprenne la joie de vivre , la mollesse, encourager l’homosexualité et les émissions du genre star académie tout ce qui peut détruire le rigueur et la rudesse dans un peuple et avoir la paix. c’est ainsi qu’on détruit la culture de résistance chez un peuple, pas en leur tuant leurs enfants et en violant leurs femmes. cela au contraire provoque la colère et donne de la force comme exactement ce qui se passe en irak, à ghaza et au liban. même ceux qui n’appréciaient pas hezbollah , le soutiennent maintenant.
Jo, bush n’est qu’un symbole de mentalité américaine depuis son existence, depuis le génocide des indiens. dans ce sens je te recommande de lire the shadow et l’état voyou de william Blum.
merci à celui qui traduit le discours de nasrallah parce que je le cherchais. je veux voir comment réfléchit cet homme à partir de ces mots.
hé beber pourquoi quand hezbollah manque sa cible c le massacre, je te rappelle que c les soldats israëliens qui ratent leur cible.
quand hezbollah tire, sa cible principale est les soldats et il en a tué et voilà pourquoi c une victoire, alors que les israëliens ne savent tuer que des civils et des enfants, voilà pourqui c un massacre.
n’importe qui peut tuer des enfants ou même des hommes désarmés quand il a tous les armes dont disposent les isarëlins et même avec un petit couteau économique on peut en tuer. il ne faut ni stratégie ni courage, ni compétence pour cela.
الصفحة الأولى
تحت اسم اغلاق الحساب مع حزب الله
واشنطن وتل ابيب خسرتا الحرب
وتخططان لحرب جديدة
دول عربية بدأت استعداداتها
وجهات لبنانية مشبوهة تتحرك
المنار/خاص
تؤكد (المنـار) ان ادارة الرئيس الامريكي جورج بوش اجرت في الساعات القليلة الماضية اتصالات مكثفة مع جهات اقليمية ودولية واسرائيل ايضا وشاركت فيها قيادات رفيعة المستوى من اجهزة الامن الامريكية بهدف وضع الخطط العاجلة الكفيلة بالمس بحزب الله وتصفيته في مرحلة قادمة، وقالت مصادر لـ (المنار) ان الادارة الامريكية بعثت بمسؤولين من المستويين الأمني والعسكري الى عدد من العواصم لهذا الغرض، ومن بين هذه الدول السعودية ولبنان.
وذكرت المصادر ان الولايات المتحدة ستسعى بالتعاون مع اسرائيل في المرحلة القادمة على (اغلاق الحساب) مع حزب الله، وأن ذلك سيكون في اطار العنوان العريض الذي يحمل اسم الحرب ضد الارهاب. واضافت المصادر ان واشنطن في هذه المرحلة التي تشهد انتصارات لحزب الله تعمل بكل جهودها للوصول الى وقف اطلاق النار، مع ان الامور باتت واضحة الآن وهي ان الحرب ليست في صالح اسرائيل رغم الاجهزة الاستخبارية في اكثر من عاصمة التي تعمل لصالح اسرائيل.
واشارت المصادر الى ان اسرائيل باتت مقتنعة باستحالة القضاء على حزب الله، وبالتالي، هي تدعم الخطة الامريكية الجديدة بشن حرب اخرى على حزب الله بوجوه متعددة في المرحلة القادمة، ولكنها اي اسرائيل تطلب من واشنطن الاسراع في التنفيذ حتى لا يعيد حزب الله بناء ما خسره في الحرب من بنى تحتية وعتاد.
واكدت المصادر لـ (المنار) ان الكثير من الجهات والدول في المنطقة معنية هي ايضا بالحسم النهائي في بعض المواضيع والقضايا التي تعكر السلام في منطقة الشرق الاوسط، اي المنظمات المقاومة التي تصفها تقارير المصادر بالارهابية وعلى راسها حزب الله، واضافت المصادر ان الولايات المتحدة بالتعاون مع حلفائها في المنطقة بدأت عملية تهيئة الارضية اللازمة في الساحات المتواجدة فيها هذه المجموعات.
ونقت المصادر عن مسؤول كبير في واشنطن، ان اسرائيل هي التي تحارب في لبنان،ولكن، امريكا ستواجه خسارة كبيرة، ومنها صعوبة اقناع ايران بالتراجع عن برنامجها النووي.
واكدت المصادر أن الادارة الامريكية بوزرائها وقياداتها وطواقمها متورطة مباشرة بالاستراتيجية العسكرية الاسرائيلية في جنوب لبنان، وهي تبحث عن مخرج من الهزيمة الساحقة، التي منيت بها اسرائيل والولايات المتحدة التي هددت عبر سفراء لها انها ستقوم قريبا بضرب كل الجهات التي ابدت تأييدها ودعمها لحزب الله.
ونقلت المصادر لـ (المنـار) ان مسؤولا امريكيا رفض الكشف عن اسمه قوله، ان الولايات المتحدة واسرائيل ادركتا ان هناك جمهورية جديدة غير معلنة في الشرق الاوسط هي حزب الله
SVP je voudrais la traduction au français de ce dernier discours de nasrallah.
Bravo les soldats du tsahal a pu bombardé le convoi des civils qu’ils avaient libérés après 24heures de prise en otages, et aussi ils ont pu tiré sur des civils morts pendant leurs obsèques. quel héroïsme !
les marocains en arabe disent wa 3la chouha ! c’est à dire quelle honte !
Tilila pour le disours en francais de nasrallah lis mein kampf d’un certain adolph hitler,il est traduit en francais,c’est mot pour mot le meme discours ,ca menagera tes efforts.Les malades d’extremistes qui veulent aneantir les juifs,on les connait, qu ‘ils s’appellent l’iran la syrie pour les etats ou le hamas,djihad islamique et hezbollah leur but est le meme:le combat s’ arretera quand plus aucun juif sur la planete ne vivra.Pour moi ,il n’y a pas 1000 solutions ,il est temps pour les occidentaux d’ouvrir les yeux et de choisir.Cette semaine,on a compris qu’on est tous menace y compris nous les europeens avec les atttentats manques.2 solutions s’offrent a nous a savoir rien faire et laisser certains etats voyous(et je reste poli) continuer a dire qu’ils veulent en eliminer d’autres et les laisser se donner les moyens d’arriver à leurs fins.Mais arretons de se voiler la face,parce que quand ils seront assez armes pour faire des carnages ,ils commenceront peut etre par les etats unis et israel mais apres c ‘est nous qui seront touches,leur but etant d etendre le djihad surr toutes la surface de la terre.La 2 eme solution est de mettre les mains dans la m….. tout de suite mais nos enfants n’auront pas a payer notre laxisme.En effet, d’abord en soutenant des etats de la region qui ont choisi de renoncer a cette logique comme la jordanie ,l egytpte,l’arabie saoudite et d ‘autres qui ont compris qu’il fallat accepter de vivre avec l’etat d ‘israel et qui n’accepent plus al quaeda sur leur sol.Ensuite,si les resolutons de l’onu n aboutissent pas,comme l iran actuellement,il faut etablir un boycot total à tous ces pays qui soutiennent le terrorisme et enfin si ca n’aboutit toujours pas ,il faudra opter pour une solution militaire.Si cette derniere serait envisagee,je sais qu’il y aura des vies sacrifies mais ces vies seront rien a comparer au massacre qui pourrait arriver si on ne fait rien pour les empecher d’arreter leur armement.L’Iran,une fois qu ‘ils possederal’arme atomique,ne se genera pas pour envoyer une ogive dans une capitale europeenne.
vieille carte cette histoire d’attentat contre le monde entier. il faut lutter contre cette mentalité paranoïaque.
d’ailleurs je m’attendais à ce qu’il y ait des déclarations de ce genre, attentat ou déjouement d’attentat , après le carnage au liban et après l’intervention idiote du pion américain addawahiri.
il faut changer de stratégie, parce que tout le monde sait que c’est une manière de détourner l’opinion internationale de ce qui se passe au liban et que c’est une manière de monter l’opinion publique contre les musulmans.
et même si c’était vrai, il reste toujours que
la meilleure manière de vivre en paix c’est de foutre la paix à ces gens, les laisser vivre tranquillement sur leurs terres et que chacun retournent chez soi.
jo , tu ne t’es jamais demandé pourquoi dans notre histoire il y a toujours eu des tentatives d’extermination des juifs ? pourquoi tant de haine envers nous ? justement parce qu’à chaque fois qu’on devient fort on fout la merde dans le monde.
tes propos même sont pleins de menace au monde. si les gens ne déclarent pas franchement qu’ils nous haïssent c’est parce qu’ils ont peur de nous, ils ont peur d’être accusés injustement d’antisémitisme. d’être accusés de terrorisme et de se trouver sous les crocs de cette vieille histoire d’hitler.
moi personnellement je suis contre cet état qui va nous détruire tous.
l’état juif est un état raciste et contre la liberté humaine, la religion n’a pas de patrie, la religion est un choix personnelle, toute croyance est un choix personnelle. Je suis juive , je vis où je veux tout en respectant mon compatriote.Surtout j’ai envie d’être fière d’être juive.
les juifs ne sont pas les seuls à avoir souffert dans l’histoire; il y a aussi les noirs, les chrétiens sous le règne d’hérode, les musulmans actuellement.
nous n’avons que 70 ans à vivre sur terre pourquoi tant de peine pour un petit bled de 27 000 km2 et encore faut il exterminer les autochtones pour avoir la totalité de la superficie.
je ne comprends pas les juifs français, américains ou même arabes qui quittent leur bien être dans leur pays natal, pour aller se disputer des cm2 avec les palestiniens.
pourquoi les chrétiens n’émigrent pas là bas sous prétexte que c’est le berceau et le tombeau du christ ?
pourquoi les musulmans ne vont pas tous se réunir à la Mecque sous prétexte que c’est le point de départ de leur religion ?
pourquoi il n’y a que nous qui voulons un état pour notre religion ?
pourquoi le nombre des chrétiens, des musulmans et même des boudhistes ne fait qu’augmenter et le nôtre ne fait que diminuer ?
parce que tout simplement nous sommes racistes et c’est une fiérté pour nous de l’être. la vanité nous aveugle et va nous détruire tous ensemble.
nous somme le peuple élu et pas n’importe qui peut être juif. n’importe quoi ces histoires de religion. la graine de la haine et des guerres.
allez en enfer ! vous ne comprendrez jamais.
Bonsoir Tilala, Beber, Oulala… et tous les autres.
Je viens de passer un bon moment à lire votre débat. Ce qu’il en ressort est tout à fait frappant. D’un côté comme de l’autre, vous ne parvenez pas à comprendre les contextes dans lesquels vous vous trouvez. Je pense que vous devez vous concentrer sur la compréhension du raisonnement de l’autre. Il faut se mettre à la place d’un juif français ou israelien, d’un musulman libanais ou palestinien. Peut-être alors réussirez vous à faire avancer le débat. Sans cette concession, et cet effort d’ouverture d’esprit, le débat ne finira jamais.
Je n’ai pas le temps pour ça…
Un musulman parmis des hommes.
Je lis avec effarement votre prise de position avec ce titre ronfleur ; Israël doit gagner" que vous avez semble-t-il repris de la vidéo de Denis Jeambar de l’Express mis en ligne vers le 20 juillet 2006.
Vous semblez réellement à cours d’argument sérieux pour affirmer avec véhémence votre message qui ne sera considéré que comme un parti pris à l’endroit du véritable agresseur et terroriste qu’est Israël.
En effet, Israël exige l’application de la résolution 1559 qui prévoit le désarmement du Hezbollah. Ce que, en revanche, Israël et ses amis, américains en particulier, se gardent bien de rappeler c’est la désinvolture de l’Etat hébreu à l’égard des résolutions de l’ONU : bafouée, par exemple, la résolution 242 de l’ONU (1967) demandant le retrait des territoires occupés par la force, bafoué, l’article 49 de la quatrième convention de Genève (1949) interdisant « à tout Etat de transférer sa population sur les territoires qu’il occupe militairement » ; bafouée, la résolution 478 du Conseil de sécurité (1980) qui déclare nulle et non avenue la loi israélienne décrétant Jérusalem « capitale éternelle, une et indivisible » de l’Etat hébreu ; ignoré, l’avis consultatif de la Cour internationale de justice déclarant « illégale » la construction du mur de séparation en Cisjordanie (2004). Sans oublier les innombrables résolutions du conseil de sécurité qui n’ont pu être adoptées du fait du veto américain. On en est à 203 résolutions refusées par Israël. Plus la dernière n° 1701.
Israël a le droit d’arrêter qui il veut, même des députés, des ministres… légalement élus par tout un peuple, d’emprisonner qui il veut (même des femmes, des enfants, des vieux…), d’aller même sur le territoire libanais souverain enlever des gens de leurs lits… et personne ne leur demande ni explications, ni de fournir des preuves ni …ni…. alors que quand des Libanais (les hommes de Hezbollah et autres Libanais) enlèvent des soldats israéliens d’un char israélien, illégalement et agressivement incrusté dans leur pays, cela s’appelle du terrorisme et ses auteurs des terroristes, des criminels…. !
Toutes les actions d’Israël, depuis sa "fabrication" à ce jour, visent le même objectif : massacrer, brûler, détruire tout, absolument tout ce qui contrarie son projet. Et tous ceux qui s’opposent ou dénoncent les horreurs sionistes que même la barbarie nazie n’a pas atteintes, sont immédiatement taxés d’antisémites, anti-juifs. Même les juifs anti-sionistes qui dénoncent la barbarie des juifs sionistes sont taxés d’antisémites ; le comble.
Soyez sérieux, ne parlez pas de chose qui vous dépassent et qui démontrent la déviance de votre coeur vers un agresseur que vous voulez à tout prix faire passer pour une victime.
Le capitaine de réserve Amir Paster (32ans), un officier d¹infanterie et un
étudiant à l¹université de Tel Aviv, a été condamné à 28 jours de réclusion
militaire pour avoir refusé de prendre part à la campagne actuelle contre le
Liban.
A son procès, le Capitaine Paster a déclaré que « prendre part à cette guerre
était contraire aux valeurs dans lesquelles il a été élevé. »
Parlant au nom du groupe de soutien des refuzniks le Yesh Gvul, le porte-parole
du mouvement Ishai Menuchin a signalé des contacts avec une douzaine
d¹officiers de réserve et de soldats qui ont reçu des rappels d¹urgence et
envisagent de refuser de prendre part à l¹opération libanaise.
Vous pouvez envoyer des lettres de soutien à Amir Paster :
Captain Amir Paster
Military Prison No. 6
Afin que le diable ne se cache pasAfin que le démon ne se cache pas, une fois de
plus dans les détails
En 1967, à la fin de la guerre des "Six jours", menée par Israël contre
l’Egypte, la Syrie et la Jordanie, Lord Caradon, représentant de sa Gracieuse
majesté, a rédigé une résolution qui prit le numéro 242. Dans une des clauses de
cette résolution, il fut dit qu’Israël doit "se retirer des territoires arabes
occupés" (en anglais : occupied territories).
Cependant, à la suite du vote de cette résolution, encore inappliquée jusqu’à
nos jours, des discussions se déroulèrent, tant sur le plan de la forme que sur
le plan de l’esprit de la langue. Le gouvernement israélien d’alors, et ceux qui
l’ont suivi, ont refusé d’appliquer la résolution sous prétexte que la phrase
anglaise ne contenait pas de déterminant (the), ce qui veut dire qu’il leur est
demandé tout simplement de se retirer " territoires arabes", non de tous, ce à
quoi ils se sont consignés. Et, ainsi, Al-Qods leur revient de droit (ainsi que
le Golan et les fermes de Chebaa).
Nous citons cet exemple, parce que nous avons peur des détails et des
sous-entendus que contient la nouvelle résolution (1701) du Conseil de sécurité
concernant le Liban, rédigée par John Bolton, ambassadeur des Etats-Unis en
coopération avec la diplomatie française et à laquelle furent introduits
plusieurs amendements jusqu’aux dernières secondes avant le vote. En effet, Ehud
Olmert, Premier ministre israélien, a déclaré sa satisfaction concernant les
amendements, parce qu’ils "ont pris en considération quelques-uns unes des
revendications israéliennes", dont un délai de 72 heures (jusqu’à lundi) avant
de mettre en application "un cessez-le-feu" immédiat, ce qui leur a permis
d’avoir plus de temps pour continuer leur agression terrestre et commettre
d’autres crimes, tant au Sud que dans la Békaa ou le Nord.
Ajoutons à ce retard quelques détails lus dans la déclaration finale faite par
Condoleeza Rice, peu après le vote, dont :
1. "le Hezbollah est maintenant sur la sellette ; il doit choisir ou la
paix ou bien la guerre" . En d’autres termes : Israël n’est point responsable de
toute la destruction faite et de tous les crimes commis ; il ne sera pas, non
plus, responsable de toute escalade à l’avenir.
2. Le premier cessez-le-feu sera suivi d’un second qui se fera sur la base
des pourparlers directs entre Israël et le Liban, compte non tenu du sort des
fermes de Chebaa ou de celui des détenus libanais dans les prisons israéliennes.
3. Un appel (ferme) est lancé à la Syrie et à l’Iran (mais non à Israël) de
respecter la souveraineté du gouvernement libanais (non des territoires
libanais) et la volonté de la société internationale.
Et, si nous étudions tous ces détails à la lumière du premier paragraphe de la
résolution 1701, qui appelle clairement à "un arrêt immédiat de toutes les
opérations offensives de la part d’Israël", nous sommes sûrs qu’Israël va
recourir (sans avoir à violer la résolution nouvelle) à des opérations dites
"défensives", chaque fois que cela lui est nécessaire, avec la bénédiction
unanime des Etats permanents au Conseil de sécurité et l’approbation des autres
!
Il faut dire que tous les paragraphes à caractère exécutif et toutes les clauses
préliminaires penchent du côté d’Israël et rendent le Hezbollah seul responsable
de tous les malheurs du Liban et de la région. Ainsi, la prise des deux soldats
est considérée comme "une attaque" contre Israël ; et c’est cette attaque même
qui "a abouti à des centaines de tués et de blessés chez les deux parties et
causé de grands dommages dans l’infrastructure civile ainsi que le déplacement
forcé de centaines de milliers de personnes".
Que peut vouloir dire cette phrase, en clair ?
Elle dit que le gouvernement israélien peut, à la lumière du dixième paragraphe
préliminaire, demander réparation, y compris le prix des tanks et, même, des
bombes à fragmentation qu’il a jetées sur nos villes et nos villages et avec
lesquelles il a tué nos enfants.
Nous disons cela parce que nous avons déjà pâti d’une telle situation.
N’avons-nous pas, en 1983, payé aux troupes des Etats-Unis, venus dans le cadre
de la "multinationale", le prix, non seulement des fortifications érigées autour
de leurs bases, mais aussi des bombes que le porte-avions "New Jersey" avait
lancées contre les villes et villages du Mont Liban ?
Et si nous nous sommes arrêtés devant tous ces détails, c’est pour dire que la
"société internationale" et ses "nouveaux dirigeants" continuent assidûment leur
ouvre destructrice dans notre région sous prétexte de nous apporter la
démocratie et la paix. Ils oublient, toutefois, qu’une paix basée sur
l’injustice ne peut pas durer.
Voilà pourquoi, et revenant à la résolution 1701, nous ne pouvons que dénoncer
l’insistance (lourde) sur la nécessité pour le Liban d’appliquer rapidement le
contenu des résolutions 1559 et 1680 (datant des années 2004 et 2005) au
détriment de la résolution 242 qui stipule, depuis presque 40 ans, le retrait
d’Israël des territoires arabes occupés, dont les fermes de Chebaa sur
lesquelles le Conseil de sécurité nous dit qu’il "a pris note des propositions
[du gouvernement libanais] contenues dans les sept points". Et voilà pourquoi,
il faut demander des explications et des clarifications sur tous les détails et
tous les points ; parce que, depuis 1948, toutes les résolutions prises furent
vidées de leur contenu quand le moment de l’exécution était arrivé.
Il est vrai que la "nouvelle" résolution, amendée quelque peu par la diplomatie
française, stipule qu’Israël doit nous livrer la carte des mines laissées dans
notre pays et qui ont causé, jusqu’à nos jours, des centaines de morts et de
blessures graves (parmi les enfants notamment). Il est vrai aussi que le mandat
des forces internationales fut placé sous le contenu du chapitre six, ce qui
exclut, en principe, l’emploi de la force. Cependant, le nombre de ces forces,
leur armement et la possibilité d’élargir leurs prérogatives à tout le Liban en
font, non une force de paix mais de guerre ; surtout que rien n’est dit
concernant les agressions israéliennes, à part l’interdiction par ces forces de
la violation de nos airs par les avions israéliens. Ce qui peut laisser à penser
que si Israël voulait réutiliser notre eau pour son agriculture, elle peut le
faire.
La résolution 1701 a donné, comme nous le pensions, aux agresseurs et aux
criminels contre l’humanité. Elle leur a aussi accordé par la voie diplomatique
ce qu’ils ne rêvaient plus d’avoir par la guerre.
Cependant, cette victoire "à la Pyrrhus" ne saura sauver les alliés de Georges
Bush à Tel Aviv ; comme elle n’aura pas pour conséquence d’aboutir aux
dissensions dont ils rêvent de pouvoir créer parmi les Libanais.
Nous voudrons les rassurer : la guerre civile n’aura pas lieu.
Marie NASSIF-DEBS
Beyrouth, le 12 août 2006
marie, je suis contente qu’il y ait des gens qui savent transmettre leur message aussi bien que vous et qui savent également défendre leur cause comme vous le faîtes, mais ce dont je suis sûre c’est que des gens comme jounboulat qui aurait préféré être éboueur aux états unis plutôt que minsitre au liban et pour lequel Israël n’est pas un ennemi se battront pour que cette guerre civile ait lieu.
moi je pense que les libanais, je parle du peuple , des différents courants et confessions, doivent parler entre eux loin des politiciens qui profitent des guerres pour s’enrichir. les libanais doivent manifester leur colère envers eux. ils ne doivent plus se laisser manipuler par des corrompus qui travaillent pour l’ennemi. vous avez un très beau pays et vous devez le protéger par tous les moyens. également vos télévisions sont dangereuses, surtout LBC et Futur, quoique je ne lise pas l’arabe mais je comprends ce qu’ils disent. selon moi il y a beaucoup de provocation dans leur propos. par contre quand je zape sur Ntv OU AL MANAR c’est différent, ils essayent au contraire de raccomoder les parties de ce peuple.
bon courage à tous les victimes de guerre et de l’injustice de l’esclave esclavagiste.
Tilila en France al manar n’a plus le droit d’emettre depuis 2 ans.Pourquoi? simplement parce que mis a part que c’est une chaine d’un mouvement terroriste,certains de ses programmes mettent le protocole des sages de sion en dessins animes pendant la fete du ramadan.Alors si pour toi,al manar est une chaine"geniale",une chaine qui appelle deja au meurtre des juifs chez les enfants libanais, et les islamistes du maroc sont"des gentils islamistes",j’ai tres bien cerné ton point de vue sur le monde.Pourquoi n’affirme tu pas explicitement que la destruction de l ‘etat d’israel serait une bonne chose pour toi ?
Sur l’éducation au racisme et le meurtre d’enfants
par Nourit Peled-Elhanan
Nourit Peled-Elhanan est une militante pacifiste israélienne de longue date, co-lauréate en 2001 avec Izzat Ghazzawi du prix Sakharov, un prix de la paix décerné par le Parlement européen. Elle est membre du Cercle des Parents – parents endeuillés israéliens et palestiniens pour la paix. Elle est la fille de Gal Peled, conseiller de Rabbin à Oslo. En 1994, sa fille est morte suite à un attentat contre un bus à Jérusalem. (Texte traduit de l’hébreu par Michel Ghys)
Je voudrais dédier ces mots à la mémoire des enfants palestiniens assassinés jour après jour, de sang froid, non pas à la suite d’une erreur humaine ni à cause d’un raté de la technologie – comme on nous l’explique dans les médias – mais conformément aux procédures. Ces enfants dont jamais personne n’est jugé coupable de l’assassinat méthodique, routinier.
Je voudrais dédier ces mots aux mères de ces enfants assassinés, elles qui continuent à mettre au monde des enfants et à fonder des familles, elles qui se dépêchent de préparer des sandwiches en voyant les bulldozers approcher pour détruire leurs maisons, elles qui accompagnent chaque jour leurs enfants jusqu’à l’école sur des kilomètres de destruction et de saletés, devant les fusils brandis par des soldats apathiques, elles qui savent que ces soldats, assassins de leurs enfants, ne seront jamais amenés à comparaître devant un tribunal et que même s’ils devaient l’être, ils ne seraient jamais jugés coupables, parce que le meurtre d’enfants palestiniens n’est pas un crime dans l’Etat d’Israël, juif et démocratique.
Enfin je voudrais dédier ces mots à la mémoire de l’écrivain et poète, le professeur Izzat Ghazzawi, avec qui j’ai eu l’honneur de partager le Prix Sakharov pour les Droits de l’Homme et la liberté de pensée. Quelques mois avant de mourir d’humiliation, il m’écrivait à propos des soldats qui faisaient irruption chez lui la nuit, brisant meubles et fenêtres, souillant tout, terrorisant les enfants, « il me semble qu’ils cherchent à faire taire ma voix ». Izzat Ghazzawi m’a demandé de m’adresser au Ministère des Affaires étrangères pour demander qu’ils corrigent l’erreur. Mais son coeur savait la vérité et a cessé de battre peu de temps après.
Cette cruauté qui ne s’exprime pas en mots, cette façon organisée, réfléchie, de maltraiter les gens, que les meilleurs cerveaux juifs sont aujourd’hui engagés à planifier et à perfectionner, tout cela n’est pas né de rien. C’est le fruit d’une éducation fondamentale, intensive, générale.
Les enfants d’Israël sont éduqués dans un discours raciste sans compromis. Un discours raciste qui ne s’arrête pas aux check-points mais gouverne tous les rapports humains dans ce pays.
Les enfants d’Israël sont éduqués de manière à considérer le mal que, dès après la fin de leurs études, ils auront à faire passer du virtuel au concret, comme quelque chose d’imposé par la réalité dans laquelle ils sont appelés à fonctionner.
Les enfants d’Israël sont éduqués de manière à considérer les résolutions internationales, les lois et les commandements humains et divins, comme autant de paroles vides qui ne s’appliquent pas à nous. Les enfants d’Israël ne savent pas qu’il y a une occupation. On leur parle de « peuplement ». Sur les cartes de population des manuels de géographie, les Territoires occupés sont représentés comme faisant partie d’Israël ou sont laissés en blanc et indiqués comme « zones dépourvues de données », autrement dit comme des zones inhabitées.
Aucun livre de géographie dans l’Etat d’Israël n’offre de carte des frontières de l’Etat, car les enfants d’Israël apprennent que la véritable entité géographique à nous appartenir, c’est l’entité mythique appelée Terre d’Israël et que l’Etat d’Israël en est une petite partie temporaire.
Les enfants d’Israël apprennent qu’il y a dans leur pays des Juifs et des Non-Juifs : un secteur juif et un secteur non-juif, une agriculture juive et une agriculture non-juive, des villes juives et des villes non-juives. Qui sont ces Non-Juifs-là, que font ils ? De quoi ont-ils l’air ? Est-ce important ?
Quand ils ne sont pas appelés non-juifs, tous ces autres qui sont présents dans le pays sont appelés d’une manière globale : « Arabes ». Par exemple, dans le livre « Israël, l’homme et l’espace » (éd. Centre pour la Technologie de l’Education, 2002), on peut lire :
Page 12 : « La population arabe [...] A l’intérieur de ce groupe de population, il y a des croyants de différentes religions et des groupes ethniques différents : Musulmans, Chrétiens, Druzes, Bédouins et Tcherkesses, mais comme la majorité d’entre eux sont des Arabes, dorénavant, tout au long de cet ouvrage, nous donnerons à ce groupe le nom d’Arabes ou de population arabe. »
Dans le même livre, les Palestiniens sont appelés « travailleurs étrangers » et leurs honteuses conditions de subsistance sont, dit le livre, « caractéristiques de pays développés ».
Les Palestiniens, qu’ils soient citoyens de l’Etat ou qu’ils vivent dans les Territoires occupés, ne sont présentés dans aucun ouvrage scolaire comme des gens modernes, citadins, occupés à des travaux productifs ou prestigieux ou à des activités ethniques positives. Ils n’ont pas de visage. Ils sont représentés par le biais d’images stéréotypées : les Arabes citoyens d’Israël, à qui l’on donne l’appellation rabaissante d’ « Arabes d’Israël », sont représentés soit par des caricatures racistes de l’Arabe version Mille et une nuits, portant moustache et keffieh, chaussures pointues de clown et avec un chameau se traînant à sa suite (Géographie de la terre d’Israël, 2002), soit par la photo raciste typique de la représentation du tiers-monde en occident – le paysan d’avant la technologie, marchant derrière une charrue primitive tirée par une paire de boeufs ( Les gens et l’espace, 1998). Les Palestiniens qui habitent dans les Territoires sont représentés par des photos de terroristes cagoulés (Le vingtième siècle / Temps modernes II), ou de troupes de réfugiés allant nu-pieds de nulle part vers nulle part, avec des valises sur la tête ( Voyage vers le passé, 2001). Les qualificatifs que reçoivent ces stéréotypes dans les manuels scolaires sont « cauchemar démographique », « menace sécuritaire », « fardeau pour le développement » ou « problème qui doit trouver sa solution ».
Bien que les zones palestiniennes ne soient pas indiquées sur les cartes, l’Autorité Palestinienne est un ennemi. Par exemple, dans le livre « Géographie de la terre d’Israël », de 2002, on trouve un sous-chapitre intitulé « L’Autorité Palestinienne vole de l’eau à Israël, à Ramallah ».
Mais par-dessus tout, le racisme trouve à s’exprimer dans des livres réputés non racistes et ignorant peut-être le discours raciste qu’ils véhiculent. Des ouvrages qualifiés par des chercheurs de « progressistes, hardis, politiquement corrects », des ouvrages tournés vers la « vérité historique » et la paix. Par exemple :
Le vingtième siècle, d’Elie Barnavi, page 244 :
« Chapitre 32 : les Palestiniens, de réfugiés à une nation.
Ce chapitre examine le développement du problème palestinien [...] et les attitudes, dans le public israélien, à l’égard de ce problème et de la nature de sa solution. »
Si on me disait que ce titre vient d’ailleurs, qu’il a un peu plus de soixante ans et qu’au lieu du problème palestinien, il y est question du « problème juif », je ne serais pas surprise.
Comment s’est créé ce problème ?
Temps moderne II, d’Elie Barnavi et Eyal Naveh, explique :
Page 238 : « [...] C’est dans la pauvreté, dans le désoeuvrement et dans la frustration, qui étaient le lot des réfugiés dans leurs misérables camps, qu’a mûri "le problème palestinien". »
Qu’amène ce problème ?
Page 239 : « [...] Le problème palestinien empoisonne, depuis une génération et plus, les relations d’Israël avec le monde arabe et avec la communauté internationale. »
Pour cet ouvrage, l’identité des Palestiniens est fondée sur « le rêve du retour en terre d’Israël » et non pas en Palestine (page 238 : « Les Palestiniens… ont fondé leur identité sur le rêve du retour en terre d’Israël » ).
Comment le nationalisme palestinien s’est-il créé ?
Temps modernes II : « Au fil des ans, l’aliénation et la haine, la propagande et les espoirs de retour et de vengeance ont fait des réfugiés une nation [...] »
Le livre explique aussi que la présence des Palestiniens parmi nous est susceptible de « transformer le rêve sioniste en cauchemar version Afrique du Sud » (Le vingtième siècle, page 249). Ces propos ont été écrits après la victoire de Nelson Mandela, mais le livre identifie encore les Juifs de l’Etat d’Israël avec les Blancs d’Afrique du Sud pour qui la population indigène est un cauchemar.
L’assassinat de Palestiniens par des Israéliens a toujours des répercussions positives, selon ces ouvrages pédagogiques :
Temps modernes, Elie Barnavi et Eyal Naveh.
Page 228 : « Le massacre de Deir Yassin n’a en fait pas inauguré la fuite massive des Arabes du pays qui avait débuté avant ça, mais l’annonce du massacre l’a fortement accélérée. »
« Inauguré » est un mot festif. Et tout de suite après, à la page 230 :
« La fuite des Arabes a résolu, au moins partiellement, un terrifiant problème démographique, et même quelqu’un de modéré comme Haïm Weizman a parlé à ce propos de ’miracle’. »
C’est ainsi que les enfants d’Israël apprennent que c’est un pays sans Arabes – la réalisation de l’idéal sioniste. Ils apprennent que tuer des Palestiniens, détruire leurs terres, assassiner leurs enfants n’est pas un crime, au contraire : le monde éclairé tout entier a peur du ventre musulman et tout parti au pouvoir qui veut gagner des élections et faire la démonstration de son engagement dans le sionisme, ou la démocratie, ou le progrès, fait, à la veille des élections, la surprise d’une opération ostentatoire de meurtre de Palestiniens.
Et cela en dépit du fait que les écoles juives dans l’Etat d’Israël sont pleines de slogans disant « d’aimer l’autre et d’accepter celui qui est différent ». Apparemment, l’autre, celui qui est différent, ce ne sont pas les gens de l’endroit où nous vivons.
Les enfants d’Israël en savent davantage sur l’Europe – patrie de fantaisie et idéal des dirigeants du pays – que sur le Proche-Orient où ils vivent et qui est le foyer d’origine de plus de la moitié de la population israélienne. Les enfants juifs, dans l’Etat d’Israël, sont éduqués dans des valeurs humaines dont ils ne voient la concrétisation nulle part autour d’eux. Au contraire.
Partout ils assistent à la violation de ces valeurs. Une étudiante qui se définissait elle-même comme « une habitante de Tel Aviv, favorisée, appartenant à la classe moyenne », témoignait ainsi de cette confusion lorsqu’elle s’étonnait de ce que « des soldats de mon peuple, qui me protègent et veulent ma sécurité » maltraitent, sans sourciller, un père palestinien et son fils (Haaretz, 13.03.2006).
Dans ce contexte, l’expression « des soldats de mon peuple, qui me protègent et veulent ma sécurité » est ce qui exprime plus que tout l’idéologie des racistes : maltraiter l’autre est interprété comme défense de ceux de notre camp. Cette violence faite à l’autre est ce qui nous définit et crée une solidarité : nous les maltraitons, signe que nous sommes un peuple uni, consensuel, et tous responsables les uns des autres.
Qui sont ces gens qu’elle dit « de mon peuple » ? Le mot « peuple », tout comme le mot « nous », est un des mots les plus chargés qui soient. C’est un mot qu’on présente comme s’il ne laissait pas le choix, comme un coup du sort, une oeuvre de la nature. La mort nous a obligé, ma famille et moi, à scruter ce mot en profondeur. Quand, il y a quelques années, une journaliste m’a demandé comment je pouvais recevoir des paroles de consolation venant de l’autre côté, je lui ai immédiatement répondu que je n’étais pas prête à recevoir de paroles de consolation venant de l’autre côté ; la preuve : lorsqu’Ehoud Olmert, le maire de Jérusalem, est venu exprimer ses condoléances, je suis sortie de la pièce et j’ai refusé de lui serrer la main ou de lui parler. Pour moi, l’autre côté, c’est lui et ses semblables.
Et cela parce que mon « nous » à moi ne se définit pas en termes nationalistes ou racistes. Mon « nous » à moi se compose de tous ceux qui sont prêts à lutter pour préserver la vie et pour sauver des enfants de la mort. Des mères et des pères qui ne voient pas une consolation dans le meurtre des enfants des autres.
Il est vrai que là où nous sommes, ce camp compte davantage de Palestiniens que de Juifs, parce que ce sont eux qui tentent à tout prix – et avec une force qui ne m’est pas familière mais que je ne peux qu’admirer – de continuer à mener une existence dans les conditions infernales que le régime de l’occupation et la démocratie juive leur imposent. Néanmoins, pour nous aussi, victimes juives de l’occupation, qui cherchons à nous dégager de la culture de la force et de la destruction dans la guerre de civilisations qui se mène en ces lieux, pour nous aussi il y a place ici.
Mon fils Elik est membre d’un nouveau mouvement qui a fleuri sous le nom de « Combattants pour la paix » et dont les membres sont des Israéliens et des Palestiniens qui ont été des soldats combattants et qui ont décidé de fonder un mouvement de résistance non violente à l’occupation. Ma famille est membre du Forum des familles endeuillées, israéliennes et palestiniennes, en faveur de la paix. Mon fils Guy fait du théâtre avec des amis israéliens et palestiniens qui se voient comme des gens vivant au même endroit et cherchent à se libérer d’une existence toute tracée, de malfaisance et de racisme qui n’est pas la leur. Et mon plus jeune fils Yigal fait chaque année un camp d’été de la paix où des enfants juifs et des enfants palestiniens s’amusent ensemble et créent des liens solides qui se maintiennent l’année durant. Ce sont ces enfants-là, son « nous » à lui.
Et cela parce que nous sommes une partie de la population vivant en ce lieu et parce que nous croyons que cette terre appartient à ses habitants et pas à des gens qui vivent en Europe ou en Amérique. Nous croyons qu’il est impossible de vivre en paix sans vivre dans les lieux mêmes, avec ses habitants. Qu’une fraternité réelle ne s’établit pas sur des critères nationalistes et racistes mais sur une vie commune en un lieu déterminé, dans un paysage déterminé, et sur des défis relevés en commun. Que celui qui ne franchit pas les frontières de la race et de la religion et qui ne s’intègre pas parmi les gens du pays où il est né n’est pas un homme de paix. Malheureusement, il y en a beaucoup ici qui se disent gens de paix mais qui, voyant des compatriotes emprisonnés dans des ghettos et des enclos dont tout le but est d’affamer jusqu’à la mort, ne protestent pas et envoient même leurs fils servir dans l’armée d’occupation, jouer les sentinelles sur les murs du ghetto et à ses portes.
Je ne suis pas une femme politique mais il est clair pour moi que les politiciens d’aujourd’hui sont les étudiants d’hier et que les politiciens de demain, ce sont les étudiants d’aujourd’hui. C’est pourquoi il me semble que celui qui fait de la paix et de l’égalité sa devise doit s’intéresser à l’éducation, l’explorer, la critiquer, protester contre la propagation du racisme dans le discours pédagogique et dans le discours social, proposer des lois ou réactiver des lois contre un enseignement raciste et instaurer des cadres alternatifs où s’offre à s’enseigner une connaissance de l’autre réelle, profonde, barrant toute possibilité de s’entretuer. Un tel enseignement devrait mettre sous les yeux les images des petites filles, étendues avec leur solennel uniforme d’école, dans la crasse, le sang et la poussière, leur petit corps criblé de balles tirées selon les procédures, et poser, jour après jour, heure après heure, la question posée par Anna Akhmatova qui, elle aussi, avait perdu son fils dans un régime meurtrier :
« Pourquoi ce sillon de sang déchire-t-il la fleur de ta joue ? »
Nourit Peled-Elhanan, Jérusalem, 2006
STAN
Voici un site intéressant sur l’apprentissage du dessin aux enfants d’Israel :
http://www.agoravox.fr/article.p...
« Si nous nous révélons incapables de parvenir à une cohabitation et à des accords honnêtes avec les arabes, alors nous n’aurons strictement rien appris pendant nos deux mille années de souffrances et mériterons tout ce qui nous arrivera. » (Albert Einstein, lettre à Weismann, le 25 novembre 1929)
Je viens d’atterir sur ce blog.Quelque chose me choque et n’interpelle personne.Ceux qui soutiennent ou trouvent une excuse au hezbollah peuvent t’ils m’expluquer pourquoi seuls al quaeda ,l’iran,la syrie,le hamas,le djihad islamique et bien d’autres mouvements tres "recommandables" sont seuls au rang de soutien de ce mouvement? Pourquoi tous les pays démocratiques souhaitent qu’il soit desarmé? Personnellement, je n’ai pas plus d’affinité particulière pour l’Etat d’israel que pour un autre Etat mais la il faut bien reconnaitre qu’en tant que combattant de toujours pour la démocratie mon soutien a israel dans ce conflit est tout légitime.
Le discours fondamentaliste est passé du côté occidental
Infatiguable militant pour une paix négociée avec les Palestiniens depuis 1967,
l’écrivain israélien de gauche Michel Warschawki est persuadé que l’intervention
militaire au Liban était préparée de longue date. Interrogé par téléphone à
Jérusalem, le fondateur du Centre d’information alternative (AIC)1 analyse la
stratégie politico-militaire israélienne au Liban.
Le Courrier: De nombreux commentateurs justifient l’attaque israélienne au Liban par le droit d’Israël à se défendre. Qu’en pensez-vous?
Michel Warschawski: Cet argument donne l’impression que le conflit avait commencé avec l’enlèvement il y a un mois de deux soldats israéliens par le Hezbollah. C’est un peu court. Israël est en guerre contre la Palestine, menace la Syrie. Quant au Liban, sa souveraineté n’a jamais été vraiment reconnue par Israël. L’aviation israélienne survole fréquemment son territoire, des commandos israéliens y procèdent à des expéditions punitives et sa flotte enlève des Libanais en mer. Israël détient aussi trois prisonniers de guerre libanais. Le cheikh Hassan Nasrallah (le chef du Hezbollah, ndlr)avait prévenu à plusieurs reprises qu’il entendait capturer des soldats israéliens pour avoir une monnaie d’échange afin d’obtenir la libération des prisonniers libanais. Israël occupe également le territoire des fermes de Chebba sur les hauteurs du Golan, revendiqué par le Liban.
La prise d’otages des soldats israéliens par le Hezbollah ne fait-elle pas partie d’une stratégie plus vaste de l’Iran etde la Syrie?
Je ne crois pas. Il s’agissait d’un des nombreux accrochages à la frontière. Et
je ne vois pas quel intérêt auraient l’Iran et la Syrie à prendre l’initiative,
sachant qu’ils sont dans le collimateur des Américains.
Justement, peut-être pour dévierl’attention des Américains sur le Liban?
Cette stratégie serait extrêmement risquée, car elle ouvrirait la voie à une
extension du conflit, que ne désirent ni l’Iran ni la Syrie. Cette dernière veut
au contraire relancer des négociations avec Israël, notamment sur la question du
Golan, ce que le gouvernement israélien refuse.
Le Hezbollah est-il indépendant ousous la coupe de l’Iran?
Ni l’un ni l’autre. Un peu à l’image des Etats-Unis et d’Israël. Le soutien
politique et militaire de leur allié leur est indispensable. Le Hezbollah n’est
pas une marionnette de l’Iran, il dispose d’une large autonomie. Mais il
n’aurait pas enlevé les soldats israéliens s’il y avait eu un feu rouge iranien.
Je suggère de lire les déclarations du cheikh Nasrallah. Il parle très
clairement, avec une grande cohérence, et ne cache pas son jeu. On a
l’impression aujourd’hui que le discours fondamentaliste est passé dans le camps
occidental, à écouter George W. Bush et Ehoud Olmert, et que les islamistes sont
devenus les plus rationnels. Nasrallah est confronté à des objectifs politiques
et non «civilisationnels», alors que Tel Aviv et Washington se gargarisent de
«clash des civilisations».
Quelle est la stratégie du gouvernement israélien au Liban?
Je pense qu’une offensive se préparait depuis longtemps, coordonnée avec les
Etats-Unis. Ceci dans le but d’ouvrir un deuxième front dans ce qu’ils appellent
la «lutte contre le terrorisme», voire «les peuples terroristes». Mais cette
offensive est disproportionnée. Il y a une brutalité irrationnelle (plus de
mille morts au Liban, dont une majorité de civils ndlr). C’est une sorte
d’ivresse de la puissance. On ne peut accepter que «ces petits», le Hamas, le
Hezbollah, ou le Liban, osent nous narguer.
L’armée israélienne vise-t-elledélibérément des civils?
Non, mais il y a eu un changement dans la manière dont on perçoit les victimes
civiles. Au temps de la guerre du Liban, il y a vingt-cinq ans, Israël
considérait qu’occasionner des pertes civiles signifiait un échec de
l’opération. Cela n’est plus le cas aujourd’hui. On bombarde un site ou une
ville sachant délibérément qu’il y aura de nombreux morts civils. Washington
considère que la quatrième Convention de Genève n’est plus applicable.
Que cherche Israël en détruisantles principales infrastructures du Liban?
Là, on rentre dans l’aveuglement. L’idée d’Israël, vieille comme le
colonialisme, c’est de faire en sorte que les Libanais n’aiment pas le
Hezbollah, qu’ils le blâment pour les malheurs arrivés au pays. Or, l’histoire
démontre à 100% que c’est toujours l’inverse qui résulte de ce type de
stratégie. En menant une guerre contre la population et les symboles du Liban,
Israël fait passer le message contraire à celui qu’il voulait. La population
sympathise davantage avec le Hezbollah. Pour la première fois, on retrouve de
l’estime pour le Hezbollah même dans les quartiers chrétiens au Liban. La
logique israélienne est militaire, pas politique: «On frappe, on frappe, ils
apprendront».
La résolution américaine et française au Conseil de sécurité pourrait-elle rétablir la paix?
Elle s’est beaucoup améliorée. Au début, il s’agissait d’une résolution
américaine, à laquelle s’était ralliée la France, visant à démanteler le
Hezbollah en envoyant une force d’intervention internationale. Un projet qui
aurait inévitablement déclenché une guerre de guérilla au Liban, menée par de
nombreux groupes, ce qui aurait conduit au chaos. Aujourd’hui, on parle plutôt
de force d’interposition entre les parties en conflit. Et une bonne partie de la
classe politique – contrairement aux Américains et aux Israéliens – considère le
Hezbollah comme un parti au pouvoir, avec qui on peut négocier. Non pas comme
une organisation terroriste, mais comme un mouvement de masse soutenu par une
grande partie de la population. Le Hezbollah est prêt à envisager un accord
sur les fermes de Chebba et les prisonniers politiques, et il le respectera.
Son démantèlement éventuel ne pourra intervenir qu’après, à la suite d’un
processus de dialogue interne au Liban sur le désarmement des milices des
différents partis.
Ref : http://www.alternativenews.org
Samedi 12 Août 2006
A Monsieur Paul.
Al quaeda est une marque créée par les USA et qui n’existe que grâce aux médias.
L’iran est un pays souvearain qui a toujours été embêté par les cowboys parce qu’il a du pétrole qu’il veut pas brader et il a tout a fait le droit d’avoir sa bombe atomique, comme israel.
La syrie est aussi un pays souverain dont une parti du térritoire est annexée par israel malgré la résolution 242 de l’onu.
le hamas est un parti élu démocratiquement et le djihad islamique est un mouvement de résistance contre l’occupant comme l’est la hizbollah libanais.
Depuis le début du massacre isrelien du Liban le hizbollah reçoit la sympathie du monde arabe, du monde musulman, de la russie, de la chine, d’amérique latine ( chavez ), d’afrique et du monde entier.
Mais comme, le monde recommandable se résume pour vous aux cowboys, aux ex colons qui n’ont plus rien a manger ( france, angleterre) et à l’allemagne ( ex nazi ), je vous rappelle que sans les erreurs de leurs ancêtres,
les juifs et les arabes seraient les meilleurs amis du monde.
La morale n’est pas de notre côté
Par Ze’ev Maoz
Il y a en ce moment pratiquement un consensus sacré sur le fait que la guerre au Nord est une guerre juste, et que la morale est avec nous. L’amère vérité doit être dite : cette union sacrée est fondée sur une mémoire sélective et à courte vue, sur une vision introvertie du monde, et le recours à « deux poids, deux mesures ».
Cette guerre n’est pas une guerre juste. Israël utilise une force excessive sans faire de distinguo entre population civile et ennemi, dont le seul motif est l’extorsion. Cela ne veut pas dire que la morale et la justice soient du côté du Hezbollah. Certainement pas. Mais le fait que ce soit le Hezbollah qui « a commencé », lorsqu’il a kidnappé des soldats au-delà de la frontière internationale ne représente même pas un début de commencement de preuve du fait que la justice soit de notre côté.
Rappelons d’abord quelques faits. Nous avons envahi un Etat souverain, et occupé sa capitale, en 1982. Au cours de cette occupation, nous avons largué des tonnes de bombes, par voie terrestre, aérienne et maritime, qui ont blessé ou tué des milliers de civils. Selon une estimation minimale, environ 14.000 civils ont été tués entre juin et septembre 1982. La majorité de ces civils n’avaient rien à voir avec l’Organisation Libération de la Palestine (OLP), dont l’action avait fourni le prétexte officiel à la guerre.
Au cours des opérations « Rendre des comptes » et « Raisins de la Colère », nous avons, à chaque fois, provoqué l’exode de 500.000 réfugiés du Sud-Liban. On n’a pas de données chiffrées exactes sur le bilan humain de ces opérations, mais rappelons qu’au cours de l’opération « Raisins de la Colère », nous avons bombardé un abri, dans le village de Kafr Kana, où 103 civils trouvèrent la mort. Peut-être ce bombardement était-il accidentel, mais cela ne confère pas pour autant une moralité quelconque à l’opération.
Le 28 juillet 1989, c’est nous qui avons kidnappé le Cheikh Obeid ; et le 12 mai 1994, c’est nous qui avons kidnappé Mustafa Dirani, qui avait capturé (le pilote israélien, NDT) Ron Arad. Israël a gardé ces deux hommes, ainsi qu’une vingtaine d’autres détenus libanais plus anonymes, sans jugement, mais en tant « qu’objets de marchandage ». Ce que nous nous permettons de faire est, bien évidemment, interdit au Hezbollah.
Le Hezbollah a franchi une frontière reconnue par la communauté internationale. C’est vrai. Mais nous oublions que depuis notre retrait du Liban, l’aviation israélienne a continué, quotidiennement, de violer l’espace aérien du Liban, avec des vols de reconnaissance photographique. Certes, ces vols n’ont pas causé de pertes humaines : mais une violation de frontières reste une violation de frontières. Là non plus, la morale n’est pas avec nous.
Passons maintenant à l’actualité. Quelle différence y a-t-il, exactement, entre le fait de lancer des Katyushas sur des zones habitées par des populations civiles en Israël, et les bombardements de populations civiles effectués par l’Israel Air Force à Beyrouth-sud, Tyr (Sour), Saïda (Sidon) et Tripoli ? L’armée a tiré des milliers d’obus sur les villages du sud-Liban, au motif que les hommes du Hezbollah s’abritent derrière la population civile. A ce jour, 25 civils israéliens environ ont été tués par les bombardements de Katyushas. Le nombre de morts au Liban, très majoritairement des civils qui n’ont rien à voir avec le Hezbollah, dépasse les 300.
Pire, le bombardement ciblé d’infrastructures telles que des centrales électriques, des ponts et autres équipements civils fait de l’ensemble du peuple libanais des victimes et des otages, même lorsque nous ne les atteignons pas physiquement. Le recours à des bombes pour atteindre un objectif diplomatique -en l’occurrence, contraindre le gouvernement libanais à appliquer la résolution 1559 du Conseil de Sécurité des Nations-Unies- s’apparente à du chantage politique, pas moins que ne l’est l’enlèvement, par le Hezbollah, de soldats israéliens, dans le but d’obtenir un échange de prisonniers.
La guerre en cours se joue aussi sur le terrain de la propagande, et cela implique une compétition pour savoir qui aura l’air le plus malheureux. Chaque partie tente de convaincre le monde que c’est elle qui est le plus à plaindre. Et comme dans toute campagne de propagande, on a recours à une information sélective, tronquée, et à sens unique. Si nous voulons fonder notre politique d’information (ou faut-il l’appeler notre propagande ?) en postulant que l’environnement international est disposé à acheter la marchandise frelatée que nous lui proposons, que ce soit par incompétence ou par hypocrisie, alors tout va bien. Mais s’agissant de la recherche de notre propre moralité, alors nous devons affronter l’amère vérité : peut-être allons-nous gagner militairement ce conflit, peut-être aussi cela se traduira-t-il par des gains diplomatiques ; mais au plan moral, nous n’avons aucun avantage, et aucun statut spécial.
(Haaretz, 25 juillet 2006 )
LA 6ÈME GUERRE D’ISRAËL,
POINT DE DÉPART D’UN DÉCLIN ANNONCÉ
"Vous allez découvrir rapidement que votre nouveau gouvernement et vos nouveaux dirigeants sont stupides et idiots, qu’ils ne savent pas comment évaluer les choses et n’ont aucune expérience". Cette déclaration destinée à la population israélienne faisait partie du discours de Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah, prononcé au lendemain des attaques israéliennes du 12 juillet.
Ce dernier ne croyait pas si bien dire en raillant et fustigeant de la sorte l’ineptie de cette guerre et la vision courte de ses instigateurs. Jamais Israël n’aura accumulé autant d’erreurs stratégiques en décidant de bombarder si sauvagement le Liban.
On ne dira, par décence, que "Le Liban a gagné la guerre" mais plutôt qu’"Israël a perdu sa guerre". Son offensive au Liban, irréfléchie et mal planifiée, est un cinglant échec sur toute la ligne. Cet article aurait pu s’intituler "pourquoi Israël a perdu sa dernière guerre", mais j’ai préféré éviter toute précipitation étant donné que ce conflit n’a pas encore trouvé d’issue et que le dénouement d’une guerre est difficilement prévisible.
Mais l’on peut d’ores et déjà passer en revue les éléments qui démontrent qu’Israël, bien qu’ayant subi incomparablement moins de dommages matériels et de pertes humaines, reste le grand perdant de cette guerre démente que l’histoire retiendra sans doute comme une guerre inutile, une guerre de trop pour Israël:
-Echec d’Israël d’un point de vue géostratégique, tactique et opérationnel:
Aucun objectif militaire n’a été atteint par Tsahal, ni la destruction du Hezbollah ni son désarmement. Tout juste a t-il déplacé les lignes du parti chiite au Sud, grignoté quelques kilomètres de territoire pour gagner des points en vue des prochaines négociations.
Mais pour combien de temps Tsahal pourra t-il tenir au Sud? Cette avancée est inutile dans la mesure oú il devra bientôt rebrousser chemin, n’étant pas assez suicidaire pour monter jusqu’au nord et ne souhaitant pas en découdre avec le parti chiite qui aurait un net avantage sur le terrain de la résistance maquisarde.
Tsahal déplore pour l’instant plus de pertes que le Hezbollah. Le Hezbollah dispose d’un arsenal presque intact et le moral de ses troupes est toujours au plus haut. Il s’agit donc d’un véritable camouflet et d’une humiliation pour Tsahal, l’une des plus puissantes armées du monde, sévèrement malmenée par une simple milice réputée pour son organisation et les compétences de ses hommes. Il s’agit d’une première dans l’histoire de cet État juif contesté et dont on n’évalue peut-être pas encore toute la portée symbolique dans le monde arabe.
-Echec d’Israël d’un point de vue humain et moral:
Israël et son armée n’auront jamais connu de déshonneur plus grand que celui qui les frappe aujourd’hui. Une infamie née de la sauvagerie de leurs attaques contre des civils libanais (faisant près de 400 morts) qui montre l’absence de considération d’Israël envers les vies qui ne sont pas juives. Des bombardements aveugles et gratuits qui confirment l’assertion selon laquelle cet État ne sait pas ou plus distinguer "civils" et "militaires". L’arabe est l’ennemi, qu’il soit un nourrisson, une fillette avec sa peluche à la main ou un soldat du Hezbollah muni d’une kalachnikov. À partir d’un tel constat, peut-on considérer que cette armée régulière soit moins terroriste que les membres du Hamas qu’elle a si longtemps pourchassés?
-Echec d’Israël d’un point de vue politique et sécuritaire:
Cette guerre n’a fait que souligner l’impuissance sinon l’incompétence de Olmert et de son Gouvernement, lesquels se sont montrés incapables de s’exprimer clairement et d’une seule voix sur leurs objectifs militaires, changeant passablement de discours d’un jour à l’autre, d’un dirigeant à l’autre. Ils ont été aussi incapables de rassurer et de protéger leurs citoyens, de faire cesser la pluie de roquettes qui tombe sur le nord d’Israël sans interruption notable depuis plusieurs jours. Ils ont été tout aussi peu convaincants à justifier le meurtre d’autant de civils pris sciemment pour cible ainsi que l’ampleur démesurée de la destruction du Liban devant la communauté internationale et les israéliens qui finiront sans doute par se demander dans quel merdier, ou guêpier dirons-nous plus poliment, leur gouvernement les a fourrés. Ces attaques affolent sa population et paralysent son activité économique. Si elles continuent, le gouvernement sera de plus en plus critiqué et n’aura d’autre choix que d’accélérer le retrait de ses troupes et la signature d’un cessez-le-feu par tous les moyens.
-Echec d’Israël d’un point de vue diplomatique :
Comme d’habitude les États-unis et la Grande Bretagne ont apporté un soutien sans faille à Israël. Les USA ont vu d’un bon oeil qu’Israël fasse le boulot à leur place, à savoir liquider le Hezbollah (ce qu’ils ne sont pas parvenus à faire néanmoins) qui est sur la liste noire américaine des organisations terroristes, financé et armé principalement par l’Iran et la Syrie, respectivement ennemis numéros 1 et 2 des États-unis. Mais ce soutien n’aura pas suffi à éviter à Israël les critiques de l’opinion internationale. Le G8 s’est montré plutôt mesuré dans ses critiques, se contentant de réprouver mollement "une réponse disproportionnée" mais les populations européennes ont grondé et affiché sans ambages leur écoeurement. En outre, l’utilisation plus que présumée d’armes prohibées (bombes à fragmentation et au phosphore) et la violation du droit humanitaire, selon les propres termes de l’adjoint du secrétaire de l’ONU Jan Egeland ont achevé d’écorner l’image déjà peu reluisante de l’État hébreu auprès des opinions.
-Échec d’Israël par la remise en cause de sa suprématie militaire dans la région:
Ce déclin du mythe de l’invincibilité israélienne connaît aujourd’hui sa première étape.
Les pères fondateurs, les grands tribuns et faucons d’Israël ne sont plus là. Avec la mort imminente de Sharon, une page de l’histoire d’Israël se tourne laissant place à toutes les incertitudes. Olmert et Peretz qui n’avaient ni le passé ni la stature d’un commandant militaire comme Sharon, croyaient pouvoir grâce à cette guerre avoir leur heure de gloire et prouver qu’ils étaient capables de faire autant sinon mieux que leurs aînés pour la défense de la nation et le maintien de la suprématie militaire d’Israël dans la région. C’est aussi un cuisant échec personnel qui ne va pas accroître leur crédibilité politique.
Qu’Israël en soit réduit à demander la mise en place d’une force internationale au Sud Liban montre bien les limites de sa politique de la canonnière. L’on peut considérer cette demande comme l’aveu de son inefficacité militaire mais aussi comme un revers sur le plan diplomatique puisque l’État hébreu a toujours préféré, tout au long de ses guerres, employer la force plutôt que de demander à l’ONU d’assurer sa protection.
Si toute la puissance de feu de l’État hébreu n’a pas suffi à arrêter une simple milice (pas même une armée régulière), ni à stopper ses tirs de roquettes, il est permis pour les israéliens de douter pour la sécurité d’Israël dans les mois et années à venir. Pour le moment, L’Iran et la Syrie ne sortent que renforcés de ce conflit israélo-libanais, et cette guerre d’une cruauté sans nom nous montre que les plus grands oppresseurs et terroristes de notre époque ne sont pas toujours et uniquement ceux que l’on croit.
Chady H.A
Retranscription et traduction de l’intervention du secrétaire général du Hezbollah,Hassan Nasrallah le jeudi 27 Juillet 2006:
http://www.aloufok.net/article.p...
Marie ,c’est très facile de trouver des gens d’extreme gauche en israel puisqu’en israel toutes les opinions sont tolerées et acceptéees contrairement à tous ses voisins où la dictature prédomine.Par ailleurs ces gens là sont en constante opposition avec le gouvernement israelien.Pour eux ,il faudrait accéder à toutes les requêtes des palestiniens pour avoir la paix et non négocier la paix.Or tout le monde sait qu ‘acceder aux demandes palestiniennes conduirait automatiquement à la fin d’israel.Donc arrete de poster des discours de gens qui parce qu’ils sont israeliens auraient plus de légimité dans leurs propos.
OUI , LES JUIFS PEUVENT S’EXPRIMER LIBREMENT EN ISRAEL, C’EST VRAI QU’ISRAEL EST LA 3eme DEMOCRATIE RACISTE DE L’HISTOIRE APRES LE 3eme REICH ET L’AFRIQUE DU SUD DE L’EPOQUE DE L’APARTHEID.
Al quaeda,une marque déposee par les etats unis.Quand,j’entends ces propos,je suis content d’avoir un point de vue à l’opposé du tien .Pour,l’Iran,ca ne te gènerait pas qu’il possède la bombe atomique.Ben moi si car contrairement à tous les autres pays qui la possèdent,c’est le seul qui veut rayer un pays de la carte et qui soutient des organisations terroristes,donc lui laisser se procurer la bombe atomique ca serait être d’accord avec son dirigeant négationiste sur ses déclarations sur israel.Mais cela ne doit évidemment pas te choquer.Concernant les mouvements djihad et hamas ,se faire exploser dans des restaurants ou des hôtels pour faire le maximum de morts,j’appelle pas ca un mouvement de résistance.Mon grand père etait résistant en 39,il n’a jamais tué aucun civil allemand,ni n’avait la lacheté de se cacher au sein de la population pour échapper à l’ennemi.Alors arrêtons de faire un amalgame entre terroriste et résistant.D’abord parce que dans un cas certains sont plus animés d’une soif de sang qui les amènerait dans un paradis de 72 vierges et que dans l’autre leur seul but est de chasser l’envahisseur et pas d’en finir avec la vie.Par aillleurs, c’est l’union européenne et non les méchants sionistes qui a choisi de placer le hamas et le djihad sur la liste des organisations terroristes à coté d’al quaeda .Pour finir tu cites la Chine ,la Russie et Chavez,ce sont tous des gens formidables qui sont reconnus pour laisser un maximum de liberté à leurs peuples.Comme on ne concoit pas de la même manière la démocratie,je suis très fier de faire partie pour toi de ton axe du mal comprenant israel,les etats unis et l’europe et non de ton axe du bien comprenant les dictatures du proche orient,la russie,la chine et je pense à un pays que tu as oublié de citer la corée du nord .
Personne ne peut rayer israel de la carte, et cette phrase " rayer israel de la carte " comme
le chantage à l’antisimitisme est une stratégie dépassée que tout le monde a compris.
Le problème maintenant au moyen orient, c’est israel qui bombarde à l’aveugle depuis le ciel pour tuer des enfants et des femmes "cana 1 et cana 2".
C’est vrai, il n’ya plus de soldats israeliens convaincus pour affronter les résistants libanais sur terre, et s’ils s’engagent dans le tsahal c’est pour gagner des shekels comme des mercenaires à moins qu’ils soient falashas.A la différence des combattants du hizbollah qui s’engagent pour défendre leurs terres.
Pour ce qui est de la bombe atomique ne vous inquiètez pas, au maximum en 2008/2009 l’iran aura sa bombe et obligera israel à appliquer toutes les résolutions de l’onu qu’il n’a pas appliqués grâce au soutien des cowboys.
Enfin, ce que ne veulent pas comprendre les juifs, c’est que les occidentaux qui les ont massacrés durant la seconde guerre, n’arrêtent pas de les manipuler et les utiliser pour atteindre leurs objectifs.
SCANDALE EN ISRAËL : LE CHEF DE L’ARMÉE A SPÉCULÉ EN BOURSE SUR LA DÉFAITE
Publié le 15-08-2006
« Achetez au canon, vendez au clairon ! », dit un vieil adage des spéculateurs boursiers, signifiant par là qu’une déclaration de guerre est généralement bonne pour les valeurs cotées, et qu’inversement, la fin des hostilités est synonyme de repli.
Eh bien, c’est tout le contraire qu’a fait le chef de l’armée israélienne, le général Dan Halutz, apparemment plus compétent dans la gestion de son bas de laine que dans celle des opérations, où plus de 100 de ses soldats ont été tués et des centaines d’autres blessés.
La presse israélienne a révélé que Halutz, passablement décrié depuis un mois pour sa piètre performance militaire, s’était empressé de vendre ses propres actions, quelques heures seulement avant le déclenchement de l’attaque israélienne, le 12 juillet dernier.
Halutz s’est ainsi précipité le mercredi 12 juillet, à midi exactement, dans son agence bancaire, où il a donné l’ordre de vendre un portefeuille d’actions, d’une valeur de 120.000 shekels (20.000 € environ).
C’est-à-dire, trois heures après avoir pris connaissance de l’incident frontalier (la capture des deux soldats israéliens par des combattants du Hezbollah) qui allait servir de prétexte à la guerre, et trois heures avant la déclaration officielle de l’attaque contre le Liban par le gouvernement israélien !
Halutz a confirmé le fait, mais a évidemment été incapable de justifier un tant soit peu son comportement. « J’ai vendu mes actions, parce que la bourse avait déjà baissé, et que j’avais déjà perdu 25.000 shekels sur mon capital initial ; cela n’avait rien à voir avec la situation politico-militaire », a-t-il mollement déclaré.
En réalité, et tout le monde en Israël l’a compris car cela saute aux yeux, le chef de l’armée était par définition au courant de ce qui se tramait ce jour-là au plus haut niveau, étant lui-même partie prenante à la décision de déclencher la guerre. Ce qui ne l’a donc pas empêché, entre réunions de crise, appels téléphoniques incessants et conférence de presse sur « la mission sacrée de défense des fils d’Israël », de faire un saut à la banque du coin.
En spéculant, malgré ses discours de fort en gueule, sur les déboires à venir de ses propres troupes, puisque la bourse de Tel-Aviv a effectivement très mal réagi à la guerre, et n’a commencé à se redresser qu’à l’annonce du cessez-le-feu dimanche dernier.
Au regard des pertes monstrueuses, humaines et matérielles, qu’aura provoquées sa guerre, la spéculation personnelle de Halutz fait de lui, c’est vrai, un gagne-petit.
Selon de premières estimations lancées par des économistes depuis le début de la semaine, et qui se gardent de « valoriser » les pertes humaines (plus de 1.000 et 5.000 blessés Libanais, 150 morts et 1.000 blessés Israéliens), le coût de la guerre se chiffre en effet déjà en milliards, et plus probablement encore en dizaines de milliards d’euros.
Au Liban, ce sont toutes les infrastructures d’un pays de 4 millions d’habitants qu’Halutz et les siens ont détruites, en même temps que 14.000 maisons et immeubles d’habitation.
En Israël, la facture était estimée mardi à 5 milliards d’euros, dont la moitié pour les dépenses militaires (mais des émissaires israéliens sont déjà en route pour Washington afin de demander une rallonge à l’aide militaire américaine annuelle de 2,5 milliards d’euros), et l’autre moitié en pertes de recettes (tourisme en chute libre, paralysie de l’activité économique générale dans le nord du pays, entre autres).
Issu de l’armée de l’air, Dan Halutz est ce général qui déclarait cyniquement, en 2002, que le largage d’une bombe d’une tonne sur Gaza, où 15 enfants avaient été tués dans la même nuit, ne l’empêchait pas de dormir sereinement. Lors de la guerre contre le Liban, il n’a cessé, pendant les premières semaines, de répéter que ses avions, en ensevelissant tout un pays sous les bombes, étaient capables à eux seuls de « faire le travail ». On connaît la suite : pour faire bonne figure, le général a alors troqué sa tenue bleue d’aviateur pour un uniforme kaki de l’armée de terre, histoire d’être plus près « des petits gars qui en bavent sur le terrain ». Sans plus de succès.
Ses jours à la tête de l’armée sont probablement comptés, estimaient mardi plusieurs commentateurs israéliens. L’éviction de Halutz aurait au moins un avantage pour ses collègues : avec un bouc émissaire aussi évident, ils pourraient espérer éviter d’avoir à rendre compte de leurs propres agissements.
J’ai lu ca Chady on sombre dans le vilain délit d’initié pour un montant de 20.000€ (seulement)
D’abord pour te repondre marie ,la majorité des soldats de tsahal sont des réservistes appelés pour défendre leur pays et non pas des mercenaires puisq’ils ne touchent pas d’argent donc cesse de raconter n’importe quoi.Ensuite ,pour Cana , il y a eu une erreur d’israel je te l’accorde mais des zones d’ombre subsistent encore notament sur le fait que l’immeuble se soit effondre plus de 8 heures apres le bombardement donc c’est qu ‘il devait y avoir à coup sur des armes et explosifs et aussi sur le fait que l’agence reuters l’ayant elle meme reconnu que la presse internationale a été manipulée par le hezbollah dans cette histoire.Donc parler de massacre ,ca n’engage que toi. Enfin,concernant la bombe atomique de l’Iran , rassure toi ils ne l’auront jamais car meme si la communaute internationale reste laxiste ,il se passera la meme chose qu’en irak au debut des annees 80 a savoir qu israel enverra des avions detruire les centrales nucleaires et que la communaute internationale denoncera mais comme pour l’irak dira merci 20 ans apres .Aujourd’hui,nous apprenons que 600 combattants du hezbollah ont ete tués alors que dans le même temps on nous annoncait que le conflit avait un peu plus de 1000 morts cote "civils" libanais.Très étrange….Donc sur les 1000 civils tués plus de la moitié était des terroristes,je trouve pour une armée qu ‘on dit faire que des massacres,ce bilan n’est pas trop mal partant du principe que tous les terroristes du hezbolah se cachaient a l’intérieur des populations.Et quand on parle de presse ayant un parti pris pour israel ,j’aimerais savoir pourquoi jamais je n’ai entendu aux jt que des membres du hezbollah avaient ete tués et que ce ne sont seulement des civils qui mourraient.Par ailleurs j’aimerais que tous ceux qui croient qu ‘israel est un Etat raciste qui opprime tous les personnes n’étant pas juives sur son sol lisent ceci. "Suite aux tirs de roquettes sur Haïfa dimanche dernier qui ont touché les quartiers arabes de la ville, certains arabes de la ville dont certains ont une vingtaine d’année on décidé d’agir. Le leader du groupe, Fouad Nasser, qui a envoyé la missive à Amir Péretz écrit : « Nous sommes fiers de l’Etat d’Israël et de son juste combat. Nous servirons où vous nous le demanderez et nous accomplirons la mission qui nous sera imposée. » Nasser, 54 ans, a accompli son service militaire dans les rangs de Tsahal. Son neveu et son fils sont les premiers arabes israéliens qui ont servi dans les unités de combat Golani. « Nous sommes des Israéliens comme les autres et tous nous nous opposons fermement au Hezbollah et à Nasrallah. Certains d’entre nous sont déjà âgés, mais nous pouvons apporter notre contribution. Nous avons toute la motivation du monde » a-t-il expliqué. Selon lui, la majorité des Arabes d’Israël ne s’identifient pas au Hezbollah. Un autre membre du groupe, qui préfère garder l’anonymat, a déclaré : « Dans la ville, il y a beaucoup d’extrémistes qui n’aimeront pas notre démarche. S’il lisait mon nom dans le journal, ils s’en prendraient à mes enfants. Nasrallah a dévoilé son véritable visage et nous devons tous nous unir pour en terminer avec lui. » "Source : Maariv, 10 août 06
Défi aux médias
George Galloway
Sky News (GB) 10 août 2006 à 13h21min transcrit et traduite par Caliméro
La journaliste :
L’homme qui me rejoint maintenant n’est pas connu pour garder ses opinions pour lui. Il s’est opposé avec passion à l’invasion de l’Irak et maintenant il pense que l’attaque du Hezbollah sur Israël se justifie ; le député Respect (un parti politique) de Bethnal Green (Londres) est avec nous dans notre studio de Londres Centre. Bonsoir à vous… ou plutôt bonjour à vous M. Galloway. Comment justifiez-vous votre soutien au Hezbollah et son leader, Cheikh Hassan Nasrallah ?
Député Galloway :
Grotesque ! Absurde ! Quelle manière grotesque de présenter ce point et quelle fausse question grotesque ! Il y a 24 ans, le jour de la naissance de ma fille -je viens de célébrer son 24ème anniversaire- j’ai dû me précipiter à l’hôpital (pour voir sa naissance) à travers une énorme manifestation à Londres contre l’invasion et l’occupation israéliennes du Liban. Israël a envahi et a occupé le Liban pendant toute la vie de ma fille de 24 ans. Le Hezbollah fait partie de la résistance nationale du Liban et essaie de repousser -ayant repoussé avec succès la plupart des Israéliens de leurs terres en 2000- Israël du reste de leurs terres et de reconquérir ces milliers de prisonniers libanais qui ont été kidnappés par Israël selon les termes de leur occupation illégale du Liban. C’est Israël qui occupe le Liban, c’est Israël qui attaque le Liban, ce n’est pas le Liban qui attaque Israël. Vous venez de nous montrer un reportage de 10 soldats israéliens qui s’apprêtent à envahir le Liban et vous nous demandez de pleurer sur cette opération comme si elle était un crime de guerre (NdT : les soldats israéliens ont dû se faire tués). Israël est en train d’envahir le Liban et a tué 30 fois plus de civils libanais…
La journaliste :
(essayant de l’interrompre) Vous venez de mettre le doigt dessus…
Député Galloway :
(reprenant la parole avec force) …que n’ont été tués en Israël. Donc c’est vous qui devriez justifier le préjugé évident qui est écrit sur toutes les lignes de votre visage et inscrit dans toutes les nuances de votre voix et qui encombre toutes les questions que vous posez.
La journaliste :
Bien… Vous avez mis le doigt sur le bouton, n’est-ce pas, quand vous dites que le Hezbollah a été crée dans les années 80 dans le but de se débarrasser de tous les soldats israéliens présents sur le sol libanais, comme vous avez dit (NdT : elle met l’accent), cela avait déjà été fait en 2000…
Député Galloway :
Non, cela n’avait pas été fait…
La journaliste :
(Interrompant) … Donc, c’est un échec…
Député Galloway :
Non, cela n’avait pas été fait, et c’est là un point essentiel que vous cachez à vos téléspectateurs. Israël a été obligé de quitter une grande partie du Sud Liban en 2000, mais elle occupe encore une partie du Liban depuis 2000…
La journaliste :
(interrompant) …Ce sont des terres arables qui font l’objet d’une récente résolution de l’ONU…
Député Galloway :
(continuant) … Des milliers de prisonniers ont été kidnappés par Israël, et le Hezbollah ainsi que le Gouvernement libanais veulent qu’ils soient libérés…
La journaliste :
(interrompant) … J’ai parlé il y a quelques instants au porte-parole du Ministre Israélien des Affaires Etrangères et il a dit que 3 libanais ont été « capturés », peut-être préférerez-vous utiliser ce terme, et seront amenés devant un juge dans un tribunal.
Député Galloway :
Je vous en prie ! Faites remonter votre mémoire au-delà de 4 semaines ! Je vous parle de milliers de prisonniers pris pendant les 18 années d’occupation illégale du Sub Liban par Israël. Ce sont ces prisonniers qui doivent être libérés en échanges des soldats israéliens qui ont été capturés au début de cette nouvelle vague dans la crise.
La journaliste :
Puis-je vous questionner sur un reportage paru dans le Sunday Telegraph qui stipule que l’Iran a donné au Hezbollah des missiles de longue portée capable d’atteindre n’importe quelle partie d’Israël. L’Iran, qui selon ce député iranien, a aidé à fonder le Hezbollah… ce député a également dit que l’Iran a donné à l’organisation l’autorisation de cibler Tel-Aviv… Pouvez-vous blâmer Israël de vouloir détruire ces missiles ?
Député Galloway :
Mais c’est grotesque !!! Les Etats-Unis ont donné à Israël des missiles qui peuvent cibler, non seulement n’importe quelle ville du Liban, mais n’importe quelle ville de tout le monde arabe y compris l’Iran. Pourquoi les Etats-Unis auraient le droit de donner à Israël des missiles de longue portée y compris des centaines de têtes nucléaires, mais que l’Iran ne serait pas autorisé à donner des missiles…
La journaliste :
(interrompant) … Parce qu’il les donne à une organisation terroriste !
Député Galloway :
Mais ce n’est pas une organisation terroriste, sauf dans l’esprit de SKY (News), de « The Times », de « The Sun » (il est interrompu)…
La journaliste :
Oh, allons … Je vous arrête là M. Galloway…
Député Galloway :
(il continue) … de « The News of the World » de Rupert Murdoch. Ce n’est pas une organisation terroriste, c’est Israël qui est un Etat terroriste !
La journaliste :
C’est une organisation terroriste, mais qui est un terroriste pour certains est un combattant de la liberté pour d’autres… On le sait très bien, ça ! Aux yeux de la plupart des gens, ils sont considérés comme des terroristes…
Député Galloway :
Non, ils ne le sont pas !
La journaliste :
Ils avaient le choix, n’est-ce pas ? Comprenons bien cela, ils avaient le choix, comme l’IRA, de faire de la politique…
Député Galloway :
Non, non, non, cela n’a rien à voir avec l’IRA !! Ecoutez Anna, vous avez raison, vous avez raison…
La journaliste :
(l’interrompant) Ce que je dis c’est qu’ils avaient un choix : celui de faire de la politique, ils ont déjà deux ministres au Gouvernement…
Député Galloway :
Nous n’allons pas nous battre à ce sujet ! Anna, vous avez raison, celui qui est un terroriste pour l’un est un combattant de la paix pour l’autre… Par contre, vous avez tout à fait tord de dire qu’aux yeux de la plupart des gens le Hezbollah sont des terroristes. Aux yeux de la plupart des gens, Israël est un Etat terroriste, c’est ce fait que vous ne pouvez pas comprendre… et qui est à l’origine de votre préjugé tissé dans tous vos reportages et dans toutes les questions que vous m’avez posé dans cette interview.
La journaliste :
Um, um… Puis-je vous poser une question… Je faisais allusion à l’IRA et à Sinn Fein qui ont décidé d’embrasser la politique ; le Hezbollah avait l’opportunité d’embrasser la politique, ils ont déjà deux ministres au sein du Gouvernement, très bien vus dans le Sud…
Député Galloway :
(il l’interrompt) Mais qu’est-ce que vous racontez ?!!! Ils sont déjà en politique ! Ce sont des gens du Sud Liban…
La journaliste :
C’est bien ce que je dis… Ecoutez-moi ! Je dis qu’ils ont déjà deux ministres au Gouvernement, pourquoi ont-il eu besoin de capturer et de tuer deux soldats israéliens à la frontière, sûrement cela représente un échec dans leur ambition à devenir une force politique à l’intérieur d’un Liban démocratique…
Député Galloway :
Parce que Israël occupe leur pays et détient des milliers de leurs compatriotes, comme otages kidnappés, dans leurs donjons. C’est pourtant très simple à comprendre, sauf si vous pensez au travers d’une horloge qui remonte à seulement quatre semaines… Si vous savez, et vous êtes suffisamment grande pour être mieux informée, que les origines de ce conflits ne remontent pas à quatre semaines, ou à quatre ans, ou à quatorze ans, mais à plusieurs décennies. Vous voulez que les gens croient que la crise a commencé quand l’horloge s’est mise à faire tic-tac sur SKY News…
La journaliste :
Non, pas du tout…
Député Galloway :
…Mais heureusement, les libanais sont mieux avertis.
La journaliste :
Je veux vous poser une dernière question. Pensez-vous que les quatre semaines, comme vous l’avez mentionné, les 26 jours du conflit, ont retardé les ambitions du Hezbollah…
Député Galloway :
(M. Galloway ricane) Le Hezbollah est en train de gagner la guerre !!
La journaliste :
…Laissez-moi finir, laissez-moi finir, vous me laissez finir oui ? Non seulement les soldats israéliens se trouvent en grand nombre à la frontière, mais ils prétendent (le Hezbollah) être une bonne organisation politique pour aider un gouvernement libanais démocratique avec une (…) qui a également laissé un état indépendant, ça aussi ça a perpétré les heurts…
Député Galloway :
Quelle question stupide ! Comme vous êtes stupide ! Le Hezbollah est en train de gagner la guerre ! Vous pouvez le voir sur la deuxième moitié de l’écran !
La journaliste :
Ce n’était pas ma question !
Député Galloway :
Le Hezbollah est plus populaire aujourd’hui au Liban parmi les Chrétiens, les Sunnites, les Chiites, parmi tous les arabes, parmi les tous musulmans, qu’il ne l’a jamais été ! C’est Israël qui a perdu la guerre, et Bush et Blair également pour avoir organisé cette guerre politiquement. Ils ont perdu politiquement. Ceci est une défaite pour Bush, pour Blair et pour Israël, il n’y a que vous qui ne puissiez pas le voir !
La journaliste :
Laissez-moi étayer cette question, alors… N’est-ce pas un échec, etant donné que le Hezbollah a été crée pour se débarrasser des soldats israéliens du territoire libanais, qu’il y ait maintenant davantage de soldats israéliens sur le territoire libanais qu’il y en avait il y a vingt jours ?
Député Galloway :
En tout cas, il semblerait qu’ils soient en train de recevoir une sacrée bonne raclée sur l’autre moitié de l’écran que je suis en train de regarder. Peut-être ne pouvez-vous pas le voir, mais je suis en train de les voir se ramasser une sacrée bonne raclée dans cette guerre… Alors si ça c’est une victoire, je ne sais pas à quoi ressemblerait une défaite… La vérité c’est que ce conflit va s’éterniser. Les résolutions des Nations Unies ne règlent rien. Elles ne donnent rien au Liban, rien aux prisonniers dans les donjons israéliens, et comme l’a déjà fait remarqué un des mes confrères, Israël vient de capturer encore plus de personnalités politiques palestiniennes : ministres, députés et des milliers d’autres sont retenues dans les donjons israéliens, et cette guerre va continuer jusqu’à ce qu’un accord soit trouvé et cet accord signifie le retrait d’Israël de tous les territoires occupés qu’il occupe actuellement depuis la guerre de 1967, la libération de tous les prisonniers politiques, ainsi qu’un Etat palestinien ayant pour capitale Jérusalem Est. Pas de justice, pas de paix ! Vous n’allez pas vous retrouver de sitôt sans travail en tant que journaliste à Jérusalem, croyez-moi !
La journaliste :
Comme d’habitude vous avez provoqué une énorme réaction par emails aussi bien pour que contre vous, Monsieur Galloway. Nous allons en finir là, mais je dois dire que certaines personnes ont pu trouver choquant vos propos alors qu’elles sont encore en train d’enterrer leurs morts, de vous entendre dire que c’était une sacrée bonne raclée…
Député Galloway :
Vous vous en foutez ! Vous vous en foutez ! Vous ne savez rien des familles palestiniennes. Vous ne savez même pas qu’elles existent ! Donnez-moi le nom d’un seul membre de cette famille de sept personnes qui ont été massacrées sur une plage de Gaza par un navire de guerre israélien ! Vous ne connaissez même pas leurs noms, mais vous connaissez les noms de chaque soldat israélien qui se fait prendre prisonnier dans ce conflit, parce que vous croyez, que vous en soyez consciente ou non, que le sang israélien est plus important que le sang des libanais ou des palestiniens. Ça c’est la vérité, mais le discernement de vos téléspectateurs le sait déjà.
À mettre au crédit de l’échec
Gidéon Lévy
publié le mardi 15 août 2006.
Voici la mauvaise nouvelle (prévisible) : Israël va sortir de cette guerre en voyant son influence réduite. Et maintenant, voici la bonne nouvelle (surprenante) : cet échec retentissant pourrait changer les choses.
En effet, si Israël avait gagné cette bataille avec une victoire facile et éclatante, le genre qu’affectionnent les Israéliens et qu’ils appelaient si fort de leurs vœux, cela aurait fortement mis à mal la politique de sécurité d’Israël. Pourquoi ? Parce qu’une autre victoire tonitruante nous aurait conduit au désastre : drogués par la puissance, ivres de victoires, nous aurions tenté de reproduire notre succès dans d’autres arènes. C’est tout le Proche-Orient qui aurait pu prendre feu et personne ne sait ce qui en aurait résulté.
D’un autre côté, l’échec de cette petite guerre pourrait nous donner une bonne leçon pour le futur et nous inciter à changer nos méthodes et notre langage. Vous savez ? Le langage de la violence et de la force avec lequel nous nous adressons à nos voisins.
"Israël ne peut se permettre une défaite sur le champ de bataille"
Cet axiome a déjà dénoncé ce soi-disant stéréotype absurde. Que l’échec pourrait non seulement aider fortement Israël mais que cela pourrait, en prime, donner une importante leçon aux Américains selon laquelle il n’y a aucun intérêt à pousser Israël dans des aventures militaires.
Depuis la guerre de 1948, Israël, tout seul, n’a enregistré qu’une seule victoire militaire éclatante : la Guerre des Six Jours. Il est impossible d’imaginer une victoire plus facile et plus plaisante. La "capacité de dissuasion" d’Israël" était restaurée – de façon incontestable – d’une manière qui était censée garantir sa sécurité pendant de nombreuses années. Et que s’est-il passé ? Seulement six années avaient passé et la guerre la plus difficile de l’histoire d’Israël, la Guerre du Kippour, est arrivée. Pas vraiment dissuasive. Au contraire ! La défaite de 1967 n’a réussi qu’à pousser les armées arabes à essayer de restaurer leur honneur perdu, ce qu’elles parvinrent à faire en un temps très court. Face à un Israël arrogant et trop confiant, dont la jouissance des fruits pourris de cette victoire avait fait tourner la tête, les armées syriennes et égyptiennes ont marqué des points considérables et Israël a compris les limites de sa puissance.
Il est possible qu’aujourd’hui cette guerre nous fasse redescendre sur terre, où la force militaire n’est que la force militaire et ne peut tout garantir. Après tout, nous additionnons constamment les "victoires" et les "réussites" contre les Palestiniens. Et qu’en tirons-nous ? La dissuasion ? Les Palestiniens ont-t-ils abandonné leurs rêves d’être un peuple libre dans leur propre pays libre ?
L’échec des FDI contre le Hezbollah n’est pas un échec fatal pour Israël. Israël a tué et a subi des pertes, mais son existence n’étaient pas en danger, pour le moment, pas plus que toute partie de son territoire. Notre phrase préférée, "une guerre existentielle" n’est rien d’autre qu’une autre expression du pathos ridicule de cette guerre, qui, depuis le début, était une guerre damnée dans laquelle nous avions le choix.
Le Hezbollah n’a pris aucun territoire à Israël et sa défaite est tolérable – même si elle aurait pu être facilement évitée, n’aurions-nous pas entrepris notre aventure libanaise ridicule. Il n’est pas difficile d’imaginer ce qui serait arrivé si le Hezbollah avait été vaincu en quelques jours par les airs (comme nous l’avaient fanfaronné, depuis le début, les têtes des FDI). Le succès nous aurait rendus fous. Les Etats-Unis nous auraient poussés vers un affrontement militaire avec la Syrie et, ivres de victoire, nous aurions peut-être été tentés… L’Iran aurait pu être le prochain sur la liste. En même temps, nous en aurions profité pour nous occuper des Palestiniens : Ce qui se serait passé aussi facilement au Liban, aurions-nous été convaincus, aurait pu être tout aussi facilement appliqué de Jénine à Rafah. Le résultat aurait notre tentative de résoudre le problème palestinien à ses racines, en cognant, en rasant, en bombardant et en pilonnant.
Peut-être que tout cela n’arrivera pas, parce que nous venons tout juste de découvrir que la puissance des FDI est bien plus limitée que ce que nous croyions et que ce que l’on nous avait dit. Notre capacité de dissuasion pourrait à présent se retourner contre nous. Il est à espérer qu’Israël y réfléchira à deux fois avant d’entrer dans une nouvelle aventure militaire. Voilà pour les nouvelles rassurantes. D’un autre côté, il est vrai qu’il le danger est toujours là que les FDI veillent restaurer leur honneur perdu sur le dos des Palestiniens démunis. Puisque cela n’a pas marché à Bint Jbail, nous leur montrerons à Naplouse !
Toutefois, si nous intériorisons le concept, selon lequel ce qui ne marche pas par la force ne marchera pas avec plus de force, cette guerre pourrait nous conduire à la table des négociations. Les FDI, marquées par l’échec, seront peut-être moins enthousiastes pour se précipiter dans les batailles. L’échelon militaire comprendra peut-être que désormais la réponse aux dangers qui font face à Israël ne réside pas dans l’utilisation d’une force de plus en plus grande ; que la véritable réponse aux exigences légitimes et justes des Palestiniens ne réside pas dans des douzaines d’autres "Opérations Bouclier" défensives – tout sauf respecter leurs droits ! ; que la véritable réponse à la menace syrienne consiste à rendre sans délai le Golan à ses propriétaires de droit ; et, que la réponse au danger iranien consiste à émousser la haine que les Arabes éprouvent à notre encontre, tant dans le monde arabe que dans l’ensemble du monde musulman.
S’il s’avère que la guerre se termine vraiment comme elle semble se terminer, les Israéliens seront-ils plus nombreux à se demander ce que nous tuons et pour quoi nous faisons-nous tuer, sur qui nous avons cogné et pour quoi nous avons été cognés, et peut-être comprendront-ils qu’une nouvelle fois cela n’a rien rapporté. Peut-être que la véritable réussite de cette guerre sera l’échec gravé profondément dans notre conscience et qu’Israël adoptera à l’avenir, grâce à cet échec, une nouvelle voie moins violente et moins intimidante. En 1967, Ephraïm Kishon écrivait : "pardonnez-moi, mais nous avons gagné". Cette fois-ci, et il est pratiquement impossible de le dire, c’est bien que nous ayons perdu.
Gidéon Lévy
Haaretz, le 13 août 2006 – questionscritiques.free.f…
JUSTE QUELQUES RAPPELS POUR BIEN COMPRENDRE 01.08.2006 Weekly Standard | Olivier Guitta, consultant en politique étrangère et contre-terrorisme à Washington
La France a une longue histoire au Liban, un pays qu’elle a administré en vertu d’un mandat de la Société des Nations entre 1920 et 1943. L’élite libanaise est d’ailleurs parfaitement bilingue français et arabe. La France a aussi une longue histoire avec le Hezbollah, qui remonte aux origines du groupe il y a plus de 20 ans. Pour comprendre pourquoi le président français Jacques Chirac est si peu empressé à désarmer le Hezbollah dans la crise actuelle, il convient de regarder le passé. Les 241 soldats US morts dans l’explosion du 23-10-83 ne furent pas les seuls occidentaux à mourir au Liban sous les mains des islamistes.
Pour débuter, remontons à 1978, lorsque la France a contribué à l’instauration de la FINUL, une force de l’ONU créée pour surveiller la frontière israélo-libanaise. Après un nombre important de violations des frontières par les palestiniens ayant tué des israéliens, l’armée israélienne avait pénétré au Liban pour repousser l’OLP au Nord du fleuve Litani. La FINUL avait pour mission de maintenir la paix mais celle ci n’a pas duré. En 82, après une autre incursion israélienne, 800 soldats français rejoints par autant de US Marines et 400 italiens débarquèrent au Liban pour veiller à l’évacuation de l’OLP et servir encore une fois de force de maintien de la paix. La même année naissait officiellement le Hezbollah du Liban.
A peine créée par l’Iran, cette nouvelle force chiite prit les forces françaises au Liban pour cible. D’abord par une attaque à la roquette en Avril 1983, puis en Août par le détournement d’un avion d’Air France à Téhéran. Les pirates de l’air qui étaient membre d’un groupe terroriste lié à l’Iran, le Amal Islamique, demandèrent le retrait de la France du Liban et la fin de l’aide militaire française à l’Irak (alors en guerre contre l’Iran) ainsi que la libération de tous les prisonniers libanais des prisons françaises. Le cerveau de cette opération était Hussein Moussawi, qui s’attaqua ensuite aux baraquements américains et français de Beyrouth, faisant 241 morts parmi les Marines et 58 dans les rangs de l’armée française .
Deux semaines plus tard, la DGSE apprenait que l’ambassade iranienne à Beyrouth avait ordonné l’exécution de Gilles Vidal, le n°2 de l’ambassade française. La DGSE décida d’une opération préventive : elle remplit de 500 kilos une jeep militaire française frappée de la croix rouge et la gara au pied de l’ambassade iranienne. La mise à feu ne se fit pas et les agents français tentèrent alors de la faire exploser au bazooka mais sans plus de résultats. Les iraniens découvrirent la jeep et avec elle la preuve de la responsabilité française.
Le lendemain Téhéran pointa du doigt la France, un membre influent du parlement iranien, l’hodjatoleslam Mohamed Ali Mohavedi Kermani s’exclama alors et en public : « les français sont si trouillards qu’ils ne sont pas foutus de trouver quelqu’un parmi eux prêt à être martyr et se faire exploser avec cette jeep devant notre ambassade de Beyrouth. Seuls les agents du Hezbollah sont capables d’en avoir le cran ».
C’était la guerre. En représailles la France bombarda l’Amal Islamique et un camp du Hezbollah à Baalbek. On discute encore au sujet du succès de l’opération. Alors que certains prétendent que pas un seul terroriste ne fut tué, un rapport secret adressé à François Mitterrand établissait qu’il y avait eu 20 militants chiites tués (39 selon l’armée libanaise) ainsi que 12 formateurs iraniens. l’ayatollah Khomeiny dénonça la France comme un « état terroriste ».
La vengeance de l’Iran ne fut pas longue à venir. Le Hezbollah bombarda l’ambassade française au Koweït le 12 Décembre puis tua 10 soldats français au Liban.
Le 21 Décembre, après une attaque sanglante au camion piégé contre les positions françaises, le Jihad Islamique (un autre nom du Hezbollah) annonça qu’il en était l’auteur et donnait dix jours à la France pour quitter le Liban ou subir d’autres représailles. Le 23, Paris expulsait 6 diplomates iraniens suspectés d’activités terroristes. Le 31 Décembre, tenant sa promesse, le Djihad Islamique fit exploser simultanément la gare de Marseille et le TGV Paris Marseille, faisant 4 morts parmi la population française.
En 1984, à la grande satisfaction du Hezbollah, la France quitta le Liban définitivement. Mais une fois encore l’Iran ordonna au Hezbollah de viser la France à cause de son soutien à Saddam Hussein. Entre Mars 1985 et Janvier 1987, le Hezbollah prit 16 français en otage au Liban, pour la plupart des journalistes ou des diplomates. Certains restèrent captifs durant trois longues années et l’un d’eux fut assassiné.
Se vantant du soutien de l’Iran dans ses activités, le « guide spirituel » du Hezbollah, le cheikh Fadlallah, cité par le journal Libération annonça : « La France est devant une chambre forte. Il y a trois clefs, la plus petite est libanaise, donc si je tenais vos compatriotes je ne pourrais pas les libérer, ma petite clef ne suffit pas. La clef syrienne est plus grande mais n’est pas suffisante non plus. Il vous faut aussi la troisième clef, celle de l’Iran ».
En plus des kidnappings, l’Iran via le Hezbollah orchestra aussi une campagne de terreur au sein des villes françaises entre Décembre 85 et Septembre 86 qui fit 13 morts et blessa des centaines de personnes. Alain Marsaud, responsable du contre-terrorisme français, résume ainsi cette campagne : « L’Iran est le commanditaire des attaques et se sert du réseau du Hezbollah basé au Liban et d’une cellule logistique de maghrébins pour convaincre la France de changer sa politique étrangère ».
Et dans les faits, le cerveau tunisien des attaques de 1986, Fouad Ali Saleh, était très proche de certains dirigeants du Hezbollah. Il avait passé trois années à étudier à Qom (Iran) sous l’ayatollah Khomeiny. Après son arrestation, Saleh déclara : « La forteresse de l’islam est l’Iran. Votre pays, en aidant l’Irak combat l’Iran, et est donc un ennemi… notre principal objectif est de ramener la France à la raison par des actions violentes ».
La DST dans un rapport final au premier ministre Jacques Chirac écrivit : « Rien n’a été décidé sans la bénédiction de président du parlement iranien Rafsandjani ou de l’ayatollah Montazéri « ».
Par comparaison les années 90 furent plutôt calmes. Mais en Février 2000, le premier ministre Lionel Jospin décrivit le Hezbollah comme un groupe terroriste lors d’une conférence de presse en Israël. Son ministre des affaires étrangères qui voyageait avec lui, Hubert Védrine , lui chuchota tout de suite qu’il était allé trop loin dans ses paroles. A la suite de quoi le président Jacques Chirac, en colère, lui rappela que c’était le président qui décidait de la politique étrangère de la France et non pas le premier ministre. De toute évidence, Chirac se souvenait des attentats et kidnappings des années 80 et ne voulait pas provoquer le Hezbollah. Ce qui explique pourquoi et en dépit du passé sanglant d’Hassan Nasrallah, Chirac l’invita en tant que secrétaire général du groupe à s’occuper du sommet de la francophonie de Beyrouth en Octobre 2002.
Mais le 17 Décembre 2003, les relations à moitié chaleureuses de Chirac avec le Hezbollah s’effondrèrent. En soutenant l’interdiction du voile que portaient des femmes islamistes dans les écoles françaises, Chirac déclencha la colère du cheikh Fadlallah. Dans une lettre à Chirac, Fadlallah le menaça de « probables ennuis » si l’interdiction était légalisée, ce qui advint en 2004.
Néanmoins en Août 2004, la France et les USA soutinrent conjointement la résolution 1559 des Nations Unies appelant au retrait des troupes syriennes du Liban et au désarmement des milices y compris le Hezbollah ; même si les français sur ce second point se protégèrent en faisant préciser que le Hezbollah ne pouvait être désarmé que par les autorités libanaises.
Et à l’intérieur, la France prendra quelques mesures unilatérales contre le Hezbollah. Notamment en Décembre 2004 où la France interdira Al-Manar, la chaîne de télévision de propagande du Hezbollah violemment antisémite, mesure prise uniquement sous la pression de politiciens français et du public outrés par les propos de la chaîne. Les discours de haine de Al-Manar ne pouvaient être plus longtemps ignorées par les lois françaises strictes sur l’antisémitisme. Le point de rupture dans la politique française sera l’assassinat du premier ministre Rafik Hariri le 14 Février 2005 et surtout ami intime de Jacques Chirac.
La France a alors réagi en adoptant une position plus ferme face au Hezbollah. Le 29 Août, s’adressant aux ambassadeurs français, Chirac a insisté sur le fait que tous les aspects de la résolution 1559 devaient être mis en application. Le ministre des Affaires Étrangères français, Douste-Blazy le répéta quelques jours plus tard dans une interview au quotidien Asharq Al Awsat. Catherine Colonna, Ministre des Affaires Européennes, alla dans le même sens en condamnant les actions illégales et violentes du Hezbollah à l’encontre d’Israël.
Mais pour ce qui est d’inscrire le Hezbollah sur la liste des organisations terroristes de l’Union Européenne, la France traîne des pieds. Le Hezbollah est un parti politique dit la France et le déclarer comme organisation terroriste risque de déstabiliser le Liban. Encore aujourd’hui la France hésite à lier le mot terrorisme au Hezbollah. Gérard Araud, ambassadeur de France en Israël, a déclaré le 27 Septembre que la France veut donner au Hezbollah « une place dans le processus démocratique et lui faire comprendre que dans ce processus démocratique il n’y a pas de place pour les armes et le terrorisme ». Il a continué en disant que placer le Hezbollah sur la liste des terroristes ne changerait rien mais serait une occasion pour le monde arabe d’y voir « un complot américano-sioniste ». La France « ne veut pas leur donner ce plaisir » .
Enfin, l’année dernière l’Iran a menacé de réactiver son mortel employé, le Hezbollah, si la France devait prendre une position plus dure à son égard au Conseil de Sécurité des Nations Unies. Ceci peut expliquer pourquoi le 19 Janvier 2006, le président Chirac dans une déclaration sur le terrorisme a déclaré qu’en cas d’attaque terroriste contre les alliés français (les monarchies du Golfe Persique essentiellement) et/ou les intérêts nationaux (dont les équipements pétroliers) la France pouvait avoir recours à un usage du nucléaire. Le message était clairement adressé à l’Iran et au Hezbollah.
Depuis le début du conflit au Liban le 12 Juillet, après que le Hezbollah ait tué 8 soldats israéliens et en enlevé 2 autres, les réactions de la France ont été diverses et variées. Alors que Chirac a critiqué Israël pour un usage de la force disproportionné, il a aussi dit qu’il n’y avait pas de solution à long terme sans désarmer le Hezbollah le plus rapidement possible.
Alors qu’il visitait Haïfa, Douste-Blazy le ministre des affaires étrangères a été obligé de s’abriter suite à une attaque de roquettes lancées par le Hezbollah, un événement qui a peut être renforcé les résolutions françaises. Douste-Blazy a dit alors « la première des conditions pour un cessez-le-feu est bien sûr le désarmement du Hezbollah ». Il ne reste plus qu’à attendre de voir ce que va faire la France !
Lorsque le ciel sème la mort
Azmi Bishara
Source : 4 août 2006 – Al Ahram Weekly "When the skies rain death"-
weekly.ahram.org.eg/2006/…
traduction : Claude Zurbach
Israël est un état terroriste. La logique diabolique de cet Etat est activement supportée par un autre Etat terroriste qui a à sa tête Georges Bush, un homme sadique et violent, très dangereux,entouré d’une bande de Machiavels froids et calculateurs adeptes du terrorisme d’état.
L’avion de combat est la quintessence de la civilisation moderne, la déesse moderne. Il est le
produit collectif de toutes les sciences en même temps que la neutralisation de toutes les
valeurs et morales.
En lui converge le laser, la micro-optique, la microélectronique et les hautes technologies en
aérodynamique, tout ceci aboutissant au vol de précision, au guidage à un cheveu près, au
ciblage mortel et à la destruction chirugicale.
Il est hygiénique et ultra-précis et ses usines, hangars et lieux d’assemblage sont aussi vastes
et spacieux que des cathédrales. Ces avions ne sont fabriqué que dans les états les plus
développés sur le plan industriel, et assemblés par de vastes corporations dont les employés
vivent dans des sociétés se voulant égalitaires et perçoivent de hauts salaires. Ils ne peuvent
être pilotés que par des individus hautement qualifiés.
Ils sont à la fois le produit d’un individualisme absolu et d’un travail collectif
institutionnalisé. Les employés qui contribuent à sa fabrication appartiennent à des sociétés
qui ont beaucoup de réalisations à leur actif ; ils sont une élite, le haut du panier, les élus,
la nouvelle race aryenne.
Comme toute déesse d’une société consumériste, l’avion de combat à peine né est déjà obsolète ;
un nouvel avion doit être produit toutes les deux ou trois années de façon à répondre à la
demande, intégrant les dernières avancées technologiques et découvertes scientifiques de façon à
conserver sa supériorité sur les dieux des autres pays.
L’avion de combat fait que l’immoral devient moral. Il plane au-dessus du bien et du mal, en
déesse assoiffée de sacrifices. Le pilote ne voit pas le sang, il ne voit ni baïonnette ni balle
perçer le corps de la victime. Il ne se salit pas car il n’a pas à ramper ni à voir les yeux de
ses victimes. Il ne transgresse pas non plus le commandement qui lui dit de ne pas tuer. Tout ce
qu’il a à faire est de presser sur un bouton longtemps à l’avance.
Toutes les victimes entendent le cri perçant du missile qui arrive. Puis le monde est secoué de
toutes parts et tout bascule, sans même un balancement. Peut-être éprouvent-ils la douleur d’une
crucifixion avant de sombrer dans le néant. Chacun est sans recours devant les avions de combat
; ni père ni mère ne peuvent protéger leur enfant. Les enfants sont réduits en pièces, ou
enterrés sous les décombres des immeubles qui s’effondrent dans un gémissement fait de bruits de
branches brisées. Les pierres, les planches de bois, les lambeaux d’acier s’écrasent sur des os
humains et pulvérisent les crânes – le tout en un clin d’oil.
Cependant, tout ce qui peut être vu depuis le siège du pilote, c’est une légère colonne de fumée
et un nuage de poussière. « Mission accomplie », dit le pilote à sa base, alors qu’il exécute un
virage soigné dans les cieux, au-delà de toutes les morales. Puis il atterrit, saute en bas de
l’avion et se dirige vers les baraquements, son casque sous le bras comme un motocycliste.
Il va prendre un café à la cafétéria, échange des plaisanteries avec les autres pilotes, avec le
personnel féminin de la base et avec les mécaniciens qui vont faire en sorte que son avion soit
prêt pour une nouvelle sortie mortelle. Puis il rentre chez lui. Sur son chemin il écoute de la
musique, fait le pitre avec quelques enfants et, peut-être, engage une discussion politique. Il
peut être sérieux, ou indifférent ou en colère. Il peut être de gauche ou de droite, être en
faveur des droits du mouvement gay ou en opposition ; il se félicite peut-être d’être une
colombe ou alors d’être un faucon enragé.
Mais ceci n’est pas le critère déterminant pour qu’il puisse appuyer sur le bouton. Toutes ces
pensées et tous ces critères perdent tout leur sens dans la religion du bombardier.
Les peuples du monde se divisent entre ceux qui disposent et ceux qui ne disposent pas de F-15
et F-16. Ceux qui en disposent se divisent aussi entre ceux qui les possèdent et ceux qui se
trouvent sous leur férule. Les Arabes ne se situent pas seulement dans le camp de ceux qui n’en
disposent pas, mais également dans le camp de ceux qui à l’occasion en tirent bénéfice.
Ces avions de combat sont omniprésents. Ils peuvent être visibles ou invisibles. Mais il n’y a
aucun moyen d’échapper à leur venin ni aucun endroit où l’on puisse se cacher de leurs missiles.
Les avions restent dans le ciel mais ses missiles vont descendre en piqué sur les passagers
d’une voiture qui tente de fuir, ou d’un bus ou d’une ambulance, et ils vont percer les plafonds
des bunkers et des abris jusqu’à ce qu’ils atteignent les corps tendres qui s’y trouvent. La
chair humaine n’a aucune chance contre un missile envoyé par un avion de combat. Le corps est nu
face à la déesse qui erre au paradis tandis que des bâtiments faits de pierres et renforcés de
ciment s’écroulent devant elle.
Les avions provoquent des destructions massives, mais ils n’apportent pas de solution dans la
bataille contre ceux qui ont le droit pour eux. Pour cela il faut que les fidèles de la déesse
combattent au sol. Mais une fois que ceux qui appartiennent à cette civilisation commencent à
combattre au sol, alors ils commencent à mourir et à pleurer.
Ce phénomène a produit une curieuse croyance, selon laquelle les soldats de cette civilisation
ont le droit de tuer mais par contre que les autres n’ont pas ce droit, même dans une guerre.
C’est pourquoi lorsqu’un de leurs soldats est frappé ils se retrouvent sonnés, et c’est pourquoi
lorsque leur armée subit une défaite contre ceux qui sont du côté des faibles et des opprimés,
ils prennent cela pour un affront au prestige de leur armée et de leur supériorité militaire.
Dans cette situation-là Israël retire discrètement ses troupes au sol et envoie ses F-16 afin de
bombarder les emplacements « terroristes », qu’il s’agisse de maisons ou de villages. Ce
comportement est lâche et vindicatif, bon pour ceux qui possèdent une force aérienne qui leur
permette de se comporter en tyrans arrogants nés dans les cieux. Au sol, ce sont des êtres
humains comme n’importe qui : exposés et fragiles. Mais dans les airs, avec la protection de
leur déesse, ils peuvent tourner dans tous les sens, invisibles à l’oil nu mais certains que
leur vacarme sera entendu lorsqu’ils passent au-dessus du sol, tirant tout l’avantage possible
de la fragilité de ceux qui sont cloués au sol sans avions et même de ceux qui se sont réfugiés
dans des trous dans la terre.
Ils se vengent non seulement parce qu’ils ont la volonté de le faire — ils n’ont pas le
monopole de la volonté — mais parce que leur déesse fait en sorte que ce soit possible pour
eux. [...]
Ce pouvoir destructeur les remplit de fierté… Le genre d’émotion qui précède la chute. La mort
d’un enfant, de deux enfants, de trois ; la mort d’une femme ou de deux ; la destruction d’une
ambulance — Quand la force brutale contre des gens innocents devient-elle inacceptable ?
Faut-il trente enfants ? Cinquante ? Devant les caméras ? Et combien lorsqu’il n’y a pas de
caméra ? Où est le haut de l’échelle ? A ce propos, les caméras ne transmettent pas les odeurs
de putréfaction venant des corps écrasés sous les décombres.
Il est difficile de fixer précisément à quel point exactement le verre tombe de la main d’un
responsable Arabe ou occidental lorsqu’il fixe son écran de télévision. Quelle image d’enfants
mourant va jusqu’à lui ? Est-ce que sa bouche laisse échapper son amuse-gueule en même temps que
son verre tombe à terre ? A-t-il un hoquet devant son assiette ? Pense-t-il alors qu’il aurait
dû écouter ses conseillers plus tôt et appeler à un cessez-le-feu immédiat ? Pousse-t-il un
soupir devant l’horreur des crimes commis par Israël, ou bien se sent-il désespéré devant la
folie israélienne qui lui fait perdre encore une autre occasion ?
Israël s’est construit en prenant des civils pour cible
En 1948, il les a pris pour cible en les déplaçant de force et en volant leur terre. Il a frappé
des villages entiers supposés héberger des bases de feddayins — des combattants de la
résistance. La « stratégie » était basée sur deux principes : le besoin de dissuader les civils
d’apporter leur appui à la résistance, ce qui signifie réprimer toute expression politique ou
sociale, et le besoin d’assouvir la soif israélienne de revanche.
L’unité 101 conduite par Ariel Sharon au début des années 1950 était le fer de lance de ces deux
principes. Cette unité a attaqué des villages, fait sauter les maisons et abattu ses habitants.
Parmi les fruits les plus connus de cette philosophie se trouvent les massacres de Qubya,
Nahalin et Al-Bureij dans ces mêmes années, et les massacres de Jabalya, Beit Hanoun,
Al-Shajaiya, Qasba à Naplouse, et Jénine ces dernières années.
Pour atteindre ces objectifs, Israël avait besoin de bouchers, même s’il les qualifiait de «
guerriers légendaires ». C’était une approche manuelle. Cela n’impliquait pas des F-16. Pour
cette besogne il fallait juste des enfants gâtés appartenant à la bonne religion et avec le
coeur penchant du côté du style de vie consumériste américain.
Israël frappe délibérement les civils au liban. Son objectif est de punir quiconque a pu
soutenir la résistance, de déplacer les civils vers le nord de façon à aggraver les tensions
inter-communautaires dans le pays et à assouvir sa soif barbare de revanche. L’attaque en cours,
dans toute sa férocité et avec toutes ses victimes innocentes, a été planifiée longtemps à
l’avance, avec une perversité qui défit l’imagination.
Israël est un état terroriste
La logique diabolique de cet état est activement supportée par un autre état terroriste qui a à
sa tête Georges Bush, un homme sadique et violent, très dangereux, entouré d’une bande de
Machiavels froids et calculateurs adeptes du terrorisme d’état.
Ils sont absolument persuadés que les civils qui ne disposent pas de leurs propres avions de
combat sont tellement bas dans l’échelle de l’aptitude à survivre que s’ils meurent c’est de
leur propre faute, que c’est le résultat de leur propre manque de réalisme.
Cette logique possède un défaut qui la rend impardonnable, une malédiction qui va hanter cette
civilisation, une mise en accusation permanente de sa domination du ciel : comment peut-on
s’attendre à ce que des enfants soient « réalistes » ? Comment quiconque pourrait-il les blâmer
de leur propre mort ?
Ce n’est pas juste de réciter les prières des enfants morts comme s’il s’agissait de héros, et
c’est honteux d’exposer leurs corps à la vue de tous. Ces enfants n’étaient pas des guerriers.
Ils ne faisait pas partie de la résistance. Ils ne sont pas morts pour apporter une victoire à
d’autres qui sont vivants et n’ont pas à exposer leur vie en première ligne. Ces enfants sont
morts car ils n’ont pas pu s’échapper à temps ou parce qu’ils n’ont pas réussi à se cacher des
avions. Ce sont les victimes de cette civilisation barbare et criminelle des avions de combat.
Leurs meurtriers doivent rendre des comptes et la résistance contre l’agression doit avoir notre
soutien.
publié le lundi 7 août 2006 sur le CCIPPP http://www.protection-palestine….
LE FIGARO
Le Hezbollah se place pour la reconstruction
Adrien Jaulmes .
Publié le 16 août 2006
Actualisé le 16 août 2006 : 07h53
La milice chiite a commencé à reloger ceux dont les habitations ont été détruites par les bombardements israéliens.
LES VOITURES sont agglutinées pare-chocs contre pare-chocs sur huit files. Mais les plaques de béton du pont détruit par l’aviation israélienne, qui bloquent l’autoroute côtière reliant Beyrouth à Saïda et au Liban-Sud, ne permettent que le passage d’un véhicule à la fois. Les huit files essaient toutes de passer en même temps. Les roues des antiques Mercedes patinent dans les gravats. Les moteurs chauffent. Des jeunes gens donnent des conseils contradictoires, «Avancez ! Reculez ! Stop !»
Malgré les routes coupées, le flot de réfugiés qui avaient fui vers le nord du pays les bombardements israéliens continuait hier de déferler en sens inverse, revenant vers leur maison détruite et leur village ruiné. Les autos sont surchargées de passagers, des familles entières s’entassant parfois jusque dans le coffre, des piles de matelas en mousse attachées sur le toit.
Des affiches à la gloire du Hezbollah
Sur l’autoroute, à la sortie sud de Beyrouth, des jeunes gens distribuent des affiches à la gloire du Hezbollah, que toutes les voitures arborent sur le pare-brise et la lunette arrière. Des autocollants, sans doute imprimés à l’avance, vantent la «divine victoire» du Parti de Dieu.
Deux jours après le cessez-le-feu qui a fait cesser le fracas des bombes, le Hezbollah clame sa victoire. L’armée israélienne a disparu comme par enchantement. Les combattants du parti radical chiite libanais sont partout dans les villages. Le mouvement encourage le retour des réfugiés vers la zone frontière, réduisant à néant la tentative de Tsahal de créer une zone tampon vidée de ses habitants dans le sud du Liban.
«J’ai tout perdu, ma maison a été détruite, mais ma confiance dans le Hezbollah est encore plus forte qu’avant cette guerre», affirme Ahmad Dakdouk, un homme à la moustache grise qui attend à l’ombre des eucalyptus de pouvoir franchir l’un des ponts détruits qui bloque l’autoroute. «Je viens d’Aïta Ech Chaab, un village à moins d’un kilomètre de la frontière avec Israël. Ma maison a reçu trois bombes, j’ai dû partir avec mes enfants. Je sais que Hassan Nasrallah nous aidera à reconstruire nos maisons. Israël est l’agresseur. J’ai souffert de leur occupation pendant vingt-deux ans. Alors que depuis 2000 et la présence du Hezbollah au Liban-Sud, nous avons vécu en paix», dit-il.
Des nuages de tracts israéliens
«C’est la victoire ! Nous avons gagné, et peu importe si notre maison est détruite», dit Zaina Dehani, une jeune mère de famille des environs de Tyr, qui prend l’air au bord de la route pendant que son mari peste au volant. «On a confiance en Sayyed Hassan. Il nous aidera, j’en suis sûre», dit-elle. Dans son dernier discours, lundi soir, le secrétaire général du Hezbollah a proclamé une «victoire stratégique historique» sur l’État d’Israël. Critiquant l’État libanais pour la faiblesse de ses institutions et son incapacité à défendre le Liban, Nasrallah a affirmé que «même l’armée la plus forte du monde ne peut pas prendre les armes du Hezbollah !». Il a promis des indem nités à toutes les victimes des bombardements. «Quiconque a perdu sa maison recevra à partir d’aujourd’hui du Hezbollah un logement meublé gratuit pendant un an», a annoncé Nasrallah.
«Le Hezbollah a déjà commencé à reloger les gens», acquiesce le docteur Moustapha, maire de la ville de Nabatiyé, en saluant à grandes poignées de main ses administrés qui reviennent. «Ses militants ont déjà trouvé des logements pour tous les gens dont les maisons ont été détruites. Mais même sans cela, le Hezbollah est plus populaire que jamais après cette guerre. Ce sont des gens qui disent ce qu’ils font et pensent ce qu’ils disent. Comparés avec la corruption des fonctionnaires libanais, ils n’ont pas beaucoup de difficultés à gagner le respect des gens», dit le maire. Le docteur Moustapha est resté pendant toute la durée des bombardements dans la ville vidée de la plus grande partie de sa population. «Le cessez-le-feu a donné le signal du retour. Aujourd’hui, les trois quarts des habitants sont revenus. Il reste des problèmes à résoudre, mais on aura sans doute de l’électricité demain», dit-il.
Si le mouvement se poursuit, la quasi-totalité des déplacés intérieurs libanais auront en quelques jours regagné le sud du pays. Au large de Saïda, des nuages de tracts israéliens enjoignant la population à ne pas revenir au sud du fleuve Litani étaient hier dispersés au-dessus de la mer par un vent contraire. La population du «Hezbollahland» est de retour.
Israël doit être jugé !
Jean Claude Lefort ( Député français )
Les crimes de guerre commis au Liban doivent être jugés par la Cour pénale internationale ! Citoyennes et Citoyens du monde, attachés aux valeurs universelles qui fondent la civilisation et au respect absolu de la Charte de Nations unies ainsi qu’à d’autres Conventions internationales qui énoncent les principes majeurs qui doivent impérativement être respectés par tous les Etats de la planète sous peine d’un recul tragique des droits humains, nous exprimons notre vive condamnation contre les crimes perpétués par l’armée israélienne à Cana, qui ont entraîné la mort volontaire de dizaines de civils libanais, en particulier d’enfants et de bébés.
Ces crimes, qualifiables de « crimes de guerre », ne peuvent et ne doivent pas rester impunis pas plus que d’autres qui se révéleraient. Il en va du respect de la justice humaine sur cette planète et de l’avenir des relations internationales.
Citoyennes et Citoyens du monde, nous considérons comme un devoir et un droit imprescriptibles de traduire les responsables de ces crimes, en particulier le Premier ministre israélien, M. Ehud Olmert, devant la Cour pénale internationale absolument qualifiée pour en juger.
La Cour pénale internationale peut être saisie de diverses manières et non pas seulement sur décision du Conseil de sécurité de l’ONU. En particulier, le Procureur de la Cour pénale internationale peut en décider sur la base et au vu des plaintes déposées qui lui sont transmises.
Estimant que les autres voies de saisine de la Cour pénale internationale se révèlent actuellement bouchées du fait d’un blocage prévisible de la part de certaines grandes puissances et de l’impossibilité pour le Liban de la faire actuellement, alors qu’il n’est pas partie du traité instituant cette Cour, nous décidons de prendre fermement le relais des défaillances des institutions actuelles et de rassembler, au niveau mondial, toutes celles et tous ceux qui ont à cœur et veulent défendre la justice et le droit mais aussi porter un coup d’arrêt aux politiques de force aveugle et brutale en les sanctionnant.
Cet « Appel de Paris » est lancé à travers le monde. Il se veut rassembleur de toutes les individualités et sensibilités respectueuses des droits humains et décidées à apporter leur contribution à leur pleine réalisation sur terre.
Pour que l’avenir ne répète à l’infini pas ce triste et insupportable passé, qui s’est déroulé à Cana mais aussi à Gaza, la Cour pénale internationale doit être saisie et doit juger.
Nos signatures valent plaintes. Elles seront déposées et transmises au Procureur de la Cour dès que leur nombre sera significatif pour que notre démarche citoyenne soit efficace.
Il y a urgence. Sans attendre nous décidons de former une chaîne humaine sur les cinq continents pour exiger justice et réparation. Justice et droit pour le Proche-Orient !
PS : Cet Appel sera traduit en 10 langues. Il est suggéré de le reproduire et de le faire circuler le plus largement possible sous forme papier ou électronique. Les signatures, avec les noms, prénoms, coordonnées, titres de chaque signataire et le pays d’origine de chacune et chacun sont nécessaires.
Elles doivent être rassemblées à l’adresse électronique suivante : solidariteliban@orange.fr
Un site Internet global sera ouvert et porté à la connaissance de tous. Des sites nationaux peuvent aussi voir le jour. Chacun s’organisera comme il souhaitera. Un maximum d’initiatives individuelles ou collectives s’impose pour aboutir.
Jean Claude Lefort ( Député français )
Mercredi 16 août 2006
DE NOUVELLES LUMIÈRES
SUR L’AGRESSION ISRAÉLIENNE CONTRE LE LIBAN
Il y a deux jours, le quotidien libanais "As-Safir" a traduit des fragments d’un
rapport présenté, sur un site Internet, par Wayne Madison, actuel journaliste au
"New Yorker", chargé de suivre les développements politiques de Washington, mais
aussi les nouvelles de la "Security of States", dont il fut l’un des
responsables, et de la CIA.
Ce rapport fait suite à l’article publié par le "San Francisco chronicle", au
début de la guerre israélienne contre le Liban et confirme ce que tout le monde
savait déjà : Le président des Etats-Unis, Georges Bush, et le vice-président,
Dick Chenney, ont donné, il y a deux mois, à Israël le feu vert pour attaquer le
Liban. Cependant, ce qui fait son importance, c’est que son auteur fut le
premier à parler de la prison d’Abou Ghraïb, en Irak, et des atrocités que les
troupes d’occupation américaines y avaient commises.
Que dit en substance le rapport ?
Premièrement, il précise que l’agression contre le Liban fut planifiée par des
responsables israéliens haut placés et des membres de l’administration de
Georges Bush, les 17 et 18 juin passé, lors d’un congrès tenu à Beever
Creek-Colorado par l’American Enterprize Institut.
Deuxièmement, la réunion de coordination qui avait eu lieu alors avait
rassemblé, en plus du Vice-président américain, l’actuel Premier ministre
israélien, Ehoud Olmert, et trois ex Présidents du Conseil, Benjamin Netanyaho,
Ehoud Barak et Shimon Pérès… Sans oublier le député Nathan Charansky…
Troisièmement, Les deux parties en présence s’étaient mises d’accord sur le plan
suivant : L’administration américaine actuelle donnerait toute l’aide nécessaire
à Israël, afin que cet Etat puisse mettre en exécution le plan élaboré, depuis
dix ans déjà, sous le nom "Clear infiltration" et parlant essentiellement des
nouvelles stratégies en matière de "sécurité" dans le monde. Ce plan fut mis au
point, entre autres, par Benjamin Netanyaho, Richard Pearle et Douglas Fith…
Quatrièmement, Ce plan constitue, en fait, la seconde étape qui doit faire suite
à l’invasion et l’occupation de l’Irak. D’ailleurs, les deux plans ont été
étudiés en même temps et ils stipulaient que le commencement doit se faire en
Irak et qu’il sera rapidement suivi par des guerres en Palestine, au Liban, puis
en Syrie et en Iran.
Cinquièmement, pour exécuter un tel plan, deux étapes furent prévues : la
première, préparatoire, d’une durée de quatre ans, prévoit "des activités
secrètes de la part du Pentagone, de la Maison blanche et du Mossad à
l’intérieur du Liban, dont des assassinats à la voiture piégée de responsables
libanais haut placés. Le but : obliger les troupes syriennes à se retirer"…
Puis, l’auteur du rapport cite trois noms de responsables : Elie Hobaïka (ancien
ministre, passé de la direction des "Forces libanaises" aux Syriens), Georges
Haoui (ex secrétaire général du Parti Communiste Libanais) et Rafic Hariri (ex
Premier ministre du Liban). Quant à la seconde étape, elle comprend le
bombardement puis l’invasion du Liban.
Sixièmement, l’auteur du rapport dit que John Bolton, ambassadeur US à l’ONU, a
dévoilé l’étape qui doit faire suite à ce plan dans une interview donnée à "Fox
news". Il explique : "Je pense que si vous regardez le soutien de l’Iran et de
la Syrie à des groupes tels que le Hamas, le Hezboullah et le Jihad islamique,
vous saurez que ce ne sont pas les organisations terroristes qui auront à rendre
compte de ce qui se passe, mais aussi les Etats qui les financent".
A la lumière de ce qui vient d’être dit, nous ne pouvons que revenir, même
rapidement, à tout ce que nous avions déjà dit, il y a trois ans, concernant la
guerre de Bush contre l’Irak, à savoir que cette guerre avait des objectifs
radicaux qui vont jusqu’en Russie et la Chine ; elle prend, cette fois, du
slogan de la "lutte contre le terrorisme musulman" comme prétexte pour imposer
sa volonté à tous les peuples du Moyen Orient, après avoir utilisé pendant très
longtemps celui de la lutte "pour la liberté et la démocratie" contre le
Communisme "athée".
De plus, nous comprenons pourquoi certains Libanais répètent, à en perdre la
voix, après Georges Bush, que la guerre barbare menée par Israël contre le Liban
n’a aucun but "libanais". Elle vise seulement qu’elle constitue une "réponse" à
un agenda fixé par l’Iran… D’où la nécessité pour eux d’éloigner, le plus
possible, le Hezboullah de la région au Sud du fleuve Litani, oubliant par là
tout ce qu’Israël avait déclaré concernant les eaux des fleuves coulant dans
cette région.
Peut-être les Israéliens (et avec eux l’administration américaine et leurs
porte-voix parmi nous) pensent à une politique de "Transfert" de la population
du Sud, comme ils l’avaient déjà projeté pour les Palestiniens de la
Cisjordanie… avec la bénédiction de Bush, Cheney et ceux appelés "Born again
Chistians" aux Etats-Unis.
Marie NASSIF-DEBS
Beyrouth, le 15 août 2006
De la manie à la dépression
Uri Avnery
publié le jeudi 17 août 2006
Trente-trois jours de guerre. La plus longue de nos guerres depuis 1949. Et pour quel résultat ?
Côté israélien : 154 morts – 117 sont des soldats. Trois mille neuf cent soixante dix roquettes lancées contre nous, 37 civils tués, plus de 422 civils blessés.
Côté libanais : environ un millier de morts civils, des milliers de blessés Un nombre inconnu de combattants du Hezbollah tués ou blessés.
Plus d’un million de réfugiés des deux côtés.
Et qu’avons-nous obtenu pour ce prix terrible ?
« LUGUBRE, HUMBLE, découragé », ainsi le journaliste Yossef Werter a-t-il décrit Ehoud Olmert quelques heures après l’entrée en vigueur du cessez-le feu.
Olmert ? Humble ? Est-ce le Olmert que nous connaissons ? Le même Olmert qui a tapé sur la table en criant : « Jamais plus ! » Qui a dit : « Après la guerre, la situation sera complètement différente d’avant ! » Qui a promis un « Nouveau Moyen-Orient » comme résultat de la guerre ?
LES RÉSULTATS de la guerre sont évidents.
* Les prisonniers, qui ont servi de casus belli (prétexte) pour la guerre, n’ont pas été relâchés. Ils reviendront seulement dans le cadre d’un échange de prisonniers, exactement comme Hassan Nasrallah l’avait proposé avant la guerre.
* Le Hezbollah est resté comme il était. Il n’a pas été détruit, ni désarmé, ni même repoussé. Ses combattants ont fait leurs preuves dans la bataille et ont même eu des compliments de soldats israéliens. Sa structure de commandement et de communication a continué de fonctionner jusqu’à la fin. Sa station de télévision émet toujours.
* Hassan Nasrallah est vivant et battant. Les tentatives répétées de le tuer ont échoué. Son prestige est au plus haut. Partout dans le monde arabe, du Maroc à l’Irak, des chansons ont été composées en son honneur et son portrait orne les murs.
* L’armée libanaise sera déployée le long de la frontière, à côté d’une importante force internationale. C’est le seul changement matériel qui a été obtenu.
Celle-ci ne remplacera pas le Hezbollah. Le Hezbollah restera dans la zone, dans tous les villages et les villes. L’armée israélienne n’a pas réussi à le déloger d’un seul village. C’était tout simplement impossible sans chasser définitivement la population à laquelle il appartient.
L’armée libanaise et la force internationale ne peuvent pas et ne veulent pas se confronter au Hezbollah. Leur présence même là-bas dépend du consentement du Hezbollah. En pratique, une sorte de coexistence des trois forces s’établira, chacune d’elle sachant qu’elle doit s’accorder avec les deux autres.
Peut-être la force internationale pourra-t-elle empêcher des incursions du Hezbollah, comme celle qui a précédé cette guerre. Mais elle devra aussi empêcher des actions israéliennes comme les vols de reconnaissance de notre aviation sur le Liban. C’est pourquoi au début l’armée israélienne a été catégoriquement contre l’introduction de cette force.
EN ISRAEL, il y a aujourd’hui une atmosphère générale de déception et de découragement. De la manie à la dépression. Ce n’est pas seulement que les politiques et les généraux se lancent des accusations réciproques, comme nous l’avions prévu, mais les gens en général font des critiques tous azimuts. Les soldats critiquent la conduite de la guerre, les réservistes rouspètent sur le chaos et le manque de fournitures.
Dans tous les partis, il y a de nouveaux groupes d’opposition et des menaces de scissions. Au Kadima. Au parti travailliste. Il semble qu’au Meretz aussi, il y ait de la fermentation, parce que la plupart de ses dirigeants ont soutenu la guerre presque jusqu’au dernier moment.
En tête des critiques – surprise, surprise – les medias. La horde entière d’interviewers et de commentateurs, de correspondants et de « pressetitués » – qui (à très peu d’exceptions près) ont soutenu la guerre avec enthousiasme, qui ont trompé, dupé, falsifié, ignoré, menti pour la patrie, qui ont étouffé toute critique et catalogué comme traîtres tous les opposants à la guerre – se précipite maintenant à la tête des lyncheurs. Comme c’était prévisible, comme c’est moche. Soudain, ils se rappellent que nous avons vu juste depuis le début de la guerre.
Cette phase est symbolisée par Dan Halutz, le chef d’état-major. Hier seulement, il était le héros des masses ; il était interdit d’émettre un mot contre lui. Maintenant on le décrit comme un profiteur de guerre. Peu avant l’envoi de ses soldats dans la bataille, il a trouvé le temps de vendre ses actions, en prévision de la baisse du marché des actions. (Espérons qu’un moment avant la fin il a trouvé le temps de les racheter.)
La victoire, comme on sait, a beaucoup de pères, et l’échec dans la guerre est orphelin.
DEPUIS LE DÉLUGE d’accusations et de récriminations, un slogan a cours, un slogan qui peut glacer le sang de ceux qui ont une bonne mémoire : « Les hommes politiques n’ont pas laissé l’armée gagner. »
Exactement comme je l’ai écrit il y a deux semaines, nous avons devant nos propres yeux la résurrection du vieux cri « ils ont frappé l’armée dans le dos ! »
Il en est ainsi. Finalement, deux jours avant la fin, l’offensive terrestre a été lancée. Merci à nos héroïques soldats, les réservistes, ce fut un succès éblouissant. Et alors, quand nous avons été au bord d’une grande victoire, le cessez-le-feu a pris effet.
Il n’y a pas un seul mot de vrai dans tout cela. Cette opération, qui a été planifiée et pour laquelle l’armée a passé des année à s’entraîner, n’a pas été exécutée plus tôt parce qu’il était clair qu’elle ne pouvait apporter aucun bénéfice significatif mais qu’elle serait coûteuse en vies humaines. L’armée aurait vraiment occupé de vastes zones, mais sans pouvoir en déloger les combattants du Hezbollah.
La ville de Bint Jbeil, par exemple, tout près de la frontière, a été prise par l’armée trois fois, et les combattants du Hezbollah y sont restés jusqu’à la fin. Si nous avions occupé 20 villes et villages comme celle-là, les soldats et les chars auraient été exposés à 20 endroits à des attaques meurtrières de la guérilla avec ses armes antichars hautement efficaces.
S’il en est ainsi, pourquoi avoir finalement décidé, au dernier moment, de lancer cette opération – bien après que les Nations unies aient déjà appelé à la fin des hostilités ? La réponse est horrible : c’était un cynique (pour ne pas dire ignoble) exercice du trio perdant. Olmert, Peretz et Halutz ont voulu créer « une image de victoire », comme il a été ouvertement affirmé dans les médias. Sur cet autel, les vies de 33 soldats (dont une jeune femme) furent sacrifiées.
L’objectif était de photographier les soldats victorieux sur les rives du Litani. L’opération pourrait durer seulement 48 heures, quand le cessez-le-feu entrerait en vigueur. En dépit du fait que l’armée s’est servie d’hélicoptères pour envoyer les troupes, le but n’a pas été atteint. En aucun point, l’armée n’a atteint le Litani.
En comparaison : dans la première guerre du Liban, celle de Sharon en 1982, l’armée a traversé le Litani dans les quelques premières heures. (A ce propos, le Litani n’est pas du tout un vrai fleuve, mais juste un petit cours d’eau. La plus grande partie de ses eaux en sont extraites à destination du nord. Son dernier tronçon est à environ 25 kilomètres de la frontière ; près de Metulla, la distance est seulement de 4 kilomètres)
Cette fois-ci, quand le cessez-le feu a pris effet, toutes les unités sur le terrain ont atteint les villages se trouvant sur le chemin du fleuve. Là ils se sont transformés en canards assis, entourés de combattants du Hezbollah, sans lignes de ravitaillement sûres. A partir de ce moment, l’armée n’a eu qu’un but : sortir de là aussi vite que possible, sans se préoccuper de qui pourrait prendre sa place.
Si une commission d’enquête est mise sur pied – comme il se doit – et qu’elle examine tous les mouvements de cette guerre, depuis le moment où il a été décidé de la démarrer, il faudra aussi qu’elle examine la décision de lancer la dernière opération. La mort de 33 soldats ( dont le fils de l’écrivain David Grossman, qui a soutenu la guerre) et le chagrin causé à leurs familles l’exigent !
MAIS CES faits ne sont pas encore clairs pour l’opinion publique. Le lavage de cerveaux par les commentateurs militaires et les ex-généraux, qui a dominé les médias à l’époque, a transformé la stupide – je dirais presque « criminelle » – opération en parade victorieuse enthousiaste. La décision de la direction politique de l’arrêter est maintenant vue par beaucoup comme l’acte de politiciens défaitistes, mous, corrompus, voire même traîtres.
Et c’est exactement le nouveau slogan de la droite fasciste qui relève maintenant sa tête hideuse.
Après la Première guerre mondiale, en des circonstances semblables, la légende du « coup de poignard dans le dos de l’armée victorieuse » est née. Adolf Hitler s’en est servi pour arriver au pouvoir – et à la Seconde guerre mondiale.
Aujourd’hui, avant même que le dernier soldat tombé ait été enterré, les généraux incompétents commencent à parler honteusement d’un « autre round », la prochaine guerre qui surviendra sûrement « dans un mois ou dans un an », si Dieu le veut. Après tout, nous ne pouvons pas rester ainsi, sur une défaite. Où est notre orgueil ?
LES ISRAELIENS sont maintenant en état de choc et de désarroi. Accusations – justifiées et injustifiées – volent dans toutes les directions, et on ne peut prévoir comment les choses vont tourner.
Peut-être qu’à la fin, c’est la logique qui l’emportera. La logique signifie : ce qui a été bien démontré c’est qu’il n’y a pas de solution militaire. Cela est vrai dans le nord. Cela est aussi vrai dans le sud, où nous sommes confrontés à tout un peuple qui n’a plus rien à perdre. Le succès de la guérilla libanaise encouragera la guérilla palestinienne.
Pour que la logique gagne, nous devons être honnêtes avec nous-mêmes : pointer les échecs, rechercher leurs causes profondes, en tirer les conclusions correctes.
Certaines personnes veulent empêcher cela à tout prix. Le Président Bush déclare en vociférant que nous avons gagné la guerre. Une glorieuse victoire sur l’Axe du Mal. Comme sa propre victoire en Irak.
Quand une équipe de football peut choisir l’arbitre, il n’est pas étonnant qu’elle soit déclarée gagnante.
Article publié en hébreu et en anglais le 17 août 2006 sur le site de Gush Shalom – Traduit de l’anglais : « From Mania to Depression » :
Message pour la pertinente Tilila :
chère ami de la sagesse et de la vérité, je te propose de lire n’importe quelle ouvrage sur l’andalousie arabe (711-1492) pour affiner tes connaissances sur la cohabitation judéo-musulamne que tu crois connaître, nécessairement mieux que les autres puisque tu vis au Maroc.
Ensuite je te parlerais d’un concept psychanalytique, mais que tu dois surêment maîtriser sur le bout des doigts.
Que peux tu me dire sur la haine juive de soi ?
Oh bien sûr je ne dis pas que tu en es victime, bien au contraire, mais j’aimerais que tu clarifies ce point pour que des lecteurs juifs, peu avertis, ne soient pas tentés de croire que tes écrits sont guidés par une auto détestation.
Je te laisse à tes lectures et te témoigne ma plus grande admiration pour tes commentaires aussi éclairés que documentés et honnêtes.
Gros bisous.
A LA TRES NOBLE TILILA
POUR VOUS REPONDRE ET JE CERTIFIE TOUT AU LONG DE VOS MESSAGES QUI SONT DES ANNERIES. JE VOUS PRIES DE RESTER A LA 3 PERSONNE POUR VOS REPONSES. MOI MES PARENTS M’ONT APPRI LA POLITESSE ET J’EMPLOI LE VOUS ENVERT LES GENS QUE JE NE CONNAIS PAS. ALORS JE VOUS PRIE DE RESTER SUR LE VOUS.
SI VOUS CONNAISSER SI BIEN L’HISTOIRE DE MON PAYS C’EST PAR LES MEDIA ARABES QUE VOUS VOUS PLAISER A LIRE ETA VOIR QUI VOUS FONT A VOUS UN VILAIN LAVAGE DE CERVEAU. VOTRE CULOT DE PRETANDRE QUE MON PAY EST UNE SECTE OU L’ON MANIPULE LES GENS, ALORS QUE CHEZ NOUS LES CITOYENS PEUVENT S’EXPRIMER LIBREMENT CONTRE LEUR GOUVERNEMENT AVEC L’APPUI DES MEDIA, MANIFESTER SANS ETRE EMFERMER EN PRISON. DANT LES PAYS ARABES AINSI QUE LE MAROC TOUTE MANIFESTATION OU PROPOS CONTRE LE GOUVERNEMENT EST TRES VITE MAITRISER
EX: L’ARESTATION ET L’IMPRISONEMENT DE MEMBRES GAUCHISTES. SOYEZ HONNETE ET LISEZ VOTRE HISTOIRE CONVENABLEMENT.
DANS MON PAYS LES ARABES ISRAELIENS PEUVENT S’EXPRIMER SANS ETRE EMPRISONER. POUR CE QUI EST "VIOLENCE DE MOTS, HAINE ET JALOUSIE VOUS VOUS DONNER UNE CERTAINE IMPORTANCE QUE VOUS NE MERITER PAS.
VIOLENCE S’EST VOUS QUI TOUT AU LONG DE VOS MESSAGES SUR CE SITE DIVULGER UNE VIOLENCE DE MOTS. RELISER VOUS MESSAGES. DE GRACE, HAINE ET JALOUSIE, JE VOUS EN PRIE, DES GRANDS MOTS BIEN VIDE. MOI JE SUIS DANS MON PAYS TANDI QUE VOUS, VOUS ETES TOLERER ET PROTEGER AU MAROC GRACE AU ROI. JE N’AI PAS CRITIQUER "VOTRE PAYS LE MAROC" AU CONTRAIRE, JE REMERCIE LE ROI QUI PROTEGE LES 3000 JUIFS QUI SONT RESTER AU MAROC. JE SOUHAITE AU ROI DE CONTINUER A MATRISER LES ISLAMISTES DE SON PAYS. CERTAINS POINT D’HISTOIRE POUR ELARGIR VOTRE "INTELIGENCE ET CONNAISANCE SUPER":
COMMENT EXPLIQUER L’EXSIL DE NOMBRE GRANDISSANT DE MAROCAINS VERS L’EUROPE. LES JUIFS MAROCAINS RESTENT AU MAROC ALORS POUQUOI LES ARABES MAROCAINS QUITTENT?????
HISTOIRE DES JUIFS AU MAROC:
596 AN.J.C -1947 – 265000 JUIFS.
L’EMIGRATION VERS ISRAEL PARS PETITS GROUPES A L’ACCESSION D’ISRAEL A L’INDEPENDANCE. LES GRANDES VAGUES D’IMMIGRANTS VERS ISRAEL 250000 JUIFS FURENT LE RESULTAT DE MESURES ANTI-JUIVE. LE 4 JUIN 1948 DES DIZAINES DE JUIFS TURENT TUES OU BLESSES. DE 1957-59 PLUS DE 70000 JUIFS ARRIVENT EN ISRAEL. EN 1956 L’EMIGRATION VERS ISRAEL FUT INTERDITE. A LA MEME EPOQUE PLUS DE 30000 JUIFS PARTIRENT POUR LA FRANCE ET LES AMERIQUES. EN 1963 FUT LEVEE L’INTERDICTION D’EMIGRER EN ISRAEL ET 100000 JUIFS QUITTENT LE MAROC POUR S’INSTALLER EN ISRAEL.
PARLONTS DES MASSACRES JUIFS AU MAROC AU NOM DE L’ISLAM :
1003 MASSACRE DE 6000 JUIFS A FEZ
11 EMED SIECLE MASSACRE DE JUIFS A FEZ ET GRENADE.
1232 MASSACRE DE JUIFS A MARAKECH
1790 MASSACRE DE JUIFS A TETOUAN
19EME SIECLE- EXPLOSION DE VIOLENCE AU MAROC.
MA CHERE UN PETIT APERCU DE MASSACRE DE JUIFS RIEN AU MAROC ET JE NE RAPELLE PAS LES MASSACRES JUIFS DANS TOUT LES PAYS ARABES DU MOYEN ORIENT, LA LISTE EST TRO LONGUE.
TOUT CES MASSACRES AU NOM D’UNE HAINE ANVERS LES JUIFS PAR L’ISLAM.
QUANT VOUS PARLEZ DE HAINE, SOYEZ PRECISE "LA HAINE EST REPORTER SUR LES JUIFS ET NON LE CONTRAIRE.
EN 2003 2 JUIFS MAROCAINS ASSASSINE A CASABLANCA ET MEKNES AU NOM D’ISLAMISTE LIES A AL-QAIDA ALORS NE ME RACONTER PAS QUE TOUT VA BIEN ET ROSE AU PAYS DE "L’AMOUR, DE LA PAIX ET DE LA TRANQUILLITE".
CONTINUEZ DE VIVRE EN PAIX DANS LA MAISON DE VOS GRANDS PARENTS SANS FANTOMES DE VICTIMES PALESTIENS MAIS AVEC LES FANTOMES DE VICTIMES JUIVES EXTERMINER AU MAROC.
IL Y A PLUS DE CIMETIERES DE JUIFS MASSACRES AU MAROC ET DANS LES PAYS ARABES QUE DE CIMETIERES DE JUIFS SE BATTENT POUR LA PROTECTION DE LEUR PAYS ISRAEL.
AU MOINS ILS SONT MORT POUVOIR PERMETTRE A LEUR MERE, PERE, FRERE ET SEUR DE VIVRE SUR CETTE TERRE AVEC LA TETE HAUTE, SANS ETRE A LA MERCI DES AUTRES.
HISTOIRE DE LA TERRE D’ISRAEL
LES JUIFS N’ONT PRIS LA TERRE DE PERSONNE.
LES JUIFS VIVAI SUR CETTE TERRE BIEN AVANT LES MUSULMANS. CETTE TERRE A ENGENDRER JESUS PERE DU CHRISTIANISME EN 313. LA CONQUETE ARABE DE CETTE TERRE EUT LIEU 4 ANS APRES LA MORT DE MAHOMET (632). LES JUIFS FURENT PERSECUTER, MASSACRER, VENDUS EN ESCLAVAGE, OBLIGER DE PAYER DE FORTES TAXES ET IMPOTS POUR SAUVEGARDER LEUR VIE, EXSILER AU NOM DU CHRISTIANISME ET L’ISLAM. JUSQUAU 19EME SIECLE VIVAI UNE COMMUNAUTE JUIVE CONSTITUE DE DESCENDANTS AINSI D’IMMIGRES REVENUS DES PAYS D’AFRIQUE DU NORD ET D’EUROPE.
VISITE DE MARK TWAIN ET DE ALPHONDE DE LAMARTINE(1835) DECRIVANT CE QU’IL VUENT " TERRE PRESQUE VIDE D’HABITANTS’ VASTE TERRE DE DESOLATION, PAYS QUE NOUS CONNAISSONS AUJOUD’HUI SOUS LE NOM D’ISRAEL ETAIT PRATIQUEMENT DESERT". LE CHANGEMENT ARRIVA AVEC LE RETOUR DES JUIFS DU MONDE ENTIER A LEUR PRATRIE. FORTE PRESENCE JUIVE DANS ET AUTOUR DE JERUSALEM. LES JUIFS REPRESENTAISENT LES 2 TIERS DE LA POPULATION DE JERUSALEM. EN 1906 POPULATOIN DE LA VILLE 7000 MUSULMANS’ 13000 CHRETIENS ET 40000 JUIFS (PAR KARL BAEDEKER). LES MUSULMANS QUI PROCLAMENT A TUT TETE JERUSALEM 3 VILLE SAINTE DE L’ISLAM, QUAND LA VILLE ETAIT SOUS REGIME MULSUMAN, NE LUI MANIFESTAENT QUE TRES PEU D’INTERET.
GRACE AU JUIFS REVENENT A LEUR PATRIE QUI FONT FLEURIR LES DESERTS, DRAINENT LES MARECAGES ET CONSTRUISENT UN PAYS, PERMETE AU ARABES DE TROUVER DES EMPLOIS, DE VIVRENT DANS LA PROSPERITE ET DANS LA LIBERTE. ILS VIENDRONT NOMBREUX. 1948 CREATION DE L’ETAT D’ISRAEL. LES JUIFS ACCEPTENT AVEC GRATITUDE ET LES ARABE REJETENT.
LES LEADERS ARABES SUR D’ECRASER LES JUIFS DEMANDENT AUX ARABES DE QUITTER LEURS MAISONS. MANQUE DE POT, ISRAEL GAGNE LA BATAILLE. DONC LA FAUTE EST AUX ARABES ET CEUX QUI VIVENT ENCORE DANS DES CAMPS DE REFUGIES NON PAR L’INTRANSIGEANTE ISRAELLIENE MAIS PARCE QU’IL ONT ETE UTILISER POLITIQUEMENT PAR LES PUISSANCES ARABES.
A SUIVRE
A SUIVRE
LES ISRAELIENS N’ONT JAMAIS ARRACHE LES FAMILLES ARABES A LEURS FOYERS. ENORME ET FLAGRANT MENSONGE DE LA PROPAGENTE ARABE. LE DROIT HISTORIQUE DE VIVRE SUR CETTE TERRE REVIENS AU JUIFS. ALORS MADAME JE SAIS TOUT, QUI A LE PLUS DE DROIT A VIVRE SUR CETTE TERRE.
REVENONT AUX FAIT DE NOTRE TEMP. ISRAEL A DEPLACER SA POPULATION POUR DONNER AUX PALESTIENS LA POSIBILITER DE VIVRE LIBRE,. AU LIEU DE CONSTRUIRE UN PAY ET DE SORTIR DE LA PAUVRETE, ILS CONTINUENT A VOULOIR ANEANTIR ISRAEL.
LES FANATIQUES DE LA MAISON BLANCHE
REMERCIER MILLE FOIX CES FANATIQUES COMME VOUS LES APPELER, GRACE A EUX QUE AUJOUD’HUI, VOUS POUVER DIVULGER VOTRE VENIN, CES MEMES FANATIQUES SONT ENTRER EN GUERRE CONTRE LES ALLEMANTS 39-40 ET ON SAUVER LES JUIFS DE L’EXTERMINATION ET SURTOUR LA LIBERTER DE PAYS EUROPEENS. SI LES ALLEMANTS N’AVAIENT PAS ETE VAINCU, MEME LE ROI DU MAROC N’AURAI PAS PU VOUS SAUVER. LE SORT DES JUIFS DU MAGREB AURAIT ETE LE MEME QUE CEUX DE L’EUROPE. TRES FACILE DE SOUS ENTENDRE QUE LES JUIFS SONT FAUTIFS. REGARDEZ DANS LES YEUX DES RESCAPES DES CAMPS DE LA MORT ET DITE LEURS VOS CONNERIES.
CES GENTS COMME MA FAMILLE ONT PERDUE
LA GRANDE PARTI DE LEUR MEMBRES DE FAMILLE. DES FAMILLES ENTIERRES ONT ETE EXTERMINER, LE NOM EFACER A PERPETUITER.
SI LES HOMMES DE RELIGION CHRETIENS DOIVENT REPANDRE LA PAIX ET L’AMOUR, ALORS POURQUOI TANT DE PAYS D’AFRIQUE, D’ASIE, D’AMERIQUE ONT ETE OBLIGER AVEC VIOLENCE PAR LES MOINES DE SE CONVERTIR. ANTISEMISTE, RACISME,’ESCLAVAGE TOUT AU LONG DU TEMP PAR LE CHRISTIANIME NON PAR LE JUDAISME.
LE CHRISTIANISME ET L’ISLAM SONT DES RELIGIONS MISSIONAIRES, LE JUDAISME EST LE CONTRAIRE. NOTRE RELIGION NE VEUX GARDER RIEN QUE CEUX QUI SONT NAI JUIFS
ET NE CHERCHE PAS A CONVERTIR.
SI VOUS IDOLATER CETTE RELIGION, CONVERTISER VOUS???? TOUT A FAIT NORMAL, VOUS AVEZ HONTE D’ETRE JUIVE.
VOS GRANDS MOTS DE DIPLOMATIE ET D’AMOUR SONT VIDES ET NE VEULENT RIEN DIRE. VOUS ME FAITE PENSER A CES JUIFS ASSIMILER QUI VIVENT SOUS LE JOUG DU PAYS QUI LES TOLERENT.
MOI PAR CONTRE JE VIE CHEZ MOI…..AVEC TOUT L’AMOUR QUE J’AI BESOIN, ET JE PEUX M’EXPRIMER LIBREMENT.
AH VOUS FAITE UNE BONNE PAIRE AVEC LA NOBLE DAME "MARIE" , LA CONTREDIRE, PERTE DE TEMP PRECIEUX, UNE TETE COMME VOUS REMPLI DE VENIN PAR LA PROPAGANTE
ARABE. AU MOINS ELLE JE PEUX LA COMPRENDRE, VU QU’ELLE N’EST PAS JUIVE.
JE PENSE QUE VOUS AUSI BIEN QUE VOUS VOUS FAITE PASSE POUR UNE JUIVE, VOUS NE L’ETE PAS………
POUR FINIR NOBLE TITILA, MADAME JE SAIS TOUT, QU’IL FAUT CROIRE, CONTINUER DE DEVERSER SUR CE SITE VOTRE VENIN, VOTRE VIOLENCE DE MOTS, VOTRE HAINE ENVERT MON PAYS, PARCE QUE MALGRE TOUT CELA, NOUS CONTINUERONT A VIVRE SUR CETTE TERRE D’ISRAEL.
JE VOUS AI LUE ET REPONDU CETTE FOIX, MAIS JE N’AI PAS L’INTENTION DE LE FAIRE A L’AVENIR, CAR C’EST POUR MOI S’ABESSER A
VOTRE IMBECILITE ET VOTRE MANQUE D’INTELIGENCE. LILIANE
Les intérêts de Washington dans la guerre d’Israel.
Seymour M. Hersh – The New Yorker.
16 août 2006
[D’après des diplomates et des responsables des renseignements, actuels et anciens, le Président Bush et le vice-président Dick Cheney étaient convaincus, qu’une campagne de bombardements réussie de l’Armée de l’Air israélienne sur les complexes souterrains de contrôle et de commandement, et de lancement de missiles très fortifiés du Hezbollah au Liban pourrait soulager les problèmes de sécurité d’Israel et également servir de prélude à une potentielle attaque préventive américaine pour détruire les installations nucléaires en Iran, dont certaines sont également profondément enterrées sous le sol.]
Quelques jours après que le Hezbollah soit entré en Israel, le 12 juillet, pour enlever deux soldats, déclenchant une attaque aérienne israélienne sur le Liban et une guerre totale, l’Administration Bush a semblé étrangement passive.
"C’est le moment de vérité", a déclaré le Président George W. Bush au sommet du G-8, à St. Petersburg, le 16 juillet. "Nous comprenons maintenant pourquoi nous n’avons pas la paix au Moyen-Orient."
Il a décrit la relation entre le Hezbollah et ses supporters en Iran et en Syrie comme l’une des "causes à la base de l’instabilité", et plus tard, il a dit qu’il appartenait à ces pays de mettre fin à la crise.
Deux jours plus tard, en dépit des appels de plusieurs gouvernements demandant aux Etats-Unis de prendre la tête des négociations pour mettre fin au combat, le Secrétaire d’Etat, Condoleezza Rice, a déclaré qu’un cessez-le-feu devrait être reporté jusqu’à ce que "les conditions soient favorables."
Pourtant, l’Administration Bush était très impliquée dans la planification des attaques de représailles israéliennes.
D’après des diplomates et des responsables des renseignements, actuels et anciens, le Président Bush et le vice-président Dick Cheney étaient convaincus, qu’une campagne de bombardement réussie de l’Armée de l’Air israélienne sur les complexes souterrains de contrôle et de commandement, et de lancement de missiles très fortifiés du Hezbollah au Liban pourrait soulager les problèmes de sécurité d’Israel et également servir de prélude à une potentielle attaque préventive américaine pour détruire les installations nucléaires en Iran, dont certains sont également profondément enterrés sous le sol.
Les experts de l’armée et des renseignements israéliens à qui j’ai parlé ont souligné que les questions sécuritaires du pays étaient une raison suffisante pour se confronter au Hezbollah, indépendamment de ce que voulait l’Administration Bush.
Shabtai Shavit, un conseiller à la sécurité nationale auprès de la Knesset qui a dirigé de 1989 à 1996 le Mossad, les services de renseignements israéliens à l’étranger, m’a dit : "Nous faisons ce que nous pensons être le mieux pour nous, et si cela s’avère justement répondre aux exigences de l’Amérique, cela fait seulement partie d’une relation entre deux amis. Le Hezbollah est armé jusqu’aux dents et formé à la technologie la plus pointue de la guérilla. C’était simplement une question de temps. Nous devions le faire ."
Le Hezbollah est vu par les Israéliens comme une très forte menace – une organisation terroriste, opérant sur leur frontière, avec un arsenal militaire qui, avec l’aide de l’Iran et de la Syrie, s’est fortement développé depuis la fin de l’occupation israélienne du Sud Liban, en 2000.
Le chef du Hezbollah, le cheik Hassan Nasrallah, a déclaré qu’il ne croyait pas qu’Israel était "un Etat légal".
Les renseignements israéliens ont estimé au début de la guerre aérienne que le Hezbollah possédait environ 500 roquettes Fajr-3 et Fajr-5 à moyenne portée et quelques dizaines de roquettes Zelzal à longue portée ; les Zelzals, d’une portée d’environ deux cents kilomètres, pouvaient atteindre Tel Aviv. (Une roquette a touché Haïfa au lendemain des kidnappings.).
Il possède également plus de douze mille roquettes à courte-portée. Depuis que le conflit a commencé, plus de trois mille de ces roquettes ont été tirées sur Israel.
Selon un expert sur le Moyen-Orient qui connaît bien les opinions actuelles des gouvernements israélien et américain, Israel avait conçu un plan pour attaquer le Hezbollah-et l’avait partagé avec des responsables de l’Administration Bush avant les kidnappings du 12 juillet.
"Ce n’est pas que les Israéliens avaient tendu un piège dans lequel est tombé le Hezbollah" a-t’il expliqué, "mais il y avait un fort sentiment à la Maison Blanche que, tôt ou tard, les Israéliens allaient le faire."
L’expert sur le Moyen-Orient a dit que l’Administration avait plusieurs raisons de soutenir la campagne de bombardement des Israéliens.
Au Département d’Etat, cela était vu comme un moyen de renforcer le gouvernement libanais de sorte qu’il puisse affirmer son autorité sur le Sud du pays, dont une grande partie est contrôlée par le Hezbollah.
Il a continué : "la Maison Blanche était davantage concentrée sur le fait de détruire les missiles du Hezbollah, parce que, s’il devait y avoir une option militaire contre les installations nucléaires de l’Iran, il fallait se débarrasser des armes que le Hezbollah pourrait utiliser dans d’éventuelles représailles contre Israel. Bush veut les deux. Bush s’en prend à l’Iran, en tant qu’élément de l’Axe du Mal, et à ses sites nucléaires, et il était intéressé pour s’en prendre au Hezbollah dans le cadre de son intérêt pour la démocratisation, avec le Liban comme l’un des bijoux de la couronne de la démocratie au Moyen-Orient."
Les responsables de l’Administration ont nié qu’ils étaient au courant du projet israélien d’une attaque aérienne. La Maison Blanche n’a pas répondu à une liste détaillée de questions.
En réponse à une demande séparée, un porte-parole du Conseil de la Sécurité Nationale a déclaré : "Avant l’attaque du Hezbollah contre Israel, le gouvernement israélien n’avait donné à aucun responsable de Washington une raison de croire qu’Israel projetait une attaque. Même après l’attaque du 12 juillet, nous ne connaissions pas les projets israéliens."
Un porte-parole du Pentagone a déclaré : "Le gouvernement américain reste engagé dans une solution diplomatique au problème du programme clandestin des armes nucléaires de l’Iran", et a réfuté cette version, de même qu’un porte-parole du Département d’Etat.
Les Etats-Unis et Israel ont partagé leurs renseignements et ont eu une coopération militaire étroite pendant des décennies, mais au début du printemps, selon un ancien haut responsable des renseignements, les hauts responsables de l’U.S. Air Force – sous la pression de la Maison Blanche afin de travailler à un plan de guerre pour une frappe décisive contre les installations nucléaires de l’Iran – ont commencé à consulter leurs contre-parties de l’Armée de l’Air israélienne.
"La grande question pour notre Armée de l’Air était comment frapper avec succès une série d’objectifs difficiles en Iran", a déclaré l’ancien haut responsable des renseignements.
"Qui est l’allié le plus proche de l’Armée de l’Air américaine ? Ce n’est pas le Congo – c’est Israel. Tout le monde sait que les ingénieurs iraniens avaient conseillé le Hezbollah au sujet des tunnels et des sites d’armes souterrains. Et donc, l’Armée de l’Air est allée voir les Israéliens avec des nouvelles stratégies et elle leur a dit : "Concentrons-nous sur les bombardements et partageons ce que nous avons sur l’Iran et ce que vous avez sur le Liban."
Les discussions ont eu lieu entre les chefs d’Etat-Major des deux pays et le Secrétaire de la Défense, Donald Rumsfeld, a-t’il ajouté.
"Les Israéliens nous ont dit que ce serait une guerre peu onéreuse avec beaucoup de bénéfices." dit un consultant du gouvernement américain qui a des liens très proches avec Israel.
"Pourquoi s’y opposer ? Nous serions capables de traquer et de bombarder des missiles, des tunnels, et des bunkers. Ce serait une démonstration pour l’Iran."
Un consultant du Pentagone a dit que la Maison Blanche de Bush "s’était agitée pendant un certain temps pour trouver une raison de frapper préventivement le Hezbollah".
Il a ajouté : "C’était notre intention d’affaiblir le Hezbollah, et maintenant nous avions quelqu’un qui le faisait à notre place". (Alors que cet article allait sous presse, le Conseil de sécurité des Nations Unies a voté une résolution de cessez-le-feu, bien qu’il ne soit pas très sûr qu’elle change la situation sur le terrain.)
Selon Richard Armitage, qui a été Secrétaire d’Etat-adjoint, pendant le premier mandat de Bush – et qui avait dit, en 2002, que le Hezbollah "était peut être la principale bande de terroristes" – la campagne d’Israel au Liban, qui a fait face à des difficultés inattendues et à une large critique, peut, en fin de compte, servir d’avertissement à la Maison Blanche au sujet de l’Iran.
"Si la force militaire la plus importante dans la région – les Forces de Défense Israéliennes – ne peut pas pacifier un pays comme le Liban, avec une population de quatre millions d’habitants, vous devriez soigneusement repenser à ce shéma pour l’Iran, avec une profondeur stratégique et une population de soixante-dix millions de personnes." a déclaré Armitage.
"La seule chose que les bombardements ont réussi jusqu’ici, c’est d’unir la population contre les Israéliens."
Plusieurs fonctionnaires anciens et actuels impliqués au Moyen-Orient m’ont dit qu’Israel avait vu l’enlèvement des soldats comme le moment opportun pour débuter sa campagne militaire qu’il avait prévu contre le Hezbollah.
"Le Hezbollah, réglé comme une horloge, tentait tous les mois ou deux des petites initiatives", déclare un consultant du gouvernement américain ayant des liens avec Israel.
Deux semaines plus tôt, en juin, les membres du Hamas, le groupe palestinien, avaient percé un tunnel sous la barrière séparant le Sud de Gaza et Israel et avaient capturé un soldat israélien.
Le Hamas avait également lancé une série de roquettes sur des villes israéliennes près de la frontière avec Gaza. En réponse, Israel avait lancé une large campagne de bombardements et réoccupé des parties de Gaza.
Le consultant du Pentagone a remarqué qu’il y avait eu également des incidents frontaliers impliquant Israel et le Hezbollah, des deux côtés, depuis un certain temps. "Ils s’attaquaient les uns les autres" dit-il.
"Chaque côté pouvait souligner certains des incidents et dire : "Nous allons faire la guerre à ces types – parce qu’ils étaient déjà en guerre."
David Siegel, le porte-parole de l’ambassade israélienne à Washington, a déclaré que l’Armée de l’Air israélienne n’avait pas cherché une raison pour attaquer le Hezbollah. "Nous n’avons pas projeté la campagne. Cette décision nous a été imposée."
Il y avait des signes permanents que le Hezbollah "voulait se battre", dit Siegel. "Le Hezbollah attaquait tous les deux ou trois mois", mais le kidnapping des soldats a augmenté l’enjeu.
Dans des interviews, plusieurs universitaires, journalistes, militaires à la retraite et officiers des renseignements israéliens ont tous fait une remarque : ils croyaient que c’était le gouvernement israélien, et non Washington, qui avait