Il y a 90 ans le massacre de la bataille de la Somme

Le 1er juillet 1916, au coup de sifflet, 150.000 Anglais, Ecossais et Gallois grimpèrent aux échelles pour sortir des tranchées et s’offrir aux mitrailleuses Allemandes. Ce billet est en leur honneur…

La bataille de la Somme est perçue comme le grand massacre des innocents, et de la classe ouvrière en kaki, par la classe Britanniques dirigeante en culotte et bottes de cavalerie lustrées, prototypée par le général Douglas Haig, commandant en chef du corps expéditionnaire Britannique en France en 1916. Elle est censée représentée la futilité de la Première Guerre Mondiale et l’apogée des souffrances.

Les historiens révisionnistes, dont John Terraine fut le plus célèbre dans sa biographie de 1961, « Haig : The Educated Soldier », ont tenté de nous persuader que ces généraux n’étaient pas les brutes insensibles que la caricature suggère.
Ils ont échoué. Haig n’était pas un fou, il administrait l’énorme armée Britannique en France avec compétence. Mais son journal donne l’image d’un aristocrate scot essayant de se placer ; guère troublé par les pertes humaines, sauf si elles contrecarraient ses objectifs ; et très préoccupé par les intrigues royales.
Il écrivait souvent, en privé, au roi George V, exprimant son dégoût des politiciens. Il faisait servir du Champagne dans son château quartier général, pendant que ses hommes buvaient de la boue dans des trous d’obus.
Il partageait avec la plupart de ses subordonnés la foi en la puissance des bombardements d’artillerie, et une volonté sans limite de poursuivre l’offensive, même lorsque, bataille après bataille, ses offensives ne profitaient qu’aux fabricants de pierres tombales.

L’offensive de la Somme fut le plus spectaculaire échec de Haig. Elle fut lancée à la demande pressante des Français, afin de soulager la pression sur Verdun où se battaient un million de poilus et d’Allemands.

L’assaut du 1er juillet 1916 fut précédé par des semaines de bombardements Britanniques intenses, qui ratèrent leur objectif : la plus grande partie des barbelés Allemands restèrent intacts ; suffisamment de mitrailleurs Allemands survécurent dans leurs profonds abris.
Dans certains secteurs, les attaquants atteignirent la première et même la seconde ligne de défense Allemande.
Mais avant que le commandement Britannique ne puisse exploiter de tels succès locaux, les Allemands purent reconstituer leurs défenses. L’armée de Haig perdit le premier jour 60.000 hommes dont 20.000 morts. Elle continua à souffrir le mois qui suivit, dans des tentatives de plus en plus grotesques d’accroître l’échec.

Certaines unités, devant partir à l’assaut depuis la seconde ligne, furent massacrées par les Allemands avant même d’atteindre le front Britannique. C’est ce genre de folie tactique que la postérité refuse de pardonner à Haig « le boucher » et ses « ânes ». Il ne lui en fut pas tenu rigueur, puisqu’il fut promu maréchal en 1917, et anobli après la guerre…

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1 Réponse à “Il y a 90 ans le massacre de la bataille de la Somme”


  1. 1 idoine

    Je cite + Les historiens révisionnistes, dont John Terraine fut le plus célèbre dans sa biographie de 1961, « Haig : The Educated Soldier » +

    Qd on sait pour quel camp bosse les révisionnistes, on imagine assez le genre d’éducation qu’il nous réserve.

    Je cite + Il écrivait souvent, en privé, au roi George V, exprimant son dégoût des politiciens. +

    Tu as raison, les politiciens sont la voix du peuple, et c’est donc du peuple que Haig devait être "dégouté".

    PS : merci pour eux et Vive la France, le Brésil, le Portugal, la Chine, l’Allemagne, etc …

    Hier le match m’a donné beaucoup de joie et c’est avec bonheur que je le partage ce matin avec ces 150.000 soldats.

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