Bernard Thibault entendu dans le cadre du scandale du CE d’EDF

Depuis 2004 une instruction est ouverte pour abus de confiance, escroquerie, faux et usage de faux, contre le CE d’EDF, lui-même noyauté depuis 1947 par la CGT. Des détournements auraient servi à alimenter le financement de la CGT et du Parti Communiste…
(en prime quelques infos sur les retraites dorées chez EDF)

Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, a été entendu le mercredi 19 juillet 2005 par la brigade financière de Paris, dans le cadre de l’instruction sur les comptes et la gestion du comité d’entreprise d’EDF.
La CGT est majoritaire au conseil d’administration de la caisse centrale d’activités sociales (CCAS) des industries électriques et gazières, émanation du CE, depuis sa création en janvier 1947 et y fait la pluie et le beau temps sans contrôle réel.

La direction de la CGT n’a pas souhaité s’exprimer sur le sujet.
Le 22 juin 2006, Bernard Thibault, avait pourtant démenti avoir été convoqué par le juge chargé de l’instruction sur de présumées malversations au comité d’entreprise d’EDF, comme l’affirmait Le Parisien.
Le quotidien avait mis l’audition de M. Thibault en relation avec l’information judiciaire ouverte en 2004 sur la gestion du richissime comité d’entreprise de d’EDF-GDF, doté d’un budget annuel de 400 millions d’euros et employant quelque 5.000 salariés, financé par 1% du Chiffre d’Affaires, c’est-à-dire par tous les consommateurs d’électricité.

La gestion de la CCAS fait l’objet d’une information judiciaire contre X pour « abus de confiance, escroquerie, faux et usage de faux » ouverte en février 2004 après une plainte d’un cadre EDF. Sont visées des pratiques présumées d’emplois fictifs, des prestations surfacturées de fournitures et services tels que location de voiture, prestations de restauration et autres, non destinées aux électriciens

En fait, le comité d’entreprise d’EDF serait devenu, au fil des ans, une source de financement de la CGT et du Parti communiste, ainsi que le détaillent avec d’édifiantes révélations, Laurence de Charette et Marie-Christine Tabet  dans leur livre, « EDF, un scandale français ».

Dès la fin des années 1940, en pleine guerre froide, les premières accusations de détournement de fonds du CCAS à l’attention de la CGT et du Parti communiste planent sur les oeuvres sociales d’EDF.
Robert Bailly fut un proche collaborateur d’Henri Maupoil, l’un des dirigeants de la fédération Energie entre 1975 et 1985. Pendant des années, il fut l’homme à tout faire de la Fédé. Aujourd’hui à la retraite Robert Bailly affirme que la CCAS a toujours servi de base arrière au PCF et à la CGT. Il se souvient de ce jour de 1977 où le PC avait sollicité la Fédération pour une aide financière aux grévistes de Manufrance, trois millions de francs de l’époque, qui furent, bien sûr, réglés par le CCAS sans sourciller.
Robert Bailly se souvient des chèques qu’il déposait au Novotel de Pantin : « Je passais les chercher directement à la CCAS et je réglais les notes des délégations venues de l’Est invitées. »

Voilà le premier scandale d’EDF.
Un autre sujet scabreux est celui des retraites dorées des salariés d’EDF, dont la provision dans les comptes, indispensable pour ouvrir le capital, auraient mis en faillite l’entreprise. Alors le gouvernement a décidé en 2004 d’adosser ces retraites au régime général (Sécu, Agirc). Les retraites dorées des électriciens sont donc maintenant payées par tous les Français. Il se dit même qu’un deal avait été passé à l’époque entre Sarkozy, ministre de l’économie, et la CGT, du genre : « Laisse-moi changer le statut d’EDF pour ouvrir le capital et je ne touche ni à la CCAS ni aux retraites. »

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1 Réponse à “Bernard Thibault entendu dans le cadre du scandale du CE d’EDF”


  1. 1 laag

    Des syndicalistes CGT capables de lancer un mouvement de grève pour soutenir un collègue cheminot responsable d’un accident alors qu’il était bourré …ou bien de venir au secours de 2 postiers menacés de licenciement pour faute professionnelle grave (vol de colis) dans les Bouches du Rhône en déclenchant un mouvement de grève destiné à détourner l’attention des média etc… etc. …
    Nos CGTistes moralisateurs institutionnels, donneurs de leçon d’humanisme, maîtres es honnêteté ne sont pas à une crapulerie près et c’est pour cela sans doute que moins de 8% de salariés adhèrent.
    Le problème c’est qu’ils sont toujours le bras armé des socialistes, que Hollande fait des risettes à Thibaut et qu’aux yeux du petit monde intello médiatique « de gauche » le Syndicaliste est intouchable (on en aura la preuve sans doute dans la suite de l’affaire citée par Jakouiller).
    Ya qu’à les délocaliser dans les pays d’Asie pour ralentir leur croissance ; ça, y savent faire !

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