Le journaliste Britannique, auteur du commentaire, met en avant la volonté de rupture institutionnelle et de réformes économiques et sociales…
Nicolas Sarkozy appelle à des changements radicaux du système de gouvernement « monarchique de la France ».
Le Président de la République actuellement « discret » deviendrait comme un premier ministre, responsable du gouvernement au quotidien. Le premier ministre devrait prendre en charge les affaires Européennes. Le parlement devrait avoir plus de pouvoirs. Il devrait y avoir une opposition officielle, sur le modèle Britannique.
Dans son livre, Sarkosy tente de réparer les ponts cassés avec Jacques Chirac, mais rejette totalement le style de gouvernement de Chirac, basé, selon lui, sur l’ « apaisement » et l’« unification » à tout prix, plutôt que sur le « leadership » et la « prise de décisions rudes ».
Il est également critique sur ce que beaucoup en France, et ailleurs, considèrent comme les plus belles heures de Chirac : sa menace d’utiliser le veto lors du vote de soutien de l’ONU à l’intervention américano-britannique en Iraq en 2003. Sarkosy laisse entendre par là, qu’en temps que président, il romprait avec beaucoup de traditions Françaises, y compris une suspicion viscérale à l’encontre des USA.
Dans les domaines économique et social, aussi, Sarkozy appelle à des changements radicaux de la méthode Française de faire les choses. « La vérité sur notre modèle social est qu’il protège ceux qui ont déjà quelque chose, et est très dur envers ceux qui n’ont rien, » écrit-il.
Sarkozy rejette les idées selon lesquelles la France serait profondément allergique aux réformes. Il est persuadé qu’une majorité de Français seraient favorables à un changement vers un système qui encourage le « succès et l’initiative ». Mais il ne donne guère de détails sur les changements sociaux.
Il suggère même que les classes moyennes ont été négligées, ce qui est contradictoire avec son assertion précédente du système Français qui protège ceux qui ont et néglige ceux qui n’ont pas.
(Source : John Lichfield, The Independent du 18.07.2006)
Sarkozy : une volonté de rupture institutionnelle et de réformes ?
Personnellement, j’en ai un peu marre que les règles changent tous les quatre matins – j’attends d’un gouvernement :
– une administration efficace, dynamique, motivée ET respectueuse (et pas déprimée car remise en cause régulièrement dans ses valeurs)
– de la stabilité dans sa façon de diriger
Donc, foutez nous la paix avec vos réformes globales, venez sur le terrain et aidez nous localement à mieux bosser.
Ca fait 30 ans que vous réformez : allez-y molo avec les réformes – qd on change 50 fois d’outils parce qu’on y arrive pas, c’est peut-être que c’est pas les outils qui ont un problèmes ! – Comment veut-on que les français s’impliquent qd tout changement leur est imposé d’en haut !
J’ai l’impression que les hommes politiques français confondent toujours la France avec une grosse administration :
J’ai bossé dans la compta : Tous les ans les formulaires changent, de nouveaux contrats aidés, de nouveaux mode de calcul, de nouvelle base, etc … – ET le client qui finit par te confondre avec le percepteur : j’en ai eu marre, je n’arrivais même plus à faire mon métier : aider le client à mieux se gérer !
J’ai tout plaqué et de nombreux collègues sont sur le point de faire de même : vous vous dém*rderez avec votre papelarcratie
Sarkozy, n’est pas apprécié pour sa volonté de réformer, mais pour son dynamisme et sa motivation (et pourtant, Dieu sait que je ne partage pas ses valeurs) – alors franchement, si jamais il devait être président, qu’il fasse ce qu’il sait faire le mieux : motiver les troupes en oubliant de se poser en "énième maitre du changement"
Sarkosy est avant tout un pragmatique.
Il ne veut pas être en retrait de l’action comme Chirac et être lui "aux manettes".
Le rôle du premier ministre se trouvera alors forcément modifié.
Quant au système économique et social, il faudra nécessairement le réformer, que la gauche ou la droite soit au pouvoir.
Dans un premier temps et concernant, le rôle du président, il me semble qu’il n’y a pas vraiment besoin de réforme pour que le président change de comportement en s’impliquant un peu plus dans l’action. Tout est une question de personnalité.
De plus, le fait que le président ne soit pas en retrait a un gros inconvénient, celui de n’offrir aucune solution en cas d’erreur grossière. Par exemple, imagine Villepin président se plantant avec le Cpe en début de mandat : résultat, un président déconsidéré et plus ou moins obligé de ne rien faire de trop important pendant plusieurs mois, voir plusieurs année ou de démissioner.
Dans un deuxième temps, je dois dire que je me pose la question quand à la réelle nécessité de réformer par "rupture" avec le passé.
Je m’explique. D’abord parce qu’énoncer le mot "réformer" sans l’expliquer veut dire tout et pas grand chose. Quel est l’objectif de la réforme ou mieux des réformes, que veut-on réformer et surtout comment ?
Ainsi, je pense profondément que le simple énoncé d’un objectif ou de priorité est beaucoup plus efficace que de dire : nous allons changer notre façon de travailler.
Pourquoi ? – D’abord, parce que l’acteur, le français en l’occurrence, a des besoins et qu’il se désintéresse de la façon dont ils vont être satisfait.
Ainsi, quand Nicolas Sarkozy, dit "je vais réformer le système", il n’indique pas qu’il va faire en sorte que nos besoins soient mieux satisfait, il dit simplement qu’il va satisfaire son besoin : adapter le système à sa conception du fonctionnement de l’état.
Donc, le fait de dire "je vais réformer le système" ou "le système doit être réformé", n’est pas motivant pour ceux qui ne sont pas satisfaits, car ils ne sont pas sur que le résultat de la réforme corresponde à leur intérêt ET de plus introduit une certaine appréhension pour ceux qui sont satisfait de leur sort.
Pour terminer, mes priorités personnelles sont :
– l’avenir de mes gosses – ce qui passe par une meilleure prise en compte de l’environnement
– une meilleure efficacité des hommes dans leur réalisation – ce qui passe, à mon avis, par l’amélioration des techniques de communication
Ces deux objectifs ne nécessitent pas une réforme du système par le haut, par contre elles induisent un changement "naturel" du système.
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