Après le procès, le verdict, les recours, on passe aux échanges de mots doux, aux menaces et au probable chaos. Comedia Dell’Arte…
(à gauche, Marco Tardelli, Champion du Monde 1982)
Les quatre clubs condamnés dans le scandale du Calciopoli ont tout d’abord fait appel contre le verdict du tribunal sportif.
Le procureur a ensuite dégainé en faisant lui aussi fait appel, estimant notamment que la Juve doit être reléguée en Serie C et le Milan en Serie B. Le démarrage de la Liga 2006/07 est ainsi en danger.
Pour finir, un haut dirigeant de la Juventus Turin a tiré à vue sur le Milan AC, et Moggi menace de passer à table.
Le membre du conseil de surveillance de la Juve, Marco Tardelli, Champion du Monde 1982, a accusé le Milan AC de n’avoir évité la relégation en Serie B que grâce à la rouerie et aux menaces politiques de son boss, l’ex premier ministre Silvio Berlusconi. Tardelli exige que le Milan descende également en Serie B. Ses paroles provoquèrent des réactions outrées à Milan. « Tardelli est un homme mesquin… Au lieu de s’occuper des problèmes de son propre club, il accuse les autres, » lit-on dans un communiqué officiel du club.
Des problèmes de tout autre ordre, a, quant à elle, la Fédération Italienne de Football, qui doit se préparer à toutes les éventualités. Compte tenu des procès a venir devant le tribunal administratif de Rome, elle examine la possibilité de reporter d’un mois le démarrage de la saison. Les clubs condamnés se préparent, de même que le parquet ainsi qu’un professeur de droit de la concurrence.
Le procureur Stefano Palazzi a officiellement fait appel contre les condamnations de la Juve et du Milan en première instance, qu’il trouve trop légères. De plus Palazzi n’accepte pas que cinq des huit arbitres poursuivis aient été acquittés.
Tout le monde est pressé par le temps. Le procès en appel doit durer, au maximum, jusqu’au mercredi 26 juillet.
Les jugements devraient déjà être définis mardi, date à laquelle les listes des participants aux compétitions de l’UEFA doivent être transmises. S’il n’y avait pas d’accord, le président de la Fédération Guido Rossi établira la liste son le verdict de première instance. Il est à peu près certain que les relégués poursuivront ensuite les procédures judiciaires au niveau national voire européen.
Mais le scandale n’est de loin pas terminé. Le département juridique de la Juve va déposer plainte contre Moggi et Antonio Giraudo, et demander des dommages et intérêts.
Moggi n’a pas tardé à lancer la contre-offensive. « Ce scandale n’a rien changé dans le football Italien. D’une maison très sale, on a balayé deux grains de sable, moi et Giraudo. Et maintenant on prétend que la maison est propre. Je reviens comme trouble-fête dans le football. Je dirai des noms et débusquerai les faux moralisateurs, » menace-t-il. Dans une interview à La Republica, il a dépeint un contre-système dans le but de battre la Juve, composé de l’ex-président fédéral Franco Carraro, de l’Inter et du Milan.
Ben tout le monde le savait qu’on jouait pas au ballon en italie, mais seulement aux mains…